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| Auteur : | Sujet: [W40K6] Stalingrot | Bas |
| Wargen Messages postés : 74 Voyageur |
Ah! Ca fait plaisir de voir qu'on a des gens qui lise et qui aime^^ Ca donne un sens à se qu'on fait. Par contre, si tu as des choses que tu vois et que tu aimes/comprends/aprécis pas, dis le moi, toutes les critiques sont bienvenues^^ Bon, pour proposer mon récit à GW... J'aimerai bien, mais non seulement je ne saurais pas comment m'y prendre, mais en plus, je pense que mes textes ne sont pas si super que ça (arf, perfectionisme, quand tu nous tiens! ^^). Gagner un peu d'argent dessus ne me ferait pas de mal non plus, mais bon... je suis réaliste, c'est pas un chef d'oeuvre, mon truc ![]() Tiens, par contre, la suite! (Faut bien choyer ses lecteurs! ^^) *************************************************************** -MOOOUUUAAARRRGGGHHH !! Les lèvres retroussées laissèrent place à une dentition jaunie et quelque peu trouée, ornée d’une paire de canines disproportionnées, semblables à deux cornes, deux pics rocailleux effrités par l’érosion. Sa tête verte, seul vestige physique de son corps encore présent à vue d’œil, était couverte de cicatrices et de balafres plus ou moins profondes. La plus longue prenait source à l’arrière de son crâne, derrière son oreille gauche pointue et percée de petites boucles cuivrées, pour remonter sur sa boule rasée et rugueuse, tel un désert aride et inhospitalier. La balafre continuait ensuite sa route en descendant le long de la face, interrompu par la présence de l’œil gauche, ou plutôt de la boule incrustée dans l’orbite mort, pour se perdre dans le cou et derrière l’épaisse armure métallique qui recouvrait le reste de son corps, où de ce qu’il en restait. Sa grosse langue pointue passa au travers du créneau de ses dents, léchant l’émaille comme pour donner un certain plaisir à ces couteaux jaunâtres, et lâchant quelques goutte de baves qui tombèrent sur le peau roze devant lui. Sa proie ne bronchait pas, sa petite arme à feu dans la main droite, totalement obnubilé par la couleur rouge sang de l’œil droit de l’ork qui le scrutait avec avidité et envie, contrastant avec l’inexpressivité de l’œil gauche mort. Mais cet homme ne bougeait pas devant la précarité de sa situation. Il ne s’était pas mis à crier comme un demeuré pris d’une folie et d’une panique soudaine ; il n’avait pas essayé de tirer frénétiquement de son pistolet laser sur son adversaire menaçant ; il n’avait pas gesticulé pour se dégager et tenter de sauver sa peau comme il le pouvait. D’un côté le souffle brusque de la lourde respiration de l’ork métallique, de l’autre la pseudo tranquillité que le zumain laissait transparaître coincé dans son engin mécanique. Ce face à face fut rompu lorsqu’un nouveau vert, bien plus petit et non protéger par ces grosses plaques d’acier, vint se poster sur le ventre de la sentinelle, entre les deux protagonistes, puis leva sa hache en hurlant. La hache continua d’ailleurs sa montée, tenue fermement par la main verte qui venait de se détacher du bras, et qui s’écrasa sur la neige boueuse, quelques mètres plus loin. Le nouveau venu regarda son moignon dégoulinant de sang, totalement éberlué, puis leva la tête et vit fondre sur lui la pince pleine d’énergie qui venait à l’instant de frapper. Le choc, même du côté non effilé de l’arme, lui fendit le casque cornu et le crâne, et le cadavre s’affala au sol, parmi les anciennes victimes du monstre mécanique zumain maintenant immobile. Un cri guttural s’éleva au dessus du vacarme de la horde vociférante et de l’engin impérial encore en état de marche qui lâchait salves de laser sur salves de laser tout autour de lui : -IL é POUR MOI, C’LUI LA ! J’CRéVERé TOUT CEUX KI VOUDRONT L’BUTé ! La montagne d’acier tourna sa tête à gauche et à droite, pour remarquer que ses frères de sang avaient compris le message et le contournaient sur un large cercle. Un rictus sauvage se forma sur ses lèvres tandis qu’il se retournait vers sa proie. -Hin hin ! T’é rien ke pour moi, mon joli ! Mais l’autre ne bronchait toujours pas, et le fixait même avec un regard menaçant et pénétrant, les sourcils froncés et la respiration calme et tranquille. Aucun mouvement parasite ne venait perturber l’immobilité de son corps, comme s’il était dépendant de sa machine qui elle non plus ne bougeait plus maintenant. Un calme perturbant, le calme avant la tempête. Un sentiment de doute traversa l’échine de l’ork et remonta, sous sa grosse armure, le long de la colonne vertébrale, pour faire frissonner son crâne ébréché. Brrrr…. Il é timbré, ce zumain ! pensa-t-il alors, se demandant maintenant s’il ne risquait vraiment rien. Tous lé zumains panikent, normalement … Et là, c’é moi ki panike ! Hum… Faut vrément k’j’le bute vite, avant k’il ne fasse kelke chose de pas normal ! Il avança d’un pas, et lança sa pince crépitante dans la cabine du véhicule impérial d’un geste peu rassuré, en direction du peau roze encastré à l’intérieur. Réagissant en quelques dixièmes de secondes, ce dernier donna un grand coup de son épaule droite dans le vide, devant lui, et roula sur le côté avec l’élan tout en tenant le corps décapité de l’ork se trouvant sur lui pour le mettre là où tombait la pince. L’arme embrocha donc un corps, que son possesseur ne put apercevoir du fait de la promiscuité de la cabine et de la taille immense de la pince et de son bras. Croyant avoir fait mouche, il tira rageusement son bras droit vers l’arrière, ramenant ses lames à portée de vue. Et qu’elle ne fut pas sa surprise quand il vit un corps vert décapité là où il pensait voir un corps roze, et le fameux corps roze pendu par les bras au dessus de la neige, les mains accrochées du côté inoffensif de la lame supérieur de sa pince. La proie s’était libérée de son étreinte, et avait maintenant retrouvé tout le loisir de combattre. Tant mieux, gloussa intérieurement l’ork. Il fut rassuré de voir que cet ennemi ne possédait pas de pouvoirs surnaturels