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forum Index du forum forumPar une nuit sans lune... forum[W40K6] Stalingrot

Auteur : Sujet: [W40K6] Stalingrot  Bas
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 25/01/2006 16:08:05
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Bon, j'avoue, c'est long, très long même, je pense, pour un seul post. Donc, je vous conseil de le lire si vous avez pas mal de temps (à perdre^^)

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J’en avais marre ! Marre ! Sous prétexte que j’étais plus petit que la moyenne, j’étais la risée de tous, à des degrés différents. Alors que les soldats se moquaient de moi sans le cacher, j’avais le droit à des sous entendus et à de petites remarques désobligeantes de la part du colonel et des gradés.
Il est vrai qu’on m’avait prévenu avant que je m’engage. Les gens de mon peuple m’avaient bien dit qu’il y avait du racisme au sein de la garde, mais je ne m’attendais pas quand même pas à cela. J’avais été séparé de mes amis, chacun se retrouvant dans des régiments différents, et j’étais seul, tout seul face à tous ces humains arrogants et méprisants. On avait quand même tout fait pour rester ensemble, mes six amis et moi, former un petit bataillon, et se mettre hors de porté  des insultes et des chamailleries, mais c’était sans compter sur la sournoiserie des hauts gradés qui usent de leurs pouvoirs à des fins non charitables.
-Tiens ! Bon, c’est pas excellent, mais c’est tout ce que j’ai pu faire.
La voix du soldat Strieger me fit sortir de mes pensées. Il me tendait une tasse, un grand sourire aux lèvres, la buée sortant de sa bouche me givrant le visage.
-Fais gaffe par contre, c’est chaud !
En effet, le récipient était bouillant, et j’en vins à me demander comment il avait fait pour le chauffer autant avec ce froid hivernal qui nous entourait. Je posais mes mains autour, et me réchauffait le visage avec la vapeur chaude qui se dégageait du liquide. Du café, comme il l’appelait, une spécialité de sa planète. Il m’avait même déjà raconté une légende de chez lui, assurant que ce liquide était présent sur Terra il y a bien longtemps.
Strieger était un peu différent des autres. Enfin, différent…Sûrement parce que c’était le seul qui avait de la considération pour moi. C’était même cela qui faisait qu’il était mal vu de la part ses propres congénères. Il était pourtant grand, plus grand que moi, mais ça n’était pas difficile, il était physiquement bien bâti et pouvait tenir tête à chaque soldat de notre compagnie lors des petites rixes qu’ils organisaient parfois et qu’ils nommaient « boxe ». En fait, c’était dans sa tête que ça clochait. Il était un peu niais… Ou stupide… Je ne savais dire. Il n’avait pas beaucoup de conversation ; il ne buvait pas, ne se droguait pas et n’allait pas aux putes ; il était sensible ; plein de choses qui ne l’avaient pas rendu populaire auprès des autres. Avec le fait qu’il me côtoie. Alors il restait de plus en plus avec moi. Un cercle vicieux en fait.
Avec moi, il était bien. Plus de moqueries, il avait même trouvé quelqu’un qui le laissait parler de tout et de n’importe quoi. Rien d’intéressant en gros, mais mon aphonie m’empêchait de le lui dire, et je n’avais pas envie de le lui faire comprendre. J’avais un peu pitié de lui, sûrement comme lui avait pitié de moi, et c’est cette pitié qui avait réuni deux êtres rejetés par la masse.
Le coup de feu retentis dans le calme des flocons qui tombent, et résonna à travers les immeubles en ruine de la ville, au moment où je buvais ma première petite gorgée. La tasse se brisa sur le sol, tendis que j’éternuais à cause de la chaleur dans ma gorge. Strieger se précipita pour me tamponner le dos, et, une fois remis, je pris Ben que j’épaulais et scrutais le contrebas de sa jumelle.
Le toit de l’immeuble sur lequel nous nous trouvions offrait une bonne vue sur la partie de la ruine dévastée dans laquelle nous combattions. C’était d’ailleurs pour ça que j’avais était posté là, dans mon rôle de prédilection. Accompagné, ou surveillé devrais-je dire, par le soldat Strieger du fait de la grande confiance que le colonel éprouvait à mon égard. Strieger avait été naturellement choisi pour le rôle, et je pense que malgré le briefing qu’il avait du recevoir quant à la façon à laquelle il devait me traiter, il me laisserait faire ce que je voudrais sans s’en rendre compte.
Le flou de ma vue mit un certain temps à se dissiper, et la blancheur immaculée de la neige ébloui ma lunette, me faisant détourner le regard.
-Ca va ? me demanda Strieger, inquiet.
J’acquiesçais de la tête et replaçais mon œil dans son oculaire préféré. Je modifiais l’épaisseur de ma visée
, afin d’avoir un plan plus large et de voir se qu’il se passait sous mes yeux. Je scrutais à droite, à gauche, mais rien ne s’offrait à moi. Un nouveau coup de feu retentis. De l’autre côté du toit. Je me levai de toute ma petite hauteur et me précipitais vers l’action. Je posais délicatement Ben sur le rebord du petit muret délimitant la limite de la toiture, et reprenais ma position favorite. A travers ma lunette apparu un petit peloton, le sergent Himms à sa tête. Ce crétin décérébré de Himms, toujours le premier lorsqu’il s’agissait de m’insulter. Et je l’avais au bout de mon canon, prêt à lui faire regretter toutes ces moqueries ravalées parce que je ne pouvais rien faire. Je chassais cette idée de ma tête, et regardais vers quoi ils courraient, baïonnette aux canons, tirant dans leur course : un petit regroupement d’orks massé derrière des sacs de sables, protégeant une pièce d’appui manœuvrée par des gretchins qu devaient franchement se demander pourquoi ils étaient là. Curieuse situation d’ailleurs, des humains chargeant des orks.
-J’arrive pas à bien voir ce qu’il se passe, lâcha Strieger à ma droite.
Comme je sentais qu’il mourrait d’impatience de voir à travers une lunette, chose qu’il n’avait jamais faite, et peut-être même de se servir de Ben, je me désaccroupis et lui tendis ma chère arme. Il regarda à travers le tube grossissant, comme un enfant qui vient de découvrir un nouveau jouet, et s’amusa à zoomer et rétrécir la vue, regardant partout autour de lui, par terre, en l’air.
-C’est marrant ! dit-il à mon encontre.
Puis il en leva son œil de l’oculaire, et me regarda avant de me demander :
-Euh….Je….Je peux…..Poumpoum ! Je peux tirer une fois avec ?
Je le regardais, amusé, et acquiesçais. Il s’accroupis en essayant de m’imiter, puis arrêta de bouger, même de respirer, puis appuya sur la détente avant de me rendre l’arme, déçu.
Et oui ! Faut prendre en compte la distance, mon gaillard ! pensais-je ironiquement.
Je repris alors ma position, et rejetais un coup d’œil au campement ork. Himms égorgea un ennemi désarmé avec son sabre, et je me rendis compte qu’il étais le seul survivant du côté humain, et qu’il ne restait guère que les cinq petits grots de la pièce d’appui du côté ork, grots qui étaient regroupés les uns sur les autres contre des sacs de sables, totalement paralysés par la peur. Les gretchins me firent penser à moi-même, la paria des orks, battus, utilisés contre leurs grés, sans espoir autre que de mourir. Un sentiment amical envers eux me vint à l’esprit. Mais Himms passa devant mes yeux, et sa démarche conquérante me ramena à la situation. Le soldat attrapa un des « prisonniers », le souleva devant sa tête, lui gueula quelque chose avant de le décapiter et de jeter le cadavre rageusement derrière lui. Alors qu’il avançait vers un autre, près à recommencer son acte, je posais mon doigt sur la détente, et envoyais une cartouche, traversant la froideur et les flocons,  se loger avec une grande vitesse et une précision diabolique dans la chaire de son pieds droit. Surpris, et sous la douleur, il s’effondra par terre, et les créatures, réagissant une fois la surprise de leur providence passé, ramassèrent des objets métalliques qu’il trouvèrent par terre autour d’eux pour les abattre frénétiquement sur le sergent au sol.
J’enlevai mon œil de la lunette, désemparé. Ce que je venais de faire me soulageait, mais j’en étais vraiment peu fier. Malgré les sentiments de soutien que je venais d’éprouver pour mes congénères à peu verte, il n’en restait pas moins des ennemis comme les orks, et ils n’auraient sûrement pas réagis comme moi dans ma situation. Une larme perla sur ma joue, et gela aussi sec. Je me débarrassais de ma goutte solide, me levai, et me mit à courir sur le rebord à ma gauche. Des nouveaux coups de feu avaient retentis, et la bataille s’engageait comme l’attestaient les sons qui parvenaient d’en bas.
Je posai le pied sur une plaque de givre et ma chute, bien que spectaculaire, fut amortie par l’épais manteau que je portais. Strieger, qui me suivait partout où j’allai, m’aida à me relever et une fois sur pied, je vérifiais que Ben, sur lequel j’étais tombé, allait bien. Heureusement pour moi, rien n’avait l’air endommagé. Je repris alors ma course, faisant attention cette fois-ci à ne pas me retrouver de nouveau par terre, et je m’installais tranquillement sur le rebord. Je voyais sans problème sous mes yeux une patrouille impériale aux prises avec une bande ork.
-Eh béh, je suis bien content d’être là ! s’exclama Strieger qui venait de voir la scène sous nos yeux.
Et j’approuvais ses dires au plus profond de moi-même. Je n’avais jamais compris le plaisir de foncer sur l’ennemi, ou de le voir fondre sur nous pour s’engager dans un masse indescrïptible et inutile. Un bon barrage de feu, voilà ce que devrais être la guerre ! Je pris une cartouche dans ma sacoche, l’examinais, et le jetais derrière moi. Gelée. Une autre. Ah ! Bonne cette fois-ci. Je l’encochais avec délicatesse, et m’accroupi. Mon œil s’approcha, et je vis une surface verte, entrecoupée d’une élévation palpitante. Mon doigt se tendit. Et je jetais ensuite ma main droite vers la molette d’ajustement de visée. La lunette de Ben avait due se dérégler lors de ma chute. Une fois la bonne vue trouvée, je pus constater mon œuvre. Un ork, en retrait du combat, se tenait l’épaule gauche d’où coulait un ruisseau rouge cristallisé. Il regarda dans ma direction, et s’effondra par terre. La deuxième balle avait transpercé la narine droite, le crâne, et s’était logé dans la neige, la teintant d’un point rouge.
Heureusement qu’ils étaient là, eux, au moins. Ce qui était bien avec les orks, c’est qu’ils aimaient le combat par-dessus tout, donc ils étaient prêts à se battre n’importe quand, mais le mieux, c’est qu’ils n’étaient pas très malin, et que lorsqu’ils étaient pris pour cible par des tireurs isolés, tel moi, ils cherchaient d’où provenaient le tir au lieu de se mettre à couvert. C’était un régal incroyable de pouvoir accrocher à son tableau de chasse une bande d’ork éberlués, grognant Gork et Mork pour savoir d’où venaient les tirs qui les abattaient un par un. De quoi vous faire oublier tous vos problèmes actuels.
Une nouvelle victime s’effondra, faisant trébucher la masse verte qui courrait derrière elle, qu’un garde ne manqua pas de transpercer avec sa baïonnette.
-Joli coup ! s’exclama Strieger qui me fit sursauter.
Nous nous trouvions beaucoup plus près de l’action que tout à l’heure avec le sergent Himms, et Strieger pouvait voir ce qu’il se passait en bas sans aide. Il fallait donc que je fasse attention, et que je réprime mon envie de tuer des humains si jamais elle revenait.
Me reconcentrant sur le féroce corps à corps à nos pieds, après avoir recharger, je vis dans mon cercle un ork levant sa hache tronçonneuse pour l’abattre dans le dos d’un pauvre garde à quatre patte. Ma balle traversa la main verte qui lâcha alors l’arme. J’armais en vitesse Ben, puis envoyais un missile dans le buste de l’ork qui essayait maintenant d’étrangler de ses grosses mains le pauvre homme. Une seconde plus tard, et Ben de nouveau rempli, je scrutais la zone de combat. Les orks semblaient avoir pris le dessus sur les gardes, et je devais me dépêcher d’inverser la tendance. Je transperçais l’oreille d’un ork, et, malheureusement, la balle ne s’étant pas arrêtée, le pied d’un soldat humain.
Je réarmais machinalement et donnais de nouveau la mort à un peau verte. Ma main saisis une nouvelle munition alors qu’un trait rouge apparut à droite de mon oculaire pour plonger vers le combat et s’enfoncer dans la cuisse droite d’un ennemi.
Quel crétin ! Je mis ce que j’avais dans la main là où il devait être, puis me tournait vers Strieger et donnais un coup de pied dans son fusil avant qu’il ne retire. J’essayais alors de lui faire remarquer, par des signes, que si il se mettait à tirer, nous devenions visible de l’ennemi. Comme il ne comprenait pas, j’écrivis avec mon index droit dans la neige le mot : visible, puis nous indiquais tout les deux, avant de barrer ce que je venais de noter.
-Euh…Tu veux pas qu’on soit vu ? essaya-t-il.
Il secoua la tête, comme s’il avait compris, après que j’ai acquiescé.
-Mais…je m’ennuie moi ! rétorqua-t-il.
J’haussais les épaules, puis mis mon doigt devant ma bouche, et repris ma position. Une cible parfaite s’offris à moi J’appuyais sur la gâchette, et un clic suivi d’un crissement se firent entendre, la cible étaient encore debout. Merde ! J’avais sans faire exprès mis une cartouche gelée. J’ouvris précipitamment Ben, et remarquais avec soulagement qu’il allait bien. La balle traîtresse fut ôtée et remplacée, et je pus replacer mon œil dans mon hublot. Ma cible d’il y a quelques seconde se tenait debout, face à moi, une baïonnette prolongée d’un fusil plantée dans le bras droit, la main gauche tenant une hache artisanale enfoncée dans les côtes sanguinolentes d’un garde. La punition ne se fit pas attendre : le projectile se ficha entre ses deux yeux. Un tir d’une précision remarquable, même pour un sniper. Je me tournais pour voir si Strieger avait vu, mais il n’était pas là. Il devait sûrement faire un tour sur le toit, pour se dégourdir les jambes et savoir se qu’il se passait tout autour de notre immeuble. Bah, autant continuer sans lui.
J’encochais de nouveau, puis fauchais un ork qui se jetait en sautant sur un soldat, stoppant net son bond. Celui-ci, ayant survécu à mon tir, essaya de se relever mais fut achevé par son ancienne cible. De nouveau prêt à tirer, mon dévolu tomba sur un ork un peu plus petit que la moyenne, qui essayait de passer entre deux autres qui l’empêchaient d’accéder au pauvre soldat rampant devant eux, la jambe droite coupée. Mon missile se précipita vers son but, mais rebondis contre toute attente sur l’épaulière gauche, et transperça la poitrine d’un des deux autres monstres devant lui. Ceci me déçut quelque peu, et je remarquais enfin que nos ennemis étaient bien découverts pour un temps pareil. C’était peut être pour cela que je trouvais qu’ils tombaient facilement sous mes coups. La peau des orks devait être bien dure pour qu’ils ne sentent pas le besoin de s’habiller et de rester ainsi torse nu, seulement accaparé de minces couches de métal que forment habituellement leurs armures par ce grand froid, cette bise hivernale. Quand je pensais que j’avais moi-même un peu froid sous mes chauds vêtements…
Ceci ne m’empêcha cependant pas de dégommer celui qui avait eu le culot de me résister. L’affront lavé, j’abatis celui des trois qui était encore vivant.
En bas, les choses semblaient s’animer. Une autre patrouille de gardes avait rejoins le combat du côté impériaux, mais de nombreux orks augmentèrent les rangs ennemis par la même occasion. La supériorité numérique penchait d’ailleurs pour les peaux vertes, et je sentais que le coin allait devenir infréquentable pour des groupes comme Strieger et moi. Un vert vit la fureur de l’Empereur s’enfoncer dans sa hanche, l’ire de Ben traverser son épaule droite, et sentis sa dernière heure venir avec mon courroux lui arrachant l’oreille gauche et une partie de sa cervelle. Trois munitions pour un ork…Ma moyenne était en chute libre. Je me rattrapais grand heureusement avec le suivant qui vit sa cage thoracique exploser et le sol de sa tête se rapprocher.
Un gros bloc, plus grand que les autres d’une tête au moins, armé d’un hache monstrueuse et tenant en laisse une ignoble créature baveuse que je reconnus être un squigg émergea de la masse, et se mit à hurler en levant son énorme arme. Mon tir fut, à défaut d’être meurtrier, spectaculaire. La balle se ficha dans le manche de son arme, entre le majeur et l’annulaire, traversa et entra dans son bras, arrachant l’intérieur sur son passage, descendant le long de l’avant bras, entrant dans le bras en coupant quelques nerfs, puis arriva au niveau de l’épaule pour enfin sortir du corps et se perdre dans la masse verte derrière celui qui devait être le chef, le BigBoss comme ils aimaient l’appeler. La surprise passée, le monstre se tordit de douleur.
J’enclenchais alors une nouvelle munition pour espérer mettre fin aux jours du chef ennemi, mais quelque chose me percuta doucement la cuisse droite. Encore Strieger qui m’emmerdait…surtout que c’était pas le moment avec ce qu’il se passait en bas. Je quittais ma lunette et regardais à ma droite. Et déglutis. C’était en effet Strieger, mais pas Strieger en entier. C’était sa tête qui avait roulée jusqu’à moi. Une tête livide dont les yeux me fixaient imperturbablement, comme si il voyait encore. Une fois le sol décoré, je regardais un peu plus sur la droite. Une traînée de sang dans la neige me guida des yeux jusqu’à une ouverture d’où giclait un flot ininterrompu d’hémoglobine. C’était le cou de Strieger auquel était rattaché un corps gisant sur le sol, duquel ressortait le manche d’une arme bien enfoncée. Et derrière celui-ci, un ork au moins aussi imposant que celui que j’avais vu en bas, dont le corps était recouvert de taches sanguinolentes et dont la lourde et profonde respiration formait un nuage autour de la tête…

