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forum Index du forum forumVos créations, background et récits... forumLe royaume est menacé

Auteur : Sujet: Le royaume est menacé  Bas
 hadeth
 Messages postés : 262
 Chevalier
 hadeth
  Posté le 04/12/2005 22:38:57
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Trilian gisait au milieu d'un nombre incalculable de cadavres. Combien étaient mort aujourd'hui ? Pourquoi ? "Cette guerre aurait pu être évitée si les hommes étaient moins fous" se disait-il. Cela avait débuté par une simple rumeur, mais que savait-ont vraiment ? Tous les bretonniens avaient cru l'émissaire qui était arrivé une semaine plus tôt en rapportant la mort de l'unique héritier du Duc de Parravon, assassiné, avait-il dit, par un détachement de cavaliers de l'empire. Trilian, avait beau être un chevalier du Graal au service de son maître, en des moments comme celui-là il détestait les siens. Le jeune Bristouin était en quête du Graal, et tous savaient les dangers qu'il courait, Trilian surtout parce qu'il était passé par là des années plus tôt. Que ce soit par des hommes, des orques ou des elfes, la mort guette chaque pas d'un chevalier, et déclarer une guerre pour un danger que tout le monde connaît paraissait être une réaction stupide aux yeux du chevalier gisant au sol. Pourtant la guerre avait bel et bien eu lieu, au bord des montagnes grises, sur le territoire de l'empire. Toute l'après-midi les chevaliers s'étaient battus bravement face à face, canons et trébuchets s'étaient rendu coups pour coups et au final nul n'avait remporté la victoire, le seul résultat était une nouvelle confrontation entre les deux royaumes des Hommes, en des temps ou l'union valait mieux que la discorde.

      Bizarrement, Trilian ne sentait pas vraiment de douleurs fortes, la tête contre l'herbe, il avait perdu son casque et ses cheveux étaient emmêlés, il gardait les yeux ouverts contemplant un ciel qu'il n'avait jamais trouvé aussi cruel qu'aujourd'hui, comment le soleil pouvait-il être aussi radieux au-dessus de ce champ de cadavres mutilés ? Bientôt, comprenant que la mort ne l’attendait pas aujourd’hui et que la Dame du Lac avait veillé sur lui comme elle l’avait promis lorsqu’elle lui avait tendu le Graal, il se mit en devoir de se remettre sur les genoux et de prier pour sa bienfaitrice. Une fois que cela fut fait, il se leva, exténué par la bataille qu'il venait de mener et observa l'étendu du champ de bataille, Les chevaux et les hommes morts étaient légions, tous allongés dans des positions différentes, ensanglantés, avec des expressions de peur, d'horreur ou de colère sur leur visage. Un instant, Trilian voulu les enterrer tous mais à quoi bon ? Ils étaient trop nombreux et bientôt des troupes du Roi ou de l'empereur viendraient le faire. Il marcha quelques pas, perdu dans ses pensées, en direction d'un petit bois où il serait à l'ombre, et où il pourrait panser ses blessures. Mais les forces lui manquaient et ses pieds cognèrent dans un corps qui était étalé sur le sol, une large épée enfoncée dans la jambe. L'homme poussa un léger cri de douleur ce qui horrifia Trilian, le chevalier du Graal s'agenouilla alors et examina le soldat, c'était un bretonnien, il avait perdu beaucoup de sang et il ne vivrait pas très longtemps. L'homme, agonisant, le savait lui aussi, et dans un dernier souffle, prononça ses derniers mots :
  " Je vais rejoindre l'autre monde … que … la dame…me protège …" Sa tête tomba dans les mains du survivant qui la déposa lentement sur le sol en psalmodiant une prière rituelle. Puis il partit. Une fois dans le bois, il s'assit, s'adossa contre un vieux chêne et commença à examiner ses quelques blessures. Après un premier examen elles s'avérèrent toutes superficielles et il réalisa la chance qu'il avait eu durant cette bataille, la seule séquelle était une énorme trace rouge sur son torse et il se rappela le choc qu'il avait subit en tombant violemment à bas de sa monture. Quand il en eu fini, Trilian se remit sur ses jambes redevenues robustes et parti au plus loin de ce champ de cauchemar. A peine avait-il fait quelques pas qu'il tomba nez à nez avec un soldat de l'empire. A la vue de son équipement, le chevalier du Graal reconnu un des cavaliers impériaux, il avait des cheveux blonds, le visage sale, et du sang coulait le long de sa jambe. Les deux hommes se dévisagèrent un moment. Trilian s'aperçut que l'homme avait du mal à tenir l'équilibre, ce-dernier s'affala contre le sol, serrant les dents pour ne pas crier de douleur. Que faire ? Il était si facile de finir le combat en tuant le dernier survivant affaiblit de l'armée ennemie. Mais quelle entreprise lâche et indigne d'un chevalier du Roy. Cette guerre était déjà assez honteuse, il ne servait à rien d'en rajouter la-dessus. Trilian, s'approcha de l'homme blessa, l'aida à s'asseoir et commença à panser la blessure.
      "Mon nom est Trilian, je suis un chevalier du Graal de Parravon. Je ne veux pas avoir à vous combattre, aussi je vous propose mon aide
      - Je n'approuve moi-même pas cette guerre, se battre parce que votre Duc à accidentellement tuer un de nos gardes lors d'une partie de chasse, c'est navrant.
      -Pardon ? Il doit y avoir erreur car un messager nous a rapporté que le fils du Duc avait été tué par une de vos patrouilles dans les montagnes grises. Nous n'avons jamais rien sut de cette histoire de chasse.
L'incompréhension se lisait sur le visage de l'impérial, aucun des deux hommes ne comprenait ce qui se passait mais il était évident que quelqu'un avait cherché à déclencher cette guerre.
      - Pardon, je ne me suis pas présenté, mon nom est Eldric, je suis né dans un petit village proche de Marienburg. Je suis un simple chevalier de l'empire. Je ne sais pas ce qui se passe mais j'ai l'impression que cette guerre a quelque chose de voulu. Je ne sais pas qui a pu faire ça mais il faut mettre l'empereur au courant.
      - Le Roy doit lui aussi être averti, je pars de ce pas quérir un cheval au village le plus proche et je 'en vais l'en informer.
      - Trilian de Parravon, je suis ravi de vous avoir rencontrer, j'espère que le destin nous fera nous rencontrer en de moments plus cléments, partez maintenant, je me remettrai vite en route, dès que ma jambe ira mieux.
      - Je peux vous porter, un chevalier du Graal ne peut laisser un blessé derrière lui. Venez avec moi. Une fois le roi averti, il enverra des émissaires pour informer l'empereur de la situation. D'ici là, la route est longue, il nous faut traverser les montagnes avent la nuit, allons !
      - J'accepte votre proposition.
Trilian prit le bras de son nouvel ami par-dessus son épaule et ils se mirent en route. Après une heure de marche pénible et épuisante, ils atteignirent un petit village au pied de la chaîne montagneuse, peuplé seulement de fermiers. Les paysans ne possédaient qu'un seul cheval de traie à eux tous, mais le chevalier devait l'emprunter. Il promis une récompense aux paysans, chargea Eldric sur la monture de fortune et partis au grand galop dans les montagnes.

