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forum Index du forum forumVos créations, background et récits... forumLes aventures de Thomas

Auteur : Sujet: Les aventures de Thomas  Bas
 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 07/11/2005 13:34:08
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Longuement, il regarda les arches surmontant l’énorme porte du palais.  Elles étaient ornées de motifs divers représentant des chasses et surtout, des chasses à l’orques. Ici et là on pouvait apercevoir certains personnages bretoniens qui s’étaient illustrés au cours des années passées.
Puis, il posa son regard sur les deux sentinelles. Peut-être les deux soldats les plus propres qu’il ait jamais vu. Mais après tout, c’était normal, il s ‘agissait du palais du Duc Gauvain II.
Le sergent Thomas dévisagea longuement les soldats. Des traits neutres mais durs. Ils portaient une tunique rouge avec une croix blanche, un heaume resplendissant, des hausses brunes et des bottes en cuir. Ils tenaient fermement une hallebarde d’une main tandis que de l’autre, ils tenaient un bouclier rectangulaire a la livrée du duc Gauvain. Soit dit en passant, une croix blanche sur fond rouge, avec en haut à droite, une fleur de lys peinte en bleu.
Une petite porte latérale s’ouvrit alors doucement, et un troisième personnage apparut, portant une veste blanche sur un pantalon noir. Son épée battait flanc droit. Une main sur le pommeau, le nouveau venu s’approcha du sergent.
« Que désirez-vous ? »
LE sergent se racla la gorge.
« Je désire remettre une requête urgente au sieur Gauvain II, Duc de Pannavon» annonça d’une voix qui se voulait calme, mais qui était en fait chevrotante, le sergent.
« Hmmm…attendez… »
L’homme disparut de nouveau et réapparut dix minutes après.
« Le Duc va vous recevoir, suivez-moi. »
Le sergent acquiesça alors que l’homme inclinait la tête vers les deux soldats. Aussitôt, ceux-ci  s’approchèrent de la grande porte et l’ouvrirent dévoilant un hall immense.
Ce hall était bordé de statues d’anciens rois ou d’anciens généraux. Elles étaient faites dans du marbre blanc. Le carrelage était fait dans du marbre gris, parcourut de stries noires et grises. Quelques tapis rouge recouvert de motifs divers, étaient posés. Une tapisserie représentant une des nombreuses batailles du Duc était fixée au mur de droit, tandis que sur celui de gauche, des tableaux étaient accrochés. Scènes de batailles, scènes de chasses, scènes de cours.
Ebloui par tant de beauté, le sergent se fit conduire devant un homme tout de noir vêtu. C’était un domestique. Le servant remplaça donc le jeune homme et conduisit le messager  vers des escaliers en colimaçons recouvert d’un tapis pourpre. La rampe était faite dans de l’or pur. Des armures en argent étaient fixées sur des socles, l’air de surveiller les escaliers. Ici et là, des portraits de la famille royale étaient posés.
Le serviteur conduisit ensuite le messager dans un vaste couloir. Ils croisèrent maintes dames et maints serviteurs, ainsi que quelques soldats. Comme les autres couloirs, celui-ci ne dérogeait pas à la règle.  Armures, tableaux, commodes, tapis en velours, tout y était.
Puis le sergent fut conduit dans une salle gigantesque. Il lui désigna un fauteuil en cuir et se dirigea vers une porte parcourut de motif en relief doré. Il frappa doucement, entra puis revint quelques secondes plus tard.
« Le Duc vous attend, monsieur… »
Le sergent fut introduit par le domestique et celui-ci referma doucement la porte dans le dos du jeune homme.
Le message, déjà affolé par tant de splendeur aperçut le Duc assis sur une sorte de trône, derrière un somptueux bureaux fait dans du bois de chênes. Des parchemins s’entassaient dessus. Un rapide regard autour de lui, lui apprit que le Duc avait fait plus de combats que le sergent ne pourrait jamais en faire.
Il y avait énormément de trophées. Têtes d’animaux empaillés allant du simple sanglier, ou au cerf, en passant par une tête de manticore et une autre  d’hydre. Des dizaines d’armes étaient accrochées au mur, au-dessus de rangées de commodes et de meubles recouvert de babioles diverses venant de partout dans le Vieux monde.
Enfin, le sol était recouvert d’un épais tapis blanc brodé d’or. Le sergent leva les yeux, écarquillés, vers le bureau.
Le Duc souriait et désignait un des trois fauteuils.
« Asseyez-vous. »
Tant de beauté était-elle possible ?
Le sergent s’assit toutefois.
« Quel est donc votre message ? » Interrogea le Duc en croisant les mains sur le bureau.
Impressionné par tant de grandeur et surtout par le Duc, le sergent se racla de nouveau la gorge, posa ses yeux sur le visage de Gauvain II avant de le baisser subitement, conscient de son impertinence.
« Hmmm…c’est…que…hmmm…une armée d’hommes bêtes…arrivent…euh…a nos frontières…aux frontières impériales…Mon maitre…le Comte Montauban…n’a pas assez de force…pour les contenir. Il m’a chargé de vous transmettre ce message… »
Thomas tendit un parchemin fermé avec le sceau du Comte Montauban. Le Duc le prit, le décacheta et le lit. Bien qu’il ne laissa rien paraître, le sergent sentit l’air devenir lourd. Lentement, le duc reposa le parchemin et dévisagea le messager.
« Très bien, nous allons nous préparer sur le champ ! »

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Firiond
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 Roi
 Firiond
  Posté le 07/11/2005 17:43:05
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t'a fait pas mal de descrïption , donc on arrive super bien a se situer et a imaginer l'endroit ,mais je trouve le texte un peu «vide» ,je sais pas si tu me comprend ,mais je vois pas trop comment l'expliqué.
Mais sinon pas de vote majeur ,comme d'habitude ,et une ecriture soigné.
Firiond ,future critique de bouquin

EDIT .mais que vois je .il n'y a plus Cedric ,je l'aimais bien celui là,il revnait tout le temp.

--Message edité par firiond le 2005-11-07 21:05:36--

RoLoNoDro
Rock Love and No Drogue
 Theobald
 Modérateur
 Messages postés : 1155
 Roi
 Theobald
  Posté le 07/11/2005 20:11:15
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Eh bien le texte est bien écrit mais je pense qu'il ya trop de descrïption. Après tout tu as une personnage qui va remettre un message à un duc et ça prend un bon bout de temps pour une action courte qui n'a pas une importance capitale. Comme dit Firiond c'est un peu vide.


