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forum Index du forum forumPar une nuit sans lune... forumW40K6] Quand la mort arrive...

Auteur : Sujet: W40K6] Quand la mort arrive...  Bas
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 02/01/2006 16:01:32
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-Eh !...Eh, mon gars !
Mes yeux s’ouvrirent doucement et avec difficulté. Un mal de crâne abominable m’empêchait de réfléchir, et une fois le flou de ma vision évaporé, je vis avec effroi une grande muraille rocailleuse, droite, immense, dont on ne voyait même pas le haut. Le genre de mur qui vous passe l’envie de le franchir.
-Eho ! Ca va mieux mon gars ?
L’homme debout sur ma droite me fit sursauter.
-Ben, faut pas avoir peur comme ça ! Ehéhéhé !
-Excusez moi, répondis-je, mais le réveil est…quelque peu brutal et difficile.
-Tu m’étonnes, soldat !
Il s’assit par terre, et repris :
-Faut dire, quand on a vu comment tu t’es soûlé, hier, on comprend pourquoi le réveil est douloureux…Tiens, prend ça, ça va te requinquer !
Il me tendit une écuelle remplie d’une bouillasse pâteuse et incolore sans nom, puis se releva et me quitta. Je regardai tout autour de moi : mon cher rempart naturel avait un frère jumeau, derrière moi ; un vulgaire campement avait été construit entre ces deux ; et une petite compagnie d’hommes, des soldats d’après les vêtements, et dont je faisais sûrement parti, l’occupait dans un but qui me restait à définir…ou plutôt à redéfinir.
-…pertes. Mais vous voyez, commissaire Stark, je réponds de la qualité de chacun de mes…
Deux soldats, il me semblait très haut gradé au vu de leur médailles, passèrent à côté de moi d’un pas rapide, une conversation devant être importante bien engagée. Interloqué, je levai les yeux, et croisai le regard rigide et froid de celui qui venait de se faire appeler commissaire Stark. La façon menaçante et intimidante avec laquelle il me scruta, semblant sonder aux plus profond des mes yeux mon être et mon âme, me fit des frissons dans le dos, et je me sentis de plus en plus troublé une fois ce dernier réengageant le dialogue avec son interlocuteur.
Mais qu’est ce que je fais ici ? pensai-je avec effroi. Et le mal de tête qui me reprenait de plus belle. Je décidai alors de ne plus penser à rien, et de manger pour reprendre des forces.
La soupe, ou la pâtée, je ne savais pas, collait à ma cuillère et s’enfonçait difficilement par bloc dans ma gorge. Le goût était infecte, l’odeur qu’elle dégageait pouvait servir à éloigner tous les Xénos de la galaxie, la vue qu’elle offrait faisait penser aux entrailles d’un Hormagaunt éviscéré.
Un Hormagaunt ? Petit à petit, certaines choses revenaient à moi. Hormagaunt…Tyrannides…Nous sommes des soldats de l’Empereur, béni soit-il, et nous sommes spécialisées dans la lutte contre les Tyrannides… Une image de ces monstres me revint à l’esprit, je revoyais des Hormagaunts en train d’égorger, de taillader et de trancher de pauvres soldats sur un champ de bataille. Mon cœur se mit à battre la chamade, mon pouls s’accéléra dangereusement, je voulus crier, mais ce fut mon repas qui sortit de ma bouche, dégluti avec un peu de bile. J’étais à quatre pattes, la tête penchée sur mon renvoi, l’augmentant par quelques gerbes supplémentaires.
Un nouveau flash m’apparut. Je vis un soldat, un garde impérial, se traînant à quatre pattes, dans la même positions que moi maintenant, le ventre ouvert et les boyaux étalés sur le sol, traînant derrière lui une marre rouge et verte. Je le vis regarder vers moi, son visage entaillée d’une profonde coupure de laquelle jaillissait un flot de sang ; je le vis monter vers moi son bras gauche, et tendre son moignon auquel la moitié de la main était encore attaché, me murmurant du mieux qu’il pouvait, du fait de sa mâchoire inférieure encore accrochée à son crâne par un mince bout de peau et du jet de sang qui coulait de sa « bouche », une chose incompréhensible, probablement de l’achever. Et au dessus de lui, deux longues lames tranchantes et luisantes qui s’abattirent dans son dos avec une extrême facilité, faisant craquer les vertèbres du pauvre infortuné, avant que la bête à qui appartenait ses membres ne s’effondre sous le coup de fusil laser que je venais de lui adresser.
D’autres flashs, et d’autres images horribles me revenaient sans cesse, et je gesticulais, étalé sur le sol, roulant dans mon vomi, lâchant des cris de folie, de détresse, totalement absorbé dans mes souvenirs.
-Râââââââhhhhhhhhhhh !!!!!!!
Puis se fut le trou noir. Noir, profond…et apaisant.

*******************************

--Message edité par chronic le 2006-03-05 21:25:30--

 Archicon
 Messages postés : 3116
 Empereur
 Archicon
  Posté le 02/01/2006 16:14:12
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Merde, j'ai lu ton texte en train de manger^^
a la fin j'ai eu du mal a engloutir ma mousse de canard^^

Sinan, très bonnes descrïptions; bien sanglant à souhait^^
Note; 18/20

PS, sérieusement, un mec qui lit nos histoires et qui ne connais pas warhammer...il va pas péter un câble et se demander qui on est?^^(des psychopate^^)

PPS, une suite^^

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Mortyaris
 Messages postés : 1406
 Roi
 Mortyaris
  Posté le 02/01/2006 16:15:05
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"et nous sommes spécialisées dans la lutte contre les Tyrannides"

quelle chance ! ^^


bien gore ! c'est terrible réaliste à fond ! franchement, continue !

 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 02/01/2006 18:11:20
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C'est sur que lire ça en mangeant, c'est pas top^^ (Hummmm la bonne mousse de canard!)

Mais je suis en train de me dire....
"et nous sommes spécialisées dans la lutte contre les Tyrannides"
Je ne sais pas si ça existe...
On va dire que c'est ce que le soldat croit, comme ça, bah, l'histoire ne s'en portera que mieux.

 Archicon
 Messages postés : 3116
 Empereur
 Archicon
  Posté le 02/01/2006 18:39:37
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En même temps les miens (dans mon histoire) sont comme des troupes de bases cadiennes, mais ils sont tellement vétérans qu'ils n'ont quasiement peur de rien.