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--Message edité par chronic le 2006-03-05 21:02:42--

 Mortyaris
 Messages postés : 1406
 Roi
 Mortyaris
  Posté le 25/01/2006 16:44:50
Send a private message to Mortyaris
yaaaaaaaaaaaahouuuuuuuuuuuuu !!! c'est vraiment excellent ! très agréable à lire et bien détaillé !!! bouhouhou ! Strieger est mort ! Mais que va devenir notre petit sniper ? ^^

ps : "La balle se ficha dans le manche de son arme, entre le majeur et l’annulaire, traversa et entra dans son bras, arrachant l’intérieur sur son passage, descendant le long de l’avant bras, entrant dans le bras en coupant quelques nerfs, puis arriva au niveau de l’épaule pour enfin sortir du corps et se perdre dans la masse verte derrière celui qui devait être le chef, le BigBoss comme ils aimaient l’appeler"

très joli coup ! ^^

 jean marie le retour 2
 Messages postés : 428
 Chevalier
 jean marie le retour 2
  Posté le 25/01/2006 16:56:45
Send a private message to jean marie le retour 2
troooooooooooooooo styléééééééééééééééé
surtout le nom stalingrot === stalingrad?
grot paske c un grot^^ perspicace nn?LOOL
bon texte dommage que strieger meurt c'est triste^^ vite la suite !

_Dis grand père c'est quoi ce que tu mange?
_ce sont des welther's original et tu savait ce que mon grand père me disait?
_Nan
_que celui qui en mangeait devenait quelqu'un d'extraordinaire...
_Waaaahhh !!
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 27/01/2006 13:49:12
Send a private message to Wargen
"Mais que va devenir notre petit sniper?"
"grot paske c un grot^^ perspicace nn?LOOL"
La réponse dans la suite^^ (toujours aussi long, je m'en vois désolé)
Bonne lecture pour les lecteurs

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Le gros ork sourit bouche ouverte, laissant percevoir une mâchoire énorme et fortement édentée. Le combat fut court et facile, mais il avait eu un ennemi rien que pour lui tout seul. D’habitude, il devait se battre contre les autres orks qui ne voulaient pas lui laisser sa part du combat, mais là, il était seul de seul.
Comme il était gros et grand, il se déplaçait lentement. Alors que sa bande avait déjà engagé une baston avec des zumains, il se traînait loin derrière eux. Mais c’est grâce à cela qu’il aperçut Kork recevoir une balle dans l’épaule. L’autre traînant aussi un peu, il n’y eut que lui qui le vit pointer le bras vers le toit d’un immeuble, avant de s’effondrer par terre, sans vie et avec un trou dans la face. Intrigué, le retardataire avait décidé de monter en haut. Il entendait les bruits du combat, en bas, alors qu’il montait un escalier prêt à s’effondrer sous son poids, et il se disait qu’il était en train de manquer quelque chose. Mais la curiosité était plus forte, et il arriva enfin devant une porte auréolée de lumière. Il la fracassa d’un grand coup de pied, et entra sur le toit pour apercevoir un peau roze surpris par son intrusion. Le peau mou tenta de fuir, mais la hache envoyée par le mastodonte lui coupa la jambe droite, et il s’affala par terre. Il se mit à ramper, mais l’ork le rejoignit facilement, attrapant son arme qui traînait par terre d’une main, puis sa victime de l’autre. Le soldat, un peu groggy, semblait faire preuve de courage car il serrait les dents, et n’avait poussé aucun cri quant à sa douloureuse blessure. Son agresseur le regardait en souriant :
-Yurk !... Yurk !... Yurk !... Yuuuaarrgghhh …
Le couteau que le zumain avait sorti de sa botte s’enfonça difficilement dans le bras qui le retenait, avant que la lame ne se brise, et la montagne de muscle lâcha prise, quelque peu surprise. Vo mieu lé r’gardé kan ils son mor ! pensa-t-elle ensuite, avant de lever sa hache au dessus de sa tête. L’autre, par terre, lança en sanglotant :
-J’ai pas crier ! J’ai pas parlé, Grems ! J’ai pas…
Le coup tomba, et la tête se détacha facilement. L’ork donna un coup de pied rageur dans celle-ci qui alla rouler plus loin.
Le gros ork sourit bouche ouverte.