       La route était longue et sinueuse, le soleil tombait de plus en plus en direction de l'horizon, il fallait se hâter car les montagnes grouilleraient bientôt d'orques. Mais le pire arriva, devant les hommes, une bande gobelins affamés tenait une embuscade. Pris entre deux hautes collines, la seule autre issue était derrière eux mais le passage était si étroit que le cheval ne pouvait faire demi-tour. Les deux hommes tirèrent l'épée et se préparèrent à l'attaque. Des tambours gobelins résonnèrent, leurs petits cris perçant faisaient mal aux oreilles fatiguées des voyageurs qui savaient l'affrontement inévitable. Alors frappa le cheval de ses talons en criant et en brandissant son épée. La fureur de sa charge était effrayante. Bientôt ils atteignirent les peaux-vertes apeurés qui commençait à s'enfuir en voyant leurs amis se faire piétiner par le cheval. Mais cela ne servait à rien, plus ils en tuaient, plus il en revenait. Un gobelin attrapa le bras d'Elric qui tomba sur le sol en transperçant cet être vil et vicieux. Il se releva mais les nombreuses créatures étaient déjà sur lui. Ses coups d'épée puissants déchiquetaient, éparpillaient, décapitaient les gobelins par dizaines  mais ceux-ci revenaient toujours plus nombreux. Trilian sauta à terre pour lui venir en aide. Désormais dos à dos face aux gobelins qui étaient des deux cotés, aucune solution ne s'offrait à eux. Ils étaient déjà exténués et les séquelles de la bataille étaient encore fraîches. Les peaux vertes s'avançaient prudemment mais leur estomac était bien plus convaincant que le pois qui leur servait de cervelle, ils passèrent encore une fois à l'attaque. Les hommes se mirent en garde, le cheval se cabra, pris peur et s'enfuit, ouvrant un passage. L'occasion était inespérée, ils coururent à sa suite et arrivèrent bientôt à une bifurcation. Ils prirent à gauche puis continuèrent tout droit, courant à en perdre haleine. La foule de gobelins, le martèlement de leur pas et leurs tambours se faisaient entendre derrière eux. C'est alors qu'ils aperçurent devant eux des chevaliers. Ils ne cherchèrent pas à savoir ce qu'ils faisaient ici, les interpellant vivement :
     "Nous sommes poursuivis par des gobelins, aidez-nous, je suis un chevalier bretonnien, Trilian de Parravon.
     - Trilian ! Je vous reconnais messire. Je me nomme Drago, chef de cette troupe de chevaliers errant, vous venir en aide sera un honneur.
Dès que les gobelins apparurent, une fougueuse envie de combat s'empara des chevaliers qui chargèrent, les chevaux étaient d'une puissance remarquable, de pur-sang bretonniens sans aucun doute. Bientôt, les lances arrivèrent au contact de l'ennemi dans un fracas effroyable, les cris résonnèrent dans toute la montagne et les gobelins prirent lâchement la fuite. Drago revint voir le chevalier du Graal, descendit de cheval ainsi que tous ses hommes, s'agenouillèrent devant leur supérieur, puis demanda ce que lui et son ami faisaient ici :
      "Nous étions à la bataille que le Duc de Parravon à mener contre les hommes de l'Empire. J'ai le regret de vous annoncer qu'il est mort, ainsi que tous ses hommes. Nous sommes les seuls rescapés de ce combat qui semble être la ruse d'un être odieux.
      - Mort !
      Ces mots tournoyaient dans la tête des chevaliers. Ils aspiraient tous à devenir des chevaliers du royaume et pensaient entrer sous le commandement du duché de parravon. Mais aujourd'hui, aucun héritier ne pouvait prendre la succession du Duc. Tout le monde sait que le Duc, dans un ultime testament qu'il avait rendu public avant son départ à la guerre, ne souhaitait pas que ce soit le plus proche de sa famille qui prenne sa succession, mais que ça devait être le chevalier qui avait le plus de mérite.
      "Vous savez ce que cela signifie, reprit Trilian, des jeux devront être organisés pour connaître le successeur de notre Duc. Souvenez-vous les derniers évènements.
      - Quels évènements ? De quels jeux parlez-vous ? Demanda Eldric, qui ne comprenait rien a la situation. Les habitudes chevaleresques bretonniennes l'émerveillait, il voulait en savoir plus sur ces gens.
      - Nous parlons des joutes, lui répondit Trilian, des jeux opposant des chevaliers errants de tout le royaume ainsi que les chevaliers faisant partis du duché de Parravon. A l'issues de ces jeux, le vainqueur désigné par le Roy deviendra duc de Parravon. Lors des derniers jeux, qui se déroulaient à Couronne, au Nord du royaume, nous fûmes attaqués par des elfes sombres qui pillèrent et tuèrent un grand nombre de paysans dans les villages désertés par les chevaliers rendus aux jeux. Ce fut l'hécatombe.
     -Ne perdons pas une seconde ! S'écria Drago, en route, il nous faut aller voir le Roy pour l'informer de ce qu'il se passe. Un de mes hommes vous donnera son cheval messire Trilian, et vous, désignant Eldric, vous pouvez monter derrière moi. En route !