Et puis on s'en fout,c e sont nos histoires mdr

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Mortyaris
 Messages postés : 1406
 Roi
 Mortyaris
  Posté le 02/01/2006 18:44:08
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complètement d'accord ^^


ps : drôle d'idée de manger de la mousse de cannard à 16H ^^

 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 03/01/2006 11:37:14
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Une douleur… Sur ma joue… Forte…
Je me levai d’un coup, ouvrant les yeux et regardant tout autour de moi très rapidement, comme affolé.
L’homme devant moi me pris les bras et me gueula :
-TOUT VA BIEN ! CALME TOI !
Je le regardais, et vis qu’il s’agissait de celui qui m’avait apporté la « bouffe » l’autre fois.
-Lààà ! Tout va bien ! Personne ne veut te faire de mal ! me dit-il en souriant.
Je regardais une nouvelle fois autour de moi, plus attentivement. Trois autres soldats étaient autour de moi. Nous nous trouvions dans une tente remplie de tout et de n’importe quoi.
-Je…
-Ne dis rien, me dit l’homme accroupi en face de moi. Tu as du recevoir un choc pour t’être mis dans cet état, donc il vaut mieux que tu te repose un peu. Au fait, je suis désolé pour le coup de poing et la baffe, mais il fallait cela, reprit-il en rigolant.
Je le dévisageais d’un air inquisiteur.
-Quand Farhid t’a vu te trémousser par terre comme un demeuré, il m’a vite prévenu, et nous t’avons…calmé pour éviter que d’autres ne te remarques. Depuis que je t’observe, je ne pense pas que tu sois possédé. Mais en ce moment, tout le monde est tendu, et je crois comprendre que le commissaire Stark ne t’aime pas trop. Il a le bras long…On ne sait jamais avec lui…Tu pourrais très bien passer devant un conseil inquisitorial sur son désir. Et là, je ne donnerais pas cher de ta peau.
Il prit des mains d’un de ces acolytes derrière lui une gourde qu’il me tendis :
-Bois ça ! C’est peu être interdis pas le règlement, mais c’est rudement bon, et ça, c’est pas comme leur abominable soupe, ça va te requinquer ! Ehéh !
Une rapide rasade, que je recrachais directement :
-Pouah ! C’est fort !
-Ah ça, pour sûr, c’est pas de la gnognotte.
Je repris une rasade que j’avalai cette fois-ci. L’alcool était tellement fort qu’il me déboucha les sinus que j’avais un peu d’encrasser et qu’il fit sortir mon esprit, pour un court instant hélas, de la brume qui l’abritait depuis mon réveil forcé.
-Bon, on va te laisser te reposer. Tu peux en boire encore si tu veux, mais vu ton état, je ne te le conseil pas. Si tu as faim, il y a des trucs derrières toi, des trucs meilleur que ce que tu sais, me fit il avec un clin d’œil. Mais ne laisse pas tout cela à qui veux le voir, si tu vois ce que je veux dire.
Une fois seul, je repris une petite rasade, et je décidai de faire le point : j’étais un soldat de l’Empereur, béni soit-il ; j’avais déjà combattu contre des Xénos du type Tyrannides et j’en étais sorti vivant et intact ; j’étais au fond d’une crevasse peu accueillante avec un corps d’armée qui semblait s’y être installé ; j’avais quelqu’un, un soldat dont je ne connaissais pas même le nom, petit trafiquant de denrées interdites par le règlements, qui semblait veiller sur moi pour des raisons inconnues ; et j’avais un commissaire contre moi, personnalité crainte et respectée pour son courage au combat, son titre honorifique lui conférant de grands pouvoirs et sa foi immense, intacte et… fanatique, m’avancerai-je à penser, envers l’Empereur. Eh ben, je suis dans de beaux draps !.
Je me tournais et cherchais dans un sac derrière moi quelque chose à me mettre sous la dent. J’avais le ventre bien vide maintenant, et ce dernier criait famine. C’est alors que je tombais sur une bonne grosse miche de pain bien consistant que le coup de fusil laser retentis dans la vallée. Le temps semblait s’être mis en suspens, le bourdonnement produit par les locataires du campement s’estompa pour laisser place à un silence glacial. Un deuxième, et un troisième coup de laser s’ensuivirent, puis un cri :
« J’EN AI EU ! Y S’ETAIENT DEUX ! J’LES AI EU ! »
Le silence fut rompu par un grand vacarme. Chacun lâchait se qu’il était en train de faire pour aller voir de quoi il retournait. Je me levai, et sortis avec peine de la tente. Mes jambes me portaient avec peine, sûrement du au fait que j’avais passé pas mal de temps allongé ces dernières heures (ou ces derniers jours, je ne savais même pas), et les soldats qui passaient à côté de moi me bousculaient sans faire attention. Un soldat plus imposant que les autres me percuta violement, et mon frêle équilibre fut rompu. Je voyais le sol se rapprocher assez dangereusement de moi quand soudain on m’agrippa le bras gauche, puis le bras droit. Une étreinte forte, puissante, à vous couper la circulation sanguine, qui me ramena à la verticalité, suivie d’une voie rauque et glaciale à laquelle j’associais directement un visage :
-Eh bien, soldat Kirk, vous n’arrivez plus à tenir debout ?
Je me tournai vers mon interlocuteur, et m’aperçus que j’avais raison : c’était bien le commissaire Stark qui m’avait agrippé de la sorte. Il continua :
-Je me contrefous que vous goûtiez à certains vices interdis...
-Mais…
-TAISEZ-VOUS ! Vous pouvez vous adonner à tous les vices, tant que vous servez l’Empereur, et que vous n’oubliez pas notre petit marché ! Mais n’oubliez pas que j’ai l’œil sur vous ; un seul mot, une seule phrase de travers arrive jusqu’à mon oreille et je vous exécute pour traîtrise, hérésie et désertion !
Il me lâcha, se mit à avancer avant de s’arrêter et de reprendre :
-Vous feriez mieux même de ne pas trop boire ! L’abus d’alcool peut nuire à la mémoire, et dans votre cas, cela serait…très ennuyeux.
Puis il reprit sa route.
Me voilà bien ! Mais je décidai de mettre cela de côté. Il y avait plus important. Je me rendis donc vers la place d’où était venu les coups de feu. Je pus alors enfin examiner le camp dans lequel je m’étais réveillé depuis mon trou noir. Ce dernier, pratiquement déserté, était constitué de plusieurs tentes rectangulaires installées de part et d’autre du canyon, adossées aux murailles naturelles. Une grande tente ronde, sûrement celle du colonel et du commissaire, se trouvait au centre du camp, une grande bannière plantée à droite de son entrée. De temps en temps, entre les tentes, se trouvaient de grandes caisses d’armes et de munitions. L’apparence de certaines caisses m’appris que nous possédions de nombreuses armes lourdes. Un tel équipement… On pourrait tenir un siège pendant un certain nombre de jours ! Et si jamais c’était le cas ? Dans un tel endroit… J’essayais de me rappeler…De me souvenir…Mais rien. Le noir total, l’absence de réponse…
-…rien ! T’as vu leur taille ? C’étaient des microbes ! C’est pas ça qui va nous faire…
-…que le début ! Et si y en avait pas d’autres ? Ca serait…
Un brouhaha inaudible arriva à mes oreilles. Je sortis de mes pensées et vis de nombreux soldats debout, en groupe, en train de déblatérer à propos de ce qui venait de se passer. J’étais arrivé à une des deux sortie du camp, et je remarquais, derrière le mur formé par les soldats, un spectacle inhabituel s’offrant à mes yeux : des tourelles de bolters lourds et d’autocanons suivies de petits murs de sac de sable avec quelques canons lasers, autocanons et bolters lourds installés par-dessus ; une série de quatre tranchées reliant un côté du canyon à l’autre, séparées par des barbelés et reliées entre elles et avec le camp par de petits et uniques passages étroits ; une succession de trous abritant des pieux et de barbelées. Vint enfin, et s’étendant jusqu’à perte de vue, dans la brume, un terrain bosselé, indiquant le présence de charges explosives. On voudrait défendre ce passage qu’on ne s’y prendrait pas mieux. Je savais au moins, pour l’instant, la raison de notre présence ici.
Je décidais de rejoindre le petit groupe de gardes se trouvant au début du terrain bosselé. Après avoir marché, rampé, esquivé les trous, je me trouvais à destination. La conversation semblait animée entre un soldat torse nu et le colonel que je venais juste d’apercevoir :
-…Ce n’est pas une raison ! Si nous devons risqué nos peaux, c’est au combat, et non pas en préparant le terrain de ce combat ! attaquait le soldat torse nu qui dégageait une forte odeur de transpiration et tenait une pelle à la main.
-Voyez soldat ! Vous êtes encore en vie, et vos agresseurs sont morts !
-N’empêche, heureusement que Bartor a vite réagi ! Mourir en creusant des trous n’est pas glorieux ! D’ailleurs je m’demande pourquoi on doit en creuser des nouveaux ! Comme si le camp n’était pas assez défendu …
-Eh bien… c’est pour mettre toutes les chances de notre côté, rétorqua le colonel avec un air qui semblait vouloir dire autre chose.
Je regardais les fameux agresseurs en question qui se trouvaient aux pieds du colonel. Deux petits xénos de type Tyrannides, enfin ce qu’il en restait après les coups de fusils lasers. Des formes primitives…De toute évidence des voraces… Ils n’étaient que deux, mon gaillard ! Tu ne craignais pas grand-chose. Par contre, les voraces ne viennent jamais seuls…
Bon, les choses se rétablissaient plutôt vite. Je savais que j’étais un soldat de la garde impériale qui devait garder un passage d’une horde Tyrannide…Pas très réjouissant tout cela !
Excédé non seulement par le fait que la conversation prenait un air de mutinerie, mais qu’en plus il ne trouvait aucun argument valable afin de faire taire le soldat torse nu, le colonel se retourna vivement et parti d’un pas énervé en direction du camp.
-Et c’est sensé être lui qui nous mènera au combat…Pauvre de nous ! rétorqua, quand le gradé fut hors de portée d’entendre, un soldat que je soupçonnais être Bartor.
Je décidais alors de rejoindre la tente que j’avais quittée il y avait une trentaine de minutes.