Il regarda le corps sans vie devant lui, puis planta d’un grand coup son arme dedans, pour voir si il était vraiment mort. La lame traversa la chaire et la neige, et arracha un peu de béton. Il se mit alors à suivre des yeux la trace sanguinolente laissée par terre par le roulement de la tête. Et il la vit, arrêtée aux pieds d’une créature. Elle ressemblait à un zumain, mais en deux fois plus petit. Un peu comme un bébé zumain, mais avec une tête de zumain grand. L’autre aussi l’avait aperçu, après avoir vomi en voyant la tête à ses côtés. La respiration du géant s’accéléra et devint rauque et brusque, formant, avec le froid l’entourant, un petit nuage autour de sa tête qu’il essaya de faire disparaître en le chassant de ses grosses mains. Une fois le trouble disparut, il remarqua que le nabot n’était plus là où il était avant. Il regarda autour de lui, et vit que le toit était vide, à part un bloc de cheminées démolies et une petite cache en tôle devant lui, et l’entrée de l’escalier derrière. Alors qu’il scrutait sans bouger, un petit bâtonnet émergea de derrière le bloc de cheminée, sur la droite, et un « plop » se fit entendre. L’ork ressentit une petite douleur à l’avant bras dans lequel s’était déjà enfoncé la lame du couteau, mais n’y fit pas attention, attrapa son arme et avança du plus vite qu’il le pouvait vers le muret d’où venait de disparaître le tube noir. Il arriva à l’angle, attendis une seconde, et sauta de l’autre côté. Mais rien. Personne. Il revint alors sur ses pas, et aperçut, tournant la tête à sa droite, l’ennemi qui courrait du plus rapidement qu’il le pouvait vers l’entrée de l’escalier. Une course poursuite s’engagea alors pour savoir lequel arriverait le premier à destination, le nabot pour s’enfuir et l’ork pour le retenir sur le toit. Les deux avaient du mal à aller vraiment vite, mais le peau roze semblait prendre de l’avance. Jusqu’au moment où il glissa sur une plaque de glace. Le peau verte pris alors bien soin de se mettre entre la sortie et son ennemi, puis se mit à avancer doucement, et lança lentement et avec difficultés, comme si il cherchait ses mots, et, que pour lui, parler était une chose qu’il avait du mal à faire :
-Cé MOI L’PLU FOR… PASKE… Cé Lé ORKS… Lé PLU FOR… é KE J’SUI… UN ORK !
L’autre, qui venait de se relever, se mit à courir en direction de son adversaire, un peu surpris, puis, quand il fut assez prêt, se jeta sur le ventre, et se mit à glisser sous les jambes du colosse. Malheureusement, ce dernier avait sa grosse hache traînant par terre à côté de lui, la ramena entre ses jambes, et le glisseur s’empala le crâne sur le tranchant.
-Yurk !... Yurk !... Yurk !...gloussa le vainqueur.
Il détacha son arme, puis la replanta dans le corps de sa victime, comme pour son ancien cadavre. Il attrapa le pied du zumain nain devant lui, et prit la direction des escaliers. La tête morte cognait contre les marches d’un « toc…toc…toc » frénétique et insupportable. Mais l’ork n’en avait cure, et continuait sa descente en souriant sous les craquements d’un escalier en piteux état. Et ce qui devait arriver arriva : l’escalier s’effondra sous le poids du monstre qui essaya de s’accrocher sans espoir aux murs. Mais la chute ne dura que deux seconde : ils étaient descendus, son cadavre et lui, jusqu’au premier étage lorsque l’escalier rompit. Le peau verte reprit alors sa route vers la porte de sortie du bâtiment, tenant encore dans sa main la cheville de sa victime qui le suivait derrière lui, entraînant un tas de gravillon avec elle.
Une fois dehors, il vit que beaucoup d’orks avaient rejoins sa bande, et qu’ils avaient massacrés tous les zumains. Le BigBoss Mag Katrak était là lui aussi, mais il avait le bras droit salement amoché. Une balle lui avait traversé tout le long du bras, et des Médikos s’activaient autour de lui. Quand le chef vit l’autre ork de la même carrure que lui approcher, il envoya balader les gretchins perchés sur son bras et son épaule, et s’éloigna du groupe en direction du nouveau venu :
-Tok Tok !! Kan on é arrivé avec lé boys, on a vu k’ta bande été en train de s’battre contre dé zumains, mé toi, t’été pa là ! Ch’peu savoir où k’t’été ?
-Kan chuis arrivé…pour m’battre…j’ai vu Kork…montré là haut…é chuis…allé voir. Y avé…un zumain…é un…euh…ça ! fit-il en levant la main tenant la cheville, et montrant son trophée.
-Cé un ratling ! Un sniper des zumains ! T’as bien fé d’le buté !
-Yurk !...Yurk !...Yurk !...En plus…ils été rien…qu’pour moi !
Puis, regardant son cadavre, Tok Tok remarqua que sa hache s’était brisée lors de sa chute dans l’escalier. Il lâcha son ratling et se dirigea vers la masse de guerriers. Il s’approcha alors d’une hache tronçonneuse qu’il prit dans ses mains et scruta comme un trésor :
-Eh ! Cé ma hache ! râla un vert voyant cela, avant de se faire trancher en deux.
Du sang gicla partout autour sous la vitesse de rotation des dents de l’arme, éclaboussant le mastodonte au visage.
-Tro…kool ! s’exclama-t-il.
Tok Tok était en fait un ork niais, encore plus niais que les autres orks. Il avait la carrure, la force et l’endurance pour devenir un BigBoss, mais sa limite intellectuelle et son manque d’ambition l’avait cantonné à un rôle de simple boyz, commandant de temps en temps des petites bandes, comme aujourd’hui. Mag Katrak en était d’ailleurs satisfait, voyant son rang non discuté, et même protégé par un guerrier au moins aussi fort que lui, et à qui il pouvait tout demander, même de se battre contre quelqu’un voulant la place de BigBoss. Tok Tok, surnommé ainsi parce qu’il semblait des fois bizarre, aimait le combat par-dessus tout, allant même jusqu’à se battre avec ses partenaires, et devant ses ennemis, pour avoir sa part du combat. Il avait d’ailleurs été très actif lors de la prise de la ville par les orks, envoyé en éklaireur avec d’autre boyz, ravageant tout sur son passage, dans une discrétion propre à lui-même (on fé tou pété !).
Une pétarade inaudible se fit entendre, signe que les Truks et les Buggys venaient de rejoindre l’attroupement.
Mag Katrak, entouré d’une marée de boyz, prit la parole, essayant de surmonter le bruit des moteurs crissants et gémissants :
-FO VIRé Lé ZUMAINS DE LA VILLE ! é Y A UN CAMP ZUMAIN PAR Là ! fit-il en montrant une direction du doigt avant de reprendre. ON VA S’BATTRE, é ON VA GAGNé PASK’ON é Lé PLU FOR !
La masse se mit à crier de joie et de rage, les uns tirant en l’air avec leurs flings, les autres lançant des gretchins effrayés, certains sautant frénétiquement sur place.
Y sé tro bien parlé, le chef ! Cé pour ça k’il é chef ! pensa Tok Tok en poussant un rire qui ressemblait plus à un grognement.
Puis le BigBoss enchaîna :
-Waaaggghhh !!!
La foule repris en délire.
-WAAAggghhh !!!
De nouveau, un écho sortit de la masse.
-WAAAGGGHHH !!!
Et la marée verte se mit en route, des boyz se jetant sur les Truks et les Buggys, d’autre courant vers le camp zumain en hurlant et en tirant n’importe où, du moment que ça faisait du bruit.
Un Truks rempli passa en trombe à côté de Tok Tok qui s’empressa de courir après sur dix mètre, sans comprendre qu’il ne le rattraperait pas. Un autre, encore plus bondé, klaxonnait pour se frayer un passage dans le flot verdâtre. Le gros tas de muscles se mit devant, et sauta au moment où il allait passer sous les roues. Il roula sur le capot, tapa la vitre avant qui se fissura, passa au dessus avec la vitesse, et attrapa de justesse la planche de bois dépliable, qui sert normalement à permettre aux orks de sortir du Truk sans risques, mais que ces derniers ne déplient jamais, car « cé inutil ». Il essaya alors de forcer sur ses bras pour se rapprocher de la barge où se trouvaient les autres boyz. Mais une douleur se fit sentir dans un bras qui lâcha. Il se souvint qu’il avait une lame de couteau et une balle dedans. Son voyage en Truk devenait problématique, et le géant voyait déjà son chemin à pieds jusqu’à la baston se profiler dans sa tête.
-Cé ce balour qui nous ralenti ! s’exclama un guerrier à bord du véhicule, assis juste devant lui.
-Chuis pas…un balour…é d’abor…kasse-toi !
Il força d’un coup sec sur les muscles de son seul bras encore attaché au bout de bois, agrippa l’ork qui venait de parler de son autre main, et le jeta par-dessus bord. Mais au moment où il voulut recommencer pour prendre la place de l’éjecté, la barrière de bois se détacha, et il fut sauvé in extremis par un ork qui attrapa sa main tout en se retenant au Truk. Les autres l’aidèrent, et Tok Tok put enfin prendre sa place et s’asseoir parmi les guerriers embarqués, après avoir passé quelques secondes en l’air, emporté par la vitesse de l’engin.
Le chauffeur fou avait du mal à voir avec la fissure de la vitre, et les cris des boyz derrière lui, lui sommant d’aller plus vite, l’empêchaient de se concentrer sur son chemin. Le véhicule faillit percuter des blocs de béton, des immeubles démolis, ou même se renverser sur le côté des dizaines de fois, mais le maniak au volant avait l’air de savoir ce qu’il faisait. Il fracassa la vitre gênante d’un grand coup de poing, hurla un « Gaffe, ça va dékoifé ! », et appuya sur le gros bouton rouge à sa droite. La réponse ne se fit pas attendre : la vitesse du frêle engin doubla, et trois guerriers mal accrochés passèrent au dessus de Tok Tok qui baissa la tête, et se retrouvèrent déjà enfoncé dans la neige vingt mètres derrière le véhicule la seconde suivant leur chute.
Le voyage continua ainsi, chaotique et cahotant au possible, jusqu’à ce que des coups de feu et des cris de rage et de douleur se fassent entendre. Une explosion détona devant le Truk, et chacun compris qu’ils étaient arrivés. La carcasse fumante et en feu d’un véhicule de conception ork apparut peu de temps après à leur yeux, et ils virent que cinq autre engins, encore intacts, avaient déversé leur cargaison verte, et qu’un violent combat s’engageait entre leur propre véhicule et une petite muraille bétonnée et parsemée de bunkers, caractéristique des camps impériaux préfabriqués.
Leur transport continua en trombe, passa au milieu du corps à corps, écrasant zumains et orks sans distinction, puis alla se fracasser, après que tout le monde ait sauté dans la bagarre, sur une paroi de la muraille, la faisant s’effondrer sous l’explosion, et emportant avec elle les quelques soldats qui avait pris place au dessus et qui pilonnaient de leurs fusils la scène à leurs pieds.
Trois orks s’étaient foulés la cheville en chutant du Truk, mais Tok Tok avait bien calculé son coup, et était tombé sur un ennemi, provoquant le craquement de ses os, puis son écrasement dans une désarticulation terrifiante. Il activa sa hache tronçonneuse, et l’empala dans le buste d’un soldat qui courrait vers lui, baïonnette au canon et criant de folie.
Il montra ses dents jaunes et cassées dans un sourire narquois, et enchaîna :
-Cé bien…d’avoir…lé bras lon ! Yurk !...Yurk !…Yurk !
Il sortit sèchement sa lame du corps maintenant inerte, et assomma involontairement d’un coup de coude un soldat qui se ruait sur lui dans son dos. Il en profita pour le gratifier d’une superbe entaille de la tête aux testicules. Un laser passa entre son bras gauche et son corps, et il se tourna pour apercevoir le tireur. Un grand zumain avec une cape noire et un grand képi rouge, armé d’un long sabre dans une main et d’un pistolet laser dans l’autre. Ils étaient séparés d’une dizaine de mètres, et un cercle vide les entourait, comme si ils avaient reçu un coin de bataille pour eux seul. Le tireur cria :
-POUR L’EMPEREUR !
Puis leva son sabre et chargea.
Tro kool ! Un chef zumain ! é pour moi tou seul ! pensa Tok Tok. Un ork se jeta en direction de la nouvelle menace, et fut décapité par la longue lame. Un autre, passant à côté de Tok Tok voulu faire de même, mais le géant vert lui coupa un bras et gueula méchamment :
-Il é…pour moi…c’lui là !
L’autre ramassa docilement son arme encore agrippée par la main perdue, puis s’en retourna éventrer un garde plus loin.
Le gros vert chargea ensuite l’autre qui courrait de plus belle vers lui. Alors qu’ils allaient enfin arriver l’un sur l’autre, le zumain se décala et tendis sa jambe. L’ork, surpris, trébucha et s’affala sous son poids. L’autre abattit sa lame qui s’arrêta à quelques centimètres de la tête verte, coincée par la hache tronçonneuse qui s’était placé là aussi rapidement que l’éclair. Tok Tok força sur son arme, et repoussa la lame, ainsi que l’ennemi qui fit plusieurs pas en arrière. Se relevant, le mastodonte aperçut que l’autre chargeait de nouveau, et tirait de son pistolet une munition qui vint percuter le casque à corne. Le guerrier donna un coup de hache devant lui, que le gradé para avec peine. La grosse main sans arme attrapa alors la main au pistolet de son adversaire, et le lui fit lâcher. En réponse, un coup de sabre s’enfonça dans ce bras menaçant, faisant reculer le monstre. Une lame de couteau, une balle, et maintenant une entaille. Le sabre tomba de nouveau en direction de la tête ennemie, mais le gros feinta grâce à une roulade sur la droite. Il en profita pour donner un coup dans le dos d’un soldat qui reculait vers lui sous les assauts féroces d’un autre ork. Revenant à son duel, Tok Tok vit que son adversaire se baissait pour récupérer son pistolet. Il attrapa alors le fusil pointu d’un soldat mort par terre, et le balança de toutes ses forces. L’objet vint se planter, et arracher sous l’impact, le bras tenant l’arme à feu. Son bras en moins, mais sans lancer aucun cri de douleur, le zumain chargea de nouveau. Le choc des deux armes fit des étincelles, et les deux combattants reculèrent sous le choc. Le sabre passa à travers le corps d’un vert passant par là, puis choqua de nouveau la hache. Une série de passe et de chocs s’ensuivirent, mais le zumain perdait beaucoup de sang et de forces alors que l’ork tapait de plus en plus fort. Un des deux gros pieds verts vint frapper la poitrine de l’ennemi qui recula de plusieurs mètres, et se courba en deux, la respiration coupée. Tok Tok le regarda, riant :
-Yurk !...Yurk !...Yurk !...J’é gagné !
En face, l’autre se releva, puis chargea, le sabre tournoyant au dessus de sa tête, lançant toutes ses dernières forces dans une charge désespérée. L’ork, confiant, bloqua le coup avec la hache. Et repoussa son adversaire. Mais son arme se sectionna en deux une seconde plus tard. Voyant cela, le mastodonte regarda vivement autour de lui, mais aucune arme de corps à corps ne s’offrait à lui. Il se jeta alors sur son ennemi, à mains nues. Le sabre se planta dans le bras vert déjà bien entamé, mais Tok Tok recula rapidement, et l’arme glissa des mains de son propriétaire, toujours enfoncée dans sa cible. Le guerrier ork, satisfait de son nouveau jouet, le sortit de son corps et le prit dans sa main valide. Puis il fonça sur son adversaire maintenant au sol, criant à tue tête qu’on vienne l’aider, le sauver. Le vacarme s’arrêta quand le crâne roze, bien balafré, roula sur le sol. Et un grand cri de rage recouvrit le champ de bataille.
Une fois son ennemi au sol, Tok Tok regarda autour de lui. Râles, cris gutturaux de rage, de désespoir ou de douleur, explosions, craquements d’os et de vertèbres, tirs de fusils, de flings, de pistolets ou même d’armes plus lourdes. Un garde passa à droite, et son sang jaillit comme une fontaine de son cou une fois la hache tronçonneuse l’ayant décapité. Orks découpant des zumains, zumains transperçant ou grillant des orks. La hache tourna dans les airs, puis tomba et découpa le buste de quatre impériaux qui essayaient de l’encercler. Odeur de sang, de poudre, de mort. Goût du sang : un garde courant vers lui fut tranché en deux, son sang giclant sur la face de la montagne de muscles qui se lécha les babines, délecté par cette sensation. Goût de la boue : un garde tomba à la renverse devant lui sous la violence coup que venait de lui asséner un guerrier, et le colosse lui écrasa la tête de son gros pieds droit, lui faisant goûter la neige fondante mélangée à de la boue et du sang, tandis qu’un peu de ce mélange aspergeait sa face édentée et souriante. Goût du métal dans sa peau : un garde courait, baïonnette en avant, criant comme un dératé, arrivant dans le dos de Tok Tok, et enfonça sa longue lame dans l’épaisse peau du dos du géant, lame qui ripa contre un os et se brisa à l’intérieur du corps. Se brisa comme la mâchoire du garde sous le coup de hache que lui asséna en retour l’ork, furieux. Goût de la peur, et de la crainte inspirée : un garde passa devant lui criant de terreur, poursuivi par une forme vert brandissant un gros gourdin. Une des grosses mains du colosse l’attrapa par le cou, et Tok Tok amena la face du captif devant la sienne, grognant et bavant, serrant de plus en plus fort la gorge. Le zumain, gémissait, se débattait, essayait de crier, sans y parvenir. Un liquide chaud arrosa les pieds de l’ork, et il vit que le zumain venait de se pisser dessus. Des gouttes descendaient des yeux le long du visage roze tel un fleuve en cru, tombant par terre et se mélangeant aux flots rouges. Puis arriva le moment où sa victime eut un spasme bien plus puissant que les autres, faisant trembler la grosse main, puis s’arrêta de bouger, complètement inerte, sans vie, du sang coulant des oreilles, du nez et de la bouche. Le mort glissa entre les gros doigts relâchés, puis s’affala au sol, parmi les nombreux cadavres.
Goût de la souffrance : une rafale de lasers partit vers le corps vert, certains déviés par les cuirasses, d’autres rebondissant sur l’épaisse peau, d’autres, enfin, traversant la masse de chaire. Tok Tok se crispa en deux, sous la douleur, celle de son bras se réveillant et venant s’ajouter aux nouvelles provoquées par les entailles. Puis il se releva, se retourna, et fonça vers les dix zumains alignés, certains le genoux à terre, d’autres debout, tel un peloton d’exécution. Une nouvelle rafale partit, ajoutant quelques nouvelles blessures, stoppant partiellement la charge de l’ork qui mit un genou à terre. Mais il se releva, et se remit à courir. Autour de lui, les cris changeaient. Ils semblaient se rapprocher, puis s’éloigner pour disparaître, et réapparaître bien plus fort. Sa vue se troubla, les formes devant lui se rétrécissant, tournant vers la droite, puis vers la gauche. Une nouvelle rafale, de nouvelles blessures. Mais l’ork encaissa et continua sa route, titubant, se bouchant les oreilles de temps en temps, et gueulant des sons inintelligibles. De nouveaux lasers, de nouveaux trous. Mais Tok Tok atteignit les soldats, et en faucha deux avant que les autres ne s’enfuient plus loin, effrayé de voir que leur cible marchait encore.
Goût de la mort : un petit claquement se fit entendre, puis un son strident, et la décharge partit. Le plasma traversa sans encombre le poitrail du géant qui s’arrêta net. Le corps tremblant et le buste tournant lentement autour des hanches, Tok Tok luttait contre les sons maintenant difformes et indescrïptibles qui lui arrivaient aux oreilles, et contre les images floues et mouvantes que sa vue lui offraient. Il toucha de ses deux mains le trou béant et chaud qui lui traversait le haut du corps. Les poumons à moitiés arrachés, le bas de l’estomac laissant gicler un liquide jaunâtre et fumant, les côtes carbonisées. Puis il leva la tête, et lança :
-J’vou…auré…batars !
Le sang qui giclait de sa bouche dégoulina sur son corps, puis la masse s’effondra en avant et écrasa un soldat qui avait eu le malheur de s’approcher.
Tok Tok sentit dans son dos un pied poisseux marcher sur lui, puis un cri de douleur, et enfin le noir…