Amicalement, Theobald

 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 07/11/2005 22:55:17
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Ouai, sans doute avez-vous raison au niveau descrïption.
La suite ne sera pas vide, du moins plus trop lol
Suite;

« Feu ! »
Le cri résonna jusqu’aux oreilles du Duc Gauvain II.
La petite troupe constituée en moins de deux heures, partie trois jours plus tôt, arrivait maintenant sur les lieux des combats.  Le ciel était bleu….mais les flèches décochaient des archers bretoniens l’assombrissaient. Mêlaient à cela des pierres projetés à partir d’énorme trébuchet.
Devant lui s’étendaient des régiments entiers, des lignes compactes de piétons et de chevaliers.
Le sergent Thomas guida alors le Duc a travers soldats, tranchées, tentes et machines de guerre et l’amena juste devant une énorme tente ronde de couleur criarde. Verte avec des licornes blanches dessus. Les deux sentinelles se mirent subitement au garde à vous en apercevant le blason qui ornait la poitrine du Duc.
Ils entrèrent.
Le Comte de Montauban était debout devant une table sur laquelle gisait une table. Trois généraux étaient présents. Ils levèrent la tête en sentant une bouffée d’air frais entrer. Apercevant le Duc, ils se raidirent et puis s’inclinèrent.
« Messire, c’est un plaisir…nous  manquions cruellement de force…Heureusement que vous arrivez… »
« Suffit, Comte, je veux connaître nos forces et celles de l’adversaires ! »
Le Comte se tourna vers un général et inclina légèrement la tête. Blême, le général en question se tourna vers le Duc.
« Messire, nous avons affaire  à une énorme force ennemie qui comprend des milliers et des milliers de piétailles. Ungors, Gors, bestigors…escortés sur les flancs par des centigors. Nos forces parviennent  les contenir mais difficilement ! En une semaine nous avons du reculer de trois kilomètres voir quatre. »
« Très mauvais » interrompit le Duc.
Le sergent Thomas écoutait, buvant les paroles du Duc. Après tout, personne ne lui avait dit de partir, ni même fait un signe. Donc, il restait planté là, sur place.
« J’ai avec moi » reprit Gauvain II « Quatre mille fantassins, mille archers et mille chevaliers qui seront, je l’espère largement suffisant. »
Il se tourna vers le Comte.
« Vos troupes ? »
« Vingt mille fantassins, huit mille archers, dix mille chevaliers et douze trébuchets…mais c’était il y a une semaine, désormais, nous n’en avons plus autant. Les combats ont été rudes. Beaucoup de nos hommes sont morts, mais les pertes ennemies sont largement plus élevés, d’après le rapport de nos agents. »
« Je l’espère pour vous, Comte. Je suis venu ici afin de mener nos troupes à la victoire, non pas à la défaite…Si nous perdons, ce sera tout le royaume de Bretonie qui sera en mauvaise posture ! Cela doit cesser ! »
Les généraux baissèrent la tête, rouge. Le Duc s’approcha de la table. Il aperçut des lignes et des flèches rouges et d’autres bleues. Il comprit que les flèches bleues étaient les troupes bretoniennes.
« Le Roi serait déçu si nous venons à échouer » murmura t-il.
Il se tourna alors vers le sergent.
« Allez retrouver mes soldats et demandez Percifal et Yvain. Qu’ils viennent immédiatement, j’ai des projets pour eux ! »
Thomas acquiesça et s’en alla en courant.

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 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 08/11/2005 12:44:24
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Le sergent s’immobilisa soudainement. Des chevaux luis passèrent juste devant le nez, suivit d’une carriole contenant des dizaines de corps entassaient, sanguinolents et dont l’odeur donna la nausée à Thomas. Déglutissant péniblement, le jeune homme regarda la carriole s’éloigner. Une main se posa alors sur son épaule.
« Votre première bataille ? »
Acquiesçant péniblement, Thomas se tourna pour faire face à un homme au teint mat. Il portait un heaume recouvert de suie. Son visage n’était que balafres. Sa cotte de mailles était déchirée par endroit et une plaie était même visible. L’homme n’était autre qu’un prévôt.
« Vous en verrez bien d’autres, mon ami… »Il tapota gentiment sur l’épaule et l’éloigna.
Le sergent du mettre une bonne minute pour reprendre ses esprits et repartir e quête des deux chevaliers.
Qu’il trouva là où le Duc avait laissé ses troupes. Tous les chevaliers étaient pied à terre. Des écuyers avaient emmenés les destriers dans des parcs. Des tentes avaient été érigées. Percifal et Yvain étaient relativement facile a trouver. En tant qu’officiers, ils portaient une armure somptueuse.
Percifal portait une tenue bleu parcourut de fleurs de lys. Son écu était lui aussi bleu, mais portait une épée blanche dressée vers les cieux. Une licorne avait été sculptée sur son casque.
Yvain portait une tenue rouge brodée d’or, avec, en son centre, une tête de lion dorée. Son écu était de fond rouge avec toujours la même tête de lion. Sur son heaume, un lion tenant un bouclier était visible.
Les deux chevaliers ne portaient pas leur heaume et discutaient âprement, désignant de temps en temps le champ de batailles d’où s’élevaient cris, ordres et hurlements. Malgré lui, le sergent jeta un coup d’œil. Des masses compactes et noires se jetaient sur des masses multicolores aux bannières de divers  nobles. C’était à la fois un spectacle beau et terrible. Surtout pour ceux en première ligne.
Se dégageant de cette vue, il s’approcha timidement des deux officiers et s’inclina poliment.
« Le Duc Gauvain II désire vous voir, messires. »
« Nous vous suivons » répliqua Yvain.
Thomas se releva et guida cette fois-ci, les deux officiers vers la tente. Il entendait le Duc parler avant même d’entrer.
« ….avez fait une grossière erreur. »
Une voix toujours calme qui surprenait le sergent.
Les trois hommes entrèrent. Le Duc se tourna vers eux.
« A messieurs, vous arrivez a temps. Je vous annonce que désormais, je prends le commandement de cette armée. Sitôt que l’armée partit guerroyer les hommes bêtes sera revenus, vous serez chargé d’en assurer le commandement, puisque le capitaine Storm a été tué avant-hier. »
Il fit signe aux deux hommes de s’approcher.
Rien ne fut adressé au sergent qui resta planté là en attendant de recevoir des ordres. Il écouta donc. Après tout, il ne pouvait qu’apprendre.
« Yvain, tu attaqueras demain, dès l’aube, le flanc droit avec deux cent chevaliers. Percifal tu feras la même chose mais à gauche. Vous les prenez en tenaille. Le général Simon, ci-présent, prendra la tête de cinq cent chevaliers pour attaquer de front. Entre chaque unité, se trouvera des bloques de trois cent fantassins. »
Il se tut et renifla bruyamment.
« Comte ! »
Montauban, pâle, leva la tête vers lui.
« Comte » répéta le Duc « Il ne me semble pas avoir vu de sorcières…est-ce normal ? »
Le Comte de pâle devint fantomatique.
« C’est que….c’est que…je ne vois pas leur utilité….ce ne sont que des femmes.. ;et…. »
« Abruti ! » Tonna le Duc, faisant trembler les hommes présents. Thomas recula d’un pas blême. « Abruti ! Crétin ! La magie nous est aussi utile que la chevalerie….Croyez vous que la Dame sera enchantée de voir que vous désapprouvez l’utilisation de sorcières ? A moins, tout simplement, que vous ne croyez pas en l’existence de la Dame ! »
Le Comte se raidit.
« Messire, comment pourrais-je croire en l’existence d’une telle personne….puisque je ne l’ai jamais vu ! »
« En tout cas vous avez déjà vu des sorcières à l’action…Osez-vous niez leur puissance ? »
Baissant la tête, le comte avoua que non. Le Duc sourit, cruellement. Il se tourna vers le sergent.
« Sergent, je vais vous rédiger une missive. Allez près du Massif d’Orquemont. Vous trouverez là probablement des damoiselles…. »
« Messire, le Massif se trouve à dix jours de marches d’ici ! » Protesta le comte.
« Les combats dureront plus de vingt jours, si c’est ce qu vous voulez dire ! » Aboya le Duc. « Comte, regardez bien autour de vous….l’ennemi défile d’où ? Des Montagnes Grises. Vos éclaireurs ont du vous dire leur nombre approximatif…ils sont nombreux…et ils ont sans aucun doute des chamanes ! »
Il s’approcha de la table, prit une plume dans un encrier, un morceau de parchemin et rédigea une note. Il prit un cachet de cire, roula la feuille et fixa la marque dessus.
Puis, il pivota vers le sergent.
« Allez-y ! Comte, donnez lui un excellent destrier, et faites le revêtir plus dignement ! C’est un ordre ! »
Alors que Montauban devenait pâle comme la mort, le sergent s’empourpra jusqu’aux oreilles. Le Comte fit signe de la tête à un général. L’homme, un grand blond barbu, se dirigea vers le sergent.
« Suivez-moi ! »
Ainsi débuta la première aventure du sergent Thomas.