comme il l’avait tout d’abord cru, et que la proie ne cherchait juste que le moment propice pour agir et se libérer de sa contrainte matérielle. Le zumain, qui avait lâché ce qui venait de le tirer d’un mauvais pas, se tenait maintenant en face de lui, les mains partiellement brûlées et irritées par l’énergie crépitante qui parcourait l’arme complexe de l’ork, même du côté non tranchant, mais possédait néanmoins son pistolet dans la main droite. Intrigué, ce dernier regarda autour de lui pour remarquer que les autres orks de la horde passaient à côté d’eux sans s’arrêter et ne leur jetaient aucun regard, tout en laissant un large cercle vide pour les deux combattants. L’homme reposa de nouveau son regard sur son adversaire, puis le mit en joue, et tira quand ce dernier se jetait sur lui dans une charge ralentie par le poids imposant de son armure. Alors que l’ork allait enfin abaisser sa pince vers sa cible, celle-ci fit une roulade sur la droite, esquivant l’arme, et se retrouvant sur le flanc gauche de son ennemi. Profitant de sa position, il continuait de pivoter quand le monstre se tournait pour se mettre en face de lui, et essayait de l’ajuster avec son pistolet. Le peau cuivré, comprenant que son opposant tentait intelligemment de toucher sa tête et qu’il faisait en sorte de se mettre hors de portée de la pince, leva son bras gauche, et pointa son gros fling vers sa cible. Une pluie de douilles grosses comme le poing sautait en l’air, à côté de l’arme, et retombait dans la bouillasse neigeuse au sol. La précision, et la rapidité de mouvement, n’étaient pas pour l’ork, et l’autre put esquiver en effectuant une nouvelle roulade, pendant que quelques guerriers s’effondraient autour d’eux, touchés par les balles perdues. Le monstre de trois mètres de haut réussit enfin à se mettre en face de son adversaire qui s’était relevé lentement en massant son épaule droite. Il avait du se faire mal en plongeant au sol. Les deux se fixèrent ainsi, le vert soufflant rudement, embrumant les alentours, alors que le zumain le pointait de son pistolet laser en baragouinant des choses incompréhensibles. Ils restèrent ainsi quelques secondes, ou quelques minutes, ou une éternité, aucun des deux ne put le dire. Mais la contemplation fut rompue par l’unique munition lâchée par l’énorme arme de l’armure vivante qui vint se planter dans un corps vert inanimé aux pieds du peau roze, le déchiquetant et éclaboussant ce dernier. La réponse ne se fit pas attendre, le trait rouge trouant l’oreille gauche de celui qui avait commencé les hostilités. Pendant que l’ork hurlait de rage, de colère et de douleur, l’autre se jeta sur la hache du cadavre fraîchement remué à ses pieds, puis se jeta droit devant lui en criant. Une nouvelle balle grosse comme le poing partit, et arracha le bras tenant le pistolet. Mais le blessé ne bronchât pas, continuant sa course, et sautant en avant, puis roulant sous les énormes jambes métalliques de son opposant. Se relevant dans le dos du monstre, il asséna un coup de hache violent qui se planta dans les engrenages d’acier et les pistons hydrauliques. La lame se brisa sous le choc, et un terrible heurt de la pince énergétique provoqué par le vert en se retournant envoya le zumain au tapi. Le vainqueur, voyant son adversaire sonné, la tête enfoncée dans la neige, s’approcha en vociférant : -C’é MOI L’PLUS FORT ! C’é SADIK L’PLUS FORT ! MMMOOOUUUAAARRRGGGHHH !!! L’homme, l’arcade gauche ouverte tel un canyon dans le sol, faisant dégouliner une mer de sang, ouvrit les yeux avec difficulté, ceux-ci obstrués par le liquide rouge poisseux et collant venant de son corps et du cadavre ork qui l’avait aspergé, pour apercevoir un trou noir. Un énorme trou noir et profond. Le canon du gros fling planté devant sa tête. Et derrière ce puit ténébreux, il entendit le rire sardonique du vainqueur, ainsi que le clic de la pression sur la détente. La tête explosa dans une mare rouge, comme si on avait volontairement renversé un pot de peinture rouge sur le sol, dans une marque rondouillette, une auréole parsemée de stridulation et de pics qui s’en échappaient, tels les rayons du soleil. Des morceaux de crâne, décomposés et brûlés du fait de la faible portée du tir, jonchaient les environs, sur dix mètres carrés, alors que des bouts de cervelle grisâtre flottaient à la surface des petits trous d’eaux créés par la fonte de la neige sous l’intense activité qui venait de se produire ces dernières minutes en cet endroit. Du cou maintenant libéré s’écoulait un ruisseau rougeâtre qui se mélangeait avec la neige déjà privée de sa blancheur immaculée et couverte du sang d’autres morts. -Grumble ! Ch’pourrait même pas avoir lé dents ! grogna doucement Sadik en lorgnant le corps décapité de sa victime. Il se baissa pour fouiller le décédé et chercher quelques trophées à s’approprier quand une douleur l’assaillie dans le dos, là où le coup de son ex adversaire avait déjà frappé. Une odeur de cramé parvint à ses narines, et il se releva, puis se tourna difficilement, toujours percuté par ce qui l’attaquait. Après quelques secondes de manoeuvres et de mouvements découpés et lents, il remarqua enfin ce qui l’agressait : l’autre véhicule zumain, le même espèce de géant poulet mécanique qu’il venait de détruire. Celui-ci crachait des traits rouges en rafale dans sa direction par un long tube fixé sous la cabine abritant le conducteur. A ses pieds se tenaient des dizaines de cadavres verts transpercés ou écrasés par les immenses pieds de métal. Il avait dû apercevoir la mort de son coéquipier, et s’était résolu de le venger en tuant son assassin. Il avançait maintenant d’un pas acharné vers l’immense armure tout en tirant des salves dans sa direction. L’ork leva son bras gauche, puis déchargea son arme vers son nouvel ennemi, faisant sauter les douilles à ses côtés dans des cliquètements d’engrenages et de ressorts confus, tout en riant comme habité par un démon. Un duel de monstres de métal se préparait, les