--Message edité par hadeth le 2005-12-05 17:56:04--

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

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 hadeth
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 hadeth
  Posté le 05/12/2005 20:35:21
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La suite de cette petite histoire arrive ! Donnez votre avis et vos conseils, je n'attends que ça, merci d'avance.


     Le petit groupe traversa les montagnes grises et en sortirent avant qu'il fasse nuit noire. Mais Trilian et Eldric ne pouvaient continuer, trop mal en point après l'effort qu'ils avaient fournis plus tôt, aussi décidèrent-ils de s'arrêter et de camper pour la nuit. Très vite, les couvertures furent déplier, le bois cueilli pour alimenter un feu qui devait servir a faire cuire les quelques animaux forestiers que trois chevaliers étaient partis chasser. Lorsque ceux-ci furent revenus avec un sanglier adulte, ils mangèrent tous à leur faim puis instaurèrent un tour de garde avant de se reposer. Le lendemain, à l'aube, tous se sentaient en parfaite forme, y compris Eldric et Trilian, malgré leurs quelques blessures, ils purent aors reprendre le voyage.
      Après plusieurs jours de route, ils arrivèrent devant un petit village campagnard comme on en trouvait beaucoup dans les provinces, surplombé par le château d'un seigneur de moindre importance, vassal du fief de Bastogne où ils se trouvaient alors. Mais la vision qui s'offrait aux chevaliers n'était pas celle à laquelle ils s'attendaient, les toits de chaumes des huttes et des masures paysannes étaient dévastés, seuls des murs ça-et-là constituaient ce qu'il restait du village. Aucun habitant n'était visible, pas un signe de vie, juste une légère brise glaciale, révélatrice du malheur qui s'était abattu sur cet endroit autrefois paisible. Trilian mena son cheval au centre de la place du village dans l'espoir de trouver quelqu'un ou quelque chose qui pourrait lui faire comprendre ce spectacle de désolation, mais en vain. Le seul indice était les cendres qui recouvraient le sol et qui témoignaient d'un incendit qui avait emporté les toits et les réserves de foin des paysans, pour l'hiver à venir. Il appela alors Drago et sa troupe en lui indiquant qu'il fallait aller jusqu'au château pour trouver le noble responsable de l'endroit. Ils galopèrent jusqu'au somment de la colline d'herbe, mais ce qu'ils trouvèrent là n'était pas plus réconfortant, la porte et le pont-levis étaient brûlés, l'endroit semblait désert. Eldric regarda avec stupeur l'intérieur de la cour, des corps étaient suspendus à des cordes au bout d'une longue perche d'acier avec au bout un énorme drapeau noir marqué de symboles elfiques. Son regard parcouru les alentours pensant trouver les auteurs de ces actes mais ils avaient certainement disparus depuis longtemps, aucune fumée ne s'élevait plus des ruines. Alors il fixa le chevalier du Graal qui l'avait secouru, compatissant dans la rage évidente qui se lisait sur son visage, les dents serrées, voyant les cadavres de ses compatriotes. Comme si pendre ces gens ne suffisait pas à les tuer, les corps avaient été mutilés, la poitrine de celui qui semblait avoir été le chef de famille était totalement ouverte et le cœur manquait à l'endroit où il aurait du être. La jambe d'une femme manquait également et les yeux d'un enfant, ainsi que ses paupières avaient été arrachés laissant béants deux larges trous vides par où dégoulinait du sang mélangé à un liquide visqueux, ruisselant sur tout son corps jusqu'au bout de ses orteils, tombant sur le sol en une marre livide.
      "Quels êtres abjectes ont pu faire ça ? Dit Trilian, dont la colère parlait plus que la raison, Drago !
     - Oui ?
     - Que vos hommes détachent ces pauvres gens et les enterrent en leur rendant les honneurs qui leurs sont dus … et brûlez cet étendard, conclut-il d'un signe de tête dédaigneux en direction de l'insigne elfique.
Ni Eldric, ni aucun des chevaliers errant n'avait besoin de demander qui étaient à l'origine de cela, et Trilian le savait tout aussi bien au fond de lui-même, ces elfes décadants réfugiés par-delà les mers venaient piller et capturer des esclaves sur les côtes bretonienne, mais on ne les avait jusqu'alors jamais vu si loin dans les terres. "Le royaume est en danger" se dit Trilian en observant les corps que l'on descendait au sol.
Quand l'enterrement des morts fut finit, ils partirent en gardant un amer souvenir de ce qu'ils venaient de voir, mais encore plus déterminé à atteindre au plus vite le château de Roy afin de préparer les défenses du pays.

--Message edité par hadeth le 2005-12-05 20:39:15--

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  Posté le 06/12/2005 15:11:05
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Bon alors;
1) Ouais, une histoire avec des bretos^^ cool
2), ben j'ai bien fait d'attendre avant de donner des comms, comme ça je fais tout en même temps.
3)Mise a part quelques phrases lourdes, en fait c'est ça qui est le plus chiant et qu'on voit le plus couramment, le texte et l'histoire sont bons. Mais je doute que des bretos errants aillent brûler un étendard elfique. Après tout, il recherche la gloire...donc...s'ils apportent un drapeau, ils pourront montrer aux seigneurs qu'ils ont remportés une belle victoire.

Bref, ceci pour dire, note: 18/20

PS, va voir mon forum

Je fais pas de la pub, après tout c'est un forum littéraire autorisé par les Administrateurs. Et ons e trouve dans récits et nouvelles donc...enfin si ça gênes quelqu'un...

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 hadeth
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 hadeth
  Posté le 06/12/2005 18:23:48
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Merci pour ce 18/20 mais je penses pas vraiment que ce texte vaille tant, je suis un peu débutant en récits alors ça m'étonnerai que ça mérite autant. Enfin, merci quand meme. Comme je ne suis pas vraiment objectif quand je me relis, est-ce que tu pourrais me citer une de ces phrases lourdes, que je les évites à l'avenir ?


  Ah ! et tant que j'y suis, les chevaliers errants sont maintenant mené par un chevalier du graal, mature et non impéteux. Il respecte les morts et haït les ennemis du royaume, il n'était pas question de faire de cet étendard druchii un quelquonque trophée !

Et une autre question, c'est ironique quand tu dis : encore une hitoire breto ... cool ?