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 09/11/2005 14:36:32
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Il se regarda dans le miroir. Il était rouge pivoine. Le général lui avait fait revêtir une nouvelle cotte de mailles resplendissantes par-dessus laquelle il avait enfilé une tunique noire au centre duquel une licorne blanche debout avait l’air de frapper de ses sabots avants. Le général avait ensuite fait aiguiser la lame du sergent, puis lui avait donné une épée. Après s’être assuré que Thomas savait s’en servir un tant soit peu, il le conduisit vers un enclos où des étalons noirs allaient et venaient.
Le général lui présenta un écuyer du nom de Baudoin. Le jeune homme portait un pantalon beige, un haut marron et une sorte de capuche verte clair. Il portait en outre une petite dague pendu a une ceinture.
« Baudoin vous accompagnera dans votre quête ! Oh, celle-ci n’est guère difficile, mais il y a de temps en temps des bandits qui sillonnent les routes. Malgré le fait que Baudoin soit un simple écuyer, il sait se battre. »
Comme pour confirmer ses dires, l’écuyer releva ses manches. Deux dagues pendaient sur les avants bras. Il souleva ensuite le haut de son pantalon dévoilant deux autres manches. Le général eut un rictus.
« Il a une multitude de dagues…toutes trouvés sur les champs de batailles, toutes aiguisés…et il s’en est servit de toutes ! »
Il claqua des doigts et un lad arriva. Le général donna des ordres et le lad disparut pour revenir avec un somptueux destrier blanc revêtu d’un caparaçon bleu nuit. Il tenait aussi une mule. Le lad donna les rennes du cheval à Thomas et ceux de la mule a Baudoin. Les deux hommes montèrent sur selle et le général acheva.
« Voila bonne chance ! »
Et il recula. Thomas jeta un dernier coup d’œil dans son dos.  Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l’impression que la masse noire ennemie s’approchait de plus en plus du campement. Visiblement, l’armée bretonienne reculait. C’était inadmissible.
Plus de temps a perdre !
Il talonna son destrier et s’en alla au galop suivit de Baudoin, plus lent.
Avec le cheval, il mettrait cinq jours pour parvenir a Montorque. Ceci dit, il ne savait pas combien de temps il mettrait pour trouver l’endroit où loger les fameuses sorcières. De fait, il n’en avait jamais vu. Il n’avait jamais combattu non plus. Certes, il s’était entraîné.
Il était entré en service en tant qu’écuyer a l’âge de 14 ans. Il s’était entraîné avec divers Maîtres d’armes et son chef direct. Le chevalier lui avait ensuite appris a bien monter sur selle et à se battre dessus. Et puis, voyant sa performance, le chevalier avait fait de l’écuyer un sergent. Hélas, un jour son chevalier avait été retrouvé mort, égorgé dans une auberge…dans les bas fonds d’une ruelle pas très orthodoxe. Le général de c chevalier, l’avait ensuite pris en tant qu’écuyer, puis en tant que messager. Le général était mort. Huit jours plus tôt des mains d’un chef hommes bêtes. Il était resté messager. Mais cette mission aurait forcément des conséquences.
S’il échouait, c’en était fini du royaume. Et de lui. S’il accomplissait sa quête…alors, peut-être deviendrait-il chevalier. Un rêve. Un rêve depuis qu’il était entré au service comme écuyer.
Soudain, il pensa à Baudoin et ralentit l’allure. L’écuyer put s’approcher du sergent. Thomas se dit que même cet homme était plus fort que lui, sans doute plus courageux aussi…et qu’il avait connu des batailles. Il soupira et se tourna vers l’homme sur la mule.
« A combien de batailles avez-vous participé ? »
Baudoin sourit, dévoilant des dents jaunes, cariées ou cassées.
« Je ne comptes plus, sir, mais plus d’une dizaine, ça c’est certain ! »
« Je nais jamais combattu, Baudoin. »
« Bah, j’étais comme vous, et finalement je m’en suis plutôt pas mal sortit ! »
« Je commence a avoir peur de ma première bataille ! »
« Qui ne le serait pas ? Enfin bref, le moment venu, pensez plus a votre vie qu’à autre chose, remarque bien stupide de ma part, sergent, mais utile. Gagner. C’est tout ce qui compte ! »
« Merci, Baudoin. »
« Je suis également là pour vous servir et vous aider. Ne vous inquiétez pas. »
« Avez-vous déjà vu des sorcières ? »
L’écuyer ricana.
« Que oui, messire…Et non content qu’elles soient belles, elles sont aussi très dangereuses pour leurs adversaires…Ô combien j’en ai vu périr des mains de ces jeunes damoiselles ! »
Thomas sourit malgré lui.
Son esprit se mit a vagabonder, imaginant ces jeunes femmes projeter des sorts dans des tenues séduisantes….

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 Firiond
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 Roi
 Firiond
  Posté le 10/11/2005 11:39:54
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Bon comme ça 3 jour que je promet a Archicon que je vais lire son texte ,je vais essayer de m'y mettre tout de suite ^^
c'est bcp mieux que la première partie ,c'est plus "vivant comme texte ,beaucoup plus interressant ,j'espere que la suite serra comme ça  aussi.
Sinon rien n'a redire aucune faute de gout ou de Français ,c'est presque parfait .
Aller je te met 19/20 Archi .

