FORUM, Forum Discussion, Forum Gratuit, Nom de domaine, Nom de domaine gratuit, Redirection gratuite,

Forum La Taverne des Empereurs : Forum des Warhammer Administrateurs :Col Valdez, Elende, Byrhon
Forum La Taverne des Empereurs : Forum des Warhammer
Non connecté | Se connecter
en ligne : 2 inconnus visitent le forum
Inscription Inscription | Profil Profil | Messages Privés Messages Privés | Recherche Recherche | Online Online | Aide Aide | Créer un blog gratuit

forum Index du forum forumPar une nuit sans lune... forum[W40K6] concour de fevrier

Auteur : Sujet: [W40K6] concour de fevrier  Bas
 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 13/02/2006 11:05:51
Send a private message to chronic
concours de février

Il y a quelques changements dans les regles, tout dabord, l'histoire doit obligatoirement etre un one-shot, c'est a dire qu'elle doit avoir un debut et une fin, une histoire complete quoi.
Ensuite, histoire d'attirer les gens et de les encourager a lire les nouvelles, fait en sorte qu'elles ne soient pas trop longue (mais pas trop court non plus sinon c'est nul)

autre chose, deux nouveaux topic dedié a cette section et qui vont etre en lien avec celle ci vont etre mis en place prochainement.
Tout d'abord le classique "continuez l'histoire" que je vais mettre en place de suite, et un autre qui sera une surprise...

BONNE CHANCE A TOUS

--Message edité par chronic le 2006-03-05 21:12:40--

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 14/02/2006 13:19:59
Send a private message to Wargen
 

C'est vilain d'imposer un one-shot, c'est bien se servir de ce concour pour forcer les autres à lire nos (longs) textes.^^

Tu es sûr qu'on peut pas faire quelques entorces au réglement?

Ca m'embêterait de ne pas pouvoir participer à ce concour, m'enfin bon, la loi, c'est la loi! (Et la loi, c'est moi...humm)

Allez, bonne chance à tout le monde.

 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 14/02/2006 15:02:00
Send a private message to chronic
En fait c'est pour encourager les gens a lire les histoires et a participer dans cette section, bien vu.
Ouai un one-shot c'est mieux, parce que c'est lourd de prendre un passage sans debut ni fin...

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 14/02/2006 16:12:28
Send a private message to Wargen
Dis moi, je suis en train de me dire...
Est-ce que je peux prendre une partie de mon post "Stalingrot", vu que, si tu l'a lu, tu l'as peu être (enfin j'epère pour toi d'ailleur^^) remarqué, chaque partie peu être une histoire "à peu près" entière à elle seule...

J'attend ta réponse impatiement!^^

 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 14/02/2006 19:22:46
Send a private message to chronic
ouai j'ai remarqué que ca s'enchainait bizarrement lol.
Vas y mais choisit le bon morceau.

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...
 Mortyaris
 Messages postés : 1406
 Roi
 Mortyaris
  Posté le 14/02/2006 19:54:11
Send a private message to Mortyaris
pétition contre le "one shoot"!!!!!!!!



plus sérieusement, ça m'embête ce truc : comme tu l'as vu, je poste toujours un chapitre... tu es sur qu'on peut pas s'arranger ?

 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 14/02/2006 20:58:06
Send a private message to chronic
Certain, si tout le monde met un chapitre de l'histoire, ca va pas encourager d'autres personnes a venir les lire puisqu'ils ne comprendrons pas grand chose.
Je me demene pour attirer de nouvelles personnes dans cette section, qui se limite a quelques personnes aimant la litterature et le fluff 40.000. J'essais de democratiser ces pratiques.

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...
 Solmyr
 Messages postés : 1059
 Roi
 Solmyr
  Posté le 14/02/2006 21:12:31
Send a private message to Solmyr
j'éssaierais de te faire un petit texte pour faire un peu de concurrence à Wargen (un peu)

héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors...
non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 14/02/2006 21:55:07
Send a private message to Peter von Nebelheim
Et moi j'en ferais un très long, qui dégoutteras tout le monde de lire! Et puis il sera bien barbant en plus, il parlera des variations philosophiques sur la notion "les tyrannides sont ils issus du rejet métaphysique de l'empereur pour les Marines renégats?" ou alors ce sera un dialogue entre un éthéré et un membre de la caste de l'eau, pour savoir si le Bien Suprême est un concept vendeur en lui-même, ou s'il faut faire une campagne de publicité intergalactique... Tremblez, pauvres mortels...NON, PAS LA CAMISO...
Bref, je m'inscris!  

Peter von Nebelheim, Docteur es Chientologie

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 15/02/2006 08:37:21
Send a private message to Wargen
Humm...
Une concurence rude de la part de Nebelheim!

En effet, qu'est ce de plus porteur et plus rassemblant qu'un texte philosophique bien construit et ficelé. Surtout qu'en ce bas monde (celui de whk 40k), les sujets peuvent être nombreux si l'on veut bien se donner la peine d'ouvrir son esprit (faite attention quand même de pas trop l'ouvrir, les monstres du Warp ne sont toujours pas loin ).

Le chaos est-il vraiment se que l'Impérium se complait à lui donner comme image, ou devrions nous voir ici une alternative plus enrichissante que l'actuel système politique, économique, culturel en place et qui semble moisir dans une spirale sans fin vers un avenir noir et plus qu'incertain?

Bon, j'ai dérivé un peu dans la sociologie, mais ça peut toujours passer. C'est quoi ces hommes en tuniques blanches qui viennent vers moi avec leurs seringues à la mains? ^^

 Solmyr
 Messages postés : 1059
 Roi
 Solmyr
  Posté le 15/02/2006 11:19:57
Send a private message to Solmyr
voilou mon texte  ^^ , pas trop long pour que ça donne envie de le lire ...

