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Forum La Taverne des Empereurs : Forum des Warhammer Administrateurs :Col Valdez, Elende, Byrhon
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forum Index du forum forumPar une nuit sans lune... forum[W40K6] Soldats en avant!

Auteur : Sujet: [W40K6] Soldats en avant!  Bas
 Mortyaris
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 Roi
 Mortyaris
  Posté le 31/12/2005 11:47:48
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pourquoi l'avoir mis alors ? gros malin ! mdr !


ps : faite attention à la lune maléfique de Sirius, la lune noire : Sirius Black ! lol !

cette blague est réservée pour la randonnée pour la croisade à présent ^^...

copyright : Sanguinius ^^

 Archicon
 Messages postés : 3116
 Empereur
 Archicon
  Posté le 01/01/2006 13:06:22
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Partie 15 ; Assaut du Chaos


Deux jours s’écoulèrent paisiblement. Johnson finit par croire que le Commissaire s’était trompé quand à Sirius. Pourquoi ne pas envoyer un satellite espion ou un vaisseau…tout simplement.  Il s’étira longuement et regarda par le hublot la planète. Il se sentait en pleine forme. Enfin, sauf peut-être pour retourner au combat. La vie paisible avait du bon, même s’il s’ennuyait dès fois.
Lorsqu’il avait mis ses soldats au courant, ceux-ci avaient tirés une sale gueule et le major les comprenait parfaitement. Toutefois, ils y pensaient plus aujourd’hui. La Station Orbitale vivait au rythme du courant stellaire.
Le major enfila son uniforme et sortit de sa cellule. Deux gardes l’attendaient. Il fit signe qu’il se baladerait seul. Tranquille.
Il prit la direction du gymnase et fut satisfait de voir beaucoup de ses compagnons d’armes s’entraîner. Kramer en faisait parti.
Stam et Laines s’étaient rétablis plutôt rapidement et les deux hommes vinrent l’accueillir.
« On dirait que nos collègues de feu le 12eme se sont perfectionnés » fit Stam en souriant.
En baillant, Laines acquiesça.
« J’me demande quand on va repartir » songea tout haut le caporal.
« Bientôt, probablement » déclara sombrement Johnson.
Il avait revu le Commissaire qu’une seule fois. Leur sujet avait été le même. En y regardant de plus près, le major se rendit compte que les soldats étaient tous aux aguets…a la moindre alerte ils étaient prêt à tirer.  Il espérait que celle-ci ne viendrait pas de sitôt.
Il se trompait lourdement.
Les alarmes se mirent à retentir. Aussitôt, les soldats se précipitèrent vers leur uniforme et leur équipement et les enfilèrent.  En quelques minutes, tous furent prêt à combattre. Manquait plus que les armes.
Johnson retrouva le Commissaire Santiago dans la chambre de ses hommes. Derrière lui, quatre commandos attendaient. Le capitaine Fox était aussi présent avec une quarantaine de ses hommes. Tous étaient déjà armés. Jetant un regard mauvais au Commissaire, le major alla prendre ses armes et des munitions, imités par ses hommes. Une fois tout le monde prêt, Santiago lâcha ;
« Un vaisseau ennemi a accosté malgré nos systèmes de détection. Des mutants se sont emparés de la salle des machines ! C’est là que nous irons ! »
Deux sentinelles se précipitèrent vers eux.  Les uniformes noirs et or représentaient celui des gardes de la station orbitale. L’un d’eux était un caporal.  
« L’ordre d’évacuer à été transmis… »
Le Commissaire acquiesça. Le major se demanda comment aller se dérouler les opérations de sauvetage.

Après avoir croisés de nombreux fuyards, le major et son groupe ralentit la course en arrivant un peu avant le niveau des moteurs. Des coups de feu retentissaient, des sifflements de lasers aussi, des explosions.
« Attention les gars, j’ai l’impression qu’ils vont vites ces guignols » lâcha Johnson.
Puis, il alluma sa comm.
« Fox où en êtes-vous ? »
Grésillement puis ;
« Au-dessus d’eux…putain..sont nombreux… »
Johnson grimaça. Ça s’annonçait mal.  Un gargouillis retentit dans le couloir devant lui. Puis un glissement. Un corps énorme et multicolore sombre, fit son entrée, bavant, laissant une traînée d’un liquide visqueux dans son dos. Un escargot mutant, songea immédiatement le major en ouvrant le feu. Un Cadien l’imita. La bête encaissa sans  coup férir les décharges et continua sa progression. Sa gueule s’ouvrit sur des crocs immenses et pointues. Baves et liquides rougeâtres tombèrent sur le sol.
« Planquez-vous ! » Ordonna Stam.
Les Cadiens reculèrent. Une grenade vola et alla explosa sur la bête. Une plaie béante s’ouvrit, mais celle-ci parut ne pas s’en apercevoir. Derrière elle, le major aperçut des hérétiques s’approcher.
« Poussez-vous ! » Fit un cadien.
Et il tira sa roquette. L’escargot géant tressaillit et poursuivit sa route, moins rapidement toutefois.
Tommy alla jusqu’à bousculer le major. Il ouvrit les valves de son lance-flamme et lâcha une bordée de flammes qui réchauffa immédiatement le couloir où se trouvaient les humains. Un instant, ils crurent que la bête allait continuer sa progression, mais petit à petit, celle-ci s’arrêta et se recroquevilla avant de ne plus bouger. Pour faire bonne mesure, alors que d’autres hérétiques accouraient vers eux, Stam balança une autre grenade. Deux chaotiques furent déchiquetés et les restes de l’escargot disparurent.
« En avant ! » Clama le Commissaire.
Et il se rua en avant, son épée  fouetta un adepte au visage, le coupant en deux, tandis que son pistolet plasma creusait un trou dans la poitrine d’un autre. Santiago mit à terre deux autres cultistes avant de comprendre qu’il ne passerait pas. L’ennemi était trop nombreux et il se mit à reculer en parant des attaques.
Heureusement que l’ennemi n’avait pas d’armes à feu, songea le major en s’agenouillant. Visant soigneusement il tira. Un hérétique s’écroula. Santiago cracha par terre et lança plusieurs jurons. Il tourna rapidement le dos à l’adversaire et retourna auprès des cadiens. Cette fois, sans  crainte de toucher un allié, trois cadiens ouvrirent le feu. Sans cesse. Un a un, les rangs ennemis tombaient les uns sur les autres et finirent par obstruer le couloir.  
« Engagement ! » Fit alors la voix du sergent Laines.
Trois couloirs parallèles plus loin, le sergent venait de tomber sur un groupe de cultistes en uniforme rouge sombre. Immédiatement il ouvrit le feu. Deux ennemis furent touchés en plein torse et s’effondrèrent. Se mettant à couvert derrière un pan de mur, le sous officier réitéra son tir. Le visage d’un humanoïde explosa en une gerbe de sang.  Une rafale crépita et heurta le sol presque à ses pieds. De petits cratères apparurent. Il riposta. Son ennemi fut violemment projeté en arrière, le corps couverts de tâches rouges s’agrandissant à vue d’œil.
Une grenade s’envola et explosa au milieu des rangs ennemis, en déchiquetant plusieurs. Le sol gris et les murs blancs devinrent rouges et noirs.  Des cratères de diverses tailles se formaient de partout.
Chargé de l’évacuation, le Commandant Davidson voyait les civils affluaient. Les ordres étaient clairs, ne prendre que les scientifiques et les officiers. Puis, les civils. Il grimaça en constatant qu’il y avait énormément de scientifiques et d’officiers. Tout le commandement de la station arrivait avec leur escorte soit, cent cinquante personnes au total. A côté, une centaine de notables, de marchands et d’hommes relativement importants arrivaient, eux aussi escortés.
Davidson se gratta la nuque. Une colonne de soldats demandaient les carte d’identités des humains. Déjà, une erreur, car ainsi, ils ralentissaient le départ des gens et l’ennemi pouvait s’approcher encore plus. Ensuite, ce n’était pas juste.  
Il avait branché son oreillette sur la fréquence du major. Il apprit que les engagements avaient commencés. Il entendait même des explosions et tressautait à chaque fois.
Il dû également commencer son travail. Trier les gens. Il soupira.