RoLoNoDro
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 Empereur
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  Posté le 10/11/2005 12:45:19
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Merki de la note^^
Vous croyez pas que je devrais demander a GW de publier mes histoires?lol

Suite;
Une chapelle en pierre apparut au détour d’un chemin. Les deux compagnons mirent pied à terre et s’agenouillèrent devant la statuette d’une femme, censé représenter la Dame. Thomas fit une rapide prière pour que la Dame lui permette de trouver les fameuses sorcières, et de les convaincre de venir en aide au Duc Gauvain II.  La prière de Baudoin fut plus rapide. Lorsque le sergent se releva et s’épousseta, l’écuyer était déjà sur sa mule, mâchouillant une herbe.
Ils reprirent la route. La nuit commençait à tomber. Le coin n’était pas sur. On avait recensé pas mal de pillages de marchands par ici et ces derniers avaient appris a éviter le coin. La route en pierre dallée était certes vide, mais pas très rassurante.  Le chemin était bordé d’arbres, de buissons et de grosses pierres. Ici et là apparaissaient dès fois des maisons en ruine, pillées et détruites des années plus tôt. Relais, auberges avaient été abandonnés.
Depuis six heures maintenant qu’ils chevauchaient, ils commençaient à être fatigués. Sans parler de leur monture. Ils avisèrent une ruine ressemblant encore à une maison et s’en approchèrent.  Ils attachèrent les animaux à un vieux tronc presque déraciné, puis installèrent leurs lits de camps, juste un drap par terre.
« Un feu ? »Demanda le sergent.
« Voyons messire, ceci n’est point conseillé en ce coin reculé. Des bandes de scélérats pourraient nous voir de loin et venir nous tuer et voler. Il en serait alors fini de votre quête. »
Sur ce, l’écuyer sortit une gourde de bière et en avala une bonne rasade. Haussant les épaules, le sergent l’imita.  Puis les deux hommes mangèrent. Des plats froids.
Ils s’endormirent assez tard.
Le lendemain, le temps était frais et les nuages recouvraient le ciel. Ils scellèrent en vitesse leur monture.
« Va pleuvoir » déclara Baudoin en grimpant sur sa selle.
« Sans aucun doute, allons en route, nous  n’avons que trop perdu de temps ! »
Ils reprirent leur route, en forçant l’allure. Et a cause de la pluie et à cause de la possibilité de rencontrer d’éventuels brigands. Emmitouflés dans des manteaux en fourrures, les deux compagnons galopèrent jusqu’à une rivière. Ils s’approchèrent du pont sous la vigilance de quelques soldats. Tous revêtaient la tenue des soldats de Parravon. Ils étaient douze. Plus une tour de guet. La plupart étaient des archers. Ils avaient pour ordre de détruire le pont si la guerre venait jusqu’à eux.
Ils passèrent le pont sans encombre après que le sergent ait montré la missive du Duc. Alors qu’ils arrivaient sur l’autre rive, Thomas se tourna sur sa selle. Les soldats étaient en tenue débraillée, non réglementaire. Même si la piétaille bretonienne n’équivalait pas la piétaille impériale, les hommes se devaient d’être assez propre.
Il haussa les épaules. Personne n’allait faire état de ceci. Surtout que la guerre était là.
« Messire, va falloir faire attention. »
« A ? »
« Par ici, on trouve de temps en temps des adorateurs du chaos, des cultistes. Il ne serait pas étonnant d’en croiser. »
« Et le Duc n’a rien fait pour les éliminer ? »
« Ô que si, hélas, mais quand on tue un chef de secte, un autre montre son bout du nez…Du coup, on régule. »
« C'est-à-dire ? »
L’écuyer haussa les épaules.
« Ben, le Duc laisse faire, mais il contrôle. Du moment que les adeptes ne dépassent pas un certains nombre ça va…Sinon, de temps en temps, nous purgeons. De jour de préférence. Et puis, il y a beaucoup de nécromancien dans le coin…c’est surtout eux la menace. Par chance, vampires et chaoteux se battent entre eux, ce qui fait pas mal de mort. Le Duc pense attendre qu’un clan soit victorieux, mais affaiblis, avant de porter un coup fatal, en attaquant le groupe survivant. »
« Une idée fort judicieuse…et qui a toute chance de réussir. Toutefois, la présence des hommes bêtes va le contraindre à attendre plus longtemps. Hors, il se trouve que les hommes bêtes sont des suppôts du chaos… »
« En effet… Personnellement, je ne penses pas que les deux…on va nommer, groupes, soit ensemble. »
« Tu sais, avec le chaos, il ne faut jurer de rien. Les plans démoniaques sont très durs a découvrir. S’il y a un rapport, je plains fortement le Duc. Il aura affaire à des attaques des deux côtés ! »
« Oui… »
Soudain, l’écuyer s’interrompit. Il pointa alors son bras au loin.
« Messire, je crois que nous avons de la visite ! »

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 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 10/11/2005 23:15:19
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« Où cela ? » Demanda Thomas.
Il ne voyait au loin que des ombres. Des points noirs. Toutefois, instinctivement, il fit ralentir l’allure à sa monture et son écuyer l’imita.
« Que faisons-nous ? » Lâcha le sergent en mettant la main sur son pommeau. « Ami ou ennemi ? »
Ils n’eurent la réponse que deux minutes plus tard. Les points noirs se découpèrent alors en silhouettes et de silhouettes en personnages. Tous étaient revêtus d’un épais manteau noir, capuche rabattue sur le visage, dissimulant leurs traits.
Ils formaient un cercle.
Un cercle autour d’une forme allongée par terre.
« Où sont les patrouilles ? » Murmura Thomas à l’écuyer.
« Cela fait bien longtemps qu’il n’y en a plus eut, messire » répliqua son compagnon.
Tout en disant cela, Baudoin regardait les silhouettes. Six en tout. Et toutes devaient être armées, sans exception aucune.
Arrivé a proximité, aucun n’avait daigné se retourner. Le sergent se racla la gorge.
« Messieurs…. »
Alors, les personnages du groupe se tournèrent vers lui. Ils formèrent alors une belle ligne infranchissable. Ces mouvements avaient permis au sergent de voir que la forme n’était autre qu’un corps dénudé d’une jeune femme.
« Veuillez nous laisser passer » déclara alors Thomas en sentant la peur le submerger. « Nous sommes au service du Duc Gauvain II et nous avons une mission a remplir. »
Le silence lui répondit. Un silence lourd et pesant.
« S’il vous plaît, nous ne cherchons aucune querelle, mais nous sommes assez pressé ! »
Un des êtres s’avança. En silence toujours. Il ouvrit son manteau et dégaina une énorme épée au manche garni d’or et de joyaux, à la lame étincelante sur laquelle était gravée des runes.
« Je suis Nistak. Votre âme doit rejoindre celles des Hommes appartenant au Duc Gauvain II. »
« Je vous demande pardon ? »
« Ne cessant de nous persécuter, nous avons décider de déclarer la guerre à son duché. »
Il se tourna vers ses compagnons.
« Tuez-les ! »
Plus prompt que le premier adversaire, Baudoin dégaina son coutelas et le jeta dans la gorge du premier adversaire. Un second poignard percuta le front d’un autre, le traversant dans un amas sanglant.
Prenant son courage a deux mains, le sergent dégaina son épée. Alors que Baudoin bondissait sur le sol, roulait et envoyait un autre couteau en plein cœur d’un troisième individu, le sergent para l’attaque du chef du groupe. L’homme était redoutable. Malgré le fait qu’il soit au sol et lui sur un cheval, le brigand était très fort.
Lentement, la forme allongée se mit a bouger, se redressa péniblement et leva les mains vers le ciel.  Elle invoqua une incantation et aussitôt la foudre s’abattit sur deux autres adeptes, les tuant net. Puis, la jeune femme se tourna vers le dernier. Le chef. Toujours en duel avec le sergent. Elle brandit un bras vers lui, le pointa du doigt et invoqua un mot. Un long trait bleu scintillant fila vers l’homme qui pivota, levant son épée. L’éclair heurta la lame, fut dévié et termina sa course sur un tronc. L’arbre tomba, coupé en deux.
Thomas n’était pas un lâche. Tuer quelqu’un dans le dos revenait de la lâcheté. Alors il attendit que l’homme revienne sur lui, au lieu de quoi, le brigand plongea vers la jeune femme. Paralysée, celle-ci n’esquissa aucun mouvement.
Le sergent talonna son destrier et se jeta dans le dos de son adversaire, brandit son épée et l’abattit sur la nuque de l’ennemi au moment où celui-ci arrivait à moins d’un mètre de la damoiselle. Il le décapita. Emportée dans son élan, la tête alla percuter la jeune femme, l’éclaboussant de sang. La damoiselle recula sous le coup mais sans plus. La tête tomba sur le sol, roula et s’immobilisa. La jeune femme la regarda quelques secondes avant de lever un regard de biche vers le sergent.
« Je vous remercie de votre intervention soldat. »
Thomas se tourna vers Baudoin qui se remettait en selle.
« Euh, je n’ai rien fait…en fait, c’est Baudoin qui a fait plus de travail…Je n’ai fait que tué un homme…Dans le dos. Bref. »
« Aucune importance, vous avez sauvé la vie d’une Damoiselle de la Dame, et pour cela, je vous en serais éternellement reconnaissante…Je me nomme Sabrina. »

