Archicon Messages postés : 3116 Empereur  |
Posté le 16/11/2005 12:54:01 | | Voila, étant donné que le livre a été modifié, mais sur un autre pc, vous ne lirez donc que l'ancienne version. De ce fait, ce pc ne possède aucun lecteur disquette (et de toute façon le livre ne rendre pas sur une disquette), ensuite ma clef USB est morte ( et j'attends la nouvelle du bureau d emon père^^gratos) et j'ai pas envie de graver sur un cd rw pour faire cinquante mille aller retour, donc vous vous contenterez de l'ancienne version.
Il n'y a toutefois guère de mofification. Je crois que le grade a été changé dans celui-là aussi^^(flemme de relire). Des textes ont été sucrés, d'autres ajouter, mais très peu. En soit, c'est quand même le "même" (répétition mais bon) livre légèrement amélioré en mieux.
Les combats ont été revus. Pas encore cleui-là. En mieux.
Il me reste donc, ce chapitre là a perfectionner au niveua bataille, ainsi que retranscrir les 5 derniers chapitres.
De ce fait, il partira à l'éditeur lundi prochain. Si tout va bien.
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Le capitaine Delorez des forces de Pandémonium regarda d’un air soucieux les hautes falaises qui dominaient le fond de la vallée. Il avançait lentement, suivi de ses troupes. A sa droite, le tambour martelait son instrument pour rythmer la marche en cadence. A sa gauche, le porte étendard, brandissait fièrement la bannière noire à croix rouge. Lui-même portait un bouclier décoré presque à l’identique, à une différence près qu’une étoile à cinq branches, rouge sur fond noir, remplaçait la croix. Il déglutit. Etait-il le seul à avoir un mauvais pressentiment ?
C’était le jour J ! L’heure fatidique était venue ! Il était temps de s’emparer de Quatre Dragons !
Mais Delorez était inquiet. Sa main serrait fermement le pommeau de son épée. Il regardait nerveusement de tous côtés. Mais mis à part les falaises nues, il n’y avait rien ! Ses troupes étaient impeccablement alignées, les hallebardes et lances bien raides, pointées vers le ciel, les visages impassibles, les armures en argent étincelantes sous le soleil. La terre tremblait sous le martèlement des bottes et des sabots. Hormis les bruits de bottines, un silence étrange et pesant régnait sur la vallée : aucun son, aucune parole, aucun cri. Delorez sentit son estomac se serrer.
Quelle distance ses hommes et lui avaient-ils parcourue dans la vallée maudite ? La vallée au cent noms : la Vallée de la Mort, la Vallée Maudite, la Vallée Sombre…mais lui…lui l’appelait la Vallée Sanglante. Dieu seul savait combien de combats s’étaient déroulé ici même, quatre cents ans plus tôt !
Le capitaine se crispa un peu plus. Un paysage lugubre s’offrait à sa vue : les ruines plus que centenaires d’une pauvre bâtisse, des arbres morts, décharnés, tendant vers le ciel des branches noires et nues, des éboulis de rochers détachés des falaises, ... Il aurait aimé suivre son instinct. Il aurait voulu se replier. Mais comment expliquer à ses chefs…son pressentiment, ses doutes ? Il jura mentalement et cracha par terre. Ses troupes soulevaient un nuage de poussière et de terre qui asséchait les gorges. Il prit sa gourde qu’il ouvrit d’un coup de dent et la porta à ses lèvres.
Au même instant, un sifflement aigu retentit, une douleur fulgurante lui transperça la gorge. Delorez cracha du sang et le contenu de sa gourde se répandit sur son visage, son menton…son corps. Il commença à voir flou. L’obscurité se fit. Il se sentit toucher le sol. Puis, plus rien. Il était mort.
Le tambour lâcha son instrument. Il allait sortir sa dague lorsqu’un carreau se ficha dans son œil gauche. Il s’affala sur le sol. Le porte-étendard s’affaissa comme une masse après avoir reçu un nouveau carreau dans la poitrine. Puis, des centaines de flèches, de carreaux et de balles sifflèrent, frappant soldats, hallebardiers, lanciers, épéistes sans distinction, éclaircissant peu à peu les rangs. Quelques rochers se décrochèrent des falaises, écrasant des troupes trop lentes à réagir.