balles et les lasers ne faisant que raser et effleurer les deux protagonistes, n’endommageant que peu les deux machineries. Une munition de l’ork vint quant même traverser la hanche droite du poulet mécanique, explosant une attache, et libérant la partie droite de la cabine du pilote qui tanguait maintenant faiblement dans les remous de son avancée qui ne s’était pas pour le moins stoppée. Comme en réponse à cet affront, une salve de lasers vint frôler la tête balafrée du vert, et trouèrent le haut de l’armure, fauchant au passage le lance grenades incorporé. L’ork se mit alors à fondre sur son ennemi, continuant son déluge de munitions, laissant derrière lui un chemin de petits objets cuivrés dans la neige, comme dans la légende du Grand Déchikteur Vert. Le choc intervint quelques secondes plus tard. Brutal, puissant et crissant. La pince grésillante se leva, et percuta le flan droit de l’engin impérial, résonant dans toute la carcasse métallisée du touché. Le coup porté n’avait cependant pas été couronné de succès, et l’autre poursuivit droit devant lui, quelque peu sonné. La cabine rencontra alors le haut fondu de sa cible, dans un craquement sinistre. La cabine rompit en partie, et bascula vers la gauche, seulement retenue par l’attache sur sa hanche gauche. L’ork força sur ses jambes, essayant de bloquer ses pieds de métal dans la neige glissante, mais se mit à reculer petit à petit, puis céda sous la force de la poussée de son oppresseur, et tomba au sol, sur le dos, éclaboussant les alentours. Le zumain avait vu sa machine s’arrêter lors de sa rencontre avec son ennemi, et se précipita de la remettre en route. Le lourd et massif pied droit de la sorte d’animal de métal se leva, pour écraser la grosse armure à sa merci, devant lui. Alors que l’homme allait accomplir sa vengeance, un violent coup de pince, donné avec la force du désespoir, claqua contre le dit pied, le sectionnant. La puissance de la frappe détacha pour de bon la cabine qui roula sur le ventre de l’armure et s’encastra dans la neige, alors que le reste du véhicule sombra en arrière au ralenti, dans un crissement épouvantable. Le craquement de métal qui s’affale et s’écrase contre le béton du sol hanta les environs pendant quelques secondes, puis le calme revint, avant d’être de nouveau interrompu par les hurlements de la horde qui prenait part tout autour, déversant son inexorable flot de guerrier vert vers la baston, quelques centaines de mètres plus loin. Sadik attendit ainsi, renversé sur le dos, quelque peu sonné, mais surtout incapable de se relever seul. Sa lourde armure protectrice était en effet imposante, et sa propre masse musculaire, pourtant importante, ne pouvait l’aider à se redresser. Il entendit, quelque part sur sa gauche, un gémissement à travers le tumulte roi. Un gémissement de douleur, un couinement de désespoir, un doux glapissement fluide ne pouvant provenir de la bouche d’un ork. Le zumain était encore en vie, mais la chute de la cabine avait due lui casser un os, ou lui ouvrir sa fébrile peau. Le gros ork sourit à cette pensée, s’imaginant celui qu’il n’avait pu qu’apercevoir en train de fondre en larmes, le corps douloureux perforé par une manette, écrasé par le poids considérable de l’habitacle. C’é bien lé zumains, ça ! A chialé pour un p’tit trou dans l’ventre ! maugréa-t-il dans sa tête. Il resta ainsi gesticulant sa pince et son gros fling, gueulant de temps en temps qu’on vienne le secourir. Son vœu fut exaucé quelques minutes plus tard, quand un groupe de vert osa briser le flot de guerrier pour se rendre au près de la masse affalée au sol. D’abord cinq, puis dix, et enfin quinze, qui réussirent tant bien que mal, au bord de la rupture, à soulever le buste métallisé. Sadik planta sa pince au sol d’un geste rageur, et pris appui dessus afin se remettre entièrement sur ses pieds. -Rââââhhh ! ‘reus’ment k’vous êtiez là, vous ! C’é pas cette bande de plouks ki m’aurait aidé ! les remercia-t-il en montrant ceux qui continuaient inlassablement leur route autour d’eux. Il remarqua quand même que la marée avait diminuée, et que la horde commençait à s’estomper. Ses sauveurs le regardaient avec envie, impressionnés par sa Méga armure. Certains se demandaient sûrement quels faits d’armes il avait du accomplir pour avoir l’honneur d’en porter une, d’autres devaient rêver en train d’en revêtir une, écumant les champs de bataille tel un héro destructeur, un démon massacreur. Voyant qu’ils ne bougeaient pas, éblouis par sa redoutable présence, Sadik claqua quelques munitions dans les airs : -Allé ! Bougé vous l’cul, bande de terreux ! Y a la baston ki vous attend là bas ! Aucun d’eux ne broncha, et ils prirent leurs jambes à leur coup, courant rejoindre la file indienne. Le gros ork put enfin se tourner vers ce qui le démangeait depuis tout à l’heure : le zumain coincé dans la cabine du poulet mécanique. Il s’avança difficilement, le peu de temps passé sur le dos lui ayant fait perdre le sens du sol, vers le tas de ferraille dans la neige, d’où sortaient toujours quelques beuglements assourdis. La langue de Sadik roula doucement sur sa dentition crénelée. Il aimait ce moment, cette sensation, lorsqu’on apporte la mort au vaincu, une délectation qui prévalait sur toute les choses au monde. La masse de sa pince crépitante se leva dans les cieux, puis tomba sauvagement sur la carcasse à ses pieds. Le froissement de la tôle se répercuta tout autour de lui, et fut suivi d’un hurlement de douleur. Le gros ork sourit. IL frappa une nouvelle fois, essaya d’apercevoir de quel coin provenait le nouveau cri, puis entama l’ouverture du bloc. La pince cisailla l’acier sans aucune peine, et laissa apparaître un petit espace vide exigu, comprimé par les parois qui s’étaient déformée par la chute. Et au milieu, un peau roze en position foetale, la jambe droite retournée dans le mauvais sens, la tête ensanglantée, les épais vêtements tachées de rouge sombre. Ce dernier tourna lentement et fébrilement