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 Firiond
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  Posté le 11/11/2005 00:10:05
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cette scene d'action est bien decrite, on s'y croirait presque .
Bon par contre c'etait un peu previsible qu'il allait sauvé la vie d'une sorcierer,mais bon ,"ça n'enleve en rien la beauté de ton texte "^^ (bète de phrase ,hein  ;) )

RoLoNoDro
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  Posté le 11/11/2005 14:03:15
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Ouep, y aura toujours une nana en détresse dans mes histoires.
Suite;
---------------------------------------------------------------------------

Les deux compagnons se dévisagèrent.
Debout, impudiquement, les bras le long de son corps, la sorcière les regarda.
« Qu’y a-t-il ? »
« Nous recherchons une Damoiselle de la Dame » déclara Thomas en se tournant vers elle. « Et visiblement, la Dame a honorée ma prière. Je lui en suis reconnaissante… »
Il rougit en la dévisageant. Il farfouilla dans ses affaires et en tira des vêtements.
« Je sais que ceci ne sied guère à une femme de votre ampleur, mais c’est tout ce que j’ai… »
« Ne vous formalisez pas, sergent. »
Sabrina enfila ses vêtements sans aucune gêne. Elle leva enfin les yeux vers eux.
« Donc vous cherchez des sorcières ? »
« En effet… »
Et Thomas expliqua de nouveau sa quête. A la fin, la Damoiselle acquiesça.
« Il est en effet malheureux, qu’à cause d’un homme mysogine, la Bretonie tombe entre les pattes du chaos. »
Elle leur tourna le dos.
« Suivez-moi ! »
« Mais… » commença le sergent.
La sorcière sifflota quelques notes et aussitôt, une monture apparut. Un étalon à la robe blanche. La Damoiselle le monta en amazone et se mit a chevaucher sur la voie.
Les compagnons lui emboîtèrent le pas.
Au bout d’une heure de silence, le sergent ne pu s’empêcher de poser des questions.
« Que faisiez-vous ici ? » Demanda t-il.
« Nous avons les mêmes droits que n’importe quel citoyen de ce royaume, sergent. De ce fait, nous pouvons aller où bon nous semble. N’avez-vous jamais vu de Damoiselle chez des Ducs, des Comtes ? Nous sommes peut-être mal vu de la population, mais pas chez les nobles. Je suppose même qu’ils en profitent pour montrer ainsi leur pouvoir et donc exposer aux autres qu’ils ont des sorcières sous leurs ordres ! »
Elle avait légèrement élevé la voix. Elle inspira lentement et reprit, d’une voix plus posée.
« Ceci dit, je me promenais tout simplement, lorsque ces individus m’ont attaqués dans le dos. Je penses qu’ils avaient des idées assez arrêtés sur ce qu’ils allaient me faire. »
« Et où allons-nous ? »
Sabrina sourit. Elle ne s’était toujours pas retournée, chevauchant en tête.
« Quelque part. »
C’est tout ce que l’écuyer et le sergent reçurent comme réponse. Baudoin se racla la gorge.
« Je trouve finalement que cette mission était relativement simple. »
« Remercions-en la Dame, qui nous a mis, même dans une mauvaise posture, cette jeune Damoiselle sur notre chemin. »
« La Dame ou le Destin, ou encore le Hasard… »
Thomas pivota vers lui et le fusilla du regard.
« Ne blasphémez pas ! »
Baudoin haussa les épaules. Il eut une demi sourire.
« Vous êtes bien jeune, messire. » Murmura –t-il.
Le sergent regarda autour de lui.
D’un coup, l’air s’était fait plus vivifiant, plus fort. Il remarqua que la Damoiselle avait ralentit l’allure et paraissait perplexe. Machinalement, il dégaina son épée encore rougit par le sang.
« Mademoiselle, que faisons-nous ? »
« Quelque chose ne va pas… »
A peine acheva t-elle sa phrase que plusieurs hommes bêtes surgirent d’un bosquet. Un chamane dans leur dos lançait des formules dans un langage guttural.
« Comment ont-ils pu parvenir jusqu’ici ? » Demanda Baudoin interloqué.
« Sans doute les restes d’une tribu ! » Lâcha la Sorcière.
Elle pointa un doigt vers le premier homme bête gesticulant et brandissant une hache. Un trait multicolore fila vers la créature et le transperça de part et d’autre. Glapissant, l’humanoïde s’effondra sur le dos, un trou béant dans sa poitrine.
Instinctivement, Thomas talonna son destrier, et fondit vers le second homme bête. Il esquiva d’une simple torsion du torse, une hache qui s’abattait sur lui et assena un terrible revers a l’arrière du crâne. La tête se coupa en deux et du sang éclaboussa la monture. Il releva son épée juste a temps. Un ungor armé d’un javelot fondait sur lui. Le sergent trancha la hampe de l’arme avant de couper le sommet de la tête de la créature.
Baudoin, ayant récupéré depuis belle lurette ses coutelas, était pied a terre. Il visa soigneusement le front d’un homme bête qui le chargeait et projeta son arme. En plein entre les yeux noirs,s ans vie et sans intelligence de la créature, qui s’écroula.
Sabrina s’approcha tranquillement du chamane. La bête pointa deux mains vers lui et marmonna une formule. LE sort fut dévié par un bouclier invoqué par la Damoiselle. Cette dernière lança une formule et une pluie de glace s’abattit sur la créature, la déchiquetant.
Sans chef, les hommes bêtes survivants prirent peur et tentèrent de s’enfuir. Baudoin en tua deux autres, entre les omoplates et, sur son destrier, Thomas en tua cinq autres. Sabrina en élimina un autre.
En somme seulement quatre hommes bêtes s’enfuirent en glapissant de peur.