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 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 03/01/2006 14:26:50
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Je me réveillais d’un bond, tout transpirant, le cœur battant la chamade, avec un mal de tête épouvantable, regardant tout autour de moi avec une lueur de terreur dans les yeux.
Le sac de couchage n’était pas assez épais et j’avais dû me recroqueviller sur moi-même pour que la chaleur corporelle me tienne chaud. Mais si encore il n’y avait eu que ça ! me dis-je, avec une pointe d’ironie.
Le soldat à ma droite puait abominablement. Il était de notoriété public qu’un soldat à la guerre puait car il avait autre chose à faire qu’à se laver. Mais celui là était peut être unique. Comme si il avait reçu de Nurgle le don suprême.
Mais ce n’était pas tout ! Celui qui s’était installé en face de moi avait ronflé toute la nuit d’une telle force qu’il aurait pu en réveiller tout ceux du campement qui essayaient de dormir, et ce, malgré les coup de feu.
Tiens, parlons en de ceux là ! Le colonel nous avait prévenu, une heure après les deux voraces d’hier, que nous devions craindre certaines nouvelles « attaques ». Bien sûr, ce ne serait que de petits groupes facilement éliminables, mais ils seraient envoyés afin de nous faire perdre confiance, de nous déstabiliser pour que nous soyons presque incapable de combattre lors de l’affrontement final à cause de la fatigue et de la démoralisation des troupes. Je dois avouer que si ils continuent comme ça chaque nuit, il arriveront sans effort à leurs buts. A chaque fois que j’étais sur le point de trouver le sommeil, hier soir, une nouvelle rafale de tir me rappelait que les Tyrannides semblaient avoir développé une technique de guerre psychologique.
Mais j’ai réussi à triompher ! Je les ai eu ! Je me suis endormi ! A mon grand regret ! Je suis tombé dans un rêve (ou un souvenir ?) dont je me serais franchement passé…
Il faisait nuit, et la maigre lueur de la lampe montée sur mon fusil laser n’éclairait guère plus que si elle était recouverte d’un tissu, comme si l’air environnant absorbait cette lueur pour l’engloutir dans ces tréfonds noirâtre. Un regard à ma droite, puis à ma gauche, pour finir derrière moi, m’appris que j’étais entouré d’un grand nombre d’autres soldats, en première ligne d’une armée qui semblait se fondre dans la nuit noire, et qui avançait comme au ralenti. Nous étions tous séparé d’un bon mètre, errant sans un mot, essayant de calfeutrer le bruit de nos pas, comme si une grande menace nous épiait, cachée devant nous à quelques toises, se repérant par rapport à nous grâce à nos bruits. Le silence autour de nous était total, et nous marchions dans ce qu’il semblait être une morne plaine dégarnie de toute végétation et, chose étrange, de toute roche. Un paysage terreux, plat, noir, que l’on croyait sorti du plus ténébreux des cauchemars d’un homme.
Puis le silence glacial et oppressant s’évanouit pour laisser place à un petit couinement, et à un petit crissement. Je sursautais de terreur, comme sûrement l’ensemble de la première ligne, et l’armée s’arrêta, chacun fouillant devant lui avec sa lampe, mais rien n’apparut.
Cependant, le bourdonnement grandissait et s’intensifiait, accompagné de murmures venant de derrière moi :
« Ils arrivent ! » ; « Attention ! » ; « Je sens qu’ils sont tout près… » ; « Préparez-vous ! »
Je regardais à ma droite et à ma gauche, voyant mes congénères de première ligne aussi pétrifié par la peur que moi. Le chuintement initiale était devenu une grosse clameur venant de devant nous, mais les lampes braquées au niveau des hanches par certains, et vers le haut par d’autres, n’éclairaient qu’un noir vide de toute présence, nuisible ou non. Comme si l’ennemi était invisible.
Soudain, une sensation de froid envahi mes jambes, comme si un courant d’air très puissant et très rapide était soufflé à nos pieds. Ma lampe se baissa, en même temps que celle d’autres soldats qui venaient de se rendre compte de l’anomalie, vers le sol qui était maintenant vert, griffus et dentu. La vision d’horreur fut suivie d'un cri :
« ATTENTION ! A TERRE ! ILS SONT MINUSCULES ! C’EST DES VORACES !»
La scène devint cauchemardesque. Tandis qu’un fracas de coup de fusil laser se déclancha, comme si des milliers de soldats venaient de tirer en même temps, ce qui était peut être le cas, je sautais sur place par réflexe, faisant tomber trois bestioles qui s’étaient accrochées à mes jambes. L’infortuné soldat à ma droite venait de tomber à genoux, probablement déstabilisé par un trop grand nombre de voraces pendus à ses basques. Il disparut en quelques secondes, englouti par la marée marron verte dans des cris de souffrances atroces. Malheureusement pour moi, un saut comptait aussi une phase descendante dans sa conception, et je me sentis retomber, attiré par l’attraction de la planète. Mes pieds sentirent un sol mou et mouvant, puis craquant et visqueux. Je venais d’écraser quelques immondices au passage. Autour de moi, des dizaines, des centaines, des milliers, je ne pouvais le dire, de trais rouges de fusils laser s’échappaient d’une lueur blanche en direction du sol. Quelques formes humanoïdes s’enfonçaient comme mon ex-voisin dans la marée ennemie ; d’autres, pauvres soldats recouvert de la tête aux pieds de monstruosités, courraient aveuglément sur le champ de bataille, criant de terreur, percutant d’autres soldats, écrasant des xénos dans leur course effrénée, avant de tomber par terre et de se faire enterrer dans le flot vivant ; d’autres enfin sautaient, tout comme je l’avais fait, pour échapper aux voraces et en écraser en retombant.
Les gardes impériaux des lignes arrières, encore peu atteintes par la vague de créature, s’étaient regroupés en un mur compact et tiraient un feu nourri mais hésitant sur ces cibles mouvant avec une extrême rapidité et dotées d’une petite taille qui les rendaient difficiles à toucher.
Autour de moi, par contre, c’était l’hécatombe. Notre nombre diminuait à chaque seconde, et je sentais que le moment où j’allais m’enfoncer moi aussi dans la masse vivante n’allait tarder. Une forte chaleur sur ma droite. Je me tournai vers sa provenance pour voir un soldat armé d’un lance flamme carbonisant à tour de bras, tournant sur lui-même pour causer le plus de pertes à l’ennemi. Sa technique semblait efficace puisqu’on arrivait à apercevoir, à travers les cadavres immolés, le sol sous ses pieds : les xénos n’osaient plus s’approcher. Mais pour combien de temps ? Des voraces avaient profité du temps que j’avais passé à regarder l’autre soldat pour commencer à monter le long de mes jambes et à me mordiller les mollets. La surprise passée, je me tortillais sur place avant de me mettre à courir sans direction précise, venant, tournant, sautant, donnant de grands coups de pieds dans la masse qui s’étendaient dorénavant partout où je pouvais voir le sol.
Me retournant vers l’endroit que je venais de quitter, je vis que le soldat au lance flamme avait disparu. A sa place, je voyais une sorte de monticules de bestioles qui descendait au fil des secondes. Les Tyrannides avaient fondus en masse sur lui, et le pauvre n’avait rien pu faire. Mais il fallait que j’essaye de récupérer son arme. Je me tortillais de nouveau, puis essayait de progresser tant bien que mal vers ma destination. Mes espoirs s’effondrèrent quand une virulente flamme s’échappa du petit monticule devant moi, avant qu’une explosion se fasse entendre me faisant tomber à la renverse sur des ennemis. Des centaines de bestioles volèrent dans les airs, dans un crissement de surprise ; une flasque verte éclaboussa les alentours, dont je faisais parti ; et la vision du soldat à moitié écorché et éviscéré, et gesticulant encore avec des spasmes, comme s’il recevait un choc électrique arriva à mes yeux horrifiés.
A mon grand désarroi, les ventres à pattes avaient réussi à forcer la gaine de métal des bouteilles de gaz, ce dernier se répandant dans l’air et explosant à son contact. Mais j’avais un sérieux problème. J’étais le cul assis sur des carcasses de voraces que j’avais écrasé son mon poids en tombant sous le souffle de la déflagration, mais d’autres, vivants, m’avaient bondis dessus. Je me levai vivement, arrachant les voraces accrochés par des dents, des griffes et même des tentacules à mes membres, mon corps, et même un à ma tête. Je les enlevai comme un démené, ne me souciant pas que quelques bouts de peaux partent avec. La frénésie avec laquelle je gesticulais et la hargne avec laquelle j’essayais de me libérer me permirent de m’en débarrasser de tous, à par d’un qui restait la gueule encastrée sur une de mes grenades. Les grenades ! Bon sang ! Pourquoi n’y avais-je pas pensé auparavant ! Je pris donc la bête-grenade que je dégoupillais :
-Alors ma belle, on aime les grenades à ce point ? m’écriai-je en riant, comme si j’avais perdu la tête.
Et j’envoyais celle-ci devant moi. Deux secondes plus tard, les ténèbres devant moi s’illuminèrent dans une explosion semblable à celle du lance flamme. Puis je me mis à gueuler du plus fort que je pus :
-VOS GRENADES !! SOLDATS, IL FAUT SE SERVIR DES GRENADES !!
Les quelques secondes qui suivirent continuèrent comme si de rien n’était. J’espérais avoir été entendu. Puis la série de détonations se fit entendre. Partout autour de moi, des déflagrations faisaient sentir leur souffle chaud et faisaient gicler leur sauce verte et visqueuse. Comme dans un décor de folie, une nuit remplie de flashs, illuminé par les lueurs des explosions. Une douche de cadavres de voraces pleuvait tout autour de moi.
Un soldat totalement recouvert de pourriture bestiale courrait sur le champ de bataille, puis éclata dans un lumière aveuglante, les voraces le recouvrant giclant tout autour de lui, ses membres s’éparpillant par terre avant de disparaître dans la masse qui se reconstituait.
Et soudain, alors que je me tournai, je vis arriver sur ma face une monstruosité qui avait réussi à sauter jusqu’à moi. Et sous la surprise, je tombai à la renverse, voyant arriver sur moi une vague de dents, de griffes, de tentacules, de pics…