sa tête vers le monstre qui le recouvrait de sa hauteur, versant quelques larmes qui perlèrent sur son visage bouffi par un choc. Sa bouche s’ouvrit, et un flot continu mais mal assuré de mots en sortit. Le sang dans la bouche rendait leur compréhension encore plus délicate, mais Sadik comprit, à l’intonation de la voix, que l’autre ne lui jetait pas des fleurs. Enkore un inkonscient ! ricana-t-il intérieurement. Il amena sa grosse pince dans la cabine étriquée, la passa autour du petit cou roze, puis sera les lames. -Alors ? J’entends plus rien ! Mouahahahahah ! éructa-t-il en crachant sur le corps maintenant sans tête. Il planta une des lames de sa grosse arme dans cette dernière, l’amena devant ses yeux pour l’examiner, puis la piqua sur un pic sortant de son épaule droite. Fier d’avoir enfin put accroché un trophée, il quitta le corps sanglant et la carcasse béante, puis prit place dans le flot en direction de nouveaux combats. Après plusieurs dizaines de mètres parcourus, et plusieurs minutes de passées, il arriva en haut de la colline, au pied de laquelle se déroulait ce que tout vert ici présent voulait rejoindre sans plus attendre. Une haute muraille de plasti-béton entourait ce qui devait être le campement zumain. Une brèche avait été ouverte dans celle-ci, un peu sur la gauche de la grosse porte d’entrée incrustée dans le mur. La carcasse d’un véhicule noirci, probablement un Truk, en bloquait passablement l’accès. Cela devait être ce dernier qui avait provoqué l’ouverture en fonçant dessus. Alors qu’il fixait le trou dans la muraille, perdu dans ses pensées, la peau de sa tête se mit à frissonner. La température avait baissée de quelques degrés, suffisamment pour donner froid à un ork. Quelques Truks et Buggys se trouvaient entre Sadik et la mêlée, et arrosaient le tas de roquettes et de gerbes de flammes. Plusieurs étaient déjà calcinés, une fumée grisâtre en sortant pour s’évaporer dans l’air et les flocons qui venaient de se remettre doucement à tomber. Au milieu de la confusion, quelques poulets mécaniques écrasaient ou flambaient des verts, alors que des carcasses de ces mêmes marcheurs brûlaient, marquant le combat de traînées jaunâtres orangées. Un vague frisson parcourut l’échine de l’ork, remontant sa colonne vertébrale pour se propager dans ses épaules, puis ses avants bras et ses bras, faisant trembler sa pince et son gros fling. En bas, le combat prenait une touche particulière et amusante. Les zumains ne combattaient plus que sporadiquement, lâchant quelques rafales, donnant quelques coups de piques que de temps en temps. Une chasse à l’homme s’était engagée, les verts poursuivants les rozes aux épais vêtements marrons qui fuyaient vers la porte principale gardées par plusieurs soldats en ligne qui fusillaient tous les ennemis s’approchant dangereusement de l’entrée. Par la brèche se faufilaient quelques rares soldats survivants, suivis en général d’un duo ou d’un trio de guerriers orks qui disparaissaient derrière la carcasse encore fumante bloquant le chemin. La température chuta encore, les flocons se durcissant, et le tumulte du vacarme aux pieds de Sadik baissa, semblant s’éloigner. Augmenta à la place une sorte de mélopée lointaine, un murmure presque inaudible, stimulant mais perturbant. Un bourdonnement grandissant, assourdissant, résonna dans son crâne, puis le silence total, calme, angoissant, avant que le chuchotement ne reprenne, encore plus profond. Les choses bougeaient à ses pieds, des lasers s’envolaient, des balles s’encastraient dans la neige, un poulet impérial éclata dans une gerbe de feu impressionnante, mais aucun son ne parvenait aux oreilles de Sadik qui assistait à tout cela comme s’il avait perdu l’ouïe. Les sons revinrent quelques secondes plus tard, et il se surprit en train d’hurler. Il s’arrêta, et une sensation de vertige le prit, le sol vacillant sous ses pieds. Maintenant il en était sûr ! Les Elus étaient là ! Un au moins ! Ils, ou il, avaient quitté la horde de Tamarik le Ravageur pour se joindre à l’attaque du BigBoss Mag Katrak, et porter leurs pouvoirs sauvages et incommensurables à son service. Sadik n’en avait jamais encore vu un, mais les rumeurs sur leur compte allaient bon train, et ils étaient crains et respectés partout où ils mettraient les pieds. Le gros ork était perplexe. Même s’ils pouvaient faire gagner la bataille avec leurs sorts, cela était contre nature et dangereux. Et ce n’était surtout pas une technique ork. Il ferma les yeux pour lutter contre sa vision qui défaillait encore. Les sons s’estompèrent en même temps que sa vue, et il se retrouva dans le vide total, le noir profond, entièrement retiré du monde extérieur. Cela le rassurait, l’empêchant de voir et d’appréhender ce qu’il détestait et craignait, mais l’angoissait, le rendant physiquement faible et désarmé. Il voulait lutter à sa manière contre ce qu’il n’avait jamais combattu, au risque de délaisser son physique pour son mentale. Il ne voulait absolument pas être le jouet de ces monstres bizarres, orks mais anormales. Il… Le son revint. Mais pas la totalité. Il entendit seulement des pas résonner derrière lui, ne sachant si cela venait de l’extérieur, ou si cela était un tour de son esprit ou de ces maudits Elus. Les pas se rapprochaient de lui, menaçants, inquiétants. Il frissonna quand il se rendit compte que ceux-ci se dirigeaient vers lui, accompagnés maintenant dans psalmodie lente mais sûre, faible mais consistante. Il ouvrit les yeux, se retourna et aperçut une main verte devant ses yeux, les doigts tendus, la paume cicatrisée recouverte d’un cigle peint dans une matière rouge sombre, représentant une étoile à huit branches… *********************************************************** |
| Mortyaris Messages postés : 1406 Roi ![]() |
juste pour dire, si tu veux envoyer ton récits à GW, c'est plutôt eux qui toucheront les droits d'auteur... La seule solution, c'est de l'envoyer à Black Librairy... |
| Wargen Messages postés : 74 Voyageur |