La sonnerie d’un cor retentit et un cri s’éleva dans l’air lourd.
Les survivants virent avec horreur une ligne noire fondre sur eux, bien compacte, bien dense. Le premier rang, parfaitement discipliné, malgré l’effet de surprise, mit un genou à terre, pointant les lances vers le ciel afin d’empaler les chevaux. Mais leur piège fut déjoué. Les lances ennemies étaient bien plus longues et fauchèrent les premières lignes de soldats pandémoniens qui reculèrent, effrayés par cette charge brutale.
Plus loin, le général Gomez, dirigeant une partie de la première vague d’assaut, dégaina son arme. L’embuscade ennemie avait fonctionné. Exploit ou pas pour l’armée adverse ? Il ne saurait le dire. Toujours est-il qu’il vit fondre dans sa direction des centaines de chevaliers, trois cents peut-être. Il se mit à ricaner et, tentative entièrement suicidaire, il brandit bien haut son épée.
-A moi ! Hurla t-il
Aussitôt, des centaines de chevaliers se regroupèrent derrière lui et il se rua à l’assaut de la cavalerie adverse. Soudain, quelque chose frappa son attention, au milieu des lignes ennemies. Un « fou » vêtu d’une tunique rouge à croix blanche maniait un fléau. A ses côtés, se trouvait un jeune homme en armure noire décorée d’une fleur de lys dorée en relief. A sa vue, il poussa un rugissement à réveiller les morts.
-Traître ! Cria t-il.
Il se rua de nouveau vers l’avant au milieu d’un déluge de flèches. Son compagnon de droite reçut un carreau dans la gorge et tomba de sa selle. Emportés par leur élan, ses camarades le piétinèrent. Un second tomba, foudroyé par une balle qui lui transperça le heaume. Un troisième, déstabilisé par une flèche dans l’épaule, roula à terre. Lui aussi fut piétiné par les sabots des chevaux…amis…
Dans l’autre camp, Parker était fou de joie. Il se sentait fort, tailladant les rangs adverses, tranchant des membres, des gorges, des poitrails, coupant des têtes,…. A sa gauche, Martin réduisait des têtes en bouillie, fracassait des poitrines, faisait exploser des membres à l’aide de son fléau. Le sang giclait, arrosant chevaux et cavaliers, amis et ennemis sans distinction. Mais l’ancien caporal n’en avait cure. Il frappait, frappait et frappait sans cesse.
Ici, un hallebardier qu’il empale, là un épéiste terrorisé auquel il tranche la moitié du visage ; à gauche, un autre hallebardier qu’il décapite ; à droite, un sergent armé d’un marteau de guerre qu’il égorge. Un bouclier se lève ? Trop tard, son épée c’est déjà enfoncé entre les yeux de l’épéiste adverse. Puis Parker leva les yeux vers les chevaliers qui venaient vers lui. Leur chef criait des propos incompréhensibles au sein de la mêlée. Il agitait sa hache de guerre. Enfin, Parker le reconnut. Gomez ! Cependant, le général était encore relativement loin. Le capitaine se replongea dans la bataille. Il allait empaler un hallebardier mais, devancé par un chevalier, il éprouva un sentiment de déception vite dissipé : il ne manquait pas d’ennemis à massacrer! Il leva bien haut sa lame et l’abattit sur le front d’un lancier. La tête explosa sous le coup et un geyser de sang arrosa l’armure du capitaine.
Martin réussit à frapper à mort un lancier qui faisait pourtant preuve d’une insolente assurance puis se retourna à temps pour voir un second lancier fondre sur lui. Il fit tournoyer son fléau et arracha le visage du soldat qui s’écroula à terre. Il n’en vit pas plus. Un cavalier piétina le cadavre, frappant d’estoc un autre ennemi. Martin sourit. Il frappa un épéiste et entendit le sifflement strident d’un carreau qui vint se loger dans le visage d’un hallebardier. Un rictus déforma le visage du capitaine. Sa croix blanche était maculée de sang se fondant dans la couleur rouge de la tunique. Mais il s’en fichait royalement. D’un coup précis, il arracha le haut du crâne d’un autre lancier, avant d’abattre sa lourde boule en fer hérissée de pointes sur un hallebardier. D’un geste brusque, le capitaine jeta à terre un morceau de cervelle qui avait été projeté entre ses jambes. Puis levant son bouclier afin de détourner la pointe d’une lance, il asséna un coup terrible à son agresseur. Le bras de son adversaire se brisa puis son visage se décomposa lorsque la boule vint à lui et le frappa en plein nez.