Johnson recula légèrement. L’ennemi débouchait d’un autre couloir. Les rafales crépitaient sans cesse. Les murs se noircissaient et se rougissaient. Plusieurs cadiens avaient été abattus, encore plus de cultistes, mais l’ennemi était en surnombre.
« Dés que l’évacuation est terminée » annonça le Commissaire en abattant une cible « nous allons dans la salle de commandement et nous enclencherons le compte à rebours, avant de rejoindre notre navette ! »
Une série de balles heurtèrent le sol à ses pieds et il riposta sèchement.  Deux chaotiques furent repoussés violemment. Un autre prit leur place et reçut une décharge dans le front.
Le major réfléchit rapidement. Enormément de civils allaient mourir. Non pas des mains du chaos, mais de celle des humains. Il se demanda comment éviter cela mais ne trouva aucun solution.
Concentré sur ses pensées, il ne vit pas un ennemi débouler d’un autre couloir et se ruer sur lui. Ce ne fut que l’éclat de la lame de la hache qui le mirent en alerte. Il pivota et tira. La décharge transperça la créature et celle-ci s’écroula, morte.
Johnson tourna aussitôt son fusil vers deux autres ennemis et tira. Les deux silhouettes s’écroulèrent l’une sur l’autre.
« Repli ! » Aboya Santiago.
Le dernier cadien passé, il activa la fermeture du sas, bloquant pour quelques minutes l’ennemi. Il désigna alors le plafond.
« On monte ! »
Au lieu de prendre un ascenseur, ils prirent un monte charge. Par petit groupe, ils se retrouvèrent au niveau supérieur.
« Leur cible est la salle de commandement ! » Annonça Santiago. « Comme nous ! »
Il fallait encore monter.  Six étages plus haut,  les montes charges cessèrent leur montée. Plus de courant. Les soldats durent se hisser à l’aide de cordes et de grappins montés rapidement.
Alors que le premier allait grimper, un laser bleu fondit sur lui, le transperçant. Il s’écroula, mort. Les soldats se tournèrent vers les lieux du tir. Un adepte du chaos tout en rouge avec une capuche brandissait son pistolet plasma et tira une nouvelle fois. La charge heurta un cadien en pleine tête, l’envoyant au sol.
La riposte ne se fit pas attendre, Santiago aboyant des ordres se jeta vers l’officier. Les décharges radians fusèrent de toutes parts. Dans le dos de l’officier ennemi, les adeptes succombaient sous les tirs. Un bouclier corporel protégeait le chef des monstres. Ce dernier tira une nouvelle fois, rata de peu Santiago mais toucha un cadien qui tomba, nez contre terre.
« Montez ! » Aboya le major.
Stam prit en premier la corde et se hissa sous le couverts des rafales adverses.  
Les deux officiers se mirent à combattre a coup d’épée. Des étincelles jaillissaient de tous les côtés. Les lasers, balles et radians paraissaient éviter les deux  duellistes. Cadiens et Chaotiques tombèrent, fauchés, mais pas les deux épéistes.
Cependant, le major se rendit bien compte que le Commissaire faiblissait.
Il tourna la tête vers le monte charge. Au moins dix hommes étaient montés. Pas suffisant.
Il se tourna ensuite vers Kramer. Il avait décidé de le garder avec lui au cas où sa tournerait mal.  Le sergent rechargeait son fusil. Déjà, songea Johnson.
« Sergent, on va avancer, lentement, mais avancer. »
Puis il désigna quatre hommes et aboya des ordres.
Ils avancèrent lentement, tout en tirant. Décharge après décharge, des hérétiques tombaient, morts. Mais d’autres venaient, toujours plus nombreux.  Plusieurs rafales sèches claquèrent. Un des cadiens s’effondra, coupé en deux.  La riposte ne tarda pas. Cinq radians fusèrent vers le tireur et le déchiquetèrent.  Puis, le major dégoupilla une grenade et l’envoya.  Celle-ci roula avant d’exploser non loin des deux officiers qui furent projetés au sol. Ils se relevèrent en se tapant toujours dessus. Incroyable, se dit le major. Mais ces cibles à lui, étaient derrière eux. Il reprit son fusil et rafala sans cesse.
Petit coup d’œil dans son dos et il sourit.
Les derniers cadiens montaient.
« Recule ! » Fit le major.
Et le petit groupe recula.
« Sergent, grimpez ! »
Inutile de le lui dire deux fois, Kramer était déjà sur la corde et grimpait encore plus vite qu’une araignée. Un à un les trois autres cadiens montèrent. Le major jeta un coup d’œil vers le commissaire, eut le temps de le voir frapper son ennemi dans l’entrejambe et se précipiter vers eux. Il prit la corde et grimpa.
Johnson prit alors plusieurs grenades et les envoya.  Alors que l’ennemi fondait sur lui, les explosions se répercutèrent. Et pendant ce temps, le major monta à l’étage. A peine en haut, plusieurs cadiens envoyèrent leur grenade vers le bas. Nouvelles explosions.
Si le chef avait résisté à ça…

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
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  Posté le 02/01/2006 12:04:29
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Partie 16 ; Salle de Commandement

Le lieutenant Aby regarda autour de lui, nerveux.  Il attendait avec impatience le Commissaire Santiago qui serait chargé de mettre en marche le compte à rebours.  Sa mission à lui était simple. Protéger la salle de commandement des forces adverses. Aucun ne devait entrer.
Une cinquantaine d’hommes en noirs et or étaient dissimulés dans la salle, agenouillés, debout, allongés…L’endroit où se trouvait le fameux bouton était dans une sorte de cylindre blindé. Quatre homme s’y tenaient à l’intérieur. Six autres à l’extérieur.
Devant la porte, un lance roquette attendait, nerveux. Dés que la porte s’ouvrait sur le Mal, il avait ordre de tirer ces 4 roquettes.
« Nous arrivons ! » Cracha une voix dans les haut parleur du radio.
Tout le monde l’entendit.  Cela leur redonna un peu d’espoir.
Aby vérifia une dernière fois son pistolet.
Un grincement lui fit lever la tête. Avec horreur, il vit des tentacules sortirent du plafond, et plus précisément de la conduite d’aération. Il leva son pistolet et tira. Les tentacules disparurent.
« Et merde ! » Cracha le lieutenant. Il se précipita vers la radio « Commissaire, l’ennemi est là ! »
Grésillement puis ;
« Ne bougez pas, on arrive ! »
La porte choisit ce moment pour exploser. Le lance roquette activa ses quatre munitions qui filèrent et détonèrent, projetant des morceaux de membres et de chairs dans les airs. Avant que la fumée ne se dissipe, des lasers et des balles se croisèrent. Les consoles de la salle de commandement subirent les tirs. Des étincelles jaillirent, de petites détonations, des crépitements.  Une grenade explosa près de l’entrée. Un corps, unijambiste vola dans les airs et retomba.
Le lieutenant leva les yeux vers le plafond. Il recula vivement alors que plusieurs balles fauchaient l’endroit où il  se tenaient quelques secondes plus tôt. Il riposta.  Le corps tressauta avant de s’écrouler.  
Une série de décharges pénétra dans la salle. Un cadien hurla et s’effondra. Un autre tournoya sur lui-même se tenant le bras.  Au hasard, le lieutenant ouvrit le feu vers la porte.  Il ne sut pas s’il avait touché de cibles. Mais que faisait les renforts !

Santiago fit un pas de côté et d’un revers trancha le dos d’un ennemi avant de tourner son pistolet vers la gueule d’un autre et de lui lâcher une rafale à bout portant. Du sang vers gicla et arrosa le mur.
Engagé aux corps à corps.
Les cadiens ouvraient le feu quand ils le pouvaient, autrement, tout se jouait à la baïonnette. Le major avait délaissé son fusil pour son sabre et son pistolet, tailladant des chemins dans les rangs adverses. D’un coup de poing, le major fracassa une mâchoire et empala son adversaire, enjambant le cadavre pour trancher la poitrine d’un autre.
Aussi étrange que cela puisse paraître, les cultistes n’avaient que très peu d’armes à feu. Ils se servaient surtout d’armes blanches et d’attributs dont ils étaient pourvus. Pinces, queues, griffes, crocs…
Plusieurs fois, l’épaulette du major encaissa les armes adverses, mais la protection commençait sérieusement à s’effriter. Il leva son fusil et tira a bout portant sous la mâchoire d’un démon. Du sang alla arroser le plafond. En même temps, il tourna son pistolet vers un autre et l’abattit tandis que son sabre tranchait la gorge d’un autre hérétique.  Plusieurs déchargèrent vint frapper les adeptes. Certains tombèrent.  C’était une mêlée sanglante.  Les Cadiens hurlaient à se donner du courage alors que les démons grognaient.  Santiago s’adossa au mur et rechargea rapidement son pistolet avant de reprendre le feu. Un démon qui se jeta sur lui eut la tête arraché. L’épée du Commissaire empala un hérétique.
« A la salle de Commande ! » Cria t-il.
Stam se baissa et se releva. La baïonnette s’enfonça dans la chair d’un hérétique, il la dégagea et alla perforer le torse d’un second, plus gros et plus fort.  Pour l’achever il dû tirer une courte décharge. Le démon grogna mais mourut en tombant par terre. Enjambant le cadavre, Stam se retrouva face à face avec un humanoïde à corne blanches. D’un coup de crosse au visage, il sonna l’hérétique avant de l’empaler. Un ongle lui griffa le visage et il sentit du sang perler de sa blessure. Sans se tourner il tira une décharge dans le visage de son agresseur.
A la droite du major, un cadien s ‘effondra, un trou béant dans la poitrine. Le major faillit glisser sur du sang, esquiva une queue hérissée de pointes et la trancha avant d’égorger son ennemi. Pendant ce temps, son pistolet déchiquetait plusieurs visages ennemis.
Santiago commençait à forcer le passage à coup de sabre et de munitions. Le major lui emboîta le pas. Un monstre sauta à la gorge d’un cadien et le décapita. La créature se tourna vers un autre cadien. L’homme fut plus rapide et lui logea un radian dans le front. La créature recula sous le choc et percuta le mur où elle resta immobile. Un gnome s’approcha et fut décapité. Un hérétique leva son fusil et reçut une dague en plein cœur. Un revers d’épée trancha le dos d’un autre. Le sabre du major s’enfonça entre les côtes d’un ancien humain, tourna l’arme et la ressortit dans un geyser de sang.  
« Encore cinquante mètres ! » Hurla Santiago en décapitant un hérétique.
« Crevez bande de larves ! » Aboyait la voix du lieutenant Aby reconnaissable malgré les rafales et la distance.
« Pour l’Empereur » Visiblement le capitaine Fox n’était pas loin non plus.
Une décharge à bout portant et un cadien s’effondra. Un autre prit sa place, tuant la créature meurtrière.
« En avant ! » Tonna Santiago.
En sueur, l’homme chargeait ses adversaires au péril de sa vie. Un fou se dit le major. Mais un fou chanceux. L’ennemi n’avait pas peur et pourtant hésitait, ce qui permettait au Commissaire de les éliminer. Johnson tourna son pistolet vers un suppôt du Chaos et lui lâcha une rafale dans le masque à gaz.  