--Message edité par hadeth le 2005-12-06 18:26:30--

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 Empereur
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  Posté le 06/12/2005 21:15:09
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en voila une;

"Mais Trilian et Eldric ne pouvaient continuer, trop mal en point après l'effort qu'ils avaient fournis plus tôt, aussi décidèrent-ils de s'arrêter et de camper pour la nuit"
Rajoute des points.

nan, je suis pas ironique, d'ailleurs, j'ai pas dit encore, mais une histoire av des bretos tout court^^. Donc pas d'yporcite, mais c'est vrai qu'iul y en a peu

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 hadeth
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 hadeth
  Posté le 10/12/2005 17:41:55
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Tout de suite la suite. Je compte toujours sur vous pour vos remarque. Et si vous pouviez, comme archicon, citer les endroits du texte que vous critiquez ce serait cool !



         Le soleil commençait à s’incliner doucement derrière l’horizon qui s’étendait à l’infini. Le chemin sur lequel le groupe avait avancé toute la journée à une bonne allure passait à travers un petit bois. Les arbres aux feuilles dorées qui commençaient à quitter leurs branches s’élevaient devant les yeux des chevaliers qui avaient stoppé leur avancée sur ordre de Trilian.
" Pourquoi nous arrêtons-nous messire ? Demanda Drago en fixant le chevalier du Graal qui avait le regard fixe, observant l'orée du bois.
       Trilian ne répondit rien, absorbé par une sensation étrange qui lui venait de l'intérieur de cette forêt. Elle paraissait pourtant paisible, peut-être trop. Les arbres se balançaient tranquillement au gré du vent, les feuilles faisaient un bruissement régulier et les chants de plusieurs oiseaux qui semblaient se répondre se faisaient entendre. Après quelques instants, il revint à lui et dit à ces hommes d'un ton grave :
"Je veux que vous restiez sur vos gardes. Tous ! Eldric, es-tu rétablis ?
- Je peux me battre, je vais mieux.
- Bien allons-y, nous ne pouvons la contourner, nous perdrions trop de temps.
Trilian pénétra le premier dans ce qui semblait être un petit havre de paix. De ces forêts dont les mères parlent quand elles content à leurs enfants les récits de la Dame du Lac ou de la Fée enchanteresse. Un petit courant d'eau ruisselait au cœur de ce paradis sylvestre, les arbres étaient finalement assez espacés et il était aisé de se déplacer dans cet endroit. Un toit de feuillage filtrait quelques rayons du soleil ce qui rendait encore plus agréable cette traversée.
- Toi ! S'exclama Trilian d'un ton sévère en se retournant vivement et en montrant du doigt un des chevaliers. Ce-dernier portait une tenue entièrement faite de rouge, et son cheval était également recouvert de ses couleurs. Trilian se rapprocha de lui en faisant faire demi-tour à son cheval. Il s'arrêta à son coté, le bleu et le blanc des tissus du chevalier du Graal contrastant parfaitement avec celui du chevalier errant.
- Ne m'as tu pas dit que toi et tes amis aviez pour but d'entrer au service du Duc de Parravon ?
- C'est le cas messire, répondit l'homme nommé Orin, baissant les yeux comme s'il savait ce que Trilian allait lui dire.
- Saches qu'un chevalier qui ne suit pas les ordres de son supérieur n'a aucune chance de devenir un chevalier du royaume ! Si je vous ai demandé de rester sur vos gardes, c'est que j'ai un mauvais pressentiment. Alors ne relâche pas ton attention, ne te laisses pas distraire !
- Bien monsieur, je m'excuse de mon comportement.
Trilian tourna ses rênes et reprit sa place initiale à l'avant du groupe.
- Remettons-nous en route sans tarder, nous aurons bientôt travers ….
Un trait d'arbalète qui se ficha dans le torse d'un des chevaliers errants et le cri qu'il poussa empêcha Trilian de poursuivre sa phrase. Alors que certains allaient descendre de cheval pour aider leur camarade tombé sur le sol, Drago cria :
- Restez à cheval et tirez l'épée !