Erf, de toute façon, que je l'envoie à GW ou à la Black Librairy, je ne serais jamais pris... (Bon, y a bien le dicton: "qui tente rien n'a rien", mais je suis réaliste, et j'ai lu quelques Black Librairy: je voie la différence^^) Sinon, je suis en train de me demander, cela vaut-il la peine que j'essaye de continuer le récit, où vaut-il mieux que je le stope (et en commence un autre avec des parties aussi longue! )Et, bien sûr, je prends toute les remarques... ![]() |
| Wargen Messages postés : 74 Voyageur |
Allez hop, la suite, pasque bon, ça faisait quand même longtemps que j'avais rien posté... (Mais bon, on peux pas mélanger jeu vidéo et écriture en même temps, je viens de l'apprendre à mes dépends^^) Allez, bonne lecture, en espérant que vous appréciez. **************************************************************** Humm… Il semble exténué. Tant mieux… Mais ?! -Que…que faites-vous, maître Frakass ? Tiens donc ! Je t’avais oublié, mon bon Pholian ! Comment ai-je pu, d’ailleurs, avec ce qui t’attends ! -Je te prie de ne plus m’appeler par ce nom maudit et humiliant. -Je…je suis confus, maître Epholion ! Je…je ne sais comment me faire pardonner. Ne t’en fais pas pour cela, c’est tout trouv… Encore ! Mais qu’est-ce… -Vous n’allez pas bien, seigneur maître ? -Ce n’est rien, mon cher disciple, ce n’est rien. Et je te pardonne pour ta faute. Ce n’est rien, mon disciple…ce n’est rien…Cela ne peut être ! Il faut que je sache ! -Maî…maître ! Qu’êtes vous en train de lui faire ! On…on dirait qu’il…qu’il… Sacré Pholiak ! S’il n’était pas là, je t’aurai complètement oublié, mon gros…Humm... Oui, je le sens ! Je te sens ! Mon gros Sadik ! -N’ai pas peur, apprenti ! Je suis juste en train de capter ses énergies vitales, afin d’amplifier mes pouvoirs. -Af…afin d’amplifier vos pouvoirs ? Mais ils sont déjà si grands… Ton émerveillement pour moi est vraiment étonnant, surtout venant d’un ancien ork, race rebelle et insoumise, encore inachevée. Cela facilitera donc mes projets… Quoi ?! Encore cette sensation… Mais qu’est-ce, bon sang ! -Mais…vous allez le tuer ainsi, maître ! Un guerrier en méga armure est un guerrier puissant ayant accompli de grands actes. Il pourrait encore être utile pour vos plans, non ? -Ne t’en fais pas, Pho… Olgriak, il… -Co…comment alliez-vous m’appelez, maître ? Vous aviez commencé par Pho, et… Oh non ! Je vous ai interrompu, maître. Je…je suis désolé ! Ne…ne me reniez pas ! Grâce… Ehéh ! Ton dévouement est encore plus grand que je ne l’imaginais. Et ce n’est pas la peine de te traîner à mes pieds, cela est réservé aux misérables chiens naïfs. Surtout que j’ai autre chose à faire que te punir ! Comme trouver ce que peut être ce…cette chose ! -Relève-toi, mon familier, cela ne sert à rien de se prosterner à mes pieds. Et ne m’interromps plus maintenant. Quant à ce guerrier… ce Sadik, il servira nos plans, en mettant son essence vitale à ma disposition. De toute façon, il était épuisé, et serait mort dans la bataille. Mieux valait-il que son trépas serve à quelque chose d’utile. Eh bien, vas-y ! Maintenant tu peux parler !... Non ? -Maître ? Ah ! Si ! -Qui y a-t-il, jeune novice ? -Je…je me demandais quels pouvoirs inimaginables vous pouviez faire avec ce…cette essence vitale. Vous pourriez faire changer le cours de cette bataille de façon spectaculaire ! Vous pourriez changez le cour des choses ! Vous pourriez devenir le maître du monde, si vous captiez suffisamment d’essence ! Hinhin ! Des rêves de grandeurs, mon cher Pholian ? Ne t’en fais pas, tu verras assez tôt ! -Oui, je le pourrais. Je pourrais tellement de choses d’ailleurs, que cela te donnerait le tournis à t’en rendre fou… Et je pourrais même deviner ce qu’est ce satané… ressentiment ! -…, mais il faut bien faire attention. Ces pouvoirs te rendent plus fort, mais pas pour autant invincible. Vois-tu, il ne faut pas négliger ce fait là : ces fusils laser que tu vois, en bas, aussi pitoyables et futiles soient-ils, pourraient t’enlever ce que tu pensais indestructible. Ces misérables humains, qui sont voués à l’anéantissement et à la destruction, ne sont pas à prendre à la légère. -Pardonnez-moi, maître, mais quand je vois comment vous réduisez ce puissant guerrier à l’état d’impuissance, et que, comme vous me le dites, vous vous rendez plus puissant en parallèle, je ne peux que m’émerveiller devant ces dons et cette force ! Et je ne peux que doutez quand vous dites être vulnérable. Regardez-le : il n’arrive même plus à tenir sur ses jambes, malgré l’aide de son armure ; sa peau se creuse comme si elle pourrissait et vieillissait ; il ne semble même plus capable de nous entendre. En fait, plus le temps passe, et plus il dépérit,… Et plus ce malaise augmente. Quand il s’écroulera, inerte, cette sensation aura totalement envahi mon corps. Qu’est-ce que cela peut-il être… Par le Chaos, se pourrait-il que ce soit Elle ? Archaon aurait-il réussi ? Humm… si c’est Elle, tant mieux, cela serait grandiose. Mais il ne faut pas que j’en fasse parti. Mon sacrifice n’est pas nécessaire. Voyons voir… -…vraiment un dieux pour… -Ezicherel almastrodriag ëqlichtierel ! Manassuresquinïales… -Maî…maître ? Que…que faites-vous ? -…drigtriajfrieg allassejn Tzeenchijilnr noumur Khornialintreâ… -Maître ! Je…c’est… -…noumur Nurglistriak noumur Slaaneshirfrud ! Domurëiam ultrinega sylviniure… -MAITRE ! JE… AHHHH !! -…slurvanjiek ssassessure ! Namanek chilyrophtrek ! -PAS Mou…moi…huuuu…pas…mon…essence… Ne t’en fais pas, Pholian, je ne vais pas te vider complètement ! Je te destine à quelque chose de bien plus grand ! Hinhinhin ! -Grifrojinlianph Aënkiliä Pahrtdl’a Khaçehtouä ! -M…a…î…t…r…e… Une main verte ridée et d’une maigreur affligeante posée sur son front, le gros ork métallique se releva, comme revigoré par une force qu’il avait dissimulé au plus profond de lui-même, dernier recours avant l’abîme profond de la mort. L’autre main ridée était posée sur le bras gauche du jeune individu orkoïde qui commençait à tomber sur les