Je marchais d’un pas vif , chacune des mes grandes enjambées faisaient virevolté ma tunique poupre et je sentais le poid de ma nouvelle aquisition autour de mon coup , oui , cette fois ci c’était bon , il ne manquait qu’un seul élèment , un seul et j’atteindrait ma recompense que j’attendait depuis tant d’années . Tout mes efforts ne seraient pas vains . Pendant que je rêvassais une personne me bouscula , me roula dans la boue et moi je restais par-terre , au milieu de la foule , sous cette pluie fine et froide . Cet incident ne fit que me faire prendre plus d’assurance dans ma décision , je me vengerais de tous ces misérables , je me vengerais .
Je me remis debout puis je continuait ma marche vers le taudis de Gregory , j’avais besoin de lui pour y arriver , c’était obligatoire . Enfin j’arrivais en face de chez lui , je tambourinais lourdement la porte de métal en tentant de m’abriter de la pluie dans l’encadrement de celle-ci . Après un lapos de temps interminable la porte s’entrouvrit , un raie de lumière s'échappa de l’entrebaillment en éclairant ma tunique trempée puis comme parvenue de l’au delà une petite voix me fit :
« Igor ?
-oui c’est moi , ouvre !
Le battant pivota d’un coup , m’envoyant un petit courant d’air sur le visage . Gregory me fit signe d’entrer , je me précipitais alors dans l’habitation , il posa un regard furtif vers l’extérieur et referma rapidement , vérouillant à double tour. Je vit avec satisfaction que tout était prêt , le sol était orné d’un immense pentacle ou était écrit  de nombreuses formules d’invocation , de petites bougies était allumées sur les 5pointes du dessin , elles éclairaient faiblement un bureau couvert d’une pile de parchemins éfrités par le temps . Grégory farfouilla dedans , en jeta sur le sol et finalement il s’arreta avec un petit sourire au coin de la bouche , il tenait fièrement une feuille  jaunâtre , il me la tendit et je l’inspectais brièvement : de longues phrases écrites en rouge sang étaient éparpillées autour de petit dessins maladroits , je reconnus les runes du chaos et la langue noire , je compris de ce qu’il était si fier de me donner . J’enfournais le parcheminb froissé dans ma poche .
« tu as bien travailler Igor , le pentacle est t‘il complet ?
-Non il reste quelques petites choses à mettre puis ce sera bon »
Alors nous continuâmes à deux ce qu’il avait commencé , il me présenta un autre parchemin ou était inscrite toutes les runes servant à la confection du cercle d’invocation . Je me mit donc à les retranscrire sur le sol ,changeant de teintes à chaque fois que c’était nécessaire . Gregory faisait de même de son coté et bientôt le pentacle fut terminé , j’ajoutais la touche finale en dessinant la rune des démons au centre du sigle et je me reculais humblement . Je regardis Gregory , incertain maintenant qu’il fallait passer à l’acte , il me fit un clin d’oeil ; je reprit courage et sortit le parchemin de ma poche pour commencer l’invocation , j’allais appeler le démon pour Gregory , lui qui résistait depuis si longtemps et qui allait enfin se voir recompensé , et moi aussi car il m’aiderait , après un bref instant à songer j’entamais les phrases , je détachais bien les mots pour ne pas me tromper , une goutte perla sur mon front alors que j’approchais de la fin , j’entendais les mots résonner dans ma tête comme dans une caverne , la douleur devenait insupportable ; et enfin je finit , je m’agenouillait précipittement puis me mit à attendre .
Je jetais un bref regard à Gregory , il était debout , les bras écartés , prêt à acceuillir le démon .
Une minute passa , puis deux , puis trois , je commençais à desesperer quand soudain Gregory s’écroula par terre , se tenant la tête à deux mains , comme s’il voulait se l’écraser , il semblait crier , mais aucun son ne me parvenait de sa bouche . Un tourbillon coloré se forma au centre du pentacle , des bruits furtifs , aigus s’en échappaient , des sifflements croissants , déchirant un peu plus le silence à chaque secondes . Les flammes des bougies s’étaignèrent dans un coup de vent venu de nulle part , puis tout s’arreta . Je vis Gregory en train de se métamorphoser hideusement , je m’écartais , apeuré, je me rendais comp^te à présent , je me rendais compte de la puissance que nous avions délivré . Ses muscles trésaillaient , se liquéfiaient dans un bruit de scussion atroce , sa tête se transforma en une boule liquide et transparente , la lumière s’échappant de lui commença à m'éblouir , je protégais les yeux de mon bras ; distinguant à peine les contour que Gregory commençait à prendre.
De longues secondes passèrent , puis enfin le calme revint peu à peu , je baissais mon bras et vit avec horreur un quadrupède couvert de sang , ses yeux jaunes brillaient d’une lueur malsaine et de sa gueule s’échappait un long filet de bave noire , il se mit à grogner , fléchit ses pattes arrières pour m’attaquer , moi je bégaillait en hurlant :
« Noooon , ...Gregory ... c’est toii ... tu ne peut pas ...... je.... je ...suis Igor .... ne me tue pas..... ! »
ll semblait indifférrent à mes supplications , il semblait meme s’en amuser , ce n’était plus Gregory , le démon l’avait complètement détruit , j’étaits perdu ...
Soudain  la porte céda à une force inouïe , la dernière chose que je me souvienne c’est d’avoir vu  un grand type encapuchonné qui avait mitrailler la bete et l’avait achevé à l'aide d'une épée luisante , puis les ténèbres m’avaient envahi .


A présent je sentais les flammes lécher mes pieds nus , je sentais le parchemin épinglé à ma langue , je voyait ce type avec une capuche qui cachait son visage , en train de me crier dessus , j’était obliger de le voir , je ne pouvais fermer mes yeux sans paupières , il me criait encore :
« Repeeeentis toi , Repeeentis toi , Repeeentis toi ! »
Peu à peu le son devint flou à mes oreilles et la chaleur s’engouffra dans mon corp mutilé , ma visions s’obscurcit et je m’endormit paisiblement , doucement .....


P.S :quelle est la morale de cette histoire ? (un carré de chocolat à celui qui trouve !)

--Message edité par moi le 2006-02-15 11:30:27--

héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors...
non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 15/02/2006 18:06:09
Send a private message to Wargen
Bon, allé, un rebelle de plus^^

En plus, mon passage est assez long ^^'
Voilà qui en fera fuir plus d'un!