Aby pivota pour faire face au démon. Il évita de peu un coup de pattes et plongea son sabre en plein cœur. Alors que le monstre tombait, un autre prit sa place et le lieutenant l’égorgea promptement. Il jeta alors un coup d’œil vers le tube en acier contenant le bouton d ‘autodestruction. Les soldats étaient à genoux et mitraillaient sec.  Plusieurs hérétiques furent fauchés.
Des tas de cadavres étaient visibles autour des consoles. Certaines étaient en feu. Le lieutenant se demanda alors s’il arriverait à tenir le coup. Il leva son pistolet et ouvrit une brève rafale dans le visage d’un hérétique.
« Vers le Tube ! Vers le Tube ! »
Les gardes impériaux reculèrent en tirant, vers le fameux tube, laissant la place aux hérétiques. Beaucoup tombaient, fauchés par les balles, mais ils en venait toujours. Aby, pointa son pistolet vers un humanoïde à trois têtes et lui déchiqueta le torse en tirant une longue rafale.
Le lieutenant se demanda s’il tiendrait le coup jusqu’à l’arrivée du Commissaire. Les démons surgissaient de partout maintenant.  Une longue rafale cribla le torse d’un de ses homme, l’envoyant valdinguer au sol. Un second perdit la moitié de son visage en hurlant de douleur. Une pince l’acheva, ouvrant son ventre en deux. Aby tourna son pistolet vers le monstre et l’abattit. Une tête chauve recouverte de piercing apparut devant lui. Son sabre décrivit un arc de cercle et la  trancha. LA tête alla rouler aux pieds d’une seconde créature. La bête leva un fuseur, mais Aby avait déjà bougé. La décharge partit et alla percer un petit trou fumant dans la paroi.  Une double détonation recouvrit les bruits des tirs. Des corps s’envolèrent. Le mutant au fuseur s’approcha du lieutenant en le visant. Une rafale crépita. La créature s’écroula, sans visage. Aby tourna alors son arme vers deux énormes chiens et vida son chargeur sur eux avant de recharger. A peine fait, il dut faire un bond de côté et abattre son sabre sur la nuque d’un autre chien.
Le lieutenant glissa sur une flaque de sang et tomba, évitant de justesse une décharge adverse. Il roula et se posta près d’une console. De là, il élimina un premier adversaire et en aligna un second. Il n’eut pas le temps de le viser, la créature se tourna vers lui et le mitrailla.
Si un mutant ne passait pas dans le coin à cet instant, Aby serait mort, déchiqueté. Mais la chance lui sourit une seconde fois. Il se redressa et riposta, éliminant le tireur.
Un humanoïde armé d’un fusil s’approcha à sa gauche. Aby pivota et lui trancha la gorge. Il se plaqua à terre alors qu’une rafale retentissait. Au loin, un cadien hurla avant de tomber.

« On est arrivé ! » Cria Santiago en décapitant un adversaire.
Le major sourit, avant d’empaler un mutant et de décharger son chargeur sur plusieurs autres.
Ils pénétrèrent difficilement dans la salle de commandement.  
Prenant l’ennemi à revers,  Santiago et les Cadiens se jetèrent dans la mêlée. Le Commissaire aperçut le lieutenant Aby. Il hurla alors ;
« A tous, couvrez-moi, je vais déclencher le compte à rebours ! »
Une rafale passa tout près du Commissaire. En courant, l’homme mitrailla plusieurs adversaires, atteignit le cylindre, entama un code sur un boîtier de commande, puis inséra une sorte de passe. Un sas s’ouvrit et il entra.
Le major se posa face à la porte. Tout autour de lui, les balles et les radians se mêlaient. Il aligna un mutant plus épais que les autres et lui balança une série de balles explosives en pleine figure avant de tourner son pistolet vers un démon. Mais la créature avait déjà été prise pour cible par deux cadiens.  Un autre surgit du plafond. Un tentacule s’enroula autour d’un coup et étrangla un homme, avant de s’emparer d’un autre, de le soulever et de lui briser la nuque.  Aby mitrailla la créature. La bête sauta dans la salle. Une épaisse plaque en acier recouvrait son corps. Une rafale de balles la fit reculer, mais elle revint à la charge. Un tentacule frappa un cadien au visage, l’envoyant projeter sur une console où il s’électrisa. Une odeur de chair brûlé se fit sentir.
Le major jeta une grenade. La créature se souleva et fut projetée dans les airs. Elle retomba sur ses pattes et droit sur un cadien.
« Merde, merde ! »  s’égosilla le lieutenant. Il récupéra un fusil par terre et tira. Un tentacule fut arraché, du sang bleu gicla.  
« A moi ! » Hurla le lieutenant.
Stam était recroquevillé derrière une console. Il abattit une créature avant de se lever. Il se précipita vers le major. Au passage, il abattit un second mutant. Il rejoignit un groupe de cadiens qui tentaient de forcer un barrage les empêchant d’aller jusqu’au tube en acier. Le groupe chaotique possédait des démons. Stam en abattit un et une griffe lui laboura la joue. Le caporal l’insulta en lui tirant une rafale dans le ventre.
Le sergent Kramer se jeta en avant. Terrifié, il abattit plusieurs cultistes avant de se rendre compte qu’il était cerné. Cerné avec un cadien.
Le soldat paraissait ne pas s’en soucier. A genoux, l’homme abattait soigneusement, une par une, chaque cible trop proche.
Kramer prit courage et décida d’imiter l’homme. Mais il resta debout. Il abattit plusieurs créatures avant de comprendre son erreur. Debout, il faisait une cible facile. Des dizaines de balles fondirent sur lui et le déchiquetèrent, l’envoyant bouler au sol. Le cadien ne s’en rendit même pas compte, trop occuper à recharger son arme et à rafaler aussitôt. Deux démons s’écroulèrent, puis il fut submergé par le nombre.

Santiago enfonça plusieurs touches sur la minuscule console, sortit une clef de sa poche, l’enfonça dans un trou, la tourna deux fois dans u  sens, trois dans l’autre. Un sifflement retentit. Un bouton fermé par un boîtier blindé apparut. Une console aussi. Insérant sa carte, puis tapant deux codes différents, le Commissaire entendit un cliquetis et le boîtier disparut. Il posa son pouce sur le cylindre rouge. Analyse. Empreinte digitale. Une fois identifiée, le bouton s’enfonça.
Le Commissaire pivota.
« A tous ! Délai de 45 minutes avant explosion de la station ! »
En sommes, le major qui avait entendu précisa dans sa radio
« A tous, la station va péter ! On fonce au hangar ! »
La cadence de tir se multiplia par dix.  Se couvrant mutuellement, les cadiens traversèrent la salle de commandement. Ils laissèrent quelques cadavres sur place, mais bien moins nombreux que les cultistes.  Tommy en tête, le groupe courut vers le hangar où l’attendait leur navette. Le jeune homme employait à bon escient son lance-flamme, carbonisant démons et mutants sous le couvert des tirs cadiens.
Stam perdit la vie au détour d’un couloir. Un démon se jeta sur lui et lui trancha la tête  puis se jeta sur un autre cadien, lui ouvrant le torse avant de se faire lapider par trois décharges.
Le sergent Laines rejoignit le petit groupe avec le capitaine Fox.  Tous unis, les combattants humains se frayèrent un chemin sanglant vers le hangar d’où ils évacueraient cette station.


PS; la suite soit tout a l'heure, soit après demain^^

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Mortyaris
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 Roi
 Mortyaris
  Posté le 02/01/2006 12:20:20
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putain j'ai plus envie de lire ! fais une pause le temps qu'on lise et poste des plus petits texte à l'avenir...

 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 02/01/2006 13:36:06
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donc, une partie courte...je vous promet cette fois la suite pour ce soir ou après demain;)
bonne lecture.


Partie 17 ;  Dilemme, sensibilité et faiblesse momentanée

Ils pénétrèrent dans le hangar en laissant derrière eux un sillage de cadavres. La première chose que vit le major fut la foule amassée de chaque côté d’une allée bordée par des soldats. Au bout de cette allée la navette. Avant la navette, le Commandant Davidson. Qui les accueillit, blême.
« Nous n’attendions plus que vous… » commença t-il.
Le major regarda autour de lui. La foule en colère les insultaient et elle avait raison. Elle savait que les militaires allaient les abandonner à leur triste soir. Soit le Chaos, soit l’explosion de la station. Deux morts horribles. Mieux valait toutefois dans l’explosion de la station.
Santiago courait vers la navette. Le major hocha négativement la tête.
« Nos ordres sont clairs » lâcha vivement Davidson.
Bien que dans le regard du commandant, le major vit qu’il n’était pas d’accord avec les ordres. Mais comment embarquer  plus de dix mille civils dans une navette ne pouvant embarquer que 500 hommes ?
Que faire ?
Dans son dos, les glissements des adeptes du chaos étaient audibles.
« Ils arrivent ! » Hurla un civil.
Et a la foule de gémir et de paniquer.  Le major se tourna vers l’entrée du hangar. Les sifflements des énormes portes se refermant ne couvrirent même pas la foule.  
La voix du Commissaire retentit, retransmise par les hauts parleurs de la navette ;
« Qu’attendez-vous pour embarquer ! Il vous reste un quart d’heure ! »
Le major se demandait même comment cela se faisait que la navette ne soit pas parti. Puis il remarqua que les pilotes étaient debout, près du vaisseau et il sourit ; il suspectait Davidson de l’avoir fait exprès.
Puis, il se tourna vers la foule. Très peu d’enfants, pour ne pas dire aucun. Qui amènerait ses enfants à bords d’une station à l’origine militaire ? Des fous. Mais il y avait beaucoup de jeunes. Ils auraient pu faire de futur recrue.
Un instant, Johnson se demanda s’il ne valait pas mieux fournir des fusils afin qu’ils se défendent un minimum. Mais le Commissaire refuserait.
Alors des explosions retentirent. La porte du hangar trembla, mais ne bougea pas. Plus en colère et plus paniquée que jamais, la foule tenta de submerger la colonne de soldats qui tirèrent au sol. Cela les calma un peu, mais tôt ou tard, un massacre s’ensuivrait.
« Commandant Davidson ! Major ! Montez immédiatement ! » Reprit Santiago.
De plus en plus paniqué, songea Johnson  en insérant un nouveau chargeur dans son pistolet.  Il hésita.
Il avisa la rampe de la navette abaissée. Les pilotes hésitaient à monter.  Plusieurs soldats commençaient eux aussi à trouver le temps longs.
Brusquement une énorme explosion retentit. La porte en acier du hangar se volatilisa. D’énormes morceaux allèrent heurter des citoyens les tuant ou les blessant grièvement. Directement, des lasers et des balles partirent dans tous les sens. Une trentaine de personnes furent fauchés.
Les choses se précipitaient d’elles-mêmes. Des soldats furent tués en tournant leur fusil vers la porte, d’autres reculaient apeurés.  Le major se tourna vers la navette. Décidemment, c’était la merde aujourd’hui.  
Des balles frappèrent le sol à ses pieds. Le Commandant Davidson avait dégainé son pistolet, mais il reçut une rafale dans la poitrine, qui l’envoya rouler au sol dans une mare de sang.
Alors qu’il atteignait la rambarde, un corps tomba sur lui. Il faillit lui tirer une balle, mais se retint en voyant une femme qui s’agrippait à lui, larmes aux yeux. Elle avait le dos criblé de balles. Le major releva son fusil. Elle l’implorait alors que tout autour d’eux des cris retentissaient. D’agonies, de colère, de rage.
Une froide fureur s’empara du major. Il baissa les yeux vers la femme.
« Prenez ma fille au moins,s ‘il vous plaît…elle ne mérite pas de mourir ;..elle est innocente… »
En même temps, du sang perlait de sa bouche. Le major tourna la tête vers un homme qui tenait dans ses bras une fille.  L’homme acquiesça sans plus. Sans perdre de temps, alors que les soldats entraient dans la navette, le major prit la fille par les bras. Elle se débattit et cria, mais il la tenait fermement. Puis il tendit son pistolet à l’homme qui le remercia d’un hochement de tête.
Johnson se précipita vers la navette sous le couvert des tirs de quelques soldats.
La rampe se ferma cinq minutes après.  Quelques civils étaient présents, les plus rapides. Ils avaient remplacés quelques cadiens morts.  Mais on ne pouvait guère se mouvoir.
«Navette en surcharge ! » Glapissait le commissaire.
Le major regarda par un hublot et aperçut une vision qui lui glaça le sang.
Le chef des ennemis venait sur eux, tirant de son pistolet et abattant tous les civils. Sa peau ressemblait à celle des zombies.
Lentement, la navette fit gronder ses moteurs et s’éleva.  Elle fila ensuite à travers un boyau en acier et jaillit dans l’espace. Quelques lasers avaient touchés le vaisseau.
Cinq minutes plus tard, une énorme boule de feu apparut dans le ciel, aveuglant momentanément les humains qui regardait vers la station. Un hurlement d’horreur et  de désespoir retentit. LA fille se ratatina dans les bras du major qui se sentait mal à l’aise désormais.  