Et le réveil fut brutal…
Je me réveillais d’un bond, tout transpirant, le cœur battant la chamade, avec un mal de tête épouvantable, regardant tout autour de moi avec une lueur de terreur dans les yeux.

******************************************************

Après avoir repris mes esprits, m’être bien étiré, je cherchais dans un sac derrière moi la bonne miche de pain que j’avais entamé la veille en revenant de la dispute entre le colonel et le soldat torse nu. Les autres soldats s’éveillèrent enfin.
-Salut, les gars. Un peu de pain ?
Je leur jetais un morceau avant qu’ils aient répondu, et ils l’engouffrèrent comme s’ils n’avaient rien mangé depuis des jours et des jours. Une fois repu, l’un d’eux lança :
-Vous avez entendu les tirs cette nuit ?
-Ca n’a pas arrêté, répondis-je.
-Putain, c’est clair ! gueula l’adepte de Nurgle, à ma droite. Dès qu’on commençait à s’endormir, paff !, v’là dis pas qu’ça recommençait à pétarader !
Une rafale de bolter lourd nous rappela que la guerre psychologique continuait encore ce matin.
Le soldat en face de moi reprit :
-J’ai rien entendu, moi, cette nuit !
-En même temps, quand on voit comment t’as ronflé, on peut se dire que tu as bien dormi, toi, cette nuit ! reprit avec ironie celui qui avait lancé le débat.
-J’ai rêvé d’une table immense, rempli de bonnes choses à manger qui réapparaissaient quand on les prenait.
-Ahahah ! Et ça te fait ronfler de rêver de ça ?
-Mais non, je sai….
Il n’eut pas le temps de continuer sa phrase que la toile qui sevrait d’entrée à la tente s’ouvrit, découvrant le soldat qui m’avait recueilli lors de mon malaise l’autre jour. Il tenait de ses deux mains cinq écuelles qui tenaient plus par l’œuvre d’un prodige que par la dextérité même du porteur :
-A la bouffe les gars !
Il en tendit une à chacun. Celles-ci contenaient la même bouillasse qu’il m’avait déjà servie :
-Mais je vois que vous avez déjà entamé sans moi, fit il en riant et en montrant le bout de pain que j’avais encore en main. Et, a part ça, bien dormi ?
Les mêmes remarques ressortirent.
Nous mangeâmes ainsi, chacun racontant ses exploits nocturnes, mélangeant la pâtée avec des ingrédients meilleurs tirés de la « réserve magique », comme l’appelait son propriétaire avec malice. Propriétaire dont j’appris le nom par hasard : sergent vétéran Denred. La puanteur absolue s’appelait Cheet, le ronfleur Slhip et le quatrième, un grand homme à la musculature impressionnante, Farhid.
Une voie à l’extérieur de la tente se faisait de plus en plus forte :
« radio !!... radiO !!... radIO !!... raDIO !!t…n.p... rADIO !!Tu as vu le radio ? Non ? Pas grave. RADIO!! »
La toile de l’entrée se leva, et une tête apparue :
-Vous n’auriez pas vu le ra…Ah, ben vous êtes là, radi…euh…soldat Kirk ! fit elle en me regardant. Vous m’avez pas entendu vous appelez ?
-Beuh…répondis-je tout étonné.
-Allez, v’nez, j’vais pas vous manger. Y a l’colonel qui a besoin d’vous, on a r’çu un message à c’qui parait.
Je me levai pour le suivre quand Denred me pris par le bras, me chuchotant à l’oreille :
-Peux tu envoyer cela ? C’est…important.
Il me glissa un papier dans la même main.
-Il y a les coordonnées sur le papier.
Comme l’autre s’impatientait à l’entrée, je me mis en route. Il me guida à la tente ronde au milieu du camp.
-COLI LIVRE, COLONEL ! hurla-t-il en exécutant le garde à vous.
Le colonel, assis à une table bondée de papier en tout genre, leva les yeux vers nous pour dire :
-Je vous remercie, soldat. Vous pouvez disposer.
Une fois l’autre parti, il repris :
-Vous voyez la bande de benêt que je commande. Une moitié prêt à faire n’importe pour se faire remarquer, probablement pour s’attirer mes grâces et celles du commissaire Stark afin de prendre du galon, et une autre rebelle, n’en faisant qu’à sa tête, au bord même de la mutinerie, comme vous avez pu le voir hier, avec Gujong (je supposais qu’il me parlait du soldat qui s’était fait agresser hier par les voraces), ou avec votre copain Denred qui traficote par-ci par-là.
Je fut surpris de voir qu’il s’avait à propos du petit trafic du sergent vétéran et qu’il n’avait entamé aucune enquête ou n’avait pris aucune décision à par celle de laisser faire.
-Je pourrai inclure votre cas dans une troisième partie…Vous êtes radio, et on ne vous y voit que très peu, surtout depuis que nous avons appris que…
Il laissa sa phrase en suspend, comme s’il pensait au plus profond de lui-même avant de reprendre :
-Mais on m’a rapporté que vous avez eu une sorte de…crise, j’espère d’ailleurs pour vous que ça n’était qu’une… crise, mais encore, le commissaire Stark m’a dit vous avoir trouvé empestant l’alcool, alors que vous devriez savoir que cela est interdis dans le règlement. Bon, je suis plutôt laxiste quant à cela, vous avez peut être du le remarquer, et je veux bien passer cette anecdote. Par contre, j’espère que vous tiendrez votre langue pour notre petit secret car, comme vous venez de le voir, le moral des hommes n’est pas au beau fixe. Une si terrible nouvelle sonnerait le glas de notre mission. De plus, je tiens à votre vie, contrairement à Stark, qui vous aurait déjà fait passer par le fil de son épée si jamais vous n’aviez pas été le seul à savoir manier la radio et si je ne l’avais pas calmé, donc…ne me décevez pas.
Il fit glisser avec son bras droit un petit rideau derrière lui, et m’invita à entrer avec sa main. Je m’engouffrais dans le vestibule pour tomber nez à nez avec une grosse machine carrée armée d’une antenne touchant le haut de la tente. J’étais comme éberlué devant cette radio que je supposais être à très grande portée vu sa taille, mais mes gestes furent nets et précis. Bien entendu, rien ne me revenait quant à son maniement, et je ne me souvenais pas en avoir déjà manipulé, mais mes mains semblaient douées d’un volonté propre, et guidaient mes gestes. J’appuyais sur un bouton, activais un poussoir, tournais un sélecteur, pressais un commutateur. Mes bras retombèrent le long de mon corps, mais rien ne se passa. Ma main remonta alors rapidement pour tourner un bouton sur le côté gauche de la machine, et le son augmenta :
-Colonel ? Je crois que c’est bon…
Il entra dans la petite pièce et se plaça juste devant l’entrée, comme pour cacher l’endroit et empêcher les sons de passer. Une voix humaine, grave, métallique et partiellement brouillée commença à parler :
« La masse tyrannide est passée devant nous. Elle s’étendait sur une diz…
Je n’eu pas le temps d’en entendre plus que je me sentis tirer avec vigueur en arrière. Je tombais à la renverse et fus ensuite traîné hors de la petite salle. La grande silhouette du commissaire Stark passa alors devant moi, sa cape m’époussetant le visage.
-Moins il en saura, mieux cela vaudra, dit-il d’un ton froid et menaçant au colonel.
-De toute façon, il sait déjà. Sommes nous obligé de lui cacher cela ? répondit ce dernier.
-Il ne faut pas laisser le doute s’installer au risque de voir la gangrène et la maladie se répandre parmi les soldats.
-La gangrène ? La maladie ? Ne croyez-vous pas que vous en faites un peu trop, Stark ?
-Commissaire Stark ! Ne l’oubliez pas, colonel Yshdagar ! Et le moral d’un soldat peut aussi souffrir de la maladie. Il ne faut laisser le doute, la peur ou la corruption envahir l’esprit des soldats ! Ils doivent se soumettre et obéir, la foi dans les yeux, prêt à se sacrifier pour l’Empereur !
Mais il est fou ! Le commissaire Stark était fou ! Il voulait que nous soyons tel des automates, n’ayant aucune conscience, des moutons obéissants aux ordres avec une ferveur inégalée, courant au suicide les bras ouverts et accueillant la mort comme un trophée.
J’essayais de tendre l’oreille, mais je n’entendis pas la fin du message.
Je me cachais dans un coin jusqu’à ce que le rideau s’ouvre et qu’ils sortent. Le colonel resta debout, et, une fois le commissaire vacant à une nouvelle occupation, s’assit à son bureau. J’en profitais pour me glisser dans la salle à la radio afin de transmettre celui de Denred. Rien de bien important en fait, il écrivait à sa femme. Le fait qu’elle utilise une telle fréquence m’intrigua, seul l’armée en utilisant ce type. Mais je décidais de ne pas en tenir compte, et transmis tout ce que la mémoire sensorielle me permettait de faire, ce qui suffit amplement me parut-il. Je sortis alors, oubliant totalement que le colonel ne me savait pas ici. Mais il ne fut pas surpris de me voir.
-Tiens donc, fit il avec un sourire. Radio Kirk ! Vous nous espionniez ?
-Eh bien…oui, mentis-je, mais j’ai échoué faut-il croire, je n’ai rien entendu.
Il me regarda pensivement, puis enchaîna :
-Je suis désolé, soldat Kirk, mais il arrive que Stark soit…intransigeant.
-Ce n’est pas grave, répondis-je, essayant de faire comme si cela ne me touchait pas. Mais, qu’est ce que ce message avait d’important ? repris-je à l’encontre d’Yshdagar, espérant bien savoir de quoi il était question.
-Eh bien…C’étaient les scouts Spaces Marines qui avaient été envoyés en éclaireur afin de nous prévenir de la progression de la menace…La h…
Le bruit fut couvert par le fracas d’un tir de canon laser.
-La horde tyrannide sera sur nous demain matin, à l’aube ! réenchéna-t-il après s’être assurer que rien ne nous couperait encore.