***************************************************************

Plus loin, au milieu de la masse verte, Mag Katrak regroupait les boys, afin de donner le signal du début de l’assaut. Mais le moteur ronronnant du Truk devant moi, ainsi que celui des autres véhicules qui venaient d’arriver, recouvraient les cris des orks et les paroles du BigBoss.
-Tu fé koi, Skirk ? entonna Gratchok en se tournant et en venant vers moi. Gartchok était un des gretchins le plus débile que je n’avais jamais rencontré. Alors que Gork, ou Mork, m’avait doté d’un esprit supérieur, on aurait pu croire qu’il avait donné la contrepartie de mon savoir à ce dernier. Mais il était un fameux numéro qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte, et c’est pourquoi il avait sa place parmi mes compagnons d’arme.
-Bé, j’akroche l’lobba au Truk. Komme ça, on aura pas b’soin d’le poussé ! lui expliquai-je comme je le voyais perplexe à la vue de mon travail. Il se grata la tête quelques secondes, puis répondit :
-A oué ! J’é compris ! C’é génial ! T’é vrément trop intelligent, Skirk !
Je l’sé bien qu’chuis intelligent ! répliquai-je dans ma tête. L’plus intelligent des grots, des orks et du monde, et ch’plierai tout l’monde à mé pieds !
-Vous faites koi ? fit une voix connue, me tirant de mes rêves de grandeur. C’était Kiçkoul, un autre de mes compagnons d’arme, qui avançait difficilement vers nous, un énorme obus entre les mains lui cachant la moitié haute du corps.
-C’é Skirk k’à eu une trop bonne idée ! Il akroche l’lobba au Truk, komme ça, on aura pas b’soin d’le poussé jusqu’au kombat ! expédia du tac au tac Gratchok pour montrer qu’il avait compris.
L’autre posa son projectile au sol, s’épongea le front, puis repris :
-Oué, c’é kool, mé ça nous f’ra arrivé plus vite au kombat, et…
-Ah oué ! C’é pas kon ça non plus ! le coupa l’idiot.
Je finissais d’enfoncer d’un coup de marteau rageur la tringle du chariot de notre arme à l’accroche que je venais de fabriquer, à l’arrière du Truk, tout en réfléchissant à l’argument que je devais trouvé pour Kiçkoul. Quelqu’un comme moi devait toujours avoir le contrôle de la situation et le dernier mot, à défaut du bon :
-Mais, toi, qu’es tu fé avec ça ? sortis-je en montrant l’obus.
L’interpellé me regarda en fronçant ses arcades, puis regarda son objet, avant de lentement remonter la tête en ma direction, les yeux tout ronds et grands ouverts :
-Ben…euh…c’é pour…euh…pour…ben…ché plus en fait !
Voilà comment régler un problème avec brio ! Alors que j’ouvrai la bouche pour l’achever d’une cinglante réplique, un long rugissement surmonta le bruit des moteurs autour de nous, puis nous aperçûmes Zorg et Digik sortir de l’angle du Truk qui nous empêchait de voir du côté de la meute, criant comme des forcenés, tournant rapidement la tête à gauche et à droite. Une fois leur objectif distingué, ils se précipitèrent sur nous et se mirent à gueuler :
-C’é…c’é par…c’é parti ! Mag Katrak a donné l’assaut ! Au s’cour !
Comme quelques coups d’accélération retentirent du Truk auquel notre arme était désormais fixée, signe que le chauffeur avait lui aussi entendu le signal, je bondis sur le petit chariot :
-Allé, v’né vite, sinon, on va encore d’voir poussé !
Les autres ne se firent pas prier, et grimpèrent comme ils le pouvaient.
Une effervescence sans nom nous entourait, les cris de rage des guerriers et les tirs claquant dans les airs, mélangée avec les grondements d’accélération des moteurs, et le crissement des pneus sur le goudron enneigé. De monstrueuses bestioles surgirent tout autour de nous, se jetant en hurlant dans les barges des véhicules de transports.
-Brrr….Y m’font toujours aussi peur, cé orks ! maugréa Zorg à notre encontre, faisant en sorte qu’il ne soit entendus que de nous quatre.
Une grande secousse accompagna la fin de sa phrase, et les roues du monstre métalliques patinèrent sur la glace qui s’était formé à cet endroit.
-Eh ! Mé y a pas Uruk-aï ! glapit Gratchok après avoir regardé partout autour de lui une dizaine de fois.
-Et alors ? Tant mieux ! répondis-je. On peut bien s’débrouillé tout seul, dé fois !
-Surtout qu’c’é un ork, et qu’il é méchant ! enchaîna Digik.
-Moi, c’é surtout…euh…Kkkk…euh…merde, komment il s’appelle déjà ?...euh…son squigg qui m’fé peur ! arriva à sortir Kiçkoul.
-C’é vrai que Krokette é pas beau et vilain ! repris Zorg.
Je repensais à ces grosses dents et à cette grande gueule sur patte qu’était Krokette. Toujours derrière nous à nous surveiller, prêt à nous bondir dessus pour nous croquer si jamais Uruk-aï ne l’en empêchait pas. Un poison dans notre vie, une menace pour nos vies, un obstacle à ma prise du pouvoir.
Un véhicule démarra en trombe sur notre gauche, fonça droit devant lui afin de passer entre notre Truk et l’autre, plus à gauche, qui nous cachait tout à l’heure de la horde rassemblée autour de Mag. Malheureusement, il ne put éviter l’obus oublié négligemment pas Kiçkoul, par terre, et explosa quelques mètre derrière nous. Des guerriers giclèrent en l’air, tel des projectiles, et retombèrent sur le sol dans de petit cratères ; d’autre sortirent de la carcasse du véhicule, le corps en feu, hurlant de douleur avant de se jeter à terre, et de rouler sur le sol afin d’éteindre les flammes ; d’autres, enfin, coururent à droite et à gauche, affolé par la combustion qui léchait leurs visages, avant de s’effondrer, succombant à leur brûlures. Les survivants rejoignaient comme ils le pouvaient la longue file des orks pédestres.
-Ah ! Il é là ! lança l’idiot du groupe en pointant son doigt vert et crochu vers un gros traînant en laisse derrière lui un squigg et tenant une longue perche dans l’autre main, et qui courrait vers nous en haletant.
Tout se passa très vite. Les pneus venaient enfin de percer la glace, et pouvaient enfin faire avancer le véhicule grâce à leur nouvelle accroche sur le bitume. Krokette venait enfin de nous remarquer, et se jeta comme un éclair en avant, dépassant son maître, sautant vers nous, et plantant ses dents dans le bois du chariot. Uruk-aï, attaché à sa bête par la laisse, fut projeté en avant et se fit traîner sur le ventre, dans la neige, les bras tendus vers nous, perdant au passage son alpageur. Heureusement pour lui, les squigg étaient réputés pour la solidité de leur mâchoire et de leur dents, et celles de Krokette ne faillirent pas à la légende, résistant au poids de l’ork qui tirait de ses bras sur la laisse pour se rapprocher du véhicule, résistant aux cahots du chariot, ainsi qu’aux petites mains vertes qui essayait de les détacher pour se débarrasser une bonne fois pour toute de ce monstre, espérant qu’il mourrait dans la chute.
Notre surveillant réussit finalement à rejoindre sa cible et à se hisser dessus, surprenant notre manœuvre. Je réussis cependant à lui faire croire que nous utilisions une technique spéciale pour aider Krokette à mieux tenir, ce qui lui convint amplement (c’était un ork après tout). Il donna une caresse à son animal qui détacha ses dents du bois à grandes peines puis nous regarda intéressé, la langue pendante et bavant de sa grande gueule ouverte. Une claque de son maître calma cependant ses ardeurs. Puis Uruk-aï nous regarda :
-C’é ki ki a eu l’idée d’faire ça ? fit-il en montrant le Truk, puis le chariot du menton.
-C’é Skirk ! Il a akroché l’lobba au Truk pour pas qu’on ait à l’poussé au kombat ! répliqua Gartchok, assis sur le petit espace séparant le canon de notre arme à la roue du chariot.
-C’é bien, ça, komme idée ! reprit l’ork en me tapotant la tête.
Grrrrr ! Ch’sé pas s’qu’y m’retient d’te…grommelai-je en moi-même.
-Oué, mais…euh…ben…ah oui ! Ca y é, ça m’revient ! Ca va nous faire arrivé plus vite au kombat, son idée ! résonna la voix de Kiçkoul, déformée et caverneuse du fait qu’il s’était réfugié dans le canon du lobba éviter de voir la gueule menaçante de Krokette.
-Ben raison d’plus ! C’é vrément une bonne idée ! s’esclaffa le gros vert en me regardant, tout sourire.
Des grognements s’extirpèrent du transport devant nous. Les guerriers voulaient aller plus vite. Un « non ! » aigu sorti de la bouche de Zorg, calé entre le canon et le squigg. Mais la vitesse du Truk augmenta quelque peu, alors que le moteur cria de douleur à cause de la surcharge de notre petit matos ainsi que de notre équipage.
Ehéh ! Y a pas un p’tit truk qui gène ? adressai-je mentalement au chauffeur. Mais un ork passa sa tête de notre côté, se baissa, et tapa de sa hache l’attache de notre chariot. La petite pièce que j’avais rajoutée au Truk pour mon opération était mal soudée, et elle se détacha après trois coups. Le transport prit alors plus de vitesse, le moteur retrouvant un meilleur son, et s’éloigna de nous en nous lâchant quelque traînée de neige dessus. Notre véhicule, seulement doté d’une roue de chaque côté, se renversa en arrière, faisant chuter Uruk-aï, Krokette, Gartchok et Digik, alors que je m’accrochai à un gros boulon reliant l’arme à la plaque de bois, et que Zorg venait de rejoindre Kiçkoul dans le canon. Nous continuâmes notre route ainsi, tout droit, sur quinze mètres, avant de percuter un amoncellement de neige, choc qui me projeta en avant.