       A ce moment là, une dizaine de créatures apparurent d'on ne sait ou et fondirent sur les chevaliers. Ils étaient là depuis le début, Trilian l'avait sentit, mais leur art de dissimulation était vraiment impressionnant. Leurs silhouettes étaient effilées, ils se mouvaient avec une agilité qui ne laissait aucun doute quant à leur origine. Leurs habits noirs cachaient leurs visages, ne laissant entrevoir que leurs yeux fins et perçants. " Ces elfes ressemblent à des ombres" pensa Eldric en les voyant. Trilian leva son épée, car un combat à la lance aurait été inutile face à des ennemis si agiles et peu nombreux, et chargea droit sur l'ennemi le plus proche. Drago fut prompt à l'imiter puis tous les autres les suivirent, laissant leur camarde au sol qui poussait des gémissements et était pris de soubresauts compulsifs, sûrement les effets d'un poison. Il était perdu.
             Les chevaux foncèrent droit sur les druchiis qui évitèrent les assauts en s'éparpillant dans la forêt et en revenant à la charge. Drago en fixa un et le poursuivit. Quand le cheval arriva au niveau du druchii, celui-ce s'agrippa aux sangles de la selle, et se glissa sur le destrier pour faire rapidement tomber le chevalier qui roula sur le sol sans pouvoir contrôler sa chute à cause de sa lourde armure. Quand il put enfin mettre un genou sur le sol, Drago ramassa son épée et releva les yeux. Aucune trace de l'ennemi. Il entendit un petit bruit de feuilles sur lesquelles quelqu'un marche, juste derrière lui. Il resserra son poing sur le pommeau de son arme et la brandit en arrière, toujours agenouillé. L'elfe qui se trouvait là bloqua la lame à l'aide de deux couteaux courbés à doubles tranchant, assez long. Il observa le chevalier au sol qui le regardait également dans les yeux. Le regard haineux que Drago décela chez son ennemi le fit vaciller. Essayant de reprendre ses esprits et dans un dernier élan de courage, le chevalier tenta de se relever mais déjà le druchii avait planté une lame dans sa jambe droite, exactement à l'endroit sans armure, derrière le genou, avec une précision effrayante. Mais alors qu'il allait l'achever, il stoppa son geste en quittant le regard du condamné. Drago essaya de comprendre ce changement soudain d'attitude de celui qui aurait du être son bourreau. Il regarda autour de lui comme il n'entendait plus aucune bataille. Il vit alors tous ses hommes sur le sol, certains le regard vide, déjà morts, d'autres agonisant lentement, perdant de grandes quantités de sang qui s'écoulait en larges flaques, souillant le sol si beaux qu'il avait contemplé si peu de temps auparavant.

              Tout était allé si vite, un combat sans férocité. Etait-ce ça le combat des elfes noirs ? Se demanda Drago. Leur haine ne semble pas doublée de colère mais plutôt d'un calme indescrïptible. Un elfe de haute stature s'approcha de Drago, il portait quelques têtes à sa ceinture et le chevalier agenouillé faillit vomir quand il reconnut celle de Ogin, encore dégoulinante de sang frais. Il portait aussi une longue cape qui flottait dans le vent et qui paraissait être faites en écailles, toutes d'un même vert émeraude. Il prit violemment Drago par les cheveux, lui tourna la tête dans les deux sens en l'examinant comme s'il s'était agit d'une marchandise. Puis, d'un air dédaigneux, il lui donna un coup de genoux sous le menton, brisant au chevalier plusieurs dents. Drago savait qu'il était fini, et il eut tout juste le temps d'observer Trilian enchaîné autour d'un arbre, Eldric gisant à ses cotés, avant de sentir un petit vent derrière sa nuque puis un grand froid mortuaire. Le seigneur elfe noir ramassa la tête du chevalier errant, l'attacha par les cheveux à la ceinture, puis rengaina son épée.