************************************************************


La nouvelle de l’attaque avait été perçue comme un soulagement par une grande partie des gardes qui commençaient à trouver le temps long, enfermés dans leur campement à attendre la bataille.
Tous les soldats étaient prêts à en découdre, mais certains semblaient fatigués, énervés. La nuit avait été mouvementée, les raids Tyrannides devenant plus nombreux et plus menaçants. Une forme de type lictor avait même réussit à traverser notre barrage de feu, et avait causé une mort avant de se voir fondre par le pistolet à plasma du commissaire Stark, qui en avait profité pour motiver et enthousiasmer les troupes.
Mais depuis quelques heures, aucune forme ennemie n’avait été aperçue. Un calme tranquille, inquiétant, menaçant. Le calme avant la tempête…pensai-je.
Les quatre tranchées avaient été remplies d’une vingtaine de soldats chacune, et les petits passages les reliant entre elles avaient été rebouché à la hâte. Les derniers soldats se trouvaient en retrait, à la lisière du camp, installés aux postes des armes lourdes. La casquette de Stark s’agitait dans la première tranchée, tandis que le colonel Yshdagar inspectait chaque canons laser, autocanons et bolters lourds, vérifiant leur bon fonctionnement et leurs munitions. J’avais, quant à moi, l’honneur de me trouver à la lisière du camp, derrière le viseur d’un bolteur lourd, la grosse radio à ma droite. Je devais envoyer le déroulement de la bataille, événement après événement, à une fréquence que m’avait donnée notre colonel.
L’air était lourd, et un silence angoissant pesait sur le futur champ de bataille, accompagné d’une purée de pois qui réduisait considérablement notre ligne de vue. Puis, un son se fit entendre. D’abord lointain et presque inaudible, il s’amplifia pour laisser place au crissement de milliers de patte sur le sol rocailleux du canyon. Mais toujours rien n’était visible.
Tout le monde était maintenant tendu, les armes en joue, prêt à ouvrir le feu, et un laser rouge sorti d’un fusil laser d’un soldat de première ligne submergé par  la tension pour disparaître dans la brume. La riposte ne se fit pas attendre : on entendit résonner, aux murs du goulet, le râle d’agonie d’une bestiole qui s’effondrait par terre. Ce dernier fut noyé dans les cris de vengeance que lancèrent les membres de l’armée adverse encore invisible :
« POUR L’EMPEREUR ET POUR TYSHIAR ! NOUS TIENDRONS ! » se mit à gueuler Stark avant de tirer à l’aveuglette devant lui, imité quelques secondes plus tard par le reste de notre bataillon dans un grand fracas de tir et de cris de rage.
Mais un mal de tête me pris dès que j’entendis le nom Tyshiar. Les souvenirs réapparaissaient.
-FAIT…
Tyshiar était une planète située aux confins oriental de la galaxie, au bord de l’empire de l’Empereur, là où les Mondes Orks, les flottes Tyrannides et même certaines planètes sous le contrôle de la jeune race des Taus pullulent. Tyshiar ressemblait à une boulle vide et désolée, un grand désert rocailleux et grisâtre parsemé de canyons plus ou moins profond, tels des balafres sur le visage de la planète. Plusieurs canyons se regroupaient de temps en temps, formant des petites plaines au niveau de ces nombreux canyons, sorte de deuxième sol de la planète.
-…AT…
La planète était emplie d’une matière que je ne connaissais pas, mais qui semblait vitale aux yeux de l’empire, pour qu’il y fasse installer une immense ville usine dans une de ces plaines enfoncées. Malheureusement, et comme on devait s’en douter tôt ou tard, une flotte ruche Tyrannide passa à côté de Tyshiar, et, après avoir sûrement remarquer l’activité humaine qui y régnait, largua un petit contingent de ses monstrueuses créations, à l’emplacement d’une autre vallée-carrefour. Plusieurs sections de la Garde Impériale régissant ce secteur de l’empire, dont nous faisions parti, ainsi que plusieurs divisions d’un chapitre Space Marine avoisinant furent envoyés afin de contrer cette menace.
-…TEN…
Pour éviter de voir débarquer les xénos sur la surface de la planète, perdant ainsi l’avantage de la promiscuité d’un canyon et la prévision de leur déplacement, la proposition lancée par certains haut-gradés de faire sauter des blocs de murailles des canyons à leur passage fut mise de côté, et de petits campements furent installés dans chaque canyon reliant la vallée d’arrivée de ces monstres avec celle de la ville-usine  Contre toute attente, et malheureusement pour nous, la masse de xénos ne s’était pas séparée et avait pris chemin dans un seul canyon. C’était pour cela que je m’étais noyé dans l’alcool : une longue traînée de dix kilomètres de tyrannides nous fonçait dessus, et NOUS ALLIONS TOUS MOURIR SANS AUCUN ESPOIR DE SURVIE, ne servant qu’à ralentir l’avancée implacable de ces créatures !!!
-…TION !!!
Le soldat manoeuvrant le canon laser à ma droite me sauta dessus, et je vis une grosse gerbe verte, sorte de boulle dégoulinante projetée à une grande vitesse, passer juste au dessus de nous deux, et s’écraser sur une tente du camp, la faisant se désagréger une seconde plus tard. Le soldat se releva, repris son arme en main et me dit :
-Fais gaffe, on est en pleine bataille ! Je t’avais vu absent, mais je ne serais pas toujours là !
-Beuuuuh…lui répondis-je, encore secoué par la vague de souvenir qui m’avait envahie.
Puis, je repris les rênes de mon arme, et me rappelai que je devais transmettre un message. Mes doigts glissèrent avec détermination sur les boutons de la machine, et le message : « Contact établi à 10h24. Bataille engagée. » Je laissais le « Compte à rebours de notre mort débuté ! » méchamment ironique dans ma bouche, puis me concentrais sur ce qui se passait devant moi.
Une multitude de filaments rouges sortaient des tranchées pour s’enfoncer dans la brume. De temps à autre, un son étourdissant éclatait de ma droite ou ma gauche, et je voyais un rayon bien plus gros que celui de nos fusils lasers qui perforait le brouillard, accompagné cris stridents et de bruits faisant penser à de la chair qui brûle et se décompose après un fort coup de chaleur. Les canons laser avaient une faible cadence de tir, mais les dégâts occasionnés étaient impressionnants, quand bien sûr une cible était touchée.