Quelques secondes passèrent, et tout le monde rejoignit le chariot, à peu près remi. Au même moment, un Truk arrivait en trombe à notre gauche. Et, arrivé à notre niveau, une flamme bleue jaillit à l’arrière de son pot, preuve de l’allumage du turbo-boost. En réponse, trois orks furent projetés sur la route, et je vis, tout au loin maintenant, la grande carrure de Tok-tok se relever, à l’arrière de la barge. Nous nous précipitâmes vers les verts au sol, que l’on évacua du côté de notre chariot juste avant qu’un Buggy ne déboule rapidement à l’endroit où ils se trouvaient lors de leur chute. Quelques baffes de la part d’Uruk-aï pour les réveiller, un peu d’embobinage bien de chez moi pour les convaincre de nous aider à transporter cette « superbe arme d’la mort ki tue é ki f’ra gagné lé orks », le peu d’aide qu’un grot peut fournir de la part des quatre autres gretchins, et nous voilà partis vers notre destination.
Plusieurs autres véhicules bardés d’armes où de guerriers nous longèrent, éclaboussant de neige pratiquement entièrement fondue toute la chaussée au passage. Mais nous finîmes par atteindre assez rapidement la zone de combat grâce à l’envie pressante de nos trois nouveaux renforts de commencer à se battre. Ils nous quittèrent expressément pour courir se jeter dans la mêlée. Uruk nous ordonna alors d’installer l’arme un peu plus sur le côté, pour ne pas gêner la route. La vue du combat avait freiné les autres grots, mais Krokette leur fit comprendre où se trouvait leurs intérêts. La pièce d’artillerie se trouva enfin installée.
-Allé, maint’nant, faut tiré ! gueula le grand vert.
-Mais…pourkoi k’tu nous r’gardes ? lui demandai-je, assez ennuyé qu’il s’intéresse plus à nous qu’au combat devant lui.
-Ben…chuis là pour vous surveillé, pour voir si vous parté pas ! me répondit-il, surpris de ma question.
Je préférais œuvrer dans mon coin, sans forcément avoir quelqu’un sur mon dos pour me dire quoi faire. Un futur maître du monde ne répond de personne, d’ailleurs ! J’enchaînai :
-Oué, mé si tu r’gardes pas dans l’kombat, si ça trouve, y a dé zumains ki vont rappliké ici, dans ton dos, et ki vont nous tué. Et après, notre arme, elle servira plus.
-D’akor, mé komme tu l’as dis aux autres, c’é une « superbe arme d’la mort ki tue é ki f’ra gagné lé orks », donc tu peux tué tous ceux ki s’approche dans mon dos.
Au-delà de toute espérance, lui aussi avait gobé mon mensonge. Je me doutai alors que Gartchok, même si il connaissait l’arme, avait du boire mes paroles, ainsi que Kiçkoul si, comme je le pensais, il ne se souvenait pas déjà l’avoir utilisée. Moi, je la connaissais, la puissance de notre arme. Elle était intéressante car on pouvait tirer de loin, et même sans voir l’ennemi. Mais sa puissance était assez limitée, loupant souvent sa cible à cause de la déviation du projectile. Dans le tas, comme ici, pourquoi pas. Mais pas une arme pour partir à la conquête de l’univers ! Bon, faut kan même trouvé kelke chose pour l’autre, me rappelai-je.
-Oué, mé si on é trop pré, on peut pas tiré. Donk, si lé zumains arrivent trop pré, ch’pouré pas lé tué.
-Si y arrivent trop pré et k’ils vous tuent, j’lé tue, et je tire avek l’amre.
-Argh…mé tu sé komment elle marche ? lâchai-je, hébété par sa réponse.
-Ben oué, j’vous ai déjà vu tiré.
Merde ! C’été pas prévu au programme, ça ! me dis-je. Vite, du baratin…
-Et…euh…et si jamais, l’arme, ben elle se bloke ? finis-je par sortir.
-Elle se bloke ? Je l’ai jamais vu se bloké !
-Si…si…sisi ! J’te jure ! Elle se bloke, et même, des fois, elle se renverse, et faut la relevé d’une seule manière ke y a que moi ki la conné !
-Ah…euh…et k’est c’ki s’passe si on la relève mal ?
-Euh…ben…elle…elle…euh…elle…explose ! Oué, c’é ça, elle explose !
De grosses gouttes de sueur dégoulinaient dans mon dos.
-Ben…euh…bon, j’vé r’gardé l’combat alors.
Ouf ! C’é pas trop tôt ! Je me tournai vers mes quatre confrères pendant que l’ork s’éloignait d’une dizaine de mètre de notre place, maintenant bien absorbé par le combat. Au même moment, la masse pédestre ork apparue sur la route, à notre droite, puis se précipita en hurlant dans la grosse baston :
-Bon, Uruk é out ! commençai-je en me frottant les mains. On fé komme d’hab ?
-Allé ! Cette fois, j’vé gagné ! ricana Zorg.
-Tu rigoles ! J’me sens bien en c’moment ! enchérit Digik. J’vé vous maravé !
-Et moi, j’vé encore perdre, se lamenta Gartchok.
-Bon, j’kommence ! lâchai-je en m’installant à côté de la manivelle. J’installai un obus pris dans la caisse que j’avais solidement fixée au chariot. Je reprenais :
-Voyons voir … inklinaison … 45° … latitude … allé, 85°.
Je fis alors tourner rapidement la manivelle, appuyai sur le gros poussoir, et un claquement sec se arriva à nos oreilles, suivi du bruissement d’un missile qui s’envole dans les airs. Je dégainai ma longue-vue, m’avançai de quelques mètres vers la mêlée à nos pieds, puis la pointai vers l’endroit où devait tomber l’obus. J’avais une très bonne estimation de l’endroit où tombaient mes tirs, et les rares que je n’apercevais pas à travers la loupe étaient déviés à cause du vent. Il était en effet impensable que je pointe ma jumelle au mauvais endroit. J’étais quand même le plus doué de l’univers !
Alors, voyons voir ! Trois zumains qui essayent de troué un ork… Tout en me dictant mentalement ce que j’apercevais, je décalais mon objet vers la gauche. Un Méga armure qui éklate kelkes zennemis…un ork ki vient de se faire planté, et ki décapite un zumain...un, deux, trois, katre, euh, plein de guerriés ki foncent vers dé gardes, plus loin…un zumain qui tranche le torse d’un ork, et…hein ? Ouah ! J’avais pas vu son arme au cou ! On dirait…une arme méga kool !... Un…euh…un lance plasma ch’crois ! Oué ! Merde ! Y tombe par terre ! Y a un nob qui va l’éklaté ! Faut pas k’il abîme l’arme, l’abruti ! Une bon’arme pour devenir maître du monde !...Euh…mais…ah oué ! J’avais komplètement oublié mon missile, hé hé ! Kel vol plané il a fé, le nob ! Gniarf ! Bon, k’est c’ki fou, le zumain ? Y s’relève, y r’garde son arme…Tiens, c’é bizarre, l’arme, elle a une drôle de couleur ! Elle brille…Merde ! Elle a explosé ! Bîîîh ! C’é dégeu en plus, y a plein de chaire partout maint’nant ! Et on peut même plus l’utilisé ! Kel kon, ce zumain ! Komment je vé faire pour m’en servir, maint’nant ?
-Alors, kombien ? fit une voix derrière moi, me sortant de ma contemplation.
-Euh…quinze ! sortis-je machinalement, en baissant ma longue-vue et en me tournant.
-Kan même ! Pas mal ! se réjouit Zorg. Ca en fé quinze en moins, de foutus zumain ! Bon, allé, à moi !
Si tu savé ! Je le regardais et souriais à pleines dents, comme pour approuver ses dires. Je me tournais un peu plus, et aperçus Gartchok qui tenait un espèce de tube posé à l’œil, et pointé vers le combat devant nous. K’est c’ke… Il enleva le rouleau de sa face, puis m’interpella :
-Ch’comprend pas komment ça marche !
-Euh…c’é koi ? répondis-je, un poil inquiet.
-Ben…une longue-vue, komme toi ! Mais j’é l’impression k’ça marche pas !
Je lui arrachai l’objet des mains, regardai au travers, puis le lui rendis, un sourire aux lèvres, rassuré :
-Faut p’t’être mettre des lentilles au bout, et…
-Ah oué ! Ch’savé k’j’avé oublié kek’chose ! me coupa-t-il, comme si il venait d’avoir une révélation.
Bon, j’avais encore le monopole de la longue-vue, et je gagnerai encore, aujourd’hui ! Zorg m’envoya ses coordonnées, et je pointai mon oculaire. Voyons voir…Un, deux, trois, katre…humm, katorze morts, dont katre orks. Tiens, non, trois orks, y en a un ki se relève.
-Alors, kombien ?
-Treize ! Dommage ! Mé tu as fé un meilleur score ke la dernière fois !
Je regardai les angles rentrés par Kiçkoul, puis la zone correspondante sur le champ de bataille.
-Neuf ! Dont huit orks !
-Bah, au moins, mon tir n’aura pas été inutile ! fit-il en maugréant.
Puis vint le tour de Digik. Le tir, comme je l’avais prévu, à la vue de ses coordonnées, était passé complètement à côté de la mêlée, ne causant aucune victime.
-Trois ! gueulai-je, pour lui faire plaisir.
Se présenta enfin Gartchok. Ce crétin, même borné, avait l’habitude de faire les meilleurs scores, à cause, sûrement, d’une chance inouïe. Les coordonnées qu’il rentra me semblèrent totalement idiotes, mais il était libre de tirer où bon lui semblait. Tant qu’il perdait !