Le capitaine Parker ignorait les coups de lances sur son écu. Il voulait s’approcher au maximum des cavaliers qui galopant en sens inverse, se précipitaient vers lui. Les ennemis avaient du mal à se frayer un passage dans le chaos. Il aperçut juste à temps un hallebardier se ruer sur lui, dévia le coup de son bouclier et égorgea son adversaire avant d’arrêter son cheval. Trois pointes se dressèrent. Aucune ne toucha le cheval. Furieux, le jeune homme frappa l’homme à sa droite et para le coup de celui du milieu avant de sentir une lame lui entailler l’épaule. Il se tourna pour décapiter l’ennemi, mais se ravisa lorsque du coin de l’œil, il aperçut un chevalier l’abattre. Alors il se concentra sur les deux autres. Du bouclier, il frappa celui du milieu et de l’épée, celui de droite. Sous la puissance du choc, le lancier du milieu fut projeté à terre. Le bouclier de Parker heurta le menton de l’ennemi qui finit écrasé par deux chevaux en furie, dont l’un venait de perdre son cavalier, empalé par une lance. Le second frappa avec acharnement, massacrant trois adversaires avant qu’un sergent ne l’empoigne et l’envoie à terre. Sept fantassins se ruèrent sur lui. Parker se détourna de son ennemi, le déséquilibrant avec le corps de son cheval et fondit sur les sept lâches. Il parvint à en éliminer deux si brusquement que les cinq autres n’eurent pas le temps de réagir. Le sergent leva vers lui des yeux exorbités et pleins d’effroi. Il ne put parer l’attaque : une lame le frappa brutalement au visage. Le chevalier à terre parvint à empaler un de ses ennemis avant de se faire lui-même tuer par les dernières épées. Fou de rage, le capitaine massacra un à un les meurtriers avant de se rendre compte que l’homme qu’il avait déséquilibré plus tôt revenait à la charge. Un coriace, celui-là ! Il en avait assez de jouer avec lui ! Il le frappa de son épée et lui coupa le bras. Un filet de sang gicla sur le cheval qui se cabra, renversant le soldat et le tuant sur le coup.
Puis, le capitaine aperçut un chevalier en noir fondre sur lui. Il tint fermement les rênes de son cheval et attendit la charge. Au dernier moment, il fit opérer un mouvement latéral à son destrier et l’homme, surpris, frappa dans le vide. Pas tout à fait cependant car son geste frappa un des hallebardiers en pleine nuque. La pointe de la lance ressortit et le chevalier dut lâcher son arme désormais inutile pour récupérer son épée. Trop tard, la lame du capitaine s’enfonça dans sa gorge et le renversa de sa selle. Parker se retourna à temps pour éviter le fer d’une hache. Le second chevalier était furieux. Il ne portait pas son casque, qui pendait lamentablement sur la selle. Parker ricana et poussa de toutes ses forces, se désengageant et déséquilibrant légèrement le chevalier. Puis, il fit décrire un arc de cercle à sa lame et parvint ainsi à faucher la joue de son adversaire, l’œil et le front. L’homme eut un hoquet de surprise alors que l’acier s’enfonçait dans son cou. Le capitaine la retira et précipita son cheval sur un autre chevalier qui brandissait une épée à deux mains. Sans bouclier, le chevalier était engagé dans cette danse de la mort. Parker baissa la tête et la lame ennemie siffla dans l’air. Le capitaine se releva d’un coup, empalant profondément son adversaire.