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 Mortyaris
  Posté le 02/01/2006 13:57:20
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abrutit ! mdr ! laisse une semaine qu'on finisse de lire !

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  Posté le 08/01/2006 17:40:30
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La semaine est passé, la suite est relativement courte;

Partie 18 ; Rapports

Diech se tourna d’un bond vers les officiers présents autour de la table ronde. Du doigt, il désigna le major et lâcha ;
« Vous auriez du évacuer sur le champ, et non pas attendre…ce qui a coûté la vie à une centaine de soldats…et  résultat, une centaine de civil se sont…incrustés dans la navette ! Vous aviez des ordres, major. Vous ne les avez pas respecté. »
« Vous trouvez moral d’abandonner aux griffes chaotiques des milliers de civils, inquisiteur ? Moi pas.  Par ailleurs je vous rappelle que la planète Sirius n’aurait pas été envahi par le Chaos et donc que la station serait encore opérationnelle, si votre collègue n’était pas passé du côté du Mal ! »
Johnson tourna la tête vers le sergent Laines qui acquiesça. Les autres officiers présents étaient des généraux, des colonels et l’amiral Saindoux.  Le Commissaire était également présent.
« Qui va s’occuper des civils, maintenant ? » Demanda l’inquisiteur. « Nous ne pouvons les garder à bord… »
« Actuellement, le Défenseur se dirige vers Sinus IV. » Coupa Saindoux. « Nous devrions retrouver l’Amiral LeClair là-bas. De là, nous organiserons une frappe planétaire de grande envergure. Tous les soldats présents à bord de tous les vaisseaux seront sur le sol. Donc, les civils se baladeront tranquillement à bord. Chose inacceptable. »
Johnson lui lança un regard noir. L’Amiral se tut. Diech reprit ;
« Cela n’est pas le problème principal. Ces civils peuvent avoir été contaminés par le Chaos…Cette fille…que vous avez tenue dans vos bras plus que les autres, car presque au contact avec l’ennemi. »
Le major tapota de ses doigts sur la table. Actuellement, la jeune fille était dans sa chambre.  Elle ne risquait pas la fureur dévastatrice de l’inquisiteur. Il sourit.
« Je vous rappelle que j’ai perdu beaucoup d’hommes. »
Santiago toussa discrètement et prit la parole d’une voix atone.
« Inquisiteur, l’homme qui menait cette force chaotique était un Inquisiteur justement. Lown.  J’espère qu’il sera mort dans la destruction de la station. Mais cela prouve que le Chaos est très avancé. Ceci est anormal. Il y a d’autres agents ennemis qui traînent. »
« Vous pensez à un autre inquisiteur ? » Demanda Diech.
Santiago regarda la table. La réponse était claire. Mais Diech  ne répliqua pas. Il paraissait perdu dans ses pensées.  Finalement, il revint à la réalité.
« Très bien, cela me semble désormais plus que probable… »Il claqua des doigts. « Bref, nous allons repousser le Chaos. » Il se tourna vers le major « Toutefois, il n’y a pas de planètes a proximité, pour déverser les civils. Et je me demande bien ce que nous pouvons bien pouvoir en faire… »
Johnson haussa les épaules.
« Les évacuer à bord d’une navette en direction d’une planète…sûre… »
« Nous ne pouvons nous permettre de perdre, ne serais-ce qu’une navette ! » Aboya Saindoux en tapant du poing sur la table.
Johnson se tourna vers lui, lentement.
« De toute manière, ce n’est pas à vous de choisir, mais à celui qui à le commandement de la Flotte ! C'est-à-dire…a l’Amiral LeClair. »
Saindoux grommela et s’adossa à sa chaise, croisant les bras sur sa poitrine. Santiago sourit et reprit.
« Je prendrai la tête du premier assaut » annonça t-il d’une voix ferme. « Je compte tracer un sillon sanglant chez eux ! Pas de pitié ! »
« Votre courage vous fais honneur » fit Diech.
Il se gratta la nuque.
« Hum…oui, je pensais, on peut entraîner un peu les civils pour en faire des soldats… »
« Chair à canon ! » Coupa Johnson « Ils n’ont aucune chance de survivre à une seule bataille ! Inquisiteur cela ne sert à rien. Laissons-les dans ce vaisseau…jusqu’à la fin de la bataille contre le Chaos, et après nous aviserons ! »
Soudain, l’alarme retentit dans le vaisseau. Un petit écran se matérialisa devant l’amiral Saindoux. La voix d’un homme retentit à travers la petite pièce.
« Amiral, nous avons un problème… »
« Lequel ? »
« Et bien…un…un des civils que nous avons accueillis présente des symptômes du mal…il est en cellule pour l’instant…mais là n’est pas le problème… »
« Où est-il ? » Aboya l’amiral en se levant presque.
« Et bien…et bien…il n’est pas le seul contaminé, amiral…trois autres personnes le sont…et…ont disparus dans le vaisseau… »
« Et merde ! » Jura l’amiral en se levant tout à fait. Il se tourna vers le major
« Voila ce que votre inconscience à fait, major ! »
Puis vers l’homme qui donnait le rapport ;
« Vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Trouvez ces trois gus et éliminez-les ! »
« A vos ordres… »
L’écran disparut. Johnson était déjà debout. Diech se tourna vers lui, sourire aux lèvres.
« N’avais-je pas raison ? »
« Pas le temps de discuter, inquisiteur, on verra plus tard » coupa le major.
Il fit signe à Laines qui se leva.
« Où allez-vous ? » Demanda Saindoux.
« Recherchez vos gus »
L’amiral ouvrit sa bouche, mais déjà, les deux officiers sortaient de la pièce. Il la referma sèchement puis se tourna vers Santiago ;
« Dès cette affaire réglez, vous me mettrez aux arrêts cet individu ! »
Diech se racla la gorge ;
« Mais amiral, le major Johnson est un excellent élément, un très bon soldat loyal…Nous commettons tous des erreurs mais… »
« Inquisiteur » coupa Saindoux « Je le mettrai aux arrêts jusqu’au jour du débarquement ! »
Santiago approuva. Diech se crispa. A bord du Defenseur, c’était Saindoux le commandant.
« Bon, je vais me lancer à la trace de ces hérétiques » fit-il.
Puis, il tourna les talons et s’en fut.

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  Posté le 12/01/2006 13:56:15
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Partie 19 ; Chasse aux Chaos

Les deux compagnons s’immobilisèrent sur le seuil du sas. Ils évitèrent ainsi un groupe d’une dizaine d’individus armés qui couraient dans le couloir.
« Où allons-nous ? » Demanda Laine.
« D’abord récupérez des fusils…et ensuite direction salle des machines ! »
« Pourquoi là ? »
« Le peut de mutants qu’il y a ne va pas charger la salle de commandement car celle-ci est trop bien protégé. En revanche, la salle des machines…Et puis une fois immobile, et bien nous sommes vulnérables et un vaisseau ennemi pourrait aisément nous aborder. Donc salle des machines ! »
Ils croisèrent des dizaines de soldats sur leur chemin. Ils arrivèrent devant les râteliers d’armes, prirent chacun un fusil et des chargeurs puis repartirent en direction de la salle des machines. A mi-chemin, le major s’immobilisa avant de faire demi-tour.
« Où vas-tu ? »
« Dans ma chambre, j’ai un mauvais pressentiment ! »
Ils remontèrent plusieurs niveaux, puis aboutirent devant la cellule du major. L’officier entra son code rapidement et le sas s’ouvrit dévoilant le Commissaire Santiago brandir une épée, prêt à l’abattre sur le visage de la jeune femme terrifiée et hurlante.
« Baissez votre arme ! » Avoya Johnson en pointant son canon sur le visage de l’homme.
Surpris, le Commissaire pivota et regarda< avec des yeux ronds le fusil.
« Que faites-vous imbécile ? C’est elle la mutante pas moi ! »
« Lâchez votre arme, Commissaire, cette jeune femme n’est pas une hérétique ! »
« Vos sentiments vous trompent, soldat ! » Il ricana « Vous n’oseriez pas tirer sur un homme du peuple ? »
Johnson leva légèrement le canon. Santiago croisa le regard du major et il y lu qu’il en était bien capable.
« Major » soupira-til « vous commettez une grosse bêtise…Vous pouvez être radié pour avoir abattu un Commissaire et même fusillé ! »
Johnson haussa les épaules. Il tourna légèrement le regard vers la jeune femme, croisa son regard et revint vers Santiago.
« Vous voulez juste éliminer des gens qui pourraient être gênant pour votre promotion, Commissaire » Il désigna du menton la jeune femme « Celle-ci n’est gênante que parce qu’elle est une civile…et qu’elle était proche des hérétiques qui nous ont attaqués sans pour autant les servir. S’il n’y avait pas eu de civils à bord de la station, le problème ne se poserait même pas… »
Santiago sentit une crampe dans son bras et décida d’abaisser momentanément son arme. Le major baissa son fusil.
« Il existe deux mutants en vadrouille à bord de ce vaisseau…Et l’un deux n’est pas cette jeune femme. Alors sortez de ma cellule immédiatement ! Si jamais je la retrouve morte, je vous jure que vous allez y laisser votre vie…Où que vous iriez, je vous retrouverai et vous abattrai, quitte à  aller au peloton d’exécution ! »
La menace était claire et Santiago finit par sortir
« Vous me le payerez, major, je vous le jure ! »
Une fois hors de vue, le major se tourna vers la jeune femme ;
« Restez-ici, je reviens bientôt ! »
Puis au sergent
« Allons-y, nous avons des mutants à abattre ! »