Notre mur de tir maintenait les créatures à distance, et ce n’était en général que des cadavres qui, fauchés en l’air lors d’un saut, sortaient du brouillard. De temps à autre, une petite bestiole fendait le mur aqueux, esquivant les lasers, sautant sur les soldats de la première tranchée, et se faisant faucher en l’air par une rafale de bolter lourd. Les cadavres commençaient à s’empiler sur la plaine minée, et je me risquai à penser que ceux-ci finiraient par former un petit mur, protégeant l’avancée de leurs congénères. La bataille dura ainsi un quart d’heure, puis le colonel se leva de son autocanon, pris une télécommande, et hurla :
« MISE A FEU DES CHARGES !! CA VA PETER !! »
Et son pouce appuya sur le bouton rouge alors qu’une goutte de sueur dégoulinait sur sa joue. De petites explosions se firent entendre, suivie de nouvelles, comme une suite de pétards éclatant en entraînant d’autres, et ainsi de suite. Et soudain, un bruit indescrïptible, cent fois plus violent que les petites explosions précédentes. Puis, le silence, suivi quelques secondes plus tard d’un bruit aigu, perçant, strident, qui dura, dura, dura…Je regardai autour de moi, tout le monde criait, leur bouches grandes ouvertes. Mais aucun son n’en sortait. Le soldat à ma droite m’attrapa par les épaules, me secouant et m’hurlant, je le supposai à la vue de la déformation de sa bouche, mais rien. Toujours rien. J’étais devenu sourd, n’entendant désormais que ce son uniforme et strident qui ne s’arrêtait jamais.
Autour de moi, c’était la panique générale. Personne ne s’attendait à une explosion si puissante, et une vague énorme de poussière s’abattit sur nous tel un raz de marée, nous engloutissant en quelques secondes. L’air était devenu irrespirable, vicié, et je supposais que rester dedans trop longtemps pouvait nous être fatal. Une chose me percuta par le haut, et je vis avec horreur une espèce de monstre griffu et crochu. Ou du moins, tout ce qu’il en restait. Le bas de son corps avait été arraché, un membre crochu s’était enfoncé dans un des ses yeux, et la mâchoire inférieur avait traversé la chaire de la mâchoire supérieur, certaines dents ressortant sur le dessus de son crâne. Un autre cadavre de Tyrannide tomba quelques centimètres derrières moi, totalement démembré et décomposé, la carapace ayant même commencée à fondre. La poussière me piquait les yeux, et je me laissais tomber par terre, en boule, les yeux fermés, pleurant comme un gamin, affolé par tout se qui venait de se passer.
Tout devint noir, et je me calmai. J’étais bien, dans le noir, dans mon univers, seulement dérangé par le fond sonore, oubliant comment j’en étais arrivé là, ne pensant à rien.
Malheureusement, après un moment qui avait semblé durer une éternité, je me sentis bousculé, agité. Mes yeux s’ouvrirent vivement pour voir le colonel en train de me secouer et de me crier dessus. Il m’aida à me relever, continuant à articuler sa bouche. Je lui fis comprendre avec des signes que je n’entendais plus, et il me montra du doigt le champ de bataille. La brume avait disparu avec la chaleur dégagée par les explosions, et je vis une masse compacte, gesticulante, qui avançait vers nous, sautant, bondissant, courant, marchant. Au dessous d’eux s’étalait à perte de vue un tapis de cadavre de bestioles, qu’ils écrasaient sans vergogne. Nos rangs avaient bien diminués, et je voyais quelques cadavres de monstres et de soldats dans les tranchées. Certains Gaunts, rescapés de la déflagration et plus rapide avaient profité pour se jeter sur des soldats aveuglés par la poussière, et un corps à corps sanglant avait dû s’engager. Les tirs de couverture étaient moins nombreux, et certains Tyrannides prenaient appuis sur des congénères embourbés dans les barbelés pour sauter dans les tranchées sans qu’un tir puisse l’abattre. S’en suivait une rixe à la baïonnette et à la griffe, jusqu’à ce que le surnombre gagne après une ou deux pertes.
Voyant qu’ils étaient moins nombreux et qu’ils ne tiendraient plus longtemps, Stark fit signe aux soldats survivants de la première tranchée d’essayer de se regrouper dans la deuxième, à mon grand étonnement. Je fus surpris de sa réaction, moi qui le voyais rester sur place coûte que coûte, jusque la mort arrive. Mais ma plus grande surprise fut de voir Denred et Cheet sortirent de cette fameuse première tranchée pour se jeter en avant, tel des fanatiques suicidaires, sur des monstres qui arrivaient. Slhip, qui voulut faire de même fut trancher vif par la lame du commissaire Stark, et le reste des soldats sorti du fossé, rampant sous les barbelés de séparation pour rejoindre leur destination. Pendant ce temps, Denred et Cheet se battaient comme de beaux diables, entourés par une armée de pics et de lames, ignorant ceux qui se plantaient dans leur corps. C’est là que je me rendis compte de la puissance de la drogue qu’ils avaient prise le matin avant le combat. Mais il finirent par tomber, décapités par une énorme bestiole qui je pris grand soin de trouer de mon bolter lourd, laissant des vides béants dans sa carapace, avant qu’elle tombe en arrière, écrasant par la même occasion plusieurs de ses auxiliaires.
Malheureusement pour nous, le tir de barrage faiblissait, les armes surchauffant ou arrivant à la fin des munitions. Tandis que certains à ma droite et à ma gauche courraient prendre des munitions supplémentaires dans les caisses, certaines bestioles, après que les trous aux pieux furent rempli de Tyrannides empalés, arrivèrent à porter de saut de la deuxième tranchée. Plusieurs arrivèrent vivants dans la fosse, et embrochèrent quelques gardes avant de mourir éventré par l’épée énergétique d’un Stark furieux qui semblait posséder par un démon.
La deuxième tranchée fut évacuée, comme la première, pour rejoindre la troisième, après qu’un Genestealer y soit rentré pour se faire les pinces.