Je scrutais de ma jumelle là où devait tomber le tir, à gauche de l’attroupement rose et vert. Encore plus loin de la cible que le tir précédent de Digik. L’obus tomba bien dans mon petit cercle noir, mais, au lieu d’exploser, rebondit à ma grande surprise sur le sol, repartit en l’air sur la droite, et explosa en périphérie de la mêlée. Quelques soldats humains volèrent dans les airs tandis que d’autres s’effondraient au sol, inertes ou le corps couverts de spasmes. Le souffle de l’explosion déclencha l’explosion des grenades accrochées à la ceinture d’un garde à quatre pattes, explosions qui dévièrent le tir d’un plasma qui transperça une série d’impériaux avant de toucher les réservoirs de la sentinelle se trouvant sur son chemin, sentinelle qui disparue dans une gerbe de flammes. Toutes les peaux roses aux alentours furent sévèrement brûlées, courant comme des lapins en panique dans la mêlée, allumant d’autres guerriers au passage. En parallèle, le premier souffle, celui de l’explosion de l’obus, renversa l’imposante armure métallique d’un ork armé d’un Lance-rokettes et paré à faire feu. La méga-armure se retrouva sur le dos, écrasant quelques orks au passage, et le missile partit tout droit en l’air, accompagné d’une petite fumée. Quelques humains se hissèrent sur l’imposante masse au sol, et l’achevèrent en tranchant la tête verte, seul élément visible du corps. D’autres orks escaladèrent à leur tour, et un petit combat s’engagea sur le cadavre. Rixe interrompue par le missile qui, ayant atteint sa hauteur limite, était retombé tout droit vers son lanceur. Tous moururent dans l’explosion, et un petit bout de l’armure gicla en l’air, alla percer le réservoir de carburant d’un soldat portant un lance-flamme. La déflagration embrasa tout ceux qui se trouvaient autour.
Je baissais la longue-vue, totalement dégoûté. Sans vraiment compter, Gratchok avait bien dû causer la mort d’une trentaine de guerriers venant des deux camps. Un vrai massacre. Mais, me reprenant vite, j’aperçus que l’œuvre ne pouvait être vu d’ici sans la lentille.
-Alors, kombien ? me réclama le tireur.
-ZERO ! AUKUN ! UN VRAI NUL ! hurlai-je, des larmes aux yeux devant un tel affront.
-Zéro ? Enkore ? Komme d’hab, koi ! se lamenta –t-il.
-Bon, ben c’é enkore toi ki a gagné, reprit Digik.
Le temps de me reprendre, il ne fallait en effet pas qu’ils me voient ainsi, et je me tournai :
-Tu…t’as raison ! Bon…ben…44.5° ; 86° !
Devant nous, Uruk-aï était toujours assis, scrutant le spectacle devant lui, sûrement mourrant d’envie de s’y rendre, tenant Krokette en laisse, le squigg, lui, plus intéressé par nous-même.
Je remis la longue-vue en place, et entendis derrière moi le sifflement de l’obus qui part. Ce dernier tomba sur un Truk vide, le faisant sauter, et envoyant tout autour des débris enflammés. La vue d’orks et d’humains courant dans tous les sens, leurs corps en proie à des violentes flammes me remonta le moral.
-47 ; 75 ! repris-je, alors qu’un demi-sourire s’inscrivait sur mes lèvres.
Un nouveau sifflement, et une nouvelle explosion, au loin. En plein sur un groupe de gardes qui sortaient de leur base, un peu derrière le combat. Quelques membres giclèrent, un peu de sauce rouge éclaboussa les alentours. Certains, encore à peu près entiers, réussir à se relever, et engagèrent un duel face à des ennemis verts qui venaient de les rejoindre.
-45 ; 90 !
Je tournai ma jumelle vers la zone 45 ; 90, et attendis la chute de l’obus et inspectant la scène s’offrant à mon œil. Mais rien ne venait, et je commençais à trouver le temps long.
-Bordel ! 45 ; 90 !
Mais toujours rien, et la scène à mes yeux continuait son cour, anormalement selon moi. J’abaissai ma jumelle et me tournai.
-K’est c’k’y a ? entonnai-je durement.
-C’é Gartchok ! reprirent Digik, Kiçkoul et Zorg en cœur.
-Oué, et k’est c’k’il a enkore fait ?
-Ben…y disait k’il savait mieux réglé ke nous, alors on l’a laissé faire, continua Zorg.
-Et forcément, y sait pas faire, enchaîna Dgik.
-Et c’é pour ça k’y a rien k’est partit, finit Kiçkoul.
Je pivotai vers la pièce d’artillerie, et remarquai mon quatrième compagnon d’arme penché sur les commandes de réglage, se grattant sa tête imberbe.
-Alors, k’est c’ki va pas ? lui demandai-je sur un ton pressant.
-Ben…t’as dis 45, mé j’sais kompté ke jusk’à kinze, donc je sais pas c’é kombien après kinze, karante-cink, répondit-il, quelque peu embarrassé.
-Mais t’as pas à savoir kompté jusk’à karante-cink ! Faut juste k’tu sache à koi korrespond le signe ki représente karante-cink !
-…Ah oué ! J’me disais aussi !...Mais…euh…en fait…ch’sais pas à koi korrespond le signe de karante-cink ! En fait, ch’sais même pas à koi ressemble le signe de un ! avoua-t-il encore plus embarrassé.
Je mis ma main sur mon front, fermai les yeux et soufflai un grand coup. Puis je repris :
-Alors, komment tu fais, kan tu mets les koordonnées, kan c’é à toi de tiré ?
-Ben…euh…j’mets au hasard !
Bon, je me faisais à chaque fois battre par un grot inférieurement intelligent à moi, et qui, en plus, réglait le lobba au hasard, sans prendre le temps de réfléchir un temps soit peu à son tir. Je calmais mon moi intérieur, puis réglais les coordonnées que j’avais demandées. Je repris finalement mon poste de guetteur pour apercevoir trois soldats humains et cinq orks être explosés par l’obus.
Je déplaçai ma longue vue sur le champ de bataille, et aperçus qu’un petit groupe de sept humains avait quitté la mêlée, et s’avançait vers nous. Je rangeai ma lunette, puis me précipitai vers Uruk, toujours assis un peu plus loin. Je remarquai néanmoins que Krokette n’était plus là.
-URUK !! URUK !!
Mais aucune réponse. Arrivé à son niveau, je me posai devant lui. Et remarquai avec horreur qu’un petit trou était présent dans sa tête, entre les deux yeux. Il avait eu le culot de crever dans une situation critique !
Merde ! Je remontai alors au niveau de mes compagnons, examinai vite fait le petit groupe humain, puis hurlai en gesticulant de toutes parts :
-26° ; 79.5° ! Vite ! Vite ! Grouillez vous !
Les autres, voyant mon état d’excitation extrême, enclenchèrent rapidement un nouvel obus, rentrèrent les coordonnées, puis tirèrent. L’obus s’éleva lentement dans les airs. Plus vite ! Allé ! Plus vite ! Faut k’ils crèvent, sinon, on é mal ! pensai-je un cour instant. Et la munition finit par entamer sa phase descendante, décrivant un arc de cercle dans mon oculaire. Faut k’ça marche ! L’explosion retentit deux secondes plus tard, emportant avec elle les sept ennemis qui s’approchaient maintenant dangereusement.
Ouf ! De justesse. Mais ils sont krevé ! Un superbe tir, finis-je par conclure, tir digne d’un génie et d’un futur tyran de la galaxie.
Mon cœur se calma puis je pus de nouveau lancer :
-39 ; 85 !
Quelques chuintements venant de derrière moi arrivèrent à mes oreilles, mais le sifflement du lancé d’un missile, accompagné d’un bruit strident et aigu inhabituel se fit entendre au moment où j’allai me retourner alors que je commençai à trouver le temps long. Ma longue-vue braquée sur la zone de tir, j’attendis un petit instant. Et je vis quelque chose tomber du ciel, mais rien n’explosa. Un humain pris la chose sur la tête, et s’effondra, tandis que d’autre autour se jetèrent dessus, plantant des couteaux dans la masse qui ne me semblait pas être un obus. Est-ce k’ça pourrait être… Je baissai la lunette, et virevoltai vers les autres derrière moi.
Les autres me regardèrent, troublés, et je remarquai enfin que Digik n’était plus là.
-Laissé moi deviné… Vous avé envoyé Digik komme obus ? demandai-je, un sentiment de colère mélangé à de l’amusement arrivant à mon esprit.
-Ben…c’é à dire ke…commença Gartchok.
-On a tous voulu mettre notre obus…continua Kiçkoul.
-Et on s’é géné, reprit Zorg.
-Alors k’on se chamaillait tous les trois, Digik a escaladé le kanon…enchaîna Gartchok.
-Moi, j’é poussé Zorg ki a percuté le kanon et fait tombé Digik dedans, sortit Kiçkoul.
-Et Gartchok, ki n’avait pas vu Digik, a kru k’un missile avait été mis, et a appuyé sur le bouton de tir, finit par dire Zorg.
J’étais amusé par la bêtise des trois en face de moi, et je leur pardonnai leur erreur : on avait une bagarre à faire gagner !
-Bon, alors…voyons voir…45° ; 76° !
Un nouveau bruit se fit entendre, normal celui-là, et une munition alla s’écraser sur une sentinelle humaine, lui brisant une jambe, et pulvérisant quelques combattants aux alentours. Alors que j’allai ouvrir la bouche pour sortir de nouvelles coordonnées, un nouvel obus partit. Je dézoomai ma longue-vue afin de mettre l’ensemble du combat dans mon oculaire, entendant quelques cris derrière moi. Je vis deux secondes plus tard, une petite explosion vers la droite du champ de bataille.
Je me tournai alors, et remarquai qu’il n’y avait plus personne à côté de la pièce d’artillerie. Lé imbéciles ! Faut vrément tout faire, ici ! Je me dirigeai vers l’arme, et changeai les angles d’orientation. Puis j’actionnai le tir, repositionnai ma lunette sur mon œil droit, et scrutai. Une explosion emporta quelques humains, et fit s’écrouler une Méga-armure sur trois orks.
Un petit bruissement se fit entendre derrière moi, et j’ouvris la bouche :
-Alors, c’é où k’vous étié ? Bon, allé, faites moi du…euh…45° ; 105° !
Aucune réponse.
-Youhou ?! 45° ; 105° ! Mais…vous êtes là, au moins ?
Toujours rien. Mais une chose toucha mon postérieur.
-Ah ! Fouh ! Vous m’avè fait peur ! Allé ! 45 ; 105 !
Comme la chose derrière ne bougeait pas, et que des craquements arrivèrent à mes oreilles, je tendis ma main gauche. Et je sentis une matière bien dure, lisse, mouillée, plusieurs côtes à côtes.
Je baissai doucement ma longue-vue, alors que un flot de gouttelettes de transpiration dégoulinait sur mon corps, puis je tournai lentement ma tête pour apercevoir les grandes dents et la grande gueule de Krokette, toute rouge, encore en train de mastiquer mes anciens compagnons d’armes.