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--Message edité par Wargen le 2006-01-27 19:02:06--

 Dromar
 Modérateur
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 Empereur
 Dromar
  Posté le 27/01/2006 16:19:26
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vraiment superbement bien ecrit!felicitation mais veilles quand meme a eviter les fautes d'orthographe.continues c'est vraiment bien

(se parlant a soi meme)
"tu trembles carcasse!tu tremblerais plus encore si tu savais ou je te mene"

Adeptus Arbites
 Wargen
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 Voyageur
  Posté le 27/01/2006 16:23:30
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Hummm
J'aimerais savoir...vous comprenez tout, où alors il y a des petits passages qui sont un peu flous avec les il, ils, lui, et tout le randam?

Ca m'aiderait pour la suite^^

 Dromar
 Modérateur
 Messages postés : 2957
 Empereur
 Dromar
  Posté le 27/01/2006 16:38:25
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non non c'est tres claire! rassures toi et un conseil:vas voir "sergent cedric" d'elende c'est vraiment trop tripant!

ps:son codex grot est pas mal aussi.

(se parlant a soi meme)
"tu trembles carcasse!tu tremblerais plus encore si tu savais ou je te mene"

Adeptus Arbites
 Wargen
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 Voyageur
  Posté le 27/01/2006 19:05:11
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Ok, j'm'en vois rassurer...(pasqu'en me relisant, j'ai eu peur que des trucs soit pas clair)
Bon, j'ai fait quelques petites modifications en essayant de le rendre meilleur et de virer certaines fautes.

Sinon, pour Sergent cédric, c'est vrai que j'avais commencé à le lire, et que j'avais bien aimé, mais j'ai pas tout lu (oh le vilain!). Sinon, pour les grots, j'ai déjà vu, et je suis d'ailleur un grand fan de ce projet (ambitieux j'avoue)

 Mortyaris
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 Roi
 Mortyaris
  Posté le 27/01/2006 19:23:26
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yeeeeeeeeeeaaaaaaaaaaaah !!! c'est vraiment super ! les combats bien détaillés se font rares ^^

continue !