genoux, le teint livide, l’air terrifié. Le guerrier, de nouveau remit, regarda avec effroi les deux autres à côté de lui, et remarqua avec quelle aisance celui dont n’était visible que les deux mains, le corps caché sous un drap noir qui ne laissait même pas transparaître le visage emmitouflé sous une capuche tombante, affaiblissait son collègue vêtu d’une toque marron qui laissait sortir la tête d’un ork plutôt jeune. Pris de panique, le combattant décolla difficilement et précipitamment sa tête de la main qui n’était juste que posée dessus, puis se mit à courir précipitamment, en hurlant de terreur, vers le combat à ses pieds. Derrière lui, l’ombre noire se baissa sur son compagnon maintenant affalé sur le sol neigeux. Le laser arriva à l’encontre de la Méga armure, et transperça la tête qui explosa dans son habitacle, la repeignant de rouge sombre et brûlant. Le gros tas de métal continua sa route sur quelques mètres, avant que les jambes se stoppent et que le corps ne tombe en avant, et déboule la pente pour venir s’arrêter derrière un petit tas de neige. -Joli tir, colonel Yachevsky ! s’exclama le grand homme sur un ton cynique, en baissant ses jumelles et en se tournant vers le tireur. Il était surmonté d’un képi rouge et noir, et son plastron luisant était caché sous une longue cape aux mêmes couleurs, cape qui cachait également une longue épée au fourreau et un pistolet bolter rangé dans son holster. Le colonel, surpris, ôta son œil de l’oculaire, baissa son arme, et regarda son interlocuteur. Un rapide coup d’œil vers le garde sur la gauche, qui répondit en haussant les épaules et en secouant la tête négativement, puis il prit la parole, en essayant de ne pas se faire impressionner pas le regard menaçant qui le toisait : -Avec une telle arme de précision, et un peu de chance, on peut faire des miracles, commissaire Ivanof ! Quelques secondes s’écoulèrent ainsi, les deux regards plongés dans les yeux de l’autre. -Vous connaissez très bien mon opinion sur ce genre d’arme, reprit sèchement le commissaire en rompant le murmure pesant de la bataille à leurs pieds. Et vous ne m’ôterez pas de la tête qu’un sergent, lieutenant ou quoi que ce soit se doit de se trouver au combat avec ses hommes pour les mener à la victoire, et non planqué en haut d’une tour, à tirer tout ce qui bouge sans prendre le moindre risque. -Je le sais très bien, commissaire, et nous en avons d’ailleurs déjà parlé. Je suppose que vous n’êtes pas monté ici pour me faire la morale, alors faites moi part de votre requête, sortit le colonel afin de calmer l’autre. Un nouveau silence, que le commissaire cassa de nouveau : -Le général Walynsky m’envoie vous confirmer son… entière confiance en vos méthodes... Un léger sourire s’inscrivit sur les lèvres du colonel. -…et il me demande aussi de vous faire part de la venue imminente d’une… certaine personne dans notre fort, pour des raisons que le commandant n’a pas souhaité me confier. -Une personne ? Vous ne pourriez pas être un peu plus précis ? interrogea Yachevsky. -Négatif. Il atterrira dans les minutes, ou les secondes, à venir dans notre base à bord d’un Thunderhawk. Je n’en sais pas plus, et d’ailleurs, j’ai d’autres choses à faire qu’à me poser ce genre de question en ce moment ! -COLONEL ! COLONEL ! Le soldat arrivait en haut de l’échelle d’acier et commençait à se hisser sur le pont de la tour quand le commissaire se retourna violement pour redescendre. -COL… Il s’arrêta, surpris, en apercevant Ivanof qui le perçait méchamment du regard, planté droit sur ses longues et fortes jambes. Il se redressa doucement, sans un bruit, puis laissa passer le commissaire en baissant la tête et en claquant le talon. Il attendit que l’autre soit en bas des échelons et pose ses pieds au sol avant de prendre la parole : -Colonel, le…Le soldat lança un nouveau petit regard nerveux vers le bas. -Je vous ai dis de vous méfier du commissaire Ivanof, mais il ne faut pas devenir parano, gloussa le colonel Yachevsky alors que le troisième homme partait d’un franc rire. -Je…je suis désolé, colonel. Le…le lieutenant Chevfsnine a terminé l’extraction des soldats qui étaient encore récupérables. Le grincement des grandes portes métalliques qui se refermaient approuva ses dires, suivi d’un long hurlement de rage et de victoire provenant de la horde verte. -Etat des pertes ? -Humhumm... C'est-à-dire… -Alors ? -Ben…catastrophique. Soixante quinze pourcent des troupes envoyées au charbon…euh…au combat, désolé, sont mortes ou sacrifiées… -Bien ! rétorqua le colonel. Les deux hommes le regardèrent, médusés. Evidement, Yachevsky savait qu’il avait fait une grossière erreur en organisant une sortie, et l’état des pertes le lui faisait regretter amèrement. Les orks avaient signés là une petite victoire, mais il se devait de ne pas montrer son désappointement à ses soldats. Il fallait réagir, et rebondir sur cette situation inconfortable. -L’ennemi est confiant et ne fuira pas. Maintenant qu’il a eu sa dose de combat, il va en redemander, et va rester agglutiné à nos murs. Nous allons le réduire en bouillie, une pluie de feu qui emportera tous ces maudits xénos de là où ils viennent ! Son poing droit frappa violement dans sa paume gauche, comme pour accompagner son discours, se qui fit sursauter les deux soldats encore abasourdi par ce qu’ils venaient d’entendre. -Comme vous pouvez le voir, des nids d’armes lourdes, principalement de bolters lourds et d’autocanons, sont en train d’être mise en place sur la muraille. L’absence de puissance de feu du camp adverse nous assure la victoire. Les deux gardes se penchèrent sur la rambarde de sécurité, et aperçurent cinq mètres plus bas, sur le mur, de petits soldats s’activer à installer ce qu’il semblait être des armes, à les fixer solidement contre le plastibéton, ou à courir en zigzagant entre les petits regroupements pour apporter des caisses de munitions ou faire passer des ordres. La fourmilière était en pleine activité et roulait sur de bons