Les couloirs menant à la salle des machines étaient sombres. Quelques lampes clignotaient et des grésillements étaient perceptibles.  Pendant dix minutes, ils ne croisèrent personne, chose louche. Les techniciens et les ingénieurs devaient pourtant patrouiller et les raclements de leurs chenilles leur servent de jambes devaient être entendus de loin.
Johnson éclaira une petite torche qu’il installa sous le canon de son  fusil.
« Ils sont là. »
Laines ne répondit rien. L’odeur du chaos était de plus en plus reconnaissable en s’enfonçant dans les moteurs du vaisseau.
Même les gardes habituels manquaient à l’appel.
Alors qu’ils abordaient un coude de couloir, ils aperçurent une paire de jambes sortir de sous de gros tuyaux. Après un bref regard entre eux, les deux hommes s’approchèrent prudemment du cadavre. Une sentinelle à la gorge déchiquetée. Du sang séché était visible sur un morceau de tuyau.
« Merde. »
« Griffes. »
« Ils ont déjà mutés ? » Demanda Laines.
« Certainement sinon le garde ne serait pas mort comme ça »
Un bruit métallique retentit dans leur dos et ils pivotèrent, arme braqué. Un grincement, un bruit de roulement. Un technicien apparut, le torse labouré et le visage en sang. Ses chenilles tanguaient. Il s’effondra juste devant les deux hommes.
Aussitôt, Johnson s’enfonça dans le couloir où était venu l’ingénieur.  Laines l’imita, surveillant plutôt les arrières.
Subitement, Johnson s’immobilisa. Des gouttes de sang perlaient du plafond. Il leva le regard et vit le corps déchiqueté d’un autre ingénieur, ses chenilles étant bloqué entre deux tuyaux, l’homme pendait la tête la première vers le sol.
« Y a au moins une grosse créature » grimaça le major.
Cette fois, son doigt était vraiment serré sur la détente. Soudant sa mâchoire, il s’enfonça un peu plus en avant et s’immobilisa de nouveau. A cet endroit du couloir, les murs étaient recouverts de sang et une traînée rouge était visible sur le sol.  Le major suivit la trace jusqu’à un sas à moitié ouvert. Un corps en bloqué la fermeture et la porte gémissait de ne pouvoir passer. L’ingénieur n’avait plus de tête, celle-ci étant enfoncé sur un tuyau brisé d’où de la vapeur s’échappait.
Plus loin, deux autres ingénieurs étaient visibles, l’un sur l’autre, le torse ouvert et leurs organes se répandant sur le sol. Odeur de sang se mêlait à l’odeur du Mal.
« On s’approche, nan ? »  Lâcha Laines.
« Ouais, mais ce que je comprends pas c’est pourquoi je suis le seul à avoir eu l’idée de venir ici… »
Le sergent ne répondit pas. Il avait levé la tête et ses yeux s’arrondirent. Un technicien avait été pendu avec ses propres organes.
« Merde. »
Le major repéra le cadavre et haussa les épaules. Il était désormais clair qu’ils n’allaient plus rencontrer d’êtres vivants sauf les suppôts du Chaos.  
« J’me sens pas bien, John… » fit Laines.
« J’te comprend, moi aussi, mais on n’a pas le choix…nous sommes visiblement les deux seuls soldats vivants ici…alors autant trouver nous-même ces ordures et les buter ! »
Laines opina, pas très convaincu.
Une silhouette mouva devant eux. Les fusils se braquèrent vers elle.
« Pas un geste ! » Aboya le major « restez om vous êtes ! »
Mais la silhouette bondit et disparut dans l’obscurité. Le sergent allait s’élancer, mais Johnson l’arrêta.
« C’est sans doute un piège ! restons prudent ! »
De ce fait, ils reprirent lentement leur progression. Ils aperçurent une sentinelle empalée avec son fusil à baïonnette, sur un mur.
« On dirait qu’ils ne se servent pas des fusils » annonça Laines.
Il récupéra les chargeurs et suivit le major dans une salle. Un petit cabinet autrefois blanc et désormais maculé de tripes, de boyaux, de sang, chaises et meubles renversés, lampes explosaient. Les cadavres avaient tous étaient entassés au fond.
« Bordel ! » Fit Laines avant de vomir.
Johnson grimaça.
« On touche au but ? » Murmura t-il pour lui-même.
Ils ressortirent et continuèrent leur exploration.
Du coin de l’œil, le major détecta une forme. Il s’arrêta et attendit. La forme finit par bouger et subitement se jeta à leur gorge. Préparé, Johnson ouvrit le feu. Les radians éclairèrent momentanément les parois et la créature à trois visages, aux longs bras et aux mains griffues.   Cependant, la rafale transperça la bête qui alla s’écrouler au sol en se tordant de douleur. Un tir bref dans la tête et ce fut fini.
« Plus qu’une » annonça le sergent.
« Et le plus gros » acheva le major.
Et puis ce fut l’enfer.
Une explosion retentit plus loin. Le vaisseau vibra. Une seconde plus forte éclata. Les systèmes d’alarmes se mirent à retentirent de plus en plus fort. Les deux hommes s’élancèrent comme ils purent vers les lieux d’origines. Un instant, le major regretta de n’avoir pas pris sa radio et d’appeler la salle de commandement pour voir ce qui se passait. Mais il n’avait plus de temps à perdre.
Ils débouchèrent dans un couloir en proie aux flammes et rebroussèrent chemin, contournèrent les lieux et se retrouvèrent devant une autre salle ? Des cadavres étaient visibles, mais pas morts par les explosions. Au milieu d’eux, une immense créature trafiquait quelque chose sur des tableaux de commandes. Alors qu’ils allaient entrer, une sorte de console explosa. Les deux hommes reculèrent, surpris.
« Merde » fit le sergent.
Le major s’élança dans la salle en ouvrant le feu.
Touchée au dos, la créature grommela et se tourna vers eux. Elle n’avait plus rien d’humain. Des cornes se dressaient sur son front, elle n’avait plus de nez, des yeux globuleux noirs, une peau brune, des plaques de métal recouvrait son corps. Un bras se finissait par une dizaine de tentacules rosâtres dégoulinants de sang, son autre bras était fini par deux mains aux doigts crochus. La bête devait mesurer bien trois mètres de haut et deux mètres de larges. Elle portait une sorte de ceinture bardé de pointes faits dans des os humains. Elle ouvrit la bouche dévoilant des crocs rougis.
Johnson ouvrit de nouveau le feu.
Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, la créature bondit de côté à une vitesse affolante  puis se jeta sur Laines resté à la porte. Le sergent se mit à genoux malgré la peur qui le tenaillait et tira. La vête recula sous les impacts, grogna, de la bave ruisselante de ses lèvres se tourna vers le major plus exposé et se rua sur lui.  Johnson ouvrit le feu à son tour et la bête reçu un impact dans un tentacule, l’arrachant. Alors elle sauta de côté et s’abrita derrière une console.
D’un geste, Johnson fit signe à Laines de prendre la créature par la gauche et lui par la droite.
Alors qu’ils aboutissaient de l’autre côté de la console, ils sautèrent en avant et mitraillèrent…Le vide. La créature avait disparu.
Un grognement dans leur dos retentit et ils pivotèrent. La masse du monstre était sur eux. Instinctivement, ils sautèrent de côtés et évitèrent la charge. Pendant ce temps, une autre explosion faisait trembler le vaisseau. Ils sentirent nettement que l’appareil piquer du nez.
« Merde » grommela  Johnson en roulant de côté dans une mare de sang.
Il se redressa comme il pu et aperçut la créature se jeter sur le sergent. Laines s’était assommé à un morceau de débris. Il ouvrit le feu. La créature fut projeté légèrement en avant pivota et se jeta sur le major.
Johnson sauta de côté tout en tirant. La créature gémit et se tourna vers l’humain. Elle lui lança une insulte dans un langage inconnu et bondit. Un pas de côté, le vaisseau trembla une nouvelle fois et Johnson tomba, évitant ainsi de justesse un tentacule. Il roula, se redressa et aperçut la créature courir vers la porte. Il jura et rafala longuement dans la direction de la porte, les charges poussées au maximum. La créature fut touchée, mais continua sa route et disparut.
« Merde ! » Cracha Johnson.
Il courut vers Laines et le réveilla à coup de claques.
« La créature à filée, lève toi ! »
Grognant, Laines fut sur pieds en moins de deux. Il se gratta le crâne en grimaçant et suivit son officier dehors.
Ils n’avaient plus qu’à suivre les traces de sang vertes laissés par le monstre.