--Message edité par hadeth le 2005-12-10 19:12:42--

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 hadeth
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 Chevalier
 hadeth
  Posté le 11/12/2005 16:22:54
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           Le rideau d'ombre qui s'était posé sur les yeux de Trilian quand il perdit connaissance, attaché à un arbre, se levait enfin. Il ouvrit les yeux lentement, et l'effort qu'il devait faire pour cela était déjà considérable. Le chevalier vaincu resta allongé sur le dos en train de chercher dans sa mémoire si cet endroit lui disait quelque chose. Il ne trouva rien, jamais il n'avait vu ce plafond de bois noir, moisi, et jamais non plus il avait sentit une odeur telle que celle qu'il respirait maintenant, et qui lui envahissait les poumons. "Quelle horreur" murmura-t-il en se mettant sur son séant. Sa tête le lançait, on aurait dit qu'elle allait exploser tant la douleur était forte. Il lui fallut quelques instants avant qu'il se rende compte qu'il n'était pas le seul dans cette pièce. Tout autour de lui étaient entassées des personnes, et elles le regardaient fixement. Le regard de Trilian passa d'un visage à un autre sans en reconnaître aucun mais une chose était sûre, tous ces gens étaient des bretonniens, paysans pour la plupart. En observant plus en détail l'endroit où il se trouvait, il remarqua que la pièce était assez petite et que de chaque coté, les murs étaient arrondis. "Je suis dans la cale d'un bateau ?" Pensa Trilian à haute voix
      - Oui messire, lui répondit un paysan. Ces elfes ont fait de nous leurs esclaves. Et on dit qu'ils adorent nous faire souffrir. Not' position est pas des meilleures.
     Il semblait que les règles que devaient suivre les paysans envers les chevaliers s'étaient effacées dans cette prison de bois. Les fermiers considéraient le chevalier du Graal comme leur égal, un prisonnier.
     - Comment suis-je arrivé ici ? Quand ? Questionna Trilian qui reprenait ses esprits et qui se relevait tant bien que mal.
      - On n'sait pas messire, tous s'qu'on peut vous dire c'est que ça fait 3 jours que nous naviguons et que c'est seulement maint'nant qu'vous r'venez à vous.
      Trilian n'avait pas encore remarqué les mouvements de houle du navire mais maintenant qu'il le savait, il reconnu le tangage caractéristique d'une mer plutôt agitée. Les seuls rayons du soleil venaient d'une petite ouverture dans le haut de la cale, à au moins cinq mètres au-dessus d'eux, fermée par de gros barreaux. Le ciel que l'on pouvait apercevoir reflétait la noirceur des elfes dont Trilian percevait parfois les ombres quand ils passaient près de la trappe.  Une tempête se préparait. Le chevalier du Graal imita les autres prisonniers et alla s'asseoir sans un coin du cachot. Sa barbe naissante, blanche, lui donnait un air de vieux chevalier qui avait parcouru le monde et connu des centaines d'aventures. Il sombra dans les méandres de ses pensées, imaginant l'avenir funeste qui l'attendait à leur destination.
     Comme Trilian l'avait deviné, un violent orage se leva cette nuit là. Le navire était ballotté en tout sens. Les prisonniers se cognaient contre les parois de la cale, et se bousculaient entre eux dans un désordre grandissant. Seule un petit recoin du cachot permettait de dormir, assez petit pour pouvoir coincer ses jambes et ne plus bouger. Ayant ré instauré l'étiquette et rappelé aux paysans et aux quelques chevaliers moins gradés le respect qu'ils lui devaient, Trilian s'était approprié cette place et dormait. Mais ses rêves étaient presque aussi agités que la mer, au-dehors.
    Dans les geôles d'un château, Trilian était enchaîné à un très large tronc qui n'avait rien a faire ici. Il ne pouvait pas bouger. Autour de lui, les murs de pierres étaient sales, des rats se baladaient librement à travers la vaste pièce et seule une table meublait l'endroit. Sur cette table, des dizaines et des dizaines d'outils de tortures étaient disposés dans un ordre précis, du plus petit à celui qui pouvait provoquer le plus de douleur. Trilian ne s'inquiétait pas trop de ça, pourquoi le torturerait-on alors qu'il n'avait aucune information à révéler, aucun secret à cacher. Par une porte de bois, deux hommes entrèrent, vêtus de longues capes d'un noir de jais, un foulard sur la partie basse du visage et des yeux rouges, brillant. Ils s'approchèrent du chevalier prisonnier qui essaya de se libérer