rails, ce qui fit sourire le colonel. Surtout que, quinze mètres plus bas, la horde verte était immobilisée, comme perturbée par ce mur qui la bloquait, sans voir ce qui pourrait le détruire. Le garde impérial du nom d’Illich, qui venait de monter quelques secondes auparavant dans la tour, se retourna vers son supérieur, et lui demanda : -Mais… Et pour la brèche dans les fortifications ? Yachevsky ouvrit la bouche pour répondre, mais un grincement métallique le fit s’arrêter. La nouvelle tête d’un soldat, Miroslav Plushenko, apparut de l’entrée du mirador. -Le soldat Miroslav pourra te répondre, reprit le colonel. Qu’en est-il de la brèche dans les fortifications, soldat ? Ce dernier se tourna vers l’échelle, puis tira sur une corde qui pendait dans ses mains et qui disparaissait au dessous de la tour : -C’est pour aider Andreï qui apporte la nouvelle radio, s’excusa-t-il, avant de commencer son compte rendu. Je n’ai pas réussi à joindre le lieutenant Davidenko, alors j’ai donné votre papier au premier gradé venu. Je suis tombé sur un certain…euh…Dermont. Lieutenant Dermont, du 4e Francilien. Il a regroupé ses hommes, et nous sommes partis en direction de la brèche. Nous avons rencontrés là bas quelques survivants qui s’étaient organisés pour tenir l’ouverture, qui n’avait été que très peu empruntée par les orks, nous ont-ils prévenus. D’ailleurs, aucun ennemi, depuis qu’ils étaient là en tout cas, n’était parvenu à passer. Nous avons placé quatre bolters lourds, deux autocanons ainsi qu’une petite dizaine de mitrailleuse, le tout appuyé par une trentaine d’hommes. -C’est tout ? lâcha le colonel. -Le lieutenant Dermont n’a pas jugé bon de mobiliser plus de soldats. La brèche n’est pas énorme, et une carcasse de véhicule bloque l’entrée, ce qui gène le nombre de d’assaillants pouvant passer, ainsi que leur vitesse, et les rend vulnérable aux nids d’armes. -Il est bien fougueux, votre lieutenant, à décider à ma place, s’exclama Yachevsky, indigné. Surtout pour un lieutenant étranger…M’enfin, on fait avec ce qu’on a ! Andreï, à bout de force, atteignit enfin la cabine de la tour, qui devenait de plus en plus exigu plus le nombre de personne croissait, et s’écroula sur le ventre, l’épaisse radio reliée par le haut à la ficelle du soldat Plushenko lui écrasant le dos. Les trois gardes et le colonel se précipitèrent sur lui pour le débarrasser de son lourd fardeau, puis appuyèrent son dos sur la rambarde. Une pétarade se déclancha, provenant de la brèche. Puis un grésillement sortit de la radio. Le colonel ajusta la fréquence, puis pris en note le message : -Ici le lieutenant Dermont, du 4e Francilien. Son haut gothique aux accentuations plus douce, mais aussi au ton plus hautain, fit grimacer le colonel Yachevsky. Les défenses de la brèches sont installées et opérationnelles, comme a du vous le dire Miroslav. Sa familiarité agaça encore plus le colonel. Nous rencontrons un semblant de percée de l’ennemi, mais la situation nous est favorable pour l’instant. Terminé. Yachevsky attrapa le combiné, attendit quelques secondes pour se calmer, puis répondit : -Reçu. Je vous remets mon entière confiance à vous et à vos hommes, mais je vous pris de ne pas oublier de passer par moi pour vos changements d’ordres. Terminé. Sans attendre la réponse, il raccrocha le combiné à la radio, puis se tourna vers le champ de bataille, alors que plusieurs armes commençaient à tirer et à faucher parmi les rangs verts, au sol. La horde s’était séparée en deux. Un petit bras longeait les fortifications en direction de la brèche, essayant de s’abriter entre la muraille et l’angle maximum de pivot des armes lourdes sur le chemin de ronde. Une petite douche de laser rouge cueillait quand même certains xénos. Le gros de l’ennemi, quant à lui, commençait à reculer lentement dans un indescrïptible repli désordonné. Certains orks criaient en pointant leurs armes vers la muraille, découpant ceux qui s’enfuyait autour d’eux, tandis que d’autres gueulaient en indiquant la pente devant eux, décapitant ceux qui se précipitaient vers l’enceinte impériale. La foule semblait perdue et totalement désorganisée, plongée sous un déluge de feu de plus en plus grandissant, quand une nouvelle arme lourde s’ajoutait au concert des déclics et des tirs. Toutes les équipes de soldats sur les murs et dans le fort remplissaient leurs tâches de concert, sans états d’âmes, avec une ferveur de plus en plus grande, tant la situation leur était maintenant favorable. Les soldats aux commandes des armes fauchaient à leurs pieds dans la masse verte ; les soutiens rechargeaient les armes, aidaient les ceinturons de munitions à ne pas s’enrayer ; les sergents et autres gradés coordonnaient le tout, tout en restant sous les injonctions du colonel Yachevsky qui se félicitait de la bonne marche de « son » armée. Surmontant le vacarme du massacre, un bruit de moteur fit son apparition au dessus du champ de bataille. Puis la silhouette d’un vaisseau transparut à travers le fin voile nuageux et les flocons, pour enfin laisser apparaître la carcasse noire d’un Thunderhawk qui vint se poser délicatement dans la forteresse impériale. Mais cela ne perturba pas le plus gradé sur le champ de bataille, qui prêta son attention sur ce qui se passait plus bas. Lors du prémisse de l’arrivée du vaisseau, une rumeur s’empara de la masse ork qui commença à fuir plus rapidement vers la colline. Une sentinelle, qui avait été sacrifié pour la bonne continuation de la bataille, fut renversée par la horde xénos, tandis qu’une autre s’embrasa, et explosa, emportant avec elle un ennemi revêtant une grosse armure métallique, ainsi que plusieurs guerriers. Mais cette rumeur de panique se dissipa très vite quand la température baissa fortement de quelques degrés, faisant frissonner les cinq hommes dans la tour. Une clameur la remplaça, et au bout d’une dizaine de minutes, l’ennemi reprit sa route en sens inverse, vers les humains. Yachevsky attrapa le communicateur, se régla sur