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  Posté le 11/11/2005 22:47:22
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SUITE:


« Allons bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » Demanda Thomas.
« On continu la route. » Déclara Sabrina en se remettant en chemin.
Les deux hommes se dévisagèrent, puis, la suivirent.
Le soir commençait à tomber. De fines gouttelettes perlaient des nuages, humidifiant et l’air, et tout ce qui se trouvait sur la route.
« Nous allons nous arrêter pour la nuit. » fit la Damoiselle.
Elle avait immobilisé sa monture près d’une ruine d’une ancienne auberge. On pouvait encore lire le nom. Cochon Sauvage.
« Nous ne craindrons rien ici » déclara la jeune femme.
Alors qu’elle mettait pied à terre, les deux hommes se dévisagèrent surpris. Lorsqu’ils se tournèrent vers Sabrina, ils constatèrent à leur grand étonnement que la monture avait disparu, comme volatilisé dans les airs.
La Damoiselle s’installa sur un morceau de mur et les dévisagea.
« Qu’attendez-vous ? »
L’écuyer mit pied a terre, bientôt imité par Thomas. Les deux compagnons s’installèrent devant la jeune femme. Elle les regardait toujours.
« Qu’y a-t-il ? » Demanda Thomas.
« Vous pourriez faire un petit feu…il fait froid. »
Baudoin se racla la gorge ;
« Ma Dame, faire un feu est risqué… »
« Ne vous tracassez pas pour ça, messieurs, je vous garantie qu’il ne nous arrivera rien. »
Baudoin se tourna vers Thomas qui haussa les épaules, tout aussi décontenancé. Finalement, les deux hommes ramassèrent du bois et l’entassèrent. Un simple mot de la Damoiselle et le bois s’enflamma, craquant.
« Alors messieurs, ne sommes-nous pas mieux comme ça ? »
Le sergent acquiesça en tendant les mains tandis que l’écuyer sortait des lapins de sa besace et les embrochait sur un bâton.
Finalement, ils passèrent une nuit agréable.
A l’aube, ils remarquèrent que la sorcière était déjà sur sa monture.
« Faudra que je comprenne quelque chose un jour à cette…sorcellerie » grimaça Thomas.
Lui et l’écuyer finirent de se raser, replièrent bagage et remontèrent en selle.
« Ma Dame, sommes-nous encore loin de notre destination ? »
Sabrina éclata de rire.
« Vous êtes impétueux, sergent. Mais ne vous tracassez point. Non. »
Baudoin se permit un petit rictus.
De ce fait, ils n’étaient plus très loin du massif de Montorque. A quelques dizaines de kilomètres tout au plus. Ils croisèrent un embranchement de chemins terreux et bourbeux. Sur un panneau vermoulu on pouvait décrypter, malgré l’âge et l’humidité, le nom du massif. L’autre chemin menait à un petit village.
L’écuyer regardait tout autour de lui nerveux.
«Y a forcément des Orques par ici. »
« Il y a en effet des Orques, ceci dit, ils ne s’aventurent plus guère en dehors du massif. Le fait que le Culte de Rangis existe les apeure. »
« Le culte de qui ? » Demanda Thomas.
« Rangis. Il a énormément d’adepte. Les hommes qui m‘avaient attaqués faisaient partis de son groupe.  Il a pas mal d’ennemi au sein de la Cours du Roi, mais aussi au sein des duchés et il veut une partie du territoire de la Dame. Dans le massif notamment. Donc, les adeptes doivent se battre et contre les Orques et contre nous autres, sorcières. Il a beaucoup de mal. »
« Je ne connais guère l’histoire de ce coin, ma Dame » fit Baudoin. « Mais suffisamment pour dire  que je n’ai jamais entendu parler de ces gens… »
« Et cela est normal. Seul le Roi, quelques seigneurs et nous autres sorcières  sommes au courant. Plus vous bien entendu. Rangis est un adepte du chaos. Je ne sais lequel, mais si nous parvenons  l’encercler, il se volatilise toujours. Tant que nous ne le tuons pas, il restera une menace. Je ne serais d’ailleurs guère étonnée qu’il soit à l’origine de la guerre qui a éclaté. »
Un long silence s’établit.
Subitement Sabrina désigna plusieurs points venant vers eux.
« Il va falloir encore combattre. On dirait que Rangis a décidé de me tuer. »
« Mais en quel…je veux dire, pourquoi ? » Demanda Thomas en déglutissant.
Il dégaina son épée. Il vit la sorcière hausser délicatement ses frêles épaules.
« Combien sont-ils ? »Interrogea Baudoin en sautant a terre.
« J’en vois une dizaine. Cela va être assez difficile de s’en sortir » répliqua la Damoiselle.
Un bruit de cavalcade retentit dans leur dos. Ils pivotèrent.
« Nous sommes cernés » annonça calmement la Damoiselle.
Et de ce fait, dix autres cavaliers venaient en sens inverse.
« Nous allons défendre chèrement votre vie, ma Dame, n’ayez crainte ! » fit Thomas sentant une onde de courage et de force l’envahir.
« Je vous remercie, messieurs… »

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  Posté le 12/11/2005 21:26:51
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Alors que les ennemis arrivaient sur eux, le sergent fut soudainement inspiré.
« On fonce droit devant, ça passe où sa casse ! »
Il se tourna vers la Damoiselle.
« Il faut que vous vous réchappiez, et que vous alliez donner cette missive à votre supérieure ! Pour le bien de la Bretonie ! »
Il sortit de sa besace le parchemin et le tendit à la sorcière étonnée.
« Très bien messire. Je me charge. Et vous ? »
Thomas se tourna vers Baudoin.
« Nous, on vous couvre. »
« C’est  très héroïque de votre part… »
Le sergent inclina la tête et brandit son épée.
« Une fois que vous serez passé, nous bloquerons le passage aux brigands ! »
« Très bien. »
« En avant ! » Tonna Thomas.
Il talonna son destrier, et suivit de la Damoiselle et de l’écuyer, il fondit sur les cavaliers adversaires. Surpris, ceux-ci ralentirent l’allure. Dans le dos du sergent, Sabrina invoqua des formules et bientôt des éclairs le frôlèrent pour aller percuter les cavaliers ennemis, les mettant a bas. Thomas fut alors sur le premier cavalier et lui trancha le torse, il se tourna vers un second et lui trancha un bras avant de l’égorger. Baudoin jeta son premier coutelas dans l’œil d’un premier adversaire et un second dans le cœur d’un second.
Ils percèrent la ligne ennemie et les deux compagnons pivotèrent pour faire face aux survivants.
« Allez-y, ma Dame. On vous couvre ! »
Sabrina leur jeta un dernier regard, les remercia et s’en fut.
Thomas dénombra les adversaires qu’ils allaient leur falloir affronter.
Ceux-ci étaient quatre. Deux avaient été tués par la sorcière. Dix autres arrivaient pour se porter à leur hauteur.
La meilleure défense étant l’attaque, Thomas brandit son épée.
« Pour la Dame ! »
Et il talonna de nouveau son animal. Il se précipita à la rencontre de ses ennemis, son cheval se cabra violemment et projeta ses sabots sur un destrier adverse. Déséquilibré, le cavalier s’effondra tandis que le sergent tranchait la gorge d’un second adversaire pas assez rapide pour parer l’attaque. Surpris, un troisième individu fut abattu, le torse ouvert sur un torrent de sang.
Baudoin suivit rapidement l’exemple de son maître.  Il fallait profiter de la surprise occasionnait par la folie du sergent. Il visa soigneusement et jeta son poignard en pleine gorge d’un adversaire qui s’affala sur le sol.
Puis, alors qu’il allait en viser un second, il aperçut l’homme a terre se ruer sur le destrier de Thomas afin de l’en faire tomber. Aussitôt, l’écuyer projeta un coutelas entre les omoplates du piéton, le tuant net. L’homme s’effondra alors que le sergent décapitait un autre cavalier.
« Maudit soyez-vous ! » Aboya un des cavaliers.
L’homme revêtait en plus de son uniforme, un collier en or. Un pentacle doré oscillait sur son torse. Forcément un adepte du chaos et sûrement le chef de ces bandits. Thomas n’avait plus de doute. Tout en esquivant une pointe de lame, il murmura une rapide prière et éventra un autre individu. Puis, il asséna un terrible revers à un second, l’envoyant bouler au sol, mort. Baudoin se jeta vers un cavalier, le vida des étriers et une fois au sol, l’égorgea. Il se releva et empala un second ennemi.
Le chef ennemi commença à douter. Il ne lui restait plus que six hommes. Il en avait perdu onze. Comment étais-ce possible ? Sa mission était d’abattre cette maudite sorcière.  Et là, ils se faisaient tenir en échec par deux humains !
Alors qu’un autre cavalier mordait la poussière, sans la moitié gauche de son visage, le chef du Chaos rugit un ordre. Aussitôt, tournant bride, les cavaliers s’en furent, laissant encore un des leurs sur le sol, suite a un superbe lancé de Baudoin.
« Et maintenant ? » Demanda l’écuyer en récupérant ses armes.
Thomas regarda les cavaliers disparaître à l’horizon.
« On tâche de retrouver Dame Sabrina. Elle ne nous a pas tout dit.»