La troisième mis un peu plus de temps à résister, du fait de ces quatre lance flamme qui grillèrent un certains nombres de Gaunts de toutes sortes. Malheureusement, un essaim de Gargouilles jaillit du ciel, repoussé, mais au pris de nombreuses pertes, et laissant le temps aux guerriers à pieds de passer les barbelés pour atteindre la tranchée. Les soldats de celle-ci n’eurent, eux, pas le temps de la quitter, et se firent déchiqueter et bouffer vivant par les abominations ennemies. Tous les soldats de la dernière fosse dégoupillèrent des grenades et les envoyèrent dans la cavité perdue. De la terre vola, accompagnée de membres, de tête, et parfois, de corps de monstre, et de gros trou apparurent dans cette avancée Tyrannide qui nous avait fait perdre la troisième tranchée. Elle fut d’ailleurs arrêtée par quelques tirs de bolters lourds et d’autocanons bien placés.
Alors que nous nous attendions à voir une nouvelle vague sortir de la brume qui venait de réapparaître, nous cachant de nouveau de l’armée ennemie, rien ne se passa. Quelques tirs partirent de nos armes lourdes pour s’enfoncer dans le brouillard, mais toujours aucune riposte ne se fit voir. Une minute, puis deux, puis trois, puis un quart d’heure. Toujours rien.
Malheureusement, au moment où je n’avançais à croire, à mon grand étonnement, que nous avions débarrassé ce monde de la menace, de petites boules sortirent de la brume et vinrent s’écraser dans la quatrième et dernière cavité. Des mines ! Celles-ci explosèrent à leur arrivée, et certains soldats furent décomposés vivant sous l’effet de l’acide. De nouvelles boules apparurent, et ainsi de suite, et les rares survivants durent sortir de leur position pour venir nous rejoindre et ainsi éviter la pluie d’acide et de mort. Les pauvres étaient à moitié brûlés, la face putréfiée, les membres tenant encore au corps grâce de tout petit bout de muscles, les os apparaissant sous certaines entrailles dues à l’acide. Alors la pluie s’arrêta, et des ombres sortirent de la brume, fondant sur nous avec la vitesse de l’éclair. Nos tirs n’étaient bien entendu pas assez nombreux pour stopper tous ces nouveaux ennemis qui fondaient sur nous, et le corps à corps, accompagné de la mort, n’était plus qu’une histoire de secondes. J’eu quand même le temps de lancer une charge de démolition que j’avais trouvée en allant faire le plein de munition, charge qui explosa sur les premiers arrivant, causant une trentaine de démembrement chez nos assaillant, et stoppant leur progression.
C’est alors que, pris de folie, je me lançais en ouvrant la bouche et en essayant de crier de plus fort que je pouvais. Bien entendu, je ne pu m’entendre, mais le résultat espérer arriva, chaque soldat autour de moi abandonna son arme lourde pour se jeter, baïonnette au fusil laser en avant, empalant, enfonçant, embrochant les premières bestioles qui nous tombaient dessus. Emporté par notre élan, nous reprîmes la dernière tranchée sans aucune perte, stoppant net la progression d’en face. Les créatures, semblant éberluée par ce que nous venions de faire, se mirent à reculer, pour se retourner et finalement s’enfuir. Tel des démons, nous nous mîmes à leur poursuite, criant, hurlant la rage en nous, piétinant tous ces cadavres ennemi et ami sans aucune pitié, achevant tous ceux qui avait le malheur de trébucher.
Alors que nous atteignions enfin la première tranchée, toujours victorieux dans notre charge suicidaire, le sol se mis à trembler. D’abord fébrile, il s’accentua plus nous nous enfoncions devant nous. Et nous finîmes par arriver devant elle.
Celle-ci s’arrêta et nous regarda, quelque peu surprise. Elle faisait plusieurs mètres de haut. Une dizaine peut-être. Elle était armée de deux énormes et longues griffes de la taille de deux humains au moins, et d’un long tube faisant penser à une arme. Sa gueule était pourvue d’une dentition énorme, et pouvait engloutir un homme entier sans le couper. Une longue queue pourvue de pics et une plaque dorsale si épaisse qu’elle semblait indestructible venaient parachevé l’œuvre.
Après un moment de stupeur, nous bondîmes vers elle. Elle faucha la moitié d’entre nous avec son armes, brisant quelques jambes au passage, puis trancha par-ci, par-là, plantant indifféremment ses longues griffes dans de la chaire ou dans de la roche et de la terre. Ayant eu la chance d’être encore debout après le passage de son long tube, je sautais sur elle. Mais je tombai de sa carapace rutilante et glissante pour me retrouver par terre, le cul sur une tête d’Hormagaunt. Je pris mon arme, et fonçai, couteau en avant, sur le côté de la bête, à l’endroit où sa carapace dorsale rejoignait sa chaire ventrale. Mon coup dû toucher au but, car le monstre ouvra la bouche, probablement pour hurler de douleur, et se tourna vers moi, lâchant le corps sans tête du garde qu’elle venait de décapité, la bouche encore dans la gueule. Je fis demi tour et me mit à courir devant moi le plus vite que je pus. La bête était puissante et résistante, mais lente. J’avais le temps de me retourner pour voir si elle était encore loin sans pour autant prendre de risque inutile. Un moment vint ou je me tournai, pris mon fusil à l’épaule pour viser, pris bien mon temps, et décochai un laser rouge qui creva l’œil droit de la monstruosité. Je me retournais alors pour reprendre ma course quand je vis en face de moi une espèce de Genestealer que je n’avais jamais vu auparavant. Il était bien plus grand, et possédait des pinces bien plus grosses que ceux que j’avais rencontré jusque là. Voyant que j’étais coincé, je pris mon courage à deux mains, et fonçai, baïonnette en avant sur celui qui se tenait maintenant devant moi.
Tout se passa très vite. Au moment où j’allai le transpercer, il se décala à une vitesse que je n’avais encore jamais vue sur ma droite, et tendit une griffe au niveau de mon coup. Je tombai alors en arrière. Enfin, je tombai…ma tête tomba sur le sol, roulant avant de s’arrêter, buttant contre un cadavre, et les dernières images que je vis furent celles de mon corps sans tête avançant tout droit avant de s’effondrer par terre.