 Mortyaris
 Messages postés : 1406
 Roi
 Mortyaris
  Posté le 15/02/2006 18:26:57
Send a private message to Mortyaris
bravo wargen !!!!



muhuhuhahaha !!! la LAOF s'agrandit ! ^^

 Solmyr
 Messages postés : 1059
 Roi
 Solmyr
  Posté le 15/02/2006 19:05:15
Send a private message to Solmyr
lol très bien ton récit wargen , en plus ça fait une histoire complète , on voit le squig bouffer des grots on imagine qu'il va bouffer notre petit héros vert ^^
Bravo

héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors...
non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 16/02/2006 00:19:49
Send a private message to Peter von Nebelheim
Mhouahaha, trop délire le texte de Wargen! Le futur dictateur de la galaxie va se faire bouffer par Krokette! Bien fait, c'était qu'un grot, après tout! J'ai bien aimé le texte de Mortyaris, avec une séance de tantrisme qui part en direct live, et un jeu de carte comme ceux qu'on voit dans Kaamelot!
Moi, je fais plutôt dans le style de Moi, plus sombre, plus désespéré, un brun mélancolique...
Au fait, j'ai trouvé une morale à l'histoire!
A trop jouer avec les démons
On finit fumé comme un jambon
Si tu déranges l'inquisiteur
Tu vas passer un sale quart d'heure!
 

Bon bah voici une histoire de marounes, d'ultramarounes, même.

                    C'était déjà l'automne

Le vent soufflait en rafales, faisant bruire les herbes hautes et s'envoler les feuilles. C'était déjà l'automne.
Le sergent Nexus se tenait debout au milieu de la plaine, la lueur du souvenir dans les yeux. C'était ici qu'il était né, il y avait déjà cinquante ans. Il se revit avec émotion jouer et rire avec les autres enfants de son village. Et puis les cris, les pleurs, le feu et la nuit. Sa vie avait basculée cette nuit d'hiver, quand il avait compris que l'Empereur ne pouvait le protéger à chaque instant, ou il avait compris qu'il n'était pas intouchable. Il se souvint de l'interminable ligne des monstres, rampants, courants, volants, hurlants, sifflants, jacassants; gueules et crocs, griffes et serres avaient déferlé, ne laissant derrière eux qu'un désert...et un orphelin.
Ses traits se durcirent, et il revint à la réalité. Derrière lui, son escouade attendait ses ordres, et l'Empereur le regardait. Aujourd'hui, il le verrait vaincre.
"Frères, dit il dans l'émetteur qui était implanté dans l'os de sa mâchoire, nous allons combattre et purger ce monde de l'immonde présence de ces xénos."
Il marqua un temps d'arrêt, et regarda chacun de ses Marines. En aucun d'entre eux, il ne vit signe de frayeur ni d'impatience. Seuls une froide colère et un profond dégoût se lisaient dans leurs regards, et Nexus en fut heureux.
"Les tyrannides sont déjà venus sur cette planète, poursuivit il, et nous étions déjà là, gardiens éternels du domaine de l'Empereur. Et devant notre fureur, ils s'enfuirent. Mais ils sont revenus, et ils nous trouveront encore devant eux. Et de nouveau, nous vaincrons. Pour l'Empereur-Dieu de l'Humanité!"
"-Pour l'Empereur!" reprirent les Marines, pendant que le sergent remettait son casque.
Tous se dirigèrent alors vers leur module et embarquèrent. Dans un grincement torturé, les pistons hydrauliques relevèrent la porte, et le grondement des moteurs se fit entendre. Le Thunderhawk se souleva du sol, couchant les herbes du souffle de ses propulseurs, et fila vers l'horizon tourmenté.
À bord, le sergent Nexus écoutait pensivement le sermon du Chapelain Cassius, et les regards des deux hommes se rencontrèrent soudain. Dans les yeux du vétéran se lisait la même ferveur, la même haine implacable, que celle qui habitait Nexus. Il n'avait besoin d'aucune prêche...
"À tous, arrivée au point Delta 16.GY54. Largage dans deux minutes."dit une voix nasillarde qui crachotait d'une photo-enceinte.
Tous les Space Marines se levèrent, et le Chapelain entonna la litanie de la haine.
"Nous sommes les meilleurs de l'Empereur"
"Et pour lui, nous allons répandre le sang de Ses ennemis"
"Anges exterminateurs, nous allons purger les étoiles du mal qui les ronge"
"Que meurent le xénos, le mutant et l'hérétique"
"Nous ne connaîtrons jamais la paix"
"Car nous ne vivons que pour la guerre."