 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 31/01/2006 18:58:16
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Bon, ben, la suite (encore plus long, je crois...^^)

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Le soldat Julian embrocha l’ork qui venait d’enjamber le mastodonte au sol, tandis que mon arme meurtrière refroidissait.
-Fait gaffe, Jul’, y en au d’autres qui rappliquent vers nous ! fis-je en scrutant le combat.
-Mais pour Markus, on fait quoi ?
-On peut plus rien ! Il avait qu’à pas s’approcher du monstre, ce con !
L’autre sortit sa baïonnette du corps vert, puis me suivit. Markus n’avait qu’à pas faire l’abruti, pensais-je, quelque peu irrité par la bêtise de l’homme qui avait disparu sous nos yeux, écrasé par ma victime.
Une escouade de mon peloton, dispersé après que le gros ork en ait tranché deux membres, venait de se regrouper plus loin, en périphérie du combat, et nous gueulait de venir se protéger derrière son mur de piques. Je courrais du plus vite que je pouvais, ralentis par le poids de ma précieuse arme et plongé dans mes pensées, quand Julian, qui traînait dans mes pattes, plongea en avant et m’accrocha les jambes, et je me trouvai la tête enfoncée dans le mélange de boue et de neige fondue à nos pieds. Quelques dixièmes de secondes plus tard, une série de lasers frôla nos têtes et fauchèrent trois des cinq verts qui avaient pris nos traces. Je me relevai rapidement, puis repris ma course, entendant derrière moi le hurlement de douleur de Julian, qui venait probablement de se faire rattraper.
Les cris et les tirs autour de moi brouillaient mon ouïe, mais je vis distinctement les huit gardes devant moi me faire signe de m’écarter. Je me jetais alors sur la gauche, roulant par terre et me cognant contre un bloc d’asphalte arraché à la chaussée. De nouveaux lasers firent leurs apparitions et stoppèrent la course de mes deux poursuivants qui s’écroulèrent, troués de part en part. Mes sauveurs s’approchèrent alors, me traînèrent à l’abri, me relevèrent et me réveillèrent à coup de claques.
Le combat faisait toujours rage, un peu plus loin, de l’autre côté de la carcasse de véhicule qui nous dissimulait.
-Qu’est c’qu’on fait ? attaqua Sébastian, le cadet du groupe.
-Ben, on r’tourne au charbon ! On va pas les laisser nous niquer comme ça, ces foutus xénos ! répondit sèchement Gregylansky, qui semblait parfois plus proche des orks que des humains par son attitude et sa façon de penser.
-Mais l’chef est mort ! couina Hans qui n’approuvait visiblement pas la proposition.
-Je confirme, ajoutais-je. Ainsi que tous les membres de mon escouade.
Je revoyais déjà comment étaient tombé le lieutenant Siegfried, ainsi que mes camarades Dietrich, Markus et Julian. J’étais le seul survivant de l’escouade.
-Mais on peut rien faire alors sans personne pour nous commander…continua Hans.
-TU peux rien faire, sale tanche ! enchaîna le Greg sauvage, un peu énervé que l’on soit ici au lieu de combattre. On est pas obligé d’avoir un trou du cul pour nous dire quoi faire !
-Ouai, mais vaut mieux que quelqu’un commande pour qu’on soit pas désorganisé, rétorqua Piotr, très à cheval sur le règlement.
-J’veux bien, mais pour commander, faut être gradé, et personne n’l’est plus parmi nous depuis que le sergent à eu la bonne idée de se faire trancher par l’espèce de machin qu’Igor a dessoudé…repris Greg qui ne tenait plus en place. Et en plus, personne ici aura le cran d’prendre cette responsabilité.
-Il faudrait voir avec les autres escouades du peloton…émit Hans.
-Mais…il est con ou quoi, ce mec ! LES AUTRES ESCOUADES, ELLES SONT LA-BAS ! hurla son interlocuteur en montrant le combat. Va leur demander leurs avis, trou du cul, et reviens nous dire ce qu’ils en pensent !
-Qu’est c’qu’on fait ? sortit de nouveau Sébastian.
-ON ELIT UN CHEF ! lui gueula à la figure le plus belliqueux du groupe. QUI VEUT COMMANDER ?!?
Personne ne répondit, et je sentais le moment où Greg allait se précipiter tout seul, son fusil sous le bras, pour aider ceux qui se battaient plus loin.
-On a qu’à dire que c’est Igor le chef ! lança le cadet, comme s’il avait eu une révélation. Pasqu’il a liquidé le gros ork qui a tué le commissaire…
-…et qu’en plus, il faisait partit de l’escouade du lieutenant ! renchérit Hans.
J’ouvris la bouche pour protester, mais Greg fut le plus rapide :
-Bon, maint’nant qu’on à un chef, on peut y aller ? fit-il en me regardant méchamment.
-Mais…euh…..ben…c'est-à-dire que…POUR L’EMPEREUR ! lâchai-je comme je voyais les signes d’impatience du soldat sauvage s’intensifier.
-Enfin quelque chose de censé ! reprit ce dernier.
Puis nous sortîmes de notre couvert et la scène du combat arriva à nos yeux. Plusieurs autres véhicules orks avaient déchargé leur cargaison : des bêtes encastrés dans des armures métalliques monstrueuses, qui fendaient la masse à grand coups de pinces et de piques en tout genre. La masse verte initiale d’assaillants avait bien diminué, mais ces renforts étaient en train de changer le court de la bataille.
-Bon, j’vais essayer de m’en faire que’q’s’un avec mon ouvre boite ! criai-je aux autres pour essayer de surmonter le vacarme. Protégez-moi, et pas question de se jeter tout seul en avant, hein, Greg !
Il me regarda sans rien dire, le visage déformé par la colère et la rage, puis lâcha un laser qui alla transpercer la cuisse d’un ork qui assénait de terribles coups à un pauvre soldat.
Je m’approchai alors, sous couvert des radiants de mes gars, puis activai mon arme. Un petit bruit fit son apparition, comme une turbine qui commençait à tourner et le faisait de plus en plus vite, puis je braquai l’arme vers une boite de conserve massive qui venait de couper un pauvre soldat coincé dans sa grande pince et transpercer trois autres à l’aide de sa mitrailleuse incorporé à l’autre bras. Le plasma sortit de mon arme, et alla se jeter sur sa cible, provoquant la surchauffe immédiate de son armure qui fondit, suivie du corps vert à l’intérieur. Le résultat fut moins spectaculaire que sur le mastodonte de tout à l’heure car l’épais blindage avait absorbé de la puissance, mais l’ennemi s’effondra par terre, inanimé.
Déjà quelques orks qui avaient assisté au spectacle lâchaient leurs proies pour se précipiter sur moi.
-COUVERTURE ! pestai-je quand je vis que les autres derrière moi qui continuaient à tirer autre part.
Aussitôt, trois radiant passèrent à côté de moi, faisant s’effondrer une cible. Mais il y en avait encore beaucoup trop. Je me tournais, et me mis à courir vers ma protection.
-FORMEZ UN MUR AVEC VOS BAIONNETTES ! ET DEGAGEZ MOI CETTE VERMINE !
Je me décalai pour laisser une salve de radiants fondre sur mes poursuivants. Je ne pus voir combien étaient tombés, ou si il y en avait qui étaient tombés, mais des gargouillis et des râles derrière moi me rassurèrent.
Plusieurs balles ennemies me frôlèrent, s’écrasant par terre ou se perdant en l’air. Une atteignit la cuisse d’Hans qui lâcha son fusil et s’écroula au sol, hurlant de douleur. Je rejoignis sans encombre mes soldats, et me tournais pour m’apercevoir que trois xénos nous fonçaient encore dessus. Une nouvelle rafale en faucha un, mais les autres étaient trop prés. Je déposai mon lance plasma à côté de moi, puis dégainai mon couteau. Un des deux verts s’empala sur les longues lames, faisant tourner sa hache dans les cieux une dernière fois pour décapiter un soldat du groupe, avant de tomber dans la neige rougie de son sang et de celui de sa victime. L’autre donna un coup avec son arme sur les piques, les abaissant, puis se rua sur Greg, maintenant livide et sans défense. Sébastian lâcha son fusil et se jeta sur le bras armé qui soulevait la hache pour le gêner. L’ork, surpris, donna un coup de poing de son autre main, et le gamin tomba au sol, sonné. La lame de mon couteau se planta dans le dos ennemi, tandis que Piotr et un autre soldat, qui avaient relevé leur fusil, plongeaient leur lame dans ses côtes. Le xénos eut quand même le temps d’abattre sa hache avant de succomber, tailladant le corps d’un autre garde sur sa droite.
Une fois le calme revenu, Greg, qui avait repris quelques couleurs, attrapa son fusil et le planta rageusement dans le corps inerte à ses pieds.
-Enculé ! Charogne ! Pourriture !
Je bloquai son fusil, puis lui dis :
-Je te rappelle qu’on en a pas fini avec eux.
Quelqu’un tapota mon épaule, puis j’entendis la voix défaillante de Piotr :
-I…Ig…Igogor ! Re…Regarde !
Je me tournai et aperçus ce qu’il voulait me montrer : un xénos blindé s’avançait vers nous, certes difficilement, mais d’un pas obstiné. Aussitôt quelques radiants partirent des soldats autour de moi, mais rebondirent sur l’épais blindage, provoquant le rire sadique du monstre. Je mettais ma main à mon arme. Le lance plasma était encore un peu chaud, mais ça devait passer. De toute façon, nous n’avions pas le choix. J’activai mon arme, qui commença à accumuler l’énergie de son chargeur.
-Allez, grouilles toi ! Putain !
Puis le bruit spécifique retentit, indiquant que la munition allait bientôt être projeté hors de son carcan. Le monstre devant nous braqua son arme, et tira frénétiquement, accompagné d’un gloussement sardonique, alors qu’une pluie de douilles tombait à ses côtés. Heureusement que la bête ne savait pas viser, car seulement un garde s’écroula, perforé de toute part, et un autre reçu une balle dans l’entrejambe. La lumière sortit alors de mon canon, puis liquéfia l’armure de l’ennemi qui, surpris, hurla de rage.
-IL EST PAS MORT ! gueulai-je, et une série de radiants vint l’achever dans sa carapace carbonisée.
La fumée dégagée par la hausse subite de chaleur formait un véritable mur, et une grande ombre apparue. Puis un crissement et des craquements, comme si une masse imposante et métallique marchait sur une autre forme métallisée. Puis la chose traversa la chaude vapeur, et nous pûmes la distinguer distinctement : un nouveau xénos en armure blindée.
-Merde ! Qu’est c’qu’on fait ? lança Séb.
-Vas-y, dessoude-le ! me cria Greg.
-Peux pas, l’arme est trop chaude ! répondis-je. Je risque de la faire exploser à cause d’la surchauffe.
Le monstre avançait aussi vite que son armure le lui permettait, inébranlable, et se mit à pointer un lance roquette vers nous.