Et les ténèbres m’envahirent, calmes, douces, tranquilles, sereines………………

 Solmyr
 Messages postés : 1059
 Roi
 Solmyr
  Posté le 14/01/2006 19:32:47
Send a private message to Solmyr
C'est super , dommage que se soit deja fini
une belle fin héroique comme on les aime

héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors...
non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 19/01/2006 18:04:29
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Ouah!
Un admirateur qui a pu aller jusqu'au bout^^
Ca n'a pas été un peu long quand même?^^

 Solmyr
 Messages postés : 1059
 Roi
 Solmyr
  Posté le 19/01/2006 18:08:00
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ben....... non
Quand l'histoire est bien je vois pas le temps passé
(non , c'était nul , ok je sors^^)

héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors...
non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^
 Snake046
 Messages postés : 924
 Seigneur
  Posté le 19/01/2006 18:11:58
Send a private message to Snake046
Moi aussi j'ai lu jusqu'au boût !
Vraiment très bien !

Daniel : The next System Lord is Yu !
O'neill : Me ?
(Saison III, "Diplomatie")
 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 19/01/2006 21:34:30
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J'ai beacoup aimé moi aussi.

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...
 Capitaine de Lacy
 Messages postés : 742
 Seigneur
 Capitaine de Lacy
  Posté le 09/03/2006 22:01:35
Send a private message to Capitaine de Lacy
J'ai vraiment adoré, de toutes façon je suis fan de Wargen (de ces nouvelles, pas du gars, attention).

Char de bataille lourd francais AMX50 LECLERC
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 12/03/2006 14:02:35
Send a private message to Wargen
"De ces nouvelles, pas du gars" ^^
Encore heureux...quoique...
Non, par contre, je suis heureux que ça te plaise. Par contre, je pense avoir quelques temps de retard pour la suite de Stalingrot, je m'en vois désolé ^^'

 eldiablo
 Messages postés : 153
 Homme d\'arme
 eldiablo
  Posté le 02/04/2006 18:43:58
Send a private message to eldiablo
vraiment supert 'adort

j'ai beau être du coter floodeur LA SAVA TROP LOIN  SA POURIS L'EMBIANCE DU FORUM!!!!!!!!!!!!
 machove
 Messages postés : 31
 Voyageur
  Posté le 05/04/2006 17:12:43
Send a private message to machove
vraiment excellent !!

Citation :

Emporté par notre élan, nous reprîmes la dernière tranchée sans aucune perte



Faut pas abusé quand meme ... Le ''sans aucune perte'' est de trop, je crois.


Sinon c'est vraiment captivant  

--Message edité par machove le 2006-04-05 17:15:30--

 kasrkin89
 Messages postés : 23
 Paysan
 kasrkin89
  Posté le 01/05/2006 10:17:33
Send a private message to kasrkin89
ouai p-e mai genial qand meme


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