Puis le jeune homme aperçut un lancier se précipiter sur lui, le visage décomposé et rouge de colère, le regard plein de haine. Il évita la lame et frappa l’homme au front, lui fracassant le crâne. La cervelle se répandit sur le sol et l’homme tomba sur le dos, dans une mare de sang. Puis, Parker leva les yeux vers deux chevaliers qui venaient vers lui, dans l’intention manifeste de l’encercler. Il leva son bouclier, dévia la hache du premier et frappa son second adversaire qui réussit à parer l’attaque. L’homme rendit alors son coup, mais le jeune homme bloqua sa lame. Du coin de l’œil, il vit le premier chevalier lever son épée…mais au moment de l’abattre, du sang jaillit de son plastron en même temps que la pointe d’une épée. Puis le chevalier s’effondra sur sa selle. Parker remercia d’un hochement de tête le chevalier à la tunique verte et se concentra sur le dernier survivant. Il le harcela de coups et, sans s’épuiser lui-même, épuisa son adversaire, qui commençait à sentir son bras s’engourdir sous les chocs rudes et répétés. Parker feinta, faisant croire à une attaque de haut. Mais il frappa son adversaire au niveau des reins et le fit chuter à terre, une terre rougie de sang.
Martin cracha par terre alors qu’un autre de ses hommes tombait. Il renversa un chevalier en le frappant en pleine poitrine. Puis il en frappa un autre au visage qu’il écrasa en même temps que le heaume. Chair et métal se mêlèrent. Le cavalier mourut. Le capitaine avisa un hallebardier adossé au mur, ou du moins ce qu’il en restait, d’un immeuble en ruine. Il se rua sur lui et lui entailla le ventre. Deux hommes accoururent vers lui. Une flèche se logea dans le dos du premier et une balle déchiqueta le visage de l’autre. Martin haussa les épaules et pivota pour faire face à un lancier qu’il empala du premier coup. Des rigoles de sang s’étalaient sur la terre, des mares se formaient ici et là, des cadavres s’amoncelaient. Il frappa la tête d’un épéiste et rendit le coup que lui porta un hallebardier, le décapitant. Son écu tomba brusquement au sol, sous le choc d’une lance. Il se retourna et vit un visage hirsute, les lèvres écumant de bave, aux yeux de fou. La hache de l’individu s’abattit sur lui et Martin esquiva de justesse. Il frappa à son tour, mais son adversaire leva son bouclier, parant l’attaque avec dextérité. Alors que la hache, après avoir décrit un arc de cercle, le frappait à la poitrine, le capitaine jura. Il rendit le coup, entaillant l’épaule de son adversaire, puis brusquement vit une pointe de lance ressortir de son ventre. Il tourna légèrement la tête pour voir, de plus en plus flou, le visage d’un lancier, blessé à la joue. Puis tout devint noir et il s’écroula.
Gomez se tourna et fendit la foule vers le second capitaine, qui n’était autre que Parker. Au passage, il trancha la tête d’un chevalier puis aperçut son adversaire mettre à bas un autre de ses hommes.
-Traître ! Hurla t-il.
Le jeune homme se retourna vers lui et sourit. Un sourire carnassier qui, l’espace d’une seconde, fit trembler Gomez. Il s’ébroua, se reprit et fondit vers son adversaire.
Parker frappa un hallebardier au front, avant de tourner son cheval vers Gomez et de se ruer sur lui. Au passage, il trancha gorges, fronts et têtes, puis il sentit le choc de son épée contre la hache de son adversaire et les chevaux, comme mus par un réflexe, arrêtèrent leur course. Les deux cavaliers commencèrent à se harceler de coups. Un cercle se forma autour d’eux. Des deux lames jaillissaient des étincelles. Parker regarda son ennemi droit dans les yeux et ne vit que ceux d’un chien enragé. Il frappa, attaqua, mais son ennemi dévia, déjoua, para et bloqua chacun de ses coups avant de contre-attaquer. Parker se défendit. Gomez le harcela quelques secondes, mais sa blessure à l’épaule lui fit cesser le combat et il leva à temps son bouclier pour parer l’épée de son ennemi.