-ABRITEZ-VOUS ! VITE ! hurlai-je. L’ork avait bien pris son temps pour viser, et le missile partit là où nous nous trouvions précédemment. Mais comme chaque soldat valide avait détalé, personne ne fut touché, et l’explosion fit gicler de la neige, de la boue et de l’asphalte, ainsi que les corps des gardes et des ennemis morts à cet endroit.
Je me précipitai à l’angle d’un immeuble détruit, dont seule l’armature bétonnée tenait encore debout. Notre coin se calma partiellement, seulement dérangé par le brouhaha du combat, quelques dizaines de mètre plus loin. Puis le seul cliquètement des lourdes jambes blindées de notre ennemi qui avançait avec peine, accompagné d’un rire dément fut rompu par une voix humaine :
-Qu’est c’qu’on fait ? gueula Séb, abrité derrière un petit bloc de béton arraché au trottoir de la route sur laquelle nous nous trouvions antérieurement.
-Faut viser la tête ! C’est un de leur seuls points peu protégé ! répliqua Greg, accolé à l’angle d’un immeuble à moitié détruit, en face du cadet.
-Essayez de m’faire gagner un peu de temps, histoire qu’mon arme refroidisse, lançai-je à l’encontre du groupe.
Je passais ma tête à l’angle du mur pour m’apercevoir qu’il se dirigeait vers moi. Trois radians partirent de derrière une sorte d’éboulis sur la route en face du monstre. Les lasers furent naturellement et malheureusement déviés par l’épaisse cuirasse, mais l’ork changea de cap et de cible. Il pointa son lance roquette vers l’amoncellement de morceaux d’immeubles d’où étaient partis les traits rouges.
-Tir de missile ! Bougez d’là ! lançai-je, avant de voir Piotr et deux autres gardes se lever et traverser la rue, quittant leur abri de fortune. Le missile partit, et explosa un mètre à côté du dernier soldat, le blessé à l’entrejambe, qui traînait un peu, et qui vola dans les airs pour retomber sur le sol et se briser la nuque. Le tireur venait de manquer sa cible, l’agrégat de déblai, mais avait quand même réussis, comble de la chance, à tuer quelqu’un avec un tir loupé. Je mis ma main sur mon arme, et me rendis compte qu’il était encore trop dangereux pour l’utiliser sans risques. Une nouvelle roquette vint s’écraser sur le béton, plus loin devant moi, attirant de nouveau mon attention sur notre ennemi. Et je vis une forme bouger à ses pieds. Une main qui se leva, et s’appuya par terre, relevant un corps humain.
Merde ! Hans ! pensai-je avec effroi. Il était encore au sol, tout à l’heure, quand le premier missile avait explosé là où nous nous trouvions. Il avait du gicler sous l’explosion, mais il n’en était pas mort. Et il se relevait, sans doute inconscient de la menace, aux pieds du monstre métallique.  Un cri de terreur retentit, et l’ork arrêta sa lente avancée pour se tourner sur sa droite, vers l’origine du son. Quelle ne fut pas sa surprise de voir un humain vivant à ses pieds, tremblant de peur. Il leva sa pince au dessus de sa tête, et l’écrasa dans la neige, faisant voler un peu de bitume. Le soldat avait, sous les yeux ahuris de tous les abrités, effectué une roulade, et était maintenant derrière l’imposante armure. Le géant resta sur place, éberlué pas la disparition de sa proie, se qui laissa le temps à Hans de sortir un couteau de sa ceinture, et de trancher un petit câble qui reliait le haut au bas de la jambe de métal. Un jet de gaz sous pression en sortit dans un sifflement puissant. Mais la bête, qui avait aussi entendu, se retourna pendant que l’autre tranchait le même tendeur à la deuxième jambe, et l’attrapa entre ses trois longues pinces aiguisées. L’ork monta son arme et amena sa proie pour le regarder face à face. L’humain eut le temps de bouger son bras, avant de hurler de douleur, et de tomber par terre, couper en deux.
Pauvre Hans…pensai-je. Lui qui est si peureux d’habitude, il a essayé, sans la moindre chance de réussir, de se faire le monstre au couteau au lieu de fuir.
Sous le long cri de rage et de victoire du meurtrier, je sortis de ma cachette, bien décidé de faire regretter son acte à l’ennemi. Mais au moment où je pointais mon arme, une explosion retentit. La grenade qu’avait lâché Hans avant de se faire tuer s’était coincée dans la mâchoire de fer de la bête, et éclata, retapissant l’intérieur de l’habitacle. Quand la fumée se dissipa, la grosse armure métallique tenait encore debout, intacte. Après avoir remarquer que l’autre en face ne bougeait plus, je m’approchais, et vis que la tête verte avait disparue. Le garde impérial avait quand même réussis à avoir sa victime.
J’appelai les survivants à sortir de leur cachette et à me rejoindre. Seulement quatre me rejoignirent : Sébastian, Gregylansky, Piotr, et Youri. Tous les autres étaient morts entre-temps.
-Je n’aurai jamais cru Hans, cette vieille tan…euh…je veux dire ce héro, capable d’une telle chose ! commença Greg.
-Ouai, c’est vrai qu’il s’est surpassé, pour une fois, continua Piotr.
-Tout à l’heure, quand il s’est effondré après avoir reçu la balle, je me suis dis qu’il tentait encore de faire le mort, pour survivre. C’est bête, mais il n’en est pas sortis vivant…renchérit Youri, penseur.
Je regardais Séb, après que chacun ai rendu un hommage quelconque au héro d’un combat disparu, attendant sa déclaration. Sentant tous les regards empressés tournés vers lui, et un peu désemparé par cette situation, il finit pas sortir :
-Euh…mais…qu’est c’qu’on fait maint’nant ?
-Humm…Il faut que l’on fasse en sorte que son sacrifice n’ait pas été inutile ! répondis-je, un regard ferme ancré sur le cadet. POUR L’EMPEREUR !  
Chacun se regarda une dernière fois, puis nous nous mîmes à courir vers le champ de bataille. Alors que les quatre autres s’enfonçaient dans le corps à corps, j’activai mon lance plasma, et le pointai vers une armure ork. Le plasma passa un peu a droite de ma cible et percuta un véhicule ork un peu plus loin. L’explosion souleva une dizaine de combattants dans les airs, tandis que l’onde chocs en renversa plusieurs autres. Le blindé transperça de munition aussi grosses que des poings un garde en face de lui, puis se dirigea vers moi. Je ramassais un fusil laser au sol, et tirais sans résultat sur mon agresseur, hurlant de folie. Au moment où il allait m’atteindre alors que je n’avais toujours pas bougé, paralysé par la soif de vengeance, un rayon le traversa l’ork encastré. L’explosion de l’armure m’ébranla et me fit tomber à la renverse. Un ork me sauta dessus, mais je réussis tout de même, relevant mon arme à peine trouvée, à l’embrocher, et à esquiver son lourd corps s’affalant sur moi. Un garde armé d’un fuseur se rapprocha, et me tendis la main pour me relever. Une fois debout, je le poussais sur ma droite, puis lançais mon fusil qui se planta dans les côtes d’un vert nous fondant dessus. Une fois sa course terminée, j’eu tout mon temps de le désintégrer au plasma. Un tir du fuseur partit du sol, à côté de moi, et faucha un ork qui allait trancher un soldat dans son dos. Plus loin, un ork décapita un sergent, puis, se tournant, lança sa hache tronçonneuse qui se planta dans le ventre d’un garde. Un coup de mon plasma le réduisit au silence pour toujours. Mon arme surchauffait dangereusement, mais je ne m’en souciais guère maintenant. Un nouveau rayon partit décimer un ork qui s’amusait à cramer tout le monde autour de lui, tournant sur place, la valve de son lance flamme ouverte. L’explosion du réservoir sonna dans la bataille. Je relevai le soldat par terre, mes mains sous ces aisselles. Quand je le lâchai, le pauvre retomba au sol, une énorme hache plantée dans son ventre. Voyant que je venais de le tuer à ma place, je ne pus m’empêcher de m’en vouloir. Criant de rage, je lançai de nouveau du plasma qui fit fondre un vert, avant de prendre deux grenades, de les dégoupiller et de les envoyer devant moi. Les explosions ayant eu lieu, je ramassais une hache ork par terre, prenant mon fusil sous mon autre bras, et fondais dans la masse. Je tranchais une tête ennemie par-ci, plantais un corps vert par là. Mon arme embrocha un soldat qui tentait de lâcher un poursuivant et qui me regarda, livide, gargouillant quelques mots incompréhensibles avant de s’effondrer à terre. Je tranchais alors d’un geste frénétique le haut du corps de la bête qui me fondait dessus. Après Markus, Julian, Hans, je venais encore de tuer dans notre camp. Je me sentais de plus en plus coupable de la mort de tous les hommes qui avaient été placés, même officieusement, sous mon commandement. La lance sous le bras gauche, la lourde hache dans l’autre main, le lance plasma en bandoulière, je m’enfonçais comme je le pouvais dans la mêlée, plantant et transperçant ici, coupant et tranchant par là. L’affiliation de mes victimes à un camp ou l’autre ne m’importait guère maintenant, il fallait que le sang coule pour venger mes frères. La masse des orks pédestres venait de rejoindre le combat, tandis que quelques nouveaux soldats impériaux arrivaient en renfort d’autres camps. Mes armes s’abattaient inlassablement, blessant seulement quelques fois, mais je continuais d’avancer, ouvrant la masse devant moi qui se refermait aussitôt que j’étais passé. Laisser des blessés sur ma route ne m’importait guère, il fallait juste que je fasse verser le sang pour purger ma désertion et mon déshonneur, et racheter les morts que j’avais laissé choir comme un lâche. Ma raison commençait à s’obscurcir, et mes forces faiblissaient peu à peu, mon bras droit flanchant sous le poids de la lourde hache ork, mon bras gauche devant forcer pour arracher la chaire et faire sortir la pointe de mon fusil enfoncée dans des corps et mon cou supportant de moins en moins le poids de mon lance plasma pendant autour.
Puis vint le moment où le fort choc de l’arme d’un ork un peu plus gros que les autres contre ma hache ne me fasse tomber à la renverse, les jambes alourdie par la surcharge. J’étais à terre, devant mon bourreau, attendant mon exécution comme l’absolution aux crimes que je jurais avoir commis. Mais au moment où l’arme allait tomber, signifiant la fin de mon calvaire, une explosion retentit. Le gros ork fut projeté au dessus de moi, et une grande partie des combattants autour de moi s’effondrèrent à terre, blessés, morts ou sonnés. Je me relevai avec peine, encore assourdi. Puis, alors que mon ouïe revenait, un son apparut à mes oreille, un son que je connaissais que trop bien. Mais il était bien plus fort cette fois-ci. Un regard en bas me confirma mes craintes : le plasma, sous le choc de l’explosion, s’était vu violement secoué, provoquant sa surcharge. L’arme allait bientôt éclater, m’emportant avec elle.