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  Posté le 13/01/2006 13:17:43
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Partie20 ; Crash

La poursuite les amena droit dans un compartiment dédié à des cordons et des câbles d’alimentations. La créature avait tout déchiré et les fils pendaient lamentablement. De temps en temps, l’un d’eux s’agitait et un court circuit apparaissait.
Ils croisèrent également d’autres cadavres. La créature savait ce qu’elle faisait. Mais elle devait avoir des ordres.
Alors qu’ils pénétraient dans un corridor étroit, une nouvelle explosion, plus violente que les autres, secoua le vaisseau. Johnson faillit tomber et se remit sur pied. Laines se rattrapa à un tuyau.  Plus ils avançaient, plus le sol tremblait dangereusement et cela n’était pas forcément dû aux moteurs. Ils sentaient que quelque chose clochait.
Les énormes moteurs étaient protégés par des cloisons et des sas que seuls les gens habilités à aller pouvaient prendre. Cela nécessité un code d’accès, une carte, empreinte digitale et rétinienne…
Mais en l’occurrence, la première porte en acier renforcée avait été arrachée et le sas suivant briser en deux. Le cadavre d’un garde était au sol, coupé en deux. Son sang coulait vers l’arrière du ponton. Sans gêne, les deux militaires continuèrent leur route. Une baie vitrée avait explosée. Plusieurs ingénieurs gisaient au sol. Sans doute mort lors des explosions.
Des flammes et des incendies étaient visibles. Le grondement du moteur se faisait plus instant, avec de temps en temps une sorte de toux.  
Les hauts parleurs ne fonctionnaient plus. Les voyants rouges clignotaient rapidement sans personne à part les deux hommes et la bête pour les voir.
« N’allons-nous pas là où il ne faut pas ? » Demanda Laines.
« Il faut abattre ce monstre ! »
Au loin, un ingénieur était étendu sur le sol. Ils l’enjambèrent et tombèrent sur un embranchement.
« Je hais les vaisseaux » grommela Laines. « Par là »
Il désigna des traces vertes, seuls repères car des deux côtés des cadavres étaient visibles.
Au même instant, un grincement retentit.
« Au sol ! » Aboya le major en entraînant avec lui le sergent.
Un morceau de plafond se détacha et tomba, rebondissant dans leur dos. Un grognement sourd retentit. Le major roula sur le dos et entraîna une série rapide de tir. En vain. La créature avait déjà bougée. A plat ventre, Laines la vit courir au loin, l’aligna et tira. Sa décharge heurta la bête en plein dos et un morceau de plaque se détacha et tomba.
« En avant ! » Fit le major.
Laines étaient déjà debout.
La poursuite continua dans le dédale de couloirs. Ils faillirent être emportés par une déflagration qui apparut devant eux. Ils contournèrent de petits incendies et s’arrêtèrent devant un compartiment moteur. La porte avait été arrachée.
« Les radiations ! » Fit le sergent.
« On y est pas encore, mais tu as raison ! »
Ils firent demi-tour et se précipitèrent vers une petite salle garnie de combinaisons. Ils les enfilèrent sachant pertinemment qu’ils perdaient de précieuses minutes. Mais c’était soit perdre ces minutes et abattre le monstre, soit les gagner et mourir dans les radiations. La combinaison les alourdirait cependant.
Ils revinrent sur leurs pas et pénétrèrent bientôt dans les salles des machines. D’énormes tuyaux et turbines tournaient sur elles-mêmes.  De l’énergie pure passait ici et là. Impressionnés, les deux hommes ne virent qu’au dernier moment la créature s’acharnait sur plusieurs consoles les fracassant.
« Merde ! » Gronda le major en ouvrant le feu.
La bête n’esquiva pas, termina son attaque sur les consoles, puis s’en fut et disparut dans un recoin. Les commandos la poursuivirent.
« On la bute comment ? » Demanda Laines « J’ai pas l’impression que nos armes font quoique ce soit ! »
Johnson grommela un juron et recula. Un morceau de taule le frôla et alla percuter la cloison.  Alors qu’il alignait la bête, une explosion le projeta en avant et il s’effondra. Laines vacilla sur ses jambes mais tint bon.  Il lâcha toutefois une décharge sur le plafond avant de remarquer que la bête se jetait sur son supérieur. Il jura et pointa son arme sur elle. Il poussa la puissance de son arme au maximum et tira.
Un hurlement strident déchira l’air. La créature hurla et s’enfuit, un trou énorme dans l’épaule gauche.  Johnson soupira, remercia et se releva. Les deux hommes reprirent la course folle. Ils n’allèrent pas bien loin.
C’était une impasse et la créature était bloquée. Elle n’avait plus qu’une solution, en finir avec les deux humains. Elle se tourna vers eux, dévoilant ses crocs, grogna et bondit en avant alors que les deux hommes mettaient genoux à terre, l’alignait et tirait au maximum de leur fusil sans s’occuper de  la surcharge.
Les fusils chauffèrent mais eurent l’effet escompté. Avant qu’ils n’explosent, les deux hommes jetèrent leurs armes et reculèrent. La bête qui gisait sur le sol reçut en outre les explosions en pleine tête. Pour faire bonne mesure, et soulagé, le major vida tout un chargeur de son pistolet sur le morceau de crâne restant de la bête.
« A la salle de commandement ! » Hurla t-il alors.

Débarrassé de leur combinaison environ cinq cent mètres plus loin, les deux hommes allaient plus vite. Des dizaines de cadavres fait par les explosions étaient visibles.  Les gens s’accrochaient aux parois ou couraient en tout sens. Les hauts parleurs fonctionnant diffusaient des messages d’alertes. Les évacuations étaient en cours. Très peu de navettes étaient encore opérationnelles. La plupart avaient en effet été prêté aux autres vaisseaux pour le débarquement de troupes. Le Défenseur se retrouvait isolé.
Un soldat déboula devant eux, s’immobilisa.
« Major, le Commissaire et l’inquisiteur demandent à vous voir ! »
« On vous suit ! » Fit le major.
Le soldat fit demi-tour et s’en fut, suivit des deux officiers.
Diech et Santiago étaient dans la salle de briefing, la mine défaite. A l’entrée des deux hommes ils se reprirent.
« Nous sommes dans une situation très mauvaise » commença Santiago « Nous survolons actuellement Metch. Une planète aux mains du Chaos. Il se trouve que le Défenseur va s’écraser là-bas. »
Il se gratta la nuque. La salle de briefing avait été coupé de tout son extérieur. Ainsi le plus grand calme régnait.  
« Mais tout n’est pas perdu. Si nous arrivons tous ou presque vivants sur la planète on pourra s’en sortir…En effet, Metch possède des vaisseaux…il suffira d’en voler un. »
« Presque 90% du personnel de ce vaisseau va succomber » continua Diech. « Ceux qui piloteront le vaisseau que l’on volera devra avoir quelques notions. Hors il se trouve que nous avons quelques pilotes de chasseur qui s’y connaisse. Il faut a tout prix qu’ils survivent sur zone ennemie. Pour achever le tout…ils sont actuellement mis à l’abri. »
Il se racla la gorge. Se tournant vers Santiago il reprit ;
« L’Amiral Saindoux va faire son maximum pour nous faire atterrir sans trop de casse, mais cela va être difficile. »
Le sol trembla. Sans entendre la déflagration, les quatre hommes savaient qu’une venait de se produire.
« Nous attendons l’impact ? » Demanda le major.
Diech et Santiago se jetèrent un regard et ce fut l’Inquisiteur qui répondit ;
« Oui. »
« Dans ce cas, permettez-moi de prendre congé… »
Le major salua, plus pour l’Inquisiteur que pour Santiago, puis suivit de Laines il ressortit. Un petit incendie s’était déclaré juste en face de la salle. Peu important. En revanche, plus loin, un véritable brasier était visible et plusieurs hommes, en total déséquilibre, s’affairaient à tenter de l’éteindre. Les cris de rages, de douleurs et de morts se mêlaient aux crépitements des flammes et à l’alarme.
Une épaisse fumée noire s’était stagnée au niveau du plafond.
Au loin, un homme s’écroula, asphyxié.
« Dans ma cellule ! » Fit le major.
Les deux hommes se précipitèrent vers la chambre. Ils l’ouvrirent. La jeune femme était assise dans un angle de la pièce, genoux collés au visage et pleurant. Elle était pâle comme la mort.
Laines se dirigea directement vers le hublot.
« Nous nous approchons de la planète »
Johnson opina et s’approcha de la femme. Il hésita. Il n’avait jamais connu une telle situation dans le temps. Il avait sauvé et réconforté des hommes, certes, car dans l’armée cadienne il y avait que des hommes et il fallait bien motiver les jeunes recrues, mais face à une femme, il était désemparé.
« Faut se préparer à un impact ! » Fit le sergent.
Les deux hommes mirent les meubles dans un coin, les fixèrent solidement, prirent tout ce qui pouvait servir de protection, genre matelas, coussins, draps et se firent une rapide forteresse de ça, entourant la jeune femme avec eux.
L’attente parut interminable.
Brusquement, une chaleur commença à irradier dans le vaisseau. Le major la sentit, comme Laines et comme la jeune femme.
« On entre dans l’atmosphère » siffla t-il. « Préparez-vous ! »
De ce fait, environ un quart d’heure après, un terrible choc ébranla tout le vaisseau. La coque grinça, gémit, des explosions tonitruantes ravagèrent  des compartiments, les moteurs furent littéralement arrachés, les hublots malgré leur blindage renforcé disparurent dans un amas de morceaux, tout ce qui n’était pas fixé, hommes comme meubles furent projetés dans les airs.
Pendant un long moment, le vaisseau glissa sur une plaine déserte de la planète, dans un affreux raclement de métal sur de la pierre. Puis soudain le silence se rétablit. Les alarmes s’étaient tues, détruites.
Johnson soupira de soulagement. Il se releva péniblement, ces jambes flageolantes. Il se tourna vers Laines puis vers la femme. Tout deux étaient vivants. Il aida la fille a se relever.
« Bon, j’pense qu’il vaut mieux aller prendre des armes ! »
Et ils se dirigèrent vers les râteliers.
Quand ils sortirent, le vaisseau était rouge sang. Des corps jonchaient partout et n’importe où.
Les armes et les munitions jonchaient le sol, au milieu, des cadavres sanguinolents. Ils récupérèrent des fusils, des chargeurs et des grenades. Ils confièrent à la jeune femme un fusil et diverses grenades. Le major expliqua brièvement comment s’en servir. La femme ne paraissait pas l’entendre. Choquée. Normal.
« Si vous êtes attaquée, c’est pour votre vie ! »
Elle hocha finalement la tête. Le major se tourna vers laines.
« Maintenant, vaut sortir de ce tas de ferraille ! »