Du coin de l’œil, le capitaine aperçut un lancier s’approcher lentement derrière lui, à demi agenouillé, lance pointée vers son dos. Parker cria, se tourna et frappa le lancier au visage, mutilant le nez dans un jaillissement de sang. Il se retourna et parvint à parer la hache de son adversaire ; en partie seulement car, malheureusement, un bout lui entailla l’épaule gauche. Il contint un cri de douleur et les coups reprirent avec plus d’ardeur et plus de hargne. Un coup bien ajusté le fit vaciller sur sa selle, un second le jeta à terre. Il roula en boule sur le sol, se releva promptement, sans bouclier, mais tenant fermement son épée à deux mains. Le général se rua sur lui et Parker bloqua la hache, reculant, étouffant un cri de douleur. Il sentit alors quelque chose le frapper à la hanche droite. Il aperçut un coutelas. Il vit un homme ricaner, et se précipita sur lui, faisant tournoyer son épée dans les airs. Le sourire béat de l’individu se figea et ses yeux s’écarquillèrent de frayeur. La lame le faucha à la gorge, faucha la gorge de deux autres militaires, trancha le front d’un troisième, aveugla un quatrième avant que le jeune homme ne revienne vers le général qui avait mis pied à terre.
Gomez jeta son bouclier par terre, avec un rictus. Les deux hommes se jetèrent l’un sur l’autre. L’impact engourdit les bras des deux combattants. Ils se séparèrent, prirent du recul puis se mirent à tourner l’un autour de l’autre avant de se jeter à nouveau dans un corps à corps. Au dernier moment, Parker s’abaissa, évitant de peu une lame qui siffla au-dessus de sa tête, puis il se releva et empala son ennemi, enfonçant profondément sa lame. Son épée ressortit dans le dos de Gomez, provoquant un abondant écoulement de sang. Le visage du général pâlit, se décomposa et ses yeux se posèrent sur le capitaine, des yeux de chien errant, globuleux, striés de veines rouges. Un sillon de sang ruissela de la commissure de ses lèvres.
Parker ressortit son épée et le corps du général s’effondra à ses pieds. Il se rendit subitement compte que le corps de Martin gisait près de celui de Gomez. Fou de rage, le jeune homme se rua vers les hallebardiers qui lui faisaient face. Il détourna plusieurs hampes, empala deux ennemis, trancha la poitrine d’un autre et se retrouva bientôt devant une ancienne bâtisse en ruine. Un chevalier était empalé sur la crête d’un mur, un autre gisait face contre terre. Le capitaine se rendit alors compte que les tireurs sur les falaises avaient cessé de tirer, mais que les chevaliers continuaient à se battre. Il abattit violemment son épée sur le crâne d’un fantassin et se rua vers un mur à demi écroulé. Il frappa au passage un officier et éventra un lancier. Puis il prit son cor et fit retentir la sonnerie de repli.
Il sourit en voyant les ennemis soupirer de soulagement et leur vidage se décontracter. Mais les chevaliers devaient maintenant faire demi-tour. Parker courut vers une autre maison et trancha la gorge d’un homme qui tentait de lui bloquer le passage. Puis il roula sur le sol et se releva, empalant un épéiste surpris.
Il trancha le plastron d’un lancier et se trouva alors face à un tronc d’arbre. Il fit demi-tour et pris de court, il vit deux chevaliers ennemis se ruer sur lui. Il baissa la tête évitant la lance de celui de gauche, puis leva son épée juste à temps pour taillader le ventre du second qui tomba de sa selle. Le premier chevalier revenait déjà et Parker, de sa lame, dévia la lance qu’il brisa d’un coup sec. Il se baissa, récupéra une hache et fit tournoyer les deux armes au-dessus de sa tête, massacrant plusieurs kamikazes. Le chevalier survivant hésita un court instant avant de se ruer vers Parker. Il fut frappé par la hache qui se logea dans son ventre si profondément, que le jeune homme ne put la retirer et que le chevalier tomba sur lui. Parker sentit une pointe lui entailler le visage, puis tomba par terre.
Il cligna des paupières et se releva. Il sentait le sang couler le long de sa joue. Le cliquetis des armes s’affaiblissait. Il récupéra son épée et trancha le cou d’un hallebardier. Puis il sentit une épée le frapper à la hanche et il s’écroula. Le sergent revint sur lui, levant son arme, mais Parker l’éventra. L’homme lâcha son arme, glissa le long de la lame et tomba sur Parker.
Ce fut la dernière chose qu’il vit avant de sombrer dans le néant. Non, pas la dernière ! Il revit une dernière fois le visage radieux de Daphné…et là…là, ce fut le néant.
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