Je levai alors la tête vers les orks qui fonçaient inconsciemment sur moi, un sourire sur mes lèvres…

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 Wargen
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 Voyageur
  Posté le 04/02/2006 16:29:55
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Suite (et fin?) de cette histoire, avec un passage encore plus long (désolé):

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Plus loin, au milieu de la masse verte, Mag Katrak regroupait les boys, afin de donner le signal du début de l’assaut. Mais le moteur ronronnant du Truk devant moi, ainsi que celui des autres véhicules qui venaient d’arriver, recouvraient les cris des orks et les paroles du BigBoss.
-Tu fé koi, Skirk ? entonna Gratchok en se tournant et en venant vers moi. Gartchok était un des gretchins le plus débile que je n’avais jamais rencontré. Alors que Gork, ou Mork, m’avait doté d’un esprit supérieur, on aurait pu croire qu’il avait donné la contrepartie de mon savoir à ce dernier. Mais il était un fameux numéro qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte, et c’est pourquoi il avait sa place parmi mes compagnons d’arme.
-Bé, j’akroche l’lobba au Truk. Komme ça, on aura pas b’soin d’le poussé ! lui expliquai-je comme je le voyais perplexe à la vue de mon travail. Il se grata la tête quelques secondes, puis répondit :
-A oué ! J’é compris ! C’é génial ! T’é vrément trop intelligent, Skirk !
Je l’sé bien qu’chuis intelligent ! répliquai-je dans ma tête. L’plus intelligent des grots, des orks et du monde, et ch’plierai tout l’monde à mé pieds !
-Vous faites koi ? fit une voix connue, me tirant de mes rêves de grandeur. C’était Kiçkoul, un autre de mes compagnons d’arme, qui avançait difficilement vers nous, un énorme obus entre les mains lui cachant la moitié haute du corps.
-C’é Skirk k’à eu une trop bonne idée ! Il akroche l’lobba au Truk, komme ça, on aura pas b’soin d’le poussé jusqu’au kombat ! expédia du tac au tac Gratchok pour montrer qu’il avait compris.
L’autre posa son projectile au sol, s’épongea le front, puis repris :
-Oué, c’é kool, mé ça nous f’ra arrivé plus vite au kombat, et…
-Ah oué ! C’é pas kon ça non plus ! le coupa l’idiot.
Je finissais d’enfoncer d’un coup de marteau rageur la tringle du chariot de notre arme à l’accroche que je venais de fabriquer, à l’arrière du Truk, tout en réfléchissant à l’argument que je devais trouvé pour Kiçkoul. Quelqu’un comme moi devait toujours avoir le contrôle de la situation et le dernier mot, à défaut du bon :
-Mais, toi, qu’es tu fé avec ça ? sortis-je en montrant l’obus.
L’interpellé me regarda en fronçant ses arcades, puis regarda son objet, avant de lentement remonter la tête en ma direction, les yeux tout ronds et grands ouverts :
-Ben…euh…c’é pour…euh…pour…ben…ché plus en fait !
Voilà comment régler un problème avec brio ! Alors que j’ouvrai la bouche pour l’achever d’une cinglante réplique, un long rugissement surmonta le bruit des moteurs autour de nous, puis nous aperçûmes Zorg et Digik sortir de l’angle du Truk qui nous empêchait de voir du côté de la meute, criant comme des forcenés, tournant rapidement la tête à gauche et à droite. Une fois leur objectif distingué, ils se précipitèrent sur nous et se mirent à gueuler :
-C’é…c’é par…c’é parti ! Mag Katrak a donné l’assaut ! Au s’cour !
Comme quelques coups d’accélération retentirent du Truk auquel notre arme était désormais fixée, signe que le chauffeur avait lui aussi entendu le signal, je bondis sur le petit chariot :
-Allé, v’né vite, sinon, on va encore d’voir poussé !
Les autres ne se firent pas prier, et grimpèrent comme ils le pouvaient.
Une effervescence sans nom nous entourait, les cris de rage des guerriers et les tirs claquant dans les airs, mélangée avec les grondements d’accélération des moteurs, et le crissement des pneus sur le goudron enneigé. De monstrueuses bestioles surgirent tout autour de nous, se jetant en hurlant dans les barges des véhicules de transports.
-Brrr….Y m’font toujours aussi peur, cé orks ! maugréa Zorg à notre encontre, faisant en sorte qu’il ne soit entendus que de nous quatre.
Une grande secousse accompagna la fin de sa phrase, et les roues du monstre métalliques patinèrent sur la glace qui s’était formé à cet endroit.
-Eh ! Mé y a pas Uruk-aï ! glapit Gratchok après avoir regardé partout autour de lui une dizaine de fois.
-Et alors ? Tant mieux ! répondis-je. On peut bien s’débrouillé tout seul, dé fois !
-Surtout qu’c’é un ork, et qu’il é méchant ! enchaîna Digik.
-Moi, c’é surtout…euh…Kkkk…euh…merde, komment il s’appelle déjà ?...euh…son squigg qui m’fé peur ! arriva à sortir Kiçkoul.
-C’é vrai que Krokette é pas beau et vilain ! repris Zorg.
Je repensais à ces grosses dents et à cette grande gueule sur patte qu’était Krokette. Toujours derrière nous à nous surveiller, prêt à nous bondir dessus pour nous croquer si jamais Uruk-aï ne l’en empêchait pas. Un poison dans notre vie, une menace pour nos vies, un obstacle à ma prise du pouvoir.
Un véhicule démarra en trombe sur notre gauche, fonça droit devant lui afin de passer entre notre Truk et l’autre, plus à gauche, qui nous cachait tout à l’heure de la horde rassemblée autour de Mag. Malheureusement, il ne put éviter l’obus oublié négligemment pas Kiçkoul, par terre, et explosa quelques mètre derrière nous. Des guerriers giclèrent en l’air, tel des projectiles, et retombèrent sur le sol dans de petit cratères ; d’autre sortirent de la carcasse du véhicule, le corps en feu, hurlant de douleur avant de se jeter à terre, et de rouler sur le sol afin d’éteindre les flammes ; d’autres, enfin, coururent à droite et à gauche, affolé par la combustion qui léchait leurs visages, avant de s’effondrer, succombant à leur brûlures. Les survivants rejoignaient comme ils le pouvaient la longue file des orks pédestres.
-Ah ! Il é là ! lança l’idiot du groupe en pointant son doigt vert et crochu vers un gros traînant en laisse derrière lui un squigg et tenant une longue perche dans l’autre main, et qui courrait vers nous en haletant.
Tout se passa très vite. Les pneus venaient enfin de percer la glace, et pouvaient enfin faire avancer le véhicule grâce à leur nouvelle accroche sur le bitume. Krokette venait enfin de nous remarquer, et se jeta comme un éclair en avant, dépassant son maître, sautant vers nous, et plantant ses dents dans le bois du chariot. Uruk-aï, attaché à sa bête par la laisse, fut projeté en avant et se fit traîner sur le ventre, dans la neige, les bras tendus vers nous, perdant au passage son alpageur. Heureusement pour lui, les squigg étaient réputés pour la solidité de leur mâchoire et de leur dents, et celles de Krokette ne faillirent pas à la légende, résistant au poids de l’ork qui tirait de ses bras sur la laisse pour se rapprocher du véhicule, résistant aux cahots du chariot, ainsi qu’aux petites mains vertes qui essayait de les détacher pour se débarrasser une bonne fois pour toute de ce monstre, espérant qu’il mourrait dans la chute.
Notre surveillant réussit finalement à rejoindre sa cible et à se hisser dessus, surprenant notre manœuvre. Je réussis cependant à lui faire croire que nous utilisions une technique spéciale pour aider Krokette à mieux tenir, ce qui lui convint amplement (c’était un ork après tout). Il donna une caresse à son animal qui détacha ses dents du bois à grandes peines puis nous regarda intéressé, la langue pendante et bavant de sa grande gueule ouverte. Une claque de son maître calma cependant ses ardeurs. Puis Uruk-aï nous regarda :
-C’é ki ki a eu l’idée d’faire ça ? fit-il en montrant le Truk, puis le chariot du menton.
-C’é Skirk ! Il a akroché l’lobba au Truk pour pas qu’on ait à l’poussé au kombat ! répliqua Gartchok, assis sur le petit espace séparant le canon de notre arme à la roue du chariot.
-C’é bien, ça, komme idée ! reprit l’ork en me tapotant la tête.
Grrrrr ! Ch’sé pas s’qu’y m’retient d’te…grommelai-je en moi-même.
-Oué, mais…euh…ben…ah oui ! Ca y é, ça m’revient ! Ca va nous faire arrivé plus vite au kombat, son idée ! résonna la voix de Kiçkoul, déformée et caverneuse du fait qu’il s’était réfugié dans le canon du lobba éviter de voir la gueule menaçante de Krokette.
-Ben raison d’plus ! C’é vrément une bonne idée ! s’esclaffa le gros vert en me regardant, tout sourire.
Des grognements s’extirpèrent du transport devant nous. Les guerriers voulaient aller plus vite. Un « non ! » aigu sorti de la bouche de Zorg, calé entre le canon et le squigg. Mais la vitesse du Truk augmenta quelque peu, alors que le moteur cria de douleur à cause de la surcharge de notre petit matos ainsi que de notre équipage.
Ehéh ! Y a pas un p’tit truk qui gène ? adressai-je mentalement au chauffeur. Mais un ork passa sa tête de notre côté, se baissa, et tapa de sa hache l’attache de notre chariot. La petite pièce que j’avais rajoutée au Truk pour mon opération était mal soudée, et elle se détacha après trois coups. Le transport prit alors plus de vitesse, le moteur retrouvant un meilleur son, et s’éloigna de nous en nous lâchant quelque traînée de neige dessus. Notre véhicule, seulement doté d’une roue de chaque côté, se renversa en arrière, faisant chuter Uruk-aï, Krokette, Gartchok et Digik, alors que je m’accrochai à un gros boulon reliant l’arme à la plaque de bois, et que Zorg venait de rejoindre Kiçkoul dans le canon. Nous continuâmes notre route ainsi, tout droit, sur quinze mètres, avant de percuter un amoncellement de neige, choc qui me projeta en avant.
Quelques secondes passèrent, et tout le monde rejoignit le chariot, à peu près remi. Au même moment, un Truk arrivait en trombe à notre gauche. Et, arrivé à notre niveau, une flamme bleue jaillit à l’arrière de son pot, preuve de l’allumage du turbo-boost. En réponse, trois orks furent projetés sur la route, et je vis, tout au loin maintenant, la grande carrure de Tok-tok se relever, à l’arrière de la barge. Nous nous précipitâmes vers les verts au sol, que l’on évacua du côté de notre chariot juste avant qu’un Buggy ne déboule rapidement à l’endroit où ils se trouvaient lors de leur chute. Quelques baffes de la part d’Uruk-aï pour les réveiller, un peu d’embobinage bien de chez moi pour les convaincre de nous aider à transporter cette « superbe arme d’la mort ki tue é ki f’ra gagné lé orks », le peu d’aide qu’un grot peut fournir de la part des quatre autres gretchins, et nous voilà partis vers notre destination.
Plusieurs autres véhicules bardés d’armes où de guerriers nous longèrent, éclaboussant de neige pratiquement entièrement fondue toute la chaussée au passage. Mais nous finîmes par atteindre assez rapidement la zone de combat grâce à l’envie pressante de nos trois nouveaux renforts de commencer à se battre. Ils nous quittèrent expressément pour courir se jeter dans la mêlée. Uruk nous ordonna alors d’installer l’arme un peu plus sur le côté, pour ne pas gêner la route. La vue du combat avait freiné les autres grots, mais Krokette leur fit comprendre où se trouvait leurs intérêts. La pièce d’artillerie se trouva enfin installée.
-Allé, maint’nant, faut tiré ! gueula le grand vert.
-Mais…pourkoi k’tu nous r’gardes ? lui demandai-je, assez ennuyé qu’il s’intéresse plus à nous qu’au combat devant lui.
-Ben…chuis là pour vous surveillé, pour voir si vous parté pas ! me répondit-il, surpris de ma question.
Je préférais œuvrer dans mon coin, sans forcément avoir quelqu’un sur mon dos pour me dire quoi faire. Un futur maître du monde ne répond de personne, d’ailleurs ! J’enchaînai :