Sortir fut relativement facile. Partout, la coque était éventrée. Le major aspira une bouffée d’air frais et sauta sur le sol de Metch. Laines, la jeune femme et plusieurs hommes le rejoignirent. Ayant pris une radio, ils se mirent en contact de tous les survivants et entreprirent des recherches, se regroupant finalement à l’arrière du vaisseau.
Johnson fut stupéfié.
A l’endroit des moteurs, il n’y avait plus qu’un énorme vide. Et des niveaux ressemblant à des étages étaient visibles. C’était aussi là que l’infirmerie avait été dressé.
Diech finit par les retrouver, Santiago sur les talons. Les deux avaient le teint encore plus pâle.
« L’amiral est mort sur son fauteuil de commandement. Un morceau de console la décapité ».
Johnson ne dit rien. Il n’éprouvait guère de sympathie pour Saindoux. Sa mort n’avait été utile qu’à L’Empereur. Il croisa le regard du Commissaire. L’homme regardait fixement et avec dégoût la jeune femme. Crispant les poings, le major se força à se tourner vers Diech.
« Nous appliquons le plan ? »
L’Inquisiteur opina avant de désigner les blessés.
« Certains sont trop grièvement blessés pour marcher. Il faudrait envoyer des commandos pour voler un appareil pendant que les autres protégerons les blessés…Nous pouvons déjà désarmé un peu le vaisseau et nous servir des lances-missiles contre les troupes ennemies. C’est d’ailleurs étonnant qu’on ne les ait pas encore vu… »
Il se tourna. Plusieurs ingénieurs se dirigeaient vers les armes du Défenseur pour les défaire et les remonter de façon à ce qu’un  humain puisse s’en servir.  Des militaires creusaient déjà des tranchées et posaient sacs de sables et mitrailleuses sur le sol.
« Dernière défense héroïque nan ? » Fit Johnson. « Y a peu de chance  pour que ce groupe revienne vivant ! »
« J’attends encore la liste des bilans » fit Diech. « Je sais déjà qu’aucun appareil de notre vaisseau n’est disponible. Soit ils sont bloqués, soit ils sont détruits. Le commando ne pourra même pas en prendre un pour aller vers la cité adverse. C’est la poisse ! »
Il n’attendit pas longtemps la liste. Un homme portant un bandage sur le front lui apporta un appareil électronique.  Le visage de l’Inquisiteur s’assombrit.
« C’est bien ce que je pensais. 85% de l’équipage est mort. 5 sont blessés. Les autres bossent…ensuite 67% de nos soldats sont morts, 13 sont blessés, ce qui nous reste 20% pour et protégé les blessés et pour envoyer chercher un vaisseau ! »
« Je suis volontaire pour chercher votre vaisseau » fit Johnson.
« Moi aussi » lâcha Laines.
« Il vous faut des hommes » railla Santiago. « A deux vous n’irez pas loin ! »
« Le 21eme Cadien répond présent. » Lâcha le major. « Du moins les volontaires de mon régiment. »
« Dans ce cas, major, prenez vos hommes et allez-y !  L’ennemi rapplique ! »
Johnson se tourna. Une masse noire venait sur eux.


PS, n'hésitez pas à mettre des commentaires, car j'attends toujours mon codex GI^^, donc je ne suis pas au courant des cadiens...Une fois que j'aurai le Codex, je vous promet de varier les armes, les troupes, et l'histoire n'en sera que mieux^^ Et je veux savoir si l'histoire vous inytéresse ou pas^^

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  Posté le 15/01/2006 12:28:21
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Partie 21 ; Surprise surprise

Le major se tourna vers l’Inquisiteur.
« Ils seront sur nous dans environ trente minutes. La plaine est grande… »
Il se tourna et désigna plusieurs objets apposés contre la paroi du vaisseau.
« Il y a quelques années, le Défenseur recevait un groupe de White Scars pour débarquer sur Epsilon.  Cependant,  le Défenseur a subit une attaque et de lourdes avaries. Toute une partie des compartiments pour passager à été détruite. Il nous restait ceci… »
Plusieurs soldats soulevèrent les bâches recouvrant les objets. Les yeux des divers soldats s’agrandirent de stupeur.
Face à eux se trouvaient des motos.
« Pour traverser les lignes ennemies » acheva Santiago.
Johnson se tourna vers Laines. Le sergent mettait au courant les commandos qui allaient venir avec eux. Parmi eux se trouvait le lance-flamme Tommy, le nouveau radio, Max,  le porte étendard Herbet.  Douze autres cadiens étaient présents. Ils n’avaient pas l’air heureux, mais ils s’étaient portés volontaires ; s’ils réussissaient, la gloire ressurgirait sur eux.
Alors que plusieurs hommes amenaient les motos, la jeune femme, Océane, prit a partit le major
« N’me laissez pas seule…pas avec lui… »
Le major suivit des yeux le regard de la jeune femme. Santiago. Le Commissaire invectivait deux ingénieurs, pour qu’ils se pressent de monter un énorme lance-missile.  Ou plutôt le remonter.
Il acquiesça et grimpa sur la moto de tête. Arsenal classique. Deux mitrailleuses à l’avant. Océane monta dans son dos et s’accrocha comme elle pu.
Soudain, alors qu’il mettait le moteur en marche, la voix d’un soldat retentit
« Mon dieu…Inquisiteur Diech ! Commissaire Santiago ! »
Les deux susnommés se tournèrent vers l’homme.
« Quoi ? »
L’homme abaissa ses jumelles, pâle comme la mort.
« C’est…ce…ce n’est pas…des hérétiques….c’est…c’est… »
Grommelant, Santiago se dirigea vers le soldat, lui arracha les jumelles des mains et les porta à ses yeux pour fixer la masse noire fondant sur eux. Il faillit les lâcher.
« Des…des…des ty…des tytys… »
« Des tyranides ! » Glapit un autre soldat en reculant.
Diech sursauta. Il porta une main  à sa ceinture et en retira un pistolet à plasma.  
« Les tyranides…cela expliquerait que la planète soit si désertique. »
« Que faisons-nous ? » Demanda Johnson. « La mission est annulée ? »
« Pour un temps oui…s’il n’y a plus de cultistes dans le coin, il n’y a plus non plus de vaisseaux. »
Grondant de rage, les cadiens remirent pieds à terre. Conduire des motos de Spaces Marines ce n’était pas tous les jours.  
« Dans les tranchées ! Préparez les armes ! » Aboya le Commissaire. « Aux armes ! »
Des dizaines de soldats se jetèrent dans les tranchées. Les servants se mirent à leur poste, déjà en sueur.
Un homme courut vers le Commissaire.
« La radio n’est pas encore réparé, commissaire. On fait tout ce qu’on peut mais c’est difficile ! »
« Activez la cadence ! » Rugit Santiago.
D’autres soldats apportèrent des caisses de munitions et de grenades. Une unité de Gardes de Tallarn était présente. C’étaient surtout eux qui se chargeaient des artilleries.
Diech les regarda manœuvrer les canons laser et les mitrailleuses, puis prit une petite radio ;
« A tous les hommes, à tous les survivants du Défenseur, ordre impératif de garder votre calme. Ce ne sont que des saloperies de bêtes à grosses pattes génétiquement améliorées pour tirer pour certaines et à la carapace plus solide. Visez le centre nerveux…la tête, le crâne le cerveau quoi…Si vous tirez ailleurs, il y a de forte chance pour que vous ne leur enleviez pas leurs capacités agressives ! Alors feu dans le museau ! »
L’Inquisiteur reposa sa radio et se dirigea vers le Commissaire.
« Je suis certain que vous allez combattre pour la première fois les tyranides Commissaire…Ce ne sont que des grosses bestioles méchantes. Mais on peut les tuer ! J’ai déjà affronter des saloperies de ce genre…n’ayez crainte ! »
Déjà, la majeure partie des cadiens étaient positionnés dans les tranchées. Johnson se tourna vers Océane horrifiée et paniquée.  Lui-même n’avait jamais combattu des tyranides, mais d’anciens compagnons d’armes l’avaient fait. Et ils lui avaient exactement dit ce qu’avait dit Diech.
« Je ne vous demanderai pas de viser et de tirer dans leur museau, mais juste de tirer. Au mieux vous lancerez des grenades… »
Du menton, il désigna une caisse remplie de grenades.
« Vous serez sur d’en tuer pas mal avec ça… »
Il se tourna vers les soldats autour d’eux.
« Montrez qui nous sommes ! Le 21eme d’Infanterie ! Le meilleur ! »
« Nous allons être submergé par l’ennemi » grommela  Tommy.
« Nous allons en pulvériser un grand nombre…sont très serrés ces abrutis ! Tommy, tu n’utiliseras ton lance-flamme qu’une fois qu’ils seront sur nous. Entre-temps, utilise ton fusil… »
Le jeune homme tapota son arme secondaire, puis tourna le visage vers un lance grenade posé sur une caisse. Il eut un large sourire.
« J’prefere ça… »
Il prit à lui l’arme déjà pleine et se radossa contre le mur de sa tranchée.
Brusquement, un nuage de sable et de poussière se souleva et passa au-dessus d’eux. Puis des explosions retentirent ici et là. Des meutes de terre se soulevèrent. Johnson leva les yeux. Des milliers de petites aiguilles sortaient du sol. Il frissonna.
Diech reprit sa radio ;
« A tous, le moment est venu ! Préparez vous ! Mourrez au nom de l’Empereur ! »

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  Posté le 15/01/2006 20:52:31
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Suite et fin pour today^^