de l'étreinte irrépressible des chaînes. Celles-ci relâchèrent leur emprise tout à coup mais alors que Trilian pensait s'être débarrassé d'elles, des serpents apparurent à la place et le menaçaient de le mordre. Mais les serpents sifflèrent et partirent à l'autre bout de la salle, vers un corps allongé, inerte. Les monstrueuses bêtes étaient démesurées et entièrement noirs, avec des yeux jaunes. Elles rampèrent jusqu'au corps, se glissèrent sous son armure, l'homme se releva alors et fut pris de spasmes, essayant de retirer ces monstres de son corps. Les deux serpents reparurent au col du chevalier qui ne portait pas de casque, et alors que Trilian observait son visage, il reconnu celui de Ogin. Un des deux reptiles mordit alors rapidement l'ancien chevalier errant qui se mit à baver, le regard dans le vide, tomba et s'agita sur le sol. Trilian avait déjà vu ça, quand Ogin avait reçu un carreau d'arbalète empoisonné, dans la forêt. Les deux elfes noirs qui observaient la scène ricanèrent et se regardèrent avant de fixer le chevalier du Graal. Trilian ne savait plus quoi faite. Aucune fenêtre, aucune autre issue que la porte derrière ces druchiis avides de sang et de douleurs. Les deux créatures du malin s'approchèrent de lui, les yeux plus brillant que jamais, l'un attacha le chevalier sur le sol, attaché à des anneaux rouillés par les serpents qui s'étaient enroulés autour de ses poings pendant que l'autre préparait les outils sur la table. Le premier elfe s'approcha alors de son visage et enleva son foulard, révélant un corps de femme sublime, mais avec une pointe de sadisme marqué dans ses traits. Elle lui susurra quelques mots à l'oreille, sa voix résonnait dans la tête de Trilian, elle était calme et sensuelle, mais faisait trembler le chevalier qui se débattait. Le second s'approcha et tendit à la femme un petit couteau fort bien aiguisé. Plus elle l'approchait du ventre de Trilian, qui remarqua soudain que son armure avait disparut, plus il se débattait.
    - Ca ne sert à rien cher humain, tes liens ne peuvent êtres brisés, alors essai de me faire plaisir (elle insista sur ce dernier mot). Que tes souffrances durent assez longtemps pour me contenter !
     Elle coupa alors en largeur un petit morceau de peau du torse du chevalier puis se servit de cette ouverture pour lui découper un carré de chair autour du cœur. La douleur était indescrïptible. L'elfe noir qui portait toujours son foulard semblait n'être qu'un assistant ; il tendit à la druchii un nouvel instrument courbe que Trilian ne reconnu pas. Mais Il comprit très vite son rôle quand elle souleva une de ses paupières. Le chevalier remua alors vivement la tête, mais elle fut bloquée au sol par le pied de l'assistant. La femme enleva alors sa cape et Trilian vu qu'elle était que très peu vêtue. Les légendes sur les elfes décadents parlaient de ces vierges qui servaient le dieu du meurtre et dont la cruauté n'avait d'égal que la haine qu'elles portaient à l'encontre de toute forme de vie. Les mains féminines et expertes pincèrent encore une fois la paupière et lorsque le premier œil du chevalier sauta hors de son orbite, il revit l'image qu'il avait eut de l'enfant pendu au château en ruine, à un poteau de fer, portant l'insigne elfique. La douleur était insupportable, insoutenable. Mais alors qu'il s'attendait à sentir sa deuxième paupière se soulever, Trilian tressaillit quand un liquide bouillant fut versé dans l'ouverture de la cage thoracique, directement sur le cœur du chevalier. S'en était trop. Alors il entendit un petit clapotement d'eau, venant de nul part, puis un autre, s'accélérant, s'accentuant. Bientôt, le bruit ressembla à celui que ferait une averse sur une planche de bois et une voix vint recouvrir tout le reste, Trilian crut reconnaître celle de la Dame :
    - Il faut vous réveiller messire, ils viennent, ils viennent.
     Trilian se réveilla en sursaut. Le son de gouttelette qu'il avait entendu dans son rêve était toujours présent, la pluie tombait drue sur le pont en bois du navire. Lui tenant la main, une jeune femme au visage magnifique, mais rongé par la maigreur, avait prononcé ces quelques mots qui l'avaient réveillé.
    - Vous revenez à vous messire. Nous sommes arrivés, ils vont bientôt nous faire sortir.
    Trilian observait le visage de la femme, complètement différents de celle qui l'avait torturé en rêve, elle était radieuse même si la tristesse se révélait dans ses yeux bleus.