-Oué, mé si tu r’gardes pas dans l’kombat, si ça trouve, y a dé zumains ki vont rappliké ici, dans ton dos, et ki vont nous tué. Et après, notre arme, elle servira plus.
-D’akor, mé komme tu l’as dis aux autres, c’é une « superbe arme d’la mort ki tue é ki f’ra gagné lé orks », donc tu peux tué tous ceux ki s’approche dans mon dos.
Au-delà de toute espérance, lui aussi avait gobé mon mensonge. Je me doutai alors que Gartchok, même si il connaissait l’arme, avait du boire mes paroles, ainsi que Kiçkoul si, comme je le pensais, il ne se souvenait pas déjà l’avoir utilisée. Moi, je la connaissais, la puissance de notre arme. Elle était intéressante car on pouvait tirer de loin, et même sans voir l’ennemi. Mais sa puissance était assez limitée, loupant souvent sa cible à cause de la déviation du projectile. Dans le tas, comme ici, pourquoi pas. Mais pas une arme pour partir à la conquête de l’univers ! Bon, faut kan même trouvé kelke chose pour l’autre, me rappelai-je.
-Oué, mé si on é trop pré, on peut pas tiré. Donk, si lé zumains arrivent trop pré, ch’pouré pas lé tué.
-Si y arrivent trop pré et k’ils vous tuent, j’lé tue, et je tire avek l’amre.
-Argh…mé tu sé komment elle marche ? lâchai-je, hébété par sa réponse.
-Ben oué, j’vous ai déjà vu tiré.
Merde ! C’été pas prévu au programme, ça ! me dis-je. Vite, du baratin…
-Et…euh…et si jamais, l’arme, ben elle se bloke ? finis-je par sortir.
-Elle se bloke ? Je l’ai jamais vu se bloké !
-Si…si…sisi ! J’te jure ! Elle se bloke, et même, des fois, elle se renverse, et faut la relevé d’une seule manière ke y a que moi ki la conné !
-Ah…euh…et k’est c’ki s’passe si on la relève mal ?
-Euh…ben…elle…elle…euh…elle…explose ! Oué, c’é ça, elle explose !
De grosses gouttes de sueur dégoulinaient dans mon dos.
-Ben…euh…bon, j’vé r’gardé l’combat alors.
Ouf ! C’é pas trop tôt ! Je me tournai vers mes quatre confrères pendant que l’ork s’éloignait d’une dizaine de mètre de notre place, maintenant bien absorbé par le combat. Au même moment, la masse pédestre ork apparue sur la route, à notre droite, puis se précipita en hurlant dans la grosse baston :
-Bon, Uruk é out ! commençai-je en me frottant les mains. On fé komme d’hab ?
-Allé ! Cette fois, j’vé gagné ! ricana Zorg.
-Tu rigoles ! J’me sens bien en c’moment ! enchérit Digik. J’vé vous maravé !
-Et moi, j’vé encore perdre, se lamenta Gartchok.
-Bon, j’kommence ! lâchai-je en m’installant à côté de la manivelle. J’installai un obus pris dans la caisse que j’avais solidement fixée au chariot. Je reprenais :
-Voyons voir … inklinaison … 45° … latitude … allé, 85°.
Je fis alors tourner rapidement la manivelle, appuyai sur le gros poussoir, et un claquement sec se arriva à nos oreilles, suivi du bruissement d’un missile qui s’envole dans les airs. Je dégainai ma longue-vue, m’avançai de quelques mètres vers la mêlée à nos pieds, puis la pointai vers l’endroit où devait tomber l’obus. J’avais une très bonne estimation de l’endroit où tombaient mes tirs, et les rares que je n’apercevais pas à travers la loupe étaient déviés à cause du vent. Il était en effet impensable que je pointe ma jumelle au mauvais endroit. J’étais quand même le plus doué de l’univers !
Alors, voyons voir ! Trois zumains qui essayent de troué un ork… Tout en me dictant mentalement ce que j’apercevais, je décalais mon objet vers la gauche. Un Méga armure qui éklate kelkes zennemis…un ork ki vient de se faire planté, et ki décapite un zumain...un, deux, trois, katre, euh, plein de guerriés ki foncent vers dé gardes, plus loin…un zumain qui tranche le torse d’un ork, et…hein ? Ouah ! J’avais pas vu son arme au cou ! On dirait…une arme méga kool !... Un…euh…un lance plasma ch’crois ! Oué ! Merde ! Y tombe par terre ! Y a un nob qui va l’éklaté ! Faut pas k’il abîme l’arme, l’abruti ! Une bon’arme pour devenir maître du monde !...Euh…mais…ah oué ! J’avais komplètement oublié mon missile, hé hé ! Kel vol plané il a fé, le nob ! Gniarf ! Bon, k’est c’ki fou, le zumain ? Y s’relève, y r’garde son arme…Tiens, c’é bizarre, l’arme, elle a une drôle de couleur ! Elle brille…Merde ! Elle a explosé ! Bîîîh ! C’é dégeu en plus, y a plein de chaire partout maint’nant ! Et on peut même plus l’utilisé ! Kel kon, ce zumain ! Komment je vé faire pour m’en servir, maint’nant ?
-Alors, kombien ? fit une voix derrière moi, me sortant de ma contemplation.
-Euh…quinze ! sortis-je machinalement, en baissant ma longue-vue et en me tournant.
-Kan même ! Pas mal ! se réjouit Zorg. Ca en fé quinze en moins, de foutus zumain ! Bon, allé, à moi !
Si tu savé ! Je le regardais et souriais à pleines dents, comme pour approuver ses dires. Je me tournais un peu plus, et aperçus Gartchok qui tenait un espèce de tube posé à l’œil, et pointé vers le combat devant nous. K’est c’ke… Il enleva le rouleau de sa face, puis m’interpella :
-Ch’comprend pas komment ça marche !
-Euh…c’é koi ? répondis-je, un poil inquiet.
-Ben…une longue-vue, komme toi ! Mais j’é l’impression k’ça marche pas !
Je lui arrachai l’objet des mains, regardai au travers, puis le lui rendis, un sourire aux lèvres, rassuré :
-Faut p’t’être mettre des lentilles au bout, et…
-Ah oué ! Ch’savé k’j’avé oublié kek’chose ! me coupa-t-il, comme si il venait d’avoir une révélation.
Bon, j’avais encore le monopole de la longue-vue, et je gagnerai encore, aujourd’hui ! Zorg m’envoya ses coordonnées, et je pointai mon oculaire. Voyons voir…Un, deux, trois, katre…humm, katorze morts, dont katre orks. Tiens, non, trois orks, y en a un ki se relève.
-Alors, kombien ?
-Treize ! Dommage ! Mé tu as fé un meilleur score ke la dernière fois !
Je regardai les angles rentrés par Kiçkoul, puis la zone correspondante sur le champ de bataille.
-Neuf ! Dont huit orks !
-Bah, au moins, mon tir n’aura pas été inutile ! fit-il en maugréant.
Puis vint le tour de Digik. Le tir, comme je l’avais prévu, à la vue de ses coordonnées, était passé complètement à côté de la mêlée, ne causant aucune victime.
-Trois ! gueulai-je, pour lui faire plaisir.
Se présenta enfin Gartchok. Ce crétin, même borné, avait l’habitude de faire les meilleurs scores, à cause, sûrement, d’une chance inouïe. Les coordonnées qu’il rentra me semblèrent totalement idiotes, mais il était libre de tirer où bon lui semblait. Tant qu’il perdait !
Je scrutais de ma jumelle là où devait tomber le tir, à gauche de l’attroupement rose et vert. Encore plus loin de la cible que le tir précédent de Digik. L’obus tomba bien dans mon petit cercle noir, mais, au lieu d’exploser, rebondit à ma grande surprise sur le sol, repartit en l’air sur la droite, et explosa en périphérie de la mêlée. Quelques soldats humains volèrent dans les airs tandis que d’autres s’effondraient au sol, inertes ou le corps couverts de spasmes. Le souffle de l’explosion déclencha l’explosion des grenades accrochées à la ceinture d’un garde à quatre pattes, explosions qui dévièrent le tir d’un plasma qui transperça une série d’impériaux avant de toucher les réservoirs de la sentinelle se trouvant sur son chemin, sentinelle qui disparue dans une gerbe de flammes. Toutes les peaux roses aux alentours furent sévèrement brûlées, courant comme des lapins en panique dans la mêlée, allumant d’autres guerriers au passage. En parallèle, le premier souffle, celui de l’explosion de l’obus, renversa l’imposante armure métallique d’un ork armé d’un Lance-rokettes et paré à faire feu. La méga-armure se retrouva sur le dos, écrasant quelques orks au passage, et le missile partit tout droit en l’air, accompagné d’une petite fumée. Quelques humains se hissèrent sur l’imposante masse au sol, et l’achevèrent en tranchant la tête verte, seul élément visible du corps. D’autres orks escaladèrent à leur tour, et un petit combat s’engagea sur le cadavre. Rixe interrompue par le missile qui, ayant atteint sa hauteur limite, était retombé tout droit vers son lanceur. Tous moururent dans l’explosion, et un petit bout de l’armure gicla en l’air, alla percer le réservoir de carburant d’un soldat portant un lance-flamme. La déflagration embrasa tout ceux qui se trouvaient autour.
Je baissais la longue-vue, totalement dégoûté. Sans vraiment compter, Gratchok avait bien dû causer la mort d’une trentaine de guerriers venant des deux camps. Un vrai massacre. Mais, me reprenant vite, j’aperçus que l’œuvre ne pouvait être vu d’ici sans la lentille.
-Alors, kombien ? me réclama le tireur.
-ZERO ! AUKUN ! UN VRAI NUL ! hurlai-je, des larmes aux yeux devant un tel affront.
-Zéro ? Enkore ? Komme d’hab, koi ! se lamenta –t-il.
-Bon, ben c’é enkore toi ki a gagné, reprit Digik.
Le temps de me reprendre, il ne fallait en effet pas qu’ils me voient ainsi, et je me tournai :
-Tu…t’as raison ! Bon…ben…44.5° ; 86° !
Devant nous, Uruk-aï était toujours assis, scrutant le spectacle devant lui, sûrement mourrant d’envie de s’y rendre, tenant Krokette en laisse, le squigg, lui, plus intéressé par nous-même.
Je remis la longue-vue en place, et entendis derrière moi le sifflement de l’obus qui part. Ce dernier tomba sur un Truk vide, le faisant sauter, et envoyant tout autour des débris enflammés. La vue d’orks et d’humains courant dans tous les sens, leurs corps en proie à des violentes flammes me remonta le moral.
-47 ; 75 ! repris-je, alors qu’un demi-sourire s’inscrivait sur mes lèvres.
Un nouveau sifflement, et une nouvelle explosion, au loin. En plein sur un groupe de gardes qui sortaient de leur base, un peu derrière le combat. Quelques membres giclèrent, un peu de sauce rouge éclaboussa les alentours. Certains, encore à peu près entiers, réussir à se relever, et engagèrent un duel face à des ennemis verts qui venaient de les rejoindre.
-45 ; 90 !
Je tournai ma jumelle vers la zone 45 ; 90, et attendis la chute de l’obus et inspectant la scène s’offrant à mon œil. Mais rien ne venait, et je commençais à trouver le temps long.
-Bordel ! 45 ; 90 !
Mais toujours rien, et la scène à mes yeux continuait son cour, anormalement selon moi. J’abaissai ma jumelle et me tournai.
-K’est c’k’y a ? entonnai-je durement.
-C’é Gartchok ! reprirent Digik, Kiçkoul et Zorg en cœur.
-Oué, et k’est c’k’il a enkore fait ?
-Ben…y disait k’il savait mieux réglé ke nous, alors on l’a laissé faire, continua Zorg.
-Et forcément, y sait pas faire, enchaîna Dgik.
-Et c’é pour ça k’y a rien k’est partit, finit Kiçkoul.
Je pivotai vers la pièce d’artillerie, et remarquai mon quatrième compagnon d’arme penché sur les commandes de réglage, se grattant sa tête imberbe.
-Alors, k’est c’ki va pas ? lui demandai-je sur un ton pressant.
-Ben…t’as dis 45, mé j’sais kompté ke jusk’à kinze, donc je sais pas c’é kombien après kinze, karante-cink, répondit-il, quelque peu embarrassé.
-Mais t’as pas à savoir kompté jusk’à karante-cink ! Faut juste k’tu sache à koi korrespond le signe ki représente karante-cink !
-…Ah oué ! J’me disais aussi !...Mais…euh…en fait…ch’sais pas à koi korrespond le signe de karante-cink ! En fait, ch’sais même pas à koi ressemble le signe de un ! avoua-t-il encore plus embarrassé.
Je mis ma main sur mon front, fermai les yeux et soufflai un grand coup. Puis je repris :
-Alors, komment tu fais, kan tu mets les koordonnées, kan c’é à toi de tiré ?
-Ben…euh…j’mets au hasard !
Bon, je me faisais à chaque fois battre par un grot inférieurement intelligent à moi, et qui, en plus, réglait le lobba au hasard, sans prendre le temps de réfléchir un temps soit peu à son tir. Je calmais mon moi intérieur, puis réglais les coordonnées que j’avais demandées. Je repris finalement mon poste de guetteur pour apercevoir trois soldats humains et cinq orks être explosés par l’obus.
Je déplaçai ma lo