Dans un sifflement suraigu, le module amorça sa phase de descente. Nexus sentait vibrer la carlingue du vaisseau, agitant les encensoirs et couvrant le brouhaha de l'équipage. Il vérifia une dernière fois son pistolet bolter, et gratta le sang séché sur les dents de son épée-tronçonneuse. Ces cafards allaient connaître toute l'amertume de la colère des Ultramarines.
Dans un bruit sourd, le Thunderhawk se stabilisa au sol, et Nexus entendit les systèmes d'armements auxiliaires ouvrir le feu, nettoyant rapidement la zone d'atterrissage.
"Site sécurisé...forte présence ennemie à 14H...environ 200 mètres, reprit la voix du haut-parleur, ordre de reprendre structures...Que l'Empereur immortel vous accompagne..."
La porte de la soute s'abattit au sol, et les Ultamarines descendirent de la navette. Foulant négligemment un cadavre de Gaunt, le sergent Nexus fit signe à ses hommes de se diriger vers le village, ou tout du moins ce qu'il en restait.
À mesure qu'ils approchaient, ils distinguaient les formes saillantes de leurs ennemis qui se découpaient à travers les ruines. Les sifflements, craquètements et cliquètements montaient en puissance, mais pourtant, ils restaient cachés.
Quand l'escouade ne fut plus qu'à cinquante mètres, les xénos passèrent à l'attaque. Ils jaillirent de leurs cachettes dans un même élan, comme s'ils ne formaient qu'une seule et même créature, et se ruèrent sur les humains.
Mais Nexus et ses marines vétérans de centaines de combats de ce type, tueurs de tyrannides, Ultramarines, et ils connaissaient toutes les techniques de leurs adversaires. Toutes leurs faiblesses aussi.
Une grenade vola, et atterrit au milieu d'un troupeau de petits xénos, des voraces, se souvint Nexus. Les créatures n'eurent pas le temps de faire un bond de plus, la déflagration les dispersa, les éparpilla aux alentours.
Sur la droite de Nexus, frère Malleus activa la buse de son lance-flammes, et le prométhéum brûlant alla carboniser une harde de bêtes rampantes, stupidement à découvert. Le sergent reconnu également le crépitement du bolter lourd de frère Dominus, dont les rafales sèches de bolts faisaient exploser les plus grosses créatures dans des gerbes de fluide vert.
"En avant Space Marines, leur adressa t'il par le biais de son émetteur, ce hameau est la propriété de l'Empereur, et nous allons le libérer de la présence de ces xénos! Formation Tactique 3.02."
Aussitôt, Malleus rejoignit son sergent, tandis que le reste des Marines couvraient Dominius, et les Ultramarines pénétrèrent dans ce qui avait été un village impérial. Les tyrannides continuaient de les assaillir sans relâche, apparemment insouciants de leurs pertes et de leur semblant d'existence, mais chaque nouveau xénos qui apparaissait se faisait immoler, ou rencontrait un bolt.
Ces pathétiques extraterrestres n'avaient aucune notion de tactique, pensa ironiquement Nexus, tandis qu'il en ajustait encore un autre à l'aide de son bionique oculaire. Il fit feu et le stealer s'écroula, sa tête atterrissant un peu plus loin.
Son regard balaya alors la scène de désolation qui s'étendait à ses pieds. Des cadavres de braves citoyens impériaux, mutilés, défigurés, disséqués par ces maudits xénos gisaient ça et là. Profitant d'une brève accalmie dans l'assaut des tyrannides, il tendit son auspex vers les gisants, vérifiant par principe l'hypothétique présence de survivants.Vert. Il savait par expérience, vert, que les tyrannides, vert, ne laissaient jamais personne derrière eux. Vert. Il avait d'ailleurs été, vert, l'un des seuls survivants recensés, vert, d'une attaque de ce type. Rouge.
Nexus fixait étrangement son détecteur. Sur l'écran, il voyait des ondes de chaleur s'élever d'un des corps des villageois. Son auspex lui apporta des informations complémentaires:
>>Individu Masculin<<
>>Âge estimé; d'après la calcification des os, 10 ans<<
>>Pureté du matériel génétique...Confirmée<<

Le miraculé gisait sur la place centrale, en compagnie des dépouilles de ses parents.
Un étrange fourmillement s'empara de Nexus, et sa voix, d'habitude si posée, tremblait d'émotion quand il annonça à son escouade:
"Marines, survivants repéré à midi, distance trente mètres. Opération d'extraction débutée."
Il savait que c'était une entorse aux ordres qu'ils avaient reçus, mais ses supérieurs comprendraient. Un survivant, un enfant avait survécu à la vague de haine qui avait déferlé sur sa maison...
Nexus et ses hommes progressèrent vers la fontaine brisée de la place, abattant tous les xénos qui se dressaient devant eux. Il ne leur restait plus que dix mètres à couvrir lorsqu'elle apparut.
Bondissant du toit de l'ancienne transformatrice plasmique, une immense créature atterrit devant les Ultramarines, pulvérisant la vasque de marbre ébréchée du bassin. Sa carapace chitineuse dégoulinait d'une substance opaque, la protégeant de l'étreinte brûlante du prométhéum, tandis que les tirs de bolters ricochaient sans dommage sur elle. De gigantesques excroissances osseuses lui parcouraient les membres antérieurs, et Nexus aperçut dans son regard l'étincelle d'une intelligence froide et carnassière. À sa vue, les autres tyrannides redoublèrent de vigueur, occupant les soldats de l'Empereur pendant un moment.
Le prince regarda les proies se débattre contre la marée de ses congénères, puis l'instinct repris le dessus, obnubilant dans son esprit toute trace de pensées personnelles. Pour diriger la ruche, il avait besoin d'énergie. Manger, oui, manger... Il fit appel à ses détecteurs phéromonaux situés sur ses membres postérieurs, mais de toutes les proies étendues à ses pieds se dégageait une odeur de mort, peu attractive. Il lui fallait du sang frais... Il darda alors se langue, tel un serpent, et de nouvelles données lui parvinrent. Il y en avait encore un de vivant...
Oui, l'odeur gagnait en puissance, en force. Le prince baissa la tête vers les piles de cadavres, et il le vit, en même temps que l'autre le contemplait également. L'enivrante odeur de peur qui se dégageait maintenant de la proie déclencha un pic d'adrénaline chez le prédateur. Le prince en salivait d'avance.

En effet, sous l'amas de corps, le jeune humain revenait à lui. Le vacarme de la bataille parvint à ses oreilles, mais plus proche de lui, il percevait le sifflement d'une respiration. Levant les yeux, il croisa le regard du prince, et ses traits se figèrent en un cri d'horreur muet.

Pendant ce temps, le sergent Nexus assenait un coup d'épée- tronçonneuse à un hormagaunt, et expédiait un bolt dans le torse d'un stealer qui le dépassait en grognant. Puis il se tourna vers la fontaine, et le temps s'arrêta. Il vit la scène qui se jouait devant lui, les deux protagonistes figés, l'un dans la frayeur, l'autre dans la convoitise, et le drame de son enfance se rejoua en un instant. Il avait eu un frère, il y a longtemps, mais il ne l'avait jamais revu après cette nuit de mort.
Le staccato des bolters et les cris des xénos semblaient lointain, assourdis, irréels. Il n'entendait plus que son coeur qui ébranlait sa poitrine, et les respirations mêlées de l'enfant et de l'alien.
Il courut vers la place au ralenti, comme dans les cauchemars de ses nuits, où il arrivait toujours trop tard pour sauver sa famille, et les questions étonnées de son escouade sonnaient étrangement, freinées par l'afflux de ses douloureux souvenirs. Il lui semblait qu'il criait, tandis qu'il se ruait vers la gigantesque créature . Il se vit alors abattre son bras sur la tête du monstre, alors que son pistolet tressautait tandis qu'il vidait son chargeur dans l'abdomen de la bête.
Et puis la douleur, insoutenable, qui lui traversait le torse, et il dut fermer les yeux un instant. Quand il les rouvrit, il vit les deux éperons d'os qui avaient fracassé son plastron de céramite et l'avaient empalé. La créature émit un cri suraigu, et s'écroula sur le flanc, l'entraînant dans sa chute. Il se vit tomber lourdement au sol, et la dernière chose qu'il distingua clairement fut le visage étonné de l'enfant qu'il venait de sauver.
"Ça va monsieur, dîtes, ça va?" répétait il sans cesse, et puis les ténèbres engloutirent Nexus.