           - Qui êtes vous chère damoiselle ? Je ne connais pas ce visage. Demanda le chevalier maintenant relevé.
   - Je suis une jeune apprentie sorcière. Mon nom est Drella. Je revenais de l'empire où j'ai étudié la magie, quand j'ai été faite prisonnière par ces elfes noirs alors que je séjournais chez un seigneur. Je n'ai pas encore révélé mes pouvoirs, j'attends le moment propice.
     Il était évident que tenter une évasion alors qu'ils étaient en pleine mer était une idée folle mais la seule vue de cette damoiselle du Graal lui avait redonné espoir et chassé de ses pensées le souvenir de cette nuit horrible.

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

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 hadeth
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 hadeth
  Posté le 12/12/2005 21:46:00
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            Trilian ne comptait plus les jours qu'il avait passé dans ce sombre cachot. Attaché au mur par de solides chaînes qui lui tenaient les poignets au-dessus de la tête, son regard était vide, las d'une fatigue qui le harassait. Quand ils avaient été sortis de la cale de du navire noir où il avait été enfermé si longtemps, lui et Drella avaient été emmené avec le reste des prisonniers dans une grande ville. Les druchiis semblaient l'appeler Naggarond. Sa taille était impressionnante mais ce qui avait le plus marqué Trilian c'était cette architecture si différente des châteaux de pierre et de bois qu'il avait l'habitude de voir en Bretonnie. Les maisons, qui avaient toutes des toits pointus, étaient d'un noir mat, taillées ou sculptées dans un matériau inconnu du chevalier. Les rues pavées, tout aussi sombres, faisaient penser à la descrïption du passage vers l'enfer des contes populaires bretonniens : longues, larges et parfaitement droites, elles séparaient ce qui pouvait être des quartiers différents. Les elfes qui s'afféraient à des taches diverses avaient tous un regard mauvais, fixé sur les esclaves qui passaient devant leurs demeures