Partie 22 ; l’âme d’une guerrière

Le major Johnson prit une profonde inspiration ;
« Soldats ! En position ! En joue…. ! »
Les cadiens se redressèrent, se mirent en joue, fusils braqués vers les troupes ennemies.
« …FEU ! » Hurla Johnson dans son micro.
Aussitôt des milliers de décharges fusèrent et percutèrent la première ligne ennemie, arrachant des pattes et des morceaux de crânes monstrueux. Les lances-grenades se mirent en action et diverses explosions se répercutèrent dans les rangs ennemis soulevant mottes de terre et corps déchiquetés.
Océane tremblait de tous ses membres. Elle se demandait ce qu’elle faisait-là, au milieu de tout ce bruit et de ces hurlements de rages…face à des créatures monstrueuses.  Elle tourna la tête vers le Commissaire. Elle aperçut qu’il avait changé d’arme et agrandit les yeux. Son grand père était soldat, il lui avait montré quelques armes. Il appelait celle-ci un bo…bolt…Bolter elle croit. Une bonne arme terrible et terrifiante. Mais d’un autre côté qu’allait faire quelques balles contre des tonnes de bêtes horribles, rapides et cruelles ? Elle soupira et regarda un soldat cadien dégoupiller une grenade et l’envoyer. Elle regarda la caisse de munitions, prit une grenade et se leva légèrement. Au loin, des dizaines de créatures s’effondraient, des explosions retentissaient, des masses noires escaladaient d’autres masses. Les fusils lasers continuaient de se vider. Un des cadien changea le sien, posa le chargeur sur le sol pour qu’il se recharge au soleil puis en inséra un autre.  Les cris de rage retentissaient de partout.
Brutalement, un homme fut brusquement rejeté en arrière se tenant la tête en hurlant de douleur.
« Médic ! » Aboya le sergent Laines.
Le médic se nommait Bandanas. Il se dégagea d’un homme qu’il venait de bander le bras et courut vers le blessé, lui enlevant les bras du visage. Il se statufia d’horreur et Océane vomit en voyant des dizaines d’aiguilles enfoncer dans la chairs, ayant crevé les yeux.
Comment dieu avait-il pu créer des abominations pareilles ?
La jeune femme se raidit. Un autre cri. Un soldat s’effondra et ne bougea plus.
« Les salauds visent bien ! » Aboya un cadien.
« Ce sont des bêtes géantes c’est tout ! » Tonna l’inquisiteur Diech.
Sur ce, il tira avec son arme. Un rayon bleu traversa de part et d’autres un gaunt au niveau du visage.
Le major changea brusquement de place. Il se tourna vers Océane.
« Nous avons besoin de l’aide de tout le monde » fit-il.
D’un geste de la tête vers les troupes adverses il reprit ;
« Survivre. Pour cela, aidez-nous ! »
Et il se remit en position, vidant son chargeur. Des décharges fusèrent vers les tyranides. Deux sortes de gargouilles furent déchiquetés et s’effondrèrent sur le sol. Laines abattit plusieurs gaunt en balayant de droite à gauche. Tommy s’amusait comme un petit fou, envoyant ses grenades au milieu des troupes adverses ponctuant les explosions de « boum » et de « ouais ! »  Herbet avait enfoncé la hampe de son étendard dans le sol et rafalait sèchement avec son fusil laser. Coup par coup. Chaque décharge touchait sa cible. Deux ou trois et une créature périssait.
Bandanas finit le bandage autour des yeux du cadien blessé. Océane croisa le regard du médecin et frissonna. Elle y lut de la tristesse, de la peine, mais aussi une détermination.
« Restez près de lui, s’il remue, administrez-les ceci… »
Il lui donna plusieurs seringues puis repartit. Une boule de feu verte explosa à dix mètres de lui. Sans être touché, deux autres soldats tombèrent. Le médic fut sur eux. Mais ils étaient morts. Océane regarda le blessé, puis les grenades. Elle en dégoupilla une, puis la lança de toutes ses forces. Plusieurs explosions retentirent. Elle ne savait pas si elle avait touché une cible, mais elle répéta son mouvement encore et encore, jetant de bref coups d’œil vers le blessé.
Un cadien sauta dans la tranchée près du major.
« Major ! L’Inquisiteur a une idée. Prendre les motos et fondre sur les ennemis par le flanc…les motos sont blindées et très bien armées. Il y en a dix. Dix hommes… »
Johnson acquiesça. Il tourna le regard vers Diech. L’homme ouvrit encore le feu, encore et toujours. Des traits bleus filèrent vers les rangs adverses. Un vorace s’effondra en grognant.
« Laines, tu prends le commandement de cette position ! »
Puis il appela neuf hommes. Les neuf cadiens se ruèrent hors de la tranchée. Les motos étaient en face d’eux. La jeune femme les regarda monter dessus, puis allumer les moteurs et brusquement s’éloignèrent vers la gauche. Elle leur souhaita bonne chance. Leur salut était entre leurs mains désormais.
Elle compris alors une chose.
Elle avait toujours été a l’abri avec ses parents. Elle ne savait pas ce qui se passait sur les autres mondes, sur les autres planètes, mais maintenant elle savait qu’elle ne devait sa liberté et sa vie qu’à ces hommes qui combattaient pour les sauvées du mal. Du Chaos, des tyranides et probablement contre d’autres créatures maléfiques.
Elle sut qu’il fallait énormément de courage pour les affronter. Elle avait toujours hait les soldats pour ce qu’ils étaient, des guerriers, des brutes, des barbares…mais elle prit conscience que pas tous n’étaient comme ça.
Laines, Johnson…même le Commissaire.
Elle se tourna vers Laines. Le sergent aboyait des ordres ;
« Jules, fais gaffe, l’ennemi se déploie vers la droite…Tommy, Marx, Olker… »
Les trois hommes se tournèrent aussi vers la droite. Tous envoyèrent des grenades. Au loin, une trentaine de gaunts et de voraces furent projetés dans les airs dans une gerbe de feux et de sang verdâtre. Le sergent lui-même lâcha une rafale. Une créature titubante fut foudroyée sur place. Une autre prit sa place. Une nouvelle rafale et la bête s’écrasa tête la première sur le sol.
Des énormes détonations retentissaient suivis immédiatement d’explosions puissantes et dévastatrices. Chacune emportait des dizaines de créatures. Les lances-missiles du vaisseau faisaient d’énormes dégâts.
Du coin de l’œil, Océane aperçut un mouvement. Elle tourna la tête vers l’aveugle. Il était agité de spasmes. Elle hésita avant de prendre une seringue et de l’enfoncer avec dégoût dans la cuisse. L’homme arrêta de gémir et de bouger.
« Mon dieu protégez-nous » fit-elle.
« Que l’Empereur nous vienne en aide… » fit un cadien en rampant et en pleurant. Il lui manquait une jambe.
Laines se tourna vers lui.
« Infirmier ! »
Bandanas était déjà là. Il immobilisa le blessé et lui fit plusieurs injections avant de nettoyer la plaie et de la bander. Il leva les yeux vers l’autre blessé. Il aperçut la seringue, regarda Océane lui sourit et continua son travail. La jeune femme frémit une nouvelle fois, dégoupilla une grenade et la projeta au loin. L’explosion emporta une créature plus grosse que les autres.
« Bravo m’dame ! » Fit Tommy. « J’aurai pas mieux viser ! »
Océane rougit. Mais elle comprit qu’elle n’avait guère le temps. Elle prit une nouvelle grenade et la projeta. Nouvelle explosion. Presque au même endroit. Un morceau du cadavre de la grosse créature s’envola ainsi que plusieurs gaunts.
Une série de fléchettes s’empalèrent sur le sol près du sergent Laines. L’homme tressaillit en reculant. Une seconde série toucha cette fois un homme en plein torse. Un servant. L’homme hurla et s’écroula dans la tranchée.
« Okel, à la machine ! »
Le cadien se dressa et courut vers la machine. Déjà, le second servant prenait les commandes et ouvraient le feu. Okel se posta à ses côtés….et brutalement, une énorme explosion verte se produisit. Le corps des deux servants furent projetés dans les airs et le canon laser aussi.  
« Merde… »siffla Laines.
Océane se rendait compte qu’il y avait plus que de la simple camaraderie entre soldats. Une véritable amitié lié les soldats. Sans doute à cause du nombre d’horreurs qu’ils avaient vus. Elle ne le savait pas mais elle se rendait compte que s’il n’y avait pas d’amitié entre les hommes alors ils seraient tous morts.  Tous.
Un cri aigu déchira l’air. Un soldat de Tallarn tomba, un bras arraché.  Un médecin se jeta sur lui. Un soldat prit la place du servant…et fut violemment projeté en arrière, le torse ouvert et du sang et des boyaux s’échappant de ses entrailles…
Elle eut une nausée et vomit.
Elle se ressaisit.  Un des cadiens vêtus d’un uniforme bleu avec une armure noire s’effondra, en sang près d’elle. Un autre reçut une bordée d’aiguilles sur l’épaulette gauche, tourna sur lui-même et s’effondra. Mais avant, il reçut une autre série dans le dos et il s’écroula face contre terre.
Océane bondit alors vers la caisse. Elle prit une profonde inspiration, dégoupilla une grenade et la projeta. Elle entendit une explosion parmi tant d’autres, et refit le même geste.
Le sergent se tourna vers elle et l’encouragea de la tête. Puis il se remit en position et tira plusieurs décharges. Au loin, un gaunt s’écroula. Une gargouille  s’éleva…et reçut une rafale en plein torse.  Elle s’écroula en piaillant de douleur.
« Ils se rapprochent ! »Hurla un cadien
En effet, malgré les tirs dévastateurs, les rangs adverses s’approchaient de plus en plus. Laines cibla un gaunt et l’abattit. Il tourna son canon vers un autre allait tirer, mais se retint en voyant la bête s’écroula. Alors il visa une autre gargouille et tira. En même temps celle-ci lâcha une boule de feu qui s’abattit sur les lignes impériales sans dégât.
« Tenez position ! » Aboya le Commissaire.
Son bolter crachait munitions sur munitions. Les balles explosives fauchaient les troupes ennemies sans état d’âme. L’ennemi était toutefois en surnombre. A la gauche de Laines, le jeune Tommy projeta une grenade qui explosa entre deux voraces, les envoyant dans les cieux.
Océane soupira. Son bras s’alourdissait. Surveiller le corps de l’aveugle était aussi un objectif.
Elle soupira.  Elle envoya la grenade qui explosa, puis en saisit une autre. Elle sentait que la journée serait dure.

--Message edité par Archicon le 2006-01-15 20:53:48--

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  Posté le 16/01/2006 12:51:20
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Partie 23 ; Motards de l’Extrême

Conduire une moto de Space marine. Un vrai rêve pour des Gardes Impériaux. Un rêve devenu réalité. C’était un léger avantage qu’ils avaient sur les ennemis. Les puissantes motos fonçaient à toute allure sur le terrain terreux