                     _____________

Bip...Bip...Bip...Bip...
Un éclair de pensées le tira de sa torpeur, et comme un plongeur qui après avoir touché le fond, donne un coup de talon pour remonter à la surface, sa conscience émergea de nouveau. Il ouvrit les yeux, et se retrouva devant un écran vert, sur lequel s'affichait des constantes. Une fenêtre apparut, et le visage du Techmarine s'afficha. Ce dernier souriait à Nexus, mais il lui sembla qu'il avait pris vingt ans depuis leur dernière rencontre, la veille de la bataille contre les xénos.
Un autre éclair d'informations lui traversa l'esprit, et il se remémora tous les évènements de l'escarmouche. Le sermon, le village, la créature, l'enfant, la douleur...
"Nexus l'Ancien, dit soudain le Techmarine, et il lui sembla que sa voix venait de tous les côtés, nous requérons ton assistance. Les ennemis de l'Empereur se pressent à nos portes et ta sagesse et ta force nous serons indispensable."
Un nouvel éclair de données, et il comprit. Il vit les Apothicaires du chapitre, penchés sur son corps mutilé, repousser leurs outils d'un geste de déni. Il se vit transporter jusqu'à un sarcophage d'adamantium, et se faire relier à un complexe réseau de stase. Il vit enfin son cercueil de métal placé dans le marcheur assoupi, et les serviteurs repartir.
"Je suis prêt au combat, annonça t'il à son frère-soldat, et sa voix lui parut extrêmement grave, et j'accomplirai Sa volonté. Où a t'on besoin de mes armes?"

Devant lui s'étendait la horde de xénos, à ses côtés se tenait le tout jeune Marine Adamant, âgé d'une trentaine d'année à peine. L'enfant qu'il avait sauvé...
Sur l'écran de son moniteur, il lut que le vent soufflait, faisant bruire les herbes hautes et s'envoler les feuilles. C'était déjà l'automne.

Peter von Nebelheim, scribe compulseur

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-02-16 02:23:52--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 Seigneur Kroak
 Messages postés : 156
 Homme d\'arme
 Seigneur Kroak
  Posté le 16/02/2006 17:45:18
Send a private message to Seigneur Kroak
Alors voilà je me lance dans un petit récit! J'ai eu envie d'écrire cette petite histoire d'une compagnie Space Wolf en pleine action dans les territoires enneigés de Fenris... (juste désolé mais j'ai aussi mis ce post en tant que topic car je n'avais pas vu le concours... chronic peut le supprimer ou le laisser c'est pas grave...) Autrement c'est pas très long mais pour ma part les immenses textes, malgré leur magnificence, ne font pas toujours puissamment envie de lire...
Donc voilà un petit récit de quelques guerriers qui doivent absolument prévenir leurs confrères de l'arrivée soudaine d'une wagg ork.... Nous les retrouvons dans les montagnes glaciales de Fenris...

--Récit d'un périple--

A l'aube du 41ème millénaire, moi, Logan Grimgor, Vétéran de nombreuses batailles, progressait péniblement dans le violent blizzard des hauts plateaux du Golgoroth, accompagné de mes plus fidèles guerriers Griffes Sanglantes. Le Golgoroth, la plus haute chaîne de la planète Fenris était l'unique voie d'atteindre la forteresse que l'ennemi n'occupait pas. La neige nous fouettait le corps et les rafales gelées avaient depuis longtemps gercé nos lèvres avides de sang frais. La faim nous tenaillait et je me surprenais bien souvent à apercevoir d'étranges silhouettes dans les hurlements incessants de la tempête qui faisait rage. Mais notre but était clair, notre objectif précis, il fallait à tout prix se rendre à le forteresse du Croc, au somment du Golgoroth pour sonner l'alerte et ainsi lancer l'offensive sur l'ennemi. Et c'était mon rôle que de guider mes hommes, Space Wolf de la 1ère compagnie, vers ce ce but si primordial et pourtant si aléatoire.

Que le Grand Loup soit avec nous!!!

Quand enfin se tut la tempête, nous vérifiâmes l'état de l'artillerie; un de nos chars blindés n'avait pas résisté et gisait, là, tel un animal que la sécheresse aurait fini par emporter, au milieu de l'épaisse couche de ce froid manteau blanc qui nous recouvrait. Ensuite, nous décidâmes d'accélérer le pas et, d'un hurlement bestial, j'indiquai à mes hommes la direction à emprunter pour atteindre la délivrance.
Malgré la fatigue, la faim et le froid, nous ne nous arrêtâmes jamais et nos sens aiguisés nous poussaient constamment à continuer coûte que coûte ou à périr; telle était la loi de la vie d'un Space Wolf.
Soudain, alors que nos éclaireurs venaient de partir pour se faire une idée du chemin qu'il nous restait à parcourir, un bruit âcre retentit; comme une déchirure dans le silence sépulcral de l'hiver harassant qui pesait sur nous. Poussés par une haine sans limite, nous fonçâmes pour secourir nos frères. Mais il était trop tard; l'horrible machine noire avait déjà accomplit sa macabre destinée et c'est à nos pied que venaient de s'effondrer les 3 éclaireurs scouts qui nous avaient accompagnés. Nous devions venger nos camarades défunts!!

L'horrible machine se dressait sur toute sa hauteur, d'un noir atrabilaire et sinistre, ses grosses pinces dressées vers le ciel pour nous écarteler. Sur ce qui lui servait de jambes, on pouvait lire G,,,,O...R,,,K.. écrit avec du sang. Avec fureur moi et mon hommes nous jetâmes dans la bataille et le doux bruit de ne bolter retentit, puis laissa sa place à la douce mélodie des sabres déchirant le lourd acier! Heureusement, l'artillerie restante se chargea rapidement de la Boit ki Tu qui, désormais, ne se relèverait plus, criblée d'impact et de ruisselant de métal fondu et fumant dans l'immaculé manteau hivernale...
Mais enfin, ce fut la fin de notre expédition; là, devant nous, se dressait le Croc, notre forteresse gardienne et c'est avec un cri singulier que nous nous rendîmes vers la lourde porte blindée qui en marquait l'entrée.

Le Croc était immense, c'était une gigantesque cathédrale noire aux formes aiguisées et rapides. Il y régnait une ambiance antique et de nombreuses runes destinées aux gloires passées ornaient les halls démesurés. Cette bâtisse défiait constamment le blizzard, les intempéries et le rude climat. Pour défendre ce mastodonte d'acier, pléthore de tourelles, d'obusiers et de canons assombrissaient l'atmosphère déjà terrifiantes de ce joyau noir.
Mais le principal était fait et je rencontrai enfin Thorgal, le révéré prêtre loup, et lui communiquai le précieux mais alarmant message! Il nous fallait repartir ce soir même pour arrêter les forces ennemies qui arriverait le lendemain si nous ne le stoppions pas...
Et justement ce soir-là, ce fut un massacre, l'ennemi fut annihilé et les Griffes Sanglantes rentrèrent au Croc l'estomac hurlant, mais le coeur fier, fier d'avoir accomplit leur funeste tâche...
Je n'oublierai jamais ce moment, jamais...

Voilà j'en ai terminé avec ce petit récit que j'écrivit, je le précise pour une rédaction scolaire et qui fut fortement appréciée par le professeur... j'espère ne pas avoir fait trop de fautes orthographiques...
A vous de juger...
                                              A+    

--Message edité par Seigneur Kroak le 2006-02-17 19:38:26--

http://img76.imageshack.us/img76/5375/unitcopie9ag.jpg
 Solmyr
 Messages postés : 1059
 Roi
 Solmyr
  Posté le 16/02/2006 18:09:40
Send a private message to Solmyr
Peter j'aime beaucoup ton récit ^^
Le tien aussi seigneur Kroak c'est bie nécrits (mais trop court )

P.S : Non ce n'est pas ça la morale :
Au fait, j'ai trouvé une morale à l'histoire!
A trop jouer avec les démons
On finit fumé comme un jambon
Si tu déranges l'inquisiteur
Tu vas passer un sale quart d'heure!
C'est autre chose plus simple , mais je te donne un demi carreau pour la sueur qui à perlé sur ton front lors de la confection de ce petit poème ^^

héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors...
non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^
 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 16/02/2006 19:29:21
Send a private message to chronic
Desolé morty, mais j'ai du utiliser mes talents de prestidigitateur sur ton texte, quant a celui de wargen j'y reflechis encore, vu que   ca passe en temps qu'histoire complete.
Felicitation et merci a tous pour votre participation.

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...
 Mortyaris
 Messages postés : 1406
 Roi
 Mortyaris
  Posté le 17/02/2006 11:30:24