toutes les fréquences, puis commença : -Attention, les orks font demi-tour, préparez-vous… Sa phrase ne continua pas plus, interrompue par un énorme éclair bleu, tel un arc électrique, d’une force incommensurable, qui vint heurter la muraille, plus sur sa gauche, et la fit s’effondrer. Plusieurs soldats qui se trouvaient sur le chemin de ronde au dessus de l’impact, ainsi que les quelques nids d’armes installés là, sombrèrent dans une longue plainte, entourés par les rochers et le plastibéton tombant. Un nouvel éclair émergea de la masse deux cents mètres devant ses yeux, et vint agrandir la nouvelle brèche. Le colonel, bien qu’abasourdi, repris rapidement ses esprits, et gueula dans son combiné : -REPRENEZ LES TIRS ! IL NE FAUT PAS QU’ILS ENTRENT DANS LE CAMP !! Il réfléchit deux secondes, alors que les orks reprenaient de plus belle leur course vers la nouvelle entrée. LIEUTENANT DAVIDENKO, PRENEZ AUTANT D’HOMMES QUE VOUS VOULEZ, MAIS DESCENDEZ EN BAS ET INSTALLEZ DES ARMES LOURDES ! ET QU’CA SAUTE ! Il prit alors son fusil à lunette, puis visa vers l’endroit d’où était venu les éclairs, n’entendant qu’à moitié la réponse du lieutenant Davidenko accusant la réception de son ordre. Il parcourut la foule qui se présentait à ses yeux par son oculaire. Des guerriers orks qui courraient vers eux, encore et toujours des guerriers orks qui sprintaient lourdement, à cause de leur armures et de leur armes, dans leur direction, quelques uns plus gros, ou dotés d’une armure métallique de temps en temps qui semblaient guider et encourager le troupeau. Son bras s’arrêta de bouger quand il aperçut une forme noire immobile, droit sur ses jambes, dont les deux seules mains visibles entouraient une boule bleue argentée, crépitant d’une énergie inconnue. A ses pieds, assis par terre, se trouvait un ork en tunique marron, la tête enfoncée dans ses mains, comme atteint d’une grande fatigue. Les orks courraient autour d’eux en les évitant, se ruant en criant vers la nouvelle baston qui se présentait à leurs yeux. Le colonel ajusta sa mire sur la capuche noire de celui qui semblait être à l’origine des éclairs, mais ce dernier la bougea, comme conscient de se qui allait lui arriver, puis leva sa main droite, la paume vers le tireur, les doigts écartés, interrompant la nouvelle boule d’énergie en fabrication. Pris d’un mauvais sentiment, Yachevsky décala son fusil et tira, trop précipitamment puisque le tir passa un poil à gauche de sa cible. La main tourna sur elle-même, les doigts verts étonnamment maigres se crispant, l’avant bras se repliant vers la capuche noire. Passablement effrayé, le colonel rata un deuxième tir, et pressa alla presser la détente pour son troisième, quand la chose partit, ténébreuse, sombre, inquiétante, grandissant dans son viseur à une vitesse folle et mirobolante. Lorsqu’elle l’atteint, le tireur tomba à la renverse. Les quatre soldats autour de lui, une fois la surprise passée, plongèrent sur lui pour le relever. Il se maintint droit de nouveau, chancelant quelque peu sur ses jambes, mais il se tenait la tête avec ses mains crispées, hurlant de rage, de douleur, ainsi que des paroles incompréhensibles. Il se mit alors à tourner sur lui-même, pris d’un accès de folie, s’arrachant les cheveux, se qui fit saigner son cuir chevelu. Ses quatre aides de camp le regardaient, totalement éberlués et dépassés par les évènements, quand le commissaire Ivanof s’arrima en haut de l’échelle et monta sur le plancher de la tour. A la vue du colonel, Ivanof leur demanda des explications, mais les gardes ne savaient quoi répondre. Devant l’absence de réponse concrète et logique, ce qu’il considérait comme de la désobéissance, de la désertion et un acte hérétique, Ivanof arriva à la conclusion que les cinq hommes étaient possédés. Il sortit son pistolet bolter et arracha d’un bolt la tête du soldat Miroslav Plushenko. Suite au premier tir, alors qu’Ivanof pointait son canon vers le soldat Illich, et que les trois soldats encore en vie ne bronchaient pas, paralysés par la peur et ce qu’ils venaient de voir en quelques secondes, le colonel enleva ses mains de son visage. Il laissa apparaître une face lacérée par des coups d’ongles, ouverte jusqu’à la chair en certains endroits, la langue tombant par terre, coupée par un coup sec des dents, les yeux crevés à coup de doigts enfoncés dans les cavités orbitales. Le monstre se pencha, attrapa son fusil, le régla en puissance maximale, et tira sur le commissaire à bout portant, alors que ce dernier venait de trouer le buste d’Illich. Le corps éviscéré de l’agent du commissariat impérial s’ébroua de soubresauts, puis vacilla dans le vide, par où il était venu. Et de l’échelle apparut, précédé d’un juron, le canon d’un pistolet bolter d’un noir intense, décorés de fines reliures dorées, puis la tête d’un jeune homme au teint quelque peu bronzé, les cheveux bruns en désordre dans le vent glacial qui soufflait, parsemé de pellicules blanches de neige. Le colonel tourna son arme vers le nouvel arrivant, alors que les deux soldats encore dans la cabine de la tour étaient au sol, en sanglots, leurs nerfs ayant lâchés devant la scène. Le jeune homme, se jeta dans le vide sur sa gauche, toujours relié à l’échelle par sa main gauche accroché à un barreau et son pieds gauche posé quatre barreaux plus bas. Le tir du fusil laser de précision s’enfonça dans la neige, vingt mètres plus bas, mais la réplique fut sans merci : le bolt s’encastra dans le front ouvert et en sang, et fit éclater la tête du colonel, ou plutôt de ce qu’il était devenu, dans une gerbe rouge, repeignant une partie du plafond de l’abri. Le corps, maintenant décapsulé, recula sur quelques mètres, puis rencontra la rambarde et tomba dans le vide avant de rencontrer le sol, et de se désarticuler dans un craquement sinistre... **************************************************************** --Message edité par Wargen le 2006-03-30 16:54:20-- |
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