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  Posté le 13/11/2005 12:56:04
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Le combat avait peut être était bref, toutefois, Thomas sentit une légère douleur a l’épaule gauche. Il regarda la zone et aperçut que son uniforme était déchiré et que du sang sortait d’une plaie. Il grommela un petit juron. Il prit un chiffon, l’humidifia et nettoya sa plaie, puis se la pansa.
Baudoin le regardait. Avec plus de respect dans son regard qu’avant.
« Qu’y a-t-il ? »
« Vous vous êtes admirablement bien battu, messire. »
Thomas rougit.
« Allons, en route ! »
« Oui messire »
Les deux compagnons se remirent en route. Ils n’étaient plus très loin du fameux massif. Le sergent comptait l’attendre le lendemain, vers midi.  
« Et comment on va trouver nos Damoiselles ? Et principalement la Dame que vous avez sauvée ? »
« Je ne sais pas encore. Je suppose qu’il y a plusieurs chemins menant dans le massif. On en prendra un. »
Baudoin hocha la tête.
«Très bien, sir… »
Jusqu’au soir, ils ne rencontrèrent aucune opposition. Sauf de temps en temps, une tête empalé sur un pieu au bord de la route. A chaque chapelle, ils s’arrêtaient et se mettaient à prier. Certaines chapelles étaient vieilles et usées. En ruines ou non, les deux hommes savaient que l’aura de la Dame était dans chacune d’elle. Et pour l’instant, elle était avec eux.
Le soir, ils s’immobilisèrent près d’un vieil arbre immense et sans aucun doute centenaire. Chacun son tour, ils prirent le tour de garde de trois heures.
A l’aube, ils reprirent leur chemin.
A midi, ils trouvèrent un chemin. L’orée du bois était très sombre déjà. Une lance était plantée dans le sol avec une tête d’orque séchée empalée dessus.
« Je sais pourquoi on a appelé ce massif, le massif de montorque. » Fit Thomas. « Et cette forêt ne me plaît guère ».
« De toute façon il faut rentrer » soupira l’écuyer. « Et trouver la Dame. C’est comme recherché une aiguille dans une meule de foin. »
En guise de réponse, le sergent pénétra dans la forêt.
« Les Sorcières vivent en harmonie avec la nature. »
Thomas se tourna vers Baudoin.
« Pour un écuyer tu en sais bien des choses ! »
Baudoin sourit.
« J’ai beaucoup servit et j’étudie beaucoup en tant que servant du Comte. Malgré son défaut principal, étant de ne pas apprécier les sorcières, il possède énormément d’ouvrages. Et comme je peux aller comme bon me semble dans le palais, je lis beaucoup. »
« Et où avez-vous apprit à lire ? »
« De mon premier maître. » Baudoin bomba le torse. « Sir Almeric de Toulon. »
Thomas haussa les sourcils. Ce nom ne lui disait strictement rien.
« Vainqueur des maudits elfes pirates, des orques et des impériaux renégats. Des dizaines de batailles. Que des victoires ! Je suis entré a son service les quatre dernières années de sa vie. Il est mort, tué par une flèche d’un gobelin. Quelle tristesse ! »
Le sergent cessa son avancée dans la forêt. Le chemin était assez étroit. Lierres et mauvaises plantes, mousses et champignons poussaient au milieu du sentier.
« Bon, je crois qu’à n’importe quel endroit, on peut tomber dans une embuscade. Ceci dit, nous n’avons guère le choix. »
Baudoin hocha la tête.
Les deux compagnons s’aventurèrent alors en plein massif de Montorque.

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  Posté le 14/11/2005 16:29:30
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Citation :

Baudoin en tua deux autres, entre les omoplates et, sur son destrier, Thomas en tua cinq autres. Sabrina en élimina un autre.



ça fait bcp de "autre comme meme

Citation :

Sabrina s’approcha tranquillement du chamane. La bête pointa deux mains vers lui et marmonna une formule



Ce serait pas plutot vers Elle?jusqua preuve du contraire ,sabrina c'est feminin^^

Bon sinon pendant le combat contre les adepte du chaos je trouve que les 2 bretonnien sont un peu trop courageux ^^ et en ^pplus il ne se font meme pas blesser mais c'est pas trop grave ton recit exellent et j'attend encore la suite

RoLoNoDro
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  Posté le 14/11/2005 17:03:38
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En effet, pour les répétitions.
Euh, oups...lol, oui Sabrina c'est féminin^^

LES BRETONIENS SONT COURAGEUX (ou fou) et impétueux. Ils doivent prouver leur valeur au combat.
Et que ne feraient-ils pas pour sauver une Dame en détresse^^

La suite...euh mercredi, en même temps que le chapitre 8.^^ Ou se soir, je verrais^^

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  Posté le 15/11/2005 11:08:40
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Bah finalement c'est entre les deux ^^:

Un silence incroyable était omniprésent. L’air était lourd. L’odeur des arbres se mêlait à cette atmosphère étrange. Aucun cri d’oiseau, aucun bruissement de feuilles, aucune présence de quelconque animal…Brutalement, la clarté du jour s’était évanouie, ne laissant qu’obscurité. Et cela n’était pas dû au fait qu’ils étaient entrés dans la forêt et que, par conséquent, les feuilles dissimulaient le soleil aux compagnons. Non. Il y avait quelque chose de maléfique dans le coin. Le fait que des sorcières vivent ici n’y était sans doute pas pour rien.
Frissonnant, Thomas rabattit la cape de son manteau sur lui. Il avançait lentement, suivis de Baudoin. Pour une fois, l’écuyer avait l’air nerveux. Qui ne le serait pas dans ce coin ?
Le sergent se rappela alors les combats qu’il avait menés jusqu’à ce massif. C’étaient ses premiers combats.  Ils avaient gagnés. Remportés tous les duels. Pourtant, il n’était pas satisfait. Aux dires de Baudoin, il se battait plutôt bien. Mais il était encore novice. Un  jour il décida de montrer sa vraie bravoure. Peut-être même plus tôt qu’il ne le croyait. Cette forêt devait regorger de monstres.
Toutefois, il calma ses ardeurs. Vaincre un humain était chose facile, vaincre un monstre en était une autre.
Il voulait devenir un autre personnage. Un chevalier. Pour l’instant, il n’était que messager et d temps en temps écuyer.
Un craquement de branche lui fit tourner la tête vers la droite et il plissa les yeux. Vainement. Machinalement, il porta sa main sur le pommeau de son arme. Forêt maléfique ou non, il fallait trouver la Sorcière. Et pour des explications et pour en ramener quelques unes sur le front.
Nouveau froissement. Cette fois, il dégaina son épée. Mais rien ne vint.
Plus il avançait, plus il avait l’impression que le chemin se rétrécissait. Etrange.  Dans son dos, Baudoin était silencieux. Le bavard s’était tu.
Seuls, les sabots des cheveux sur la terre étaient audibles.
Craquement sourd. Juste au dessus de sa tête. Instinctivement, le jeune homme leva son épée. Il entendit un petit cri puis le corps d’un gobelin, qui avait sauté d’une épaisse branche d’arbre, s’écraser sur le sol.
Devant lui surgit alors deux autres créatures vertes. Il fit se cabrer sa monture. Les sabots avant s’écrasèrent sur la tête du premier, la rendant méconnaissable, puis, il talonna son cheval et se jeta sur le second, abaissant violemment son épée alors que le gobelin brandissait vers lui une lance en bois. Evitant la lame, Thomas frappa de la sienne entre les oreilles pointues de l’humanoïde qui glapit avant de s’effondrer. Alors, le sergent pivota et vit Baudoin enfoncer ses dagues dans les cotes d’un autre gobelin qui était parvenu à se hisser sur la monture. L’écuyer était cerné de plusieurs peaux vertes miniatures. Prenant son courage à deux mains, Thomas se jeta sur ses adversaires pour porter secours à son compagnon.
Il décapita un gobelin, puis un second et arracha la moitié du visage de l’autre. Pendant ce temps, Baudoin se débarrassait du corps du premier et enfonçait une lame sur le sommet du crâne d’un deuxième. Des ricanements sinistres et des glapissements retentissaient autour d’eux.
Le sergent arracha à un gobelin sa lance tout en l’égorgeant, puis, le projeta dans le dos de Baudoin. Le javelot traversa le corps maigrelets d’un gobelin, un geyser de sang dans son sillage. La créature ne pipa pas un mot et s’effondra. Mais Thomas ne regardait plus. Il abattait son épée sur un ennemi qui se protégea de sa lance. Brisé en deux au milieu, la créature écarquilla les yeux et s’en fut en courant tout en glapissant.
Un nouveau cadavre fait par les mains de Baudoin et il n’en fallut pas plus.
Les survivants gobelins s’enfuirent en hurlant de terreur.
« Tout va bien ? » Demanda Thomas en s’approchant de Baudoin.
« Ne vous inquiétez pas messire. »
« Je me demande comment les sorcières font pour habiter ici…avec toutes…toutes ces créatures… »
« Magie. Protection de la nature. Elles ne craignent strictement rien, messire » répliqua l’écuyer en nettoyant ses lames.
Thomas nettoya la sienne en soupirant.
« Les Dames ne doivent pas habiter en bordure du chemin. Sinon il serait trop aisé de les retrouver. Elles doivent vivre en plein milieu de la forêt. »
L’écuyer leva un regard presque apeuré vers lui.
« Cela signifierait-il que… »
« En effet » approuva le sergent. « Nous allons nous aventurer là-dedans …avec les créatures et les monstres. »
Baudoin devint pâle, trembla de tous ses membres et faillit tourner des yeux.
« Le jour tombe, nous allons établir notre campement ici, et demain à l’aube, nous nous enfoncerons dans la forêt ! » Déclara alors Thomas en mettant pied à terre.

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  Posté le 15/11/2005 16:41:44
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Citation :

Un  jour il décida



Je ne suis pas sur que decida aille tres bien avec cette phrase ,decidera serait surement mieux .
Sinon j'ai encore lu ton texte avec plasir .
L'atmosphere tendu est decrit a la perfection et on prend bcp de plaisir a la decouvrir .
Tu devrai peut etre faire des bouquin pour GW ^^.
Ps y'a pas des elfes sylvain dans les foret de Bretonnie par hasard?

RoLoNoDro
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  Posté le 15/11/2005 21:06:07
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Il y en a dans la forêt de Loren dans le sud, dans les autres je sais pas, en revanche dans ce massif il n'y en a pas.
Ouais, je penses que je vais faire des livres pour GW^^
Purement français^^
Merki sinon. Suite demain ou toutà l'heure.

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 Empereur
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  Posté le 15/11/2005 22:29:52
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SUITE!!!!!!!!!!

La nuit se passa sans incident. A l’aube, Thomas eut, un instant peur que son écuyer se soit enfui, l’abandonnant, mais l’homme était fidèle à son poste. Il mâchonnait un brin d’herbe.
« Et les chevaux ? Jamais ils ne passeront là dedans ! »
En effet, la mule et le cheval n’allaient que les retarder dans leur quête. Les abandonner là était un risque énorme. On pouvait les voler, les tuer…Mais avaient-ils le choix ?
« Très bien, on les abandonne, nous n’avons pas le choix ! »
L’écuyer se tourna vers sa mule, prit les bagages et donna une grande claque sur le flanc droit de l’animal. Aussitôt, la monture s’en alla en vitesse. Thomas imita son comparse et le cheval ne tarda pas, non plus, à disparaître de la vue des deux compagnons.
« Désormais, il va falloir ne compter que sur soi-même » déclara le sergent.
Il se tourna vers la droite. Au jugé et pénétra dans la forêt compacte et dense. Il dégaina son épée.
« Il aurait fallu une machette » gémit l’écuyer. « comment les sorcières font-elles… ? »
En guise de réponse, Thomas abattit son épée sur la première branchette venue, la coupant en deux, puis il fit un pas en avant et répéta son geste.
« Vous allez rapidement abîmer votre épée, messire. » Fit Baudoin.
« Avons-nous le choix ? » Grogna Thomas. « Une lame émoussée peut encore faire du mal. »
L’écuyer grommela mais suivit le sergent. Rapidement ce dernier s’essouffla.  Il céda sa place à Baudoin qui continua la mission.
Plus ils avançaient, plus ils avaient l’impression que les arbres se faisaient moins nombreux. Comme si au début, ils faisaient rempart…barrage pour éviter à d’éventuels curieux de pénétrer et puis, qu’après, ils laissaient le champ libre.
Ils aboutirent ainsi à un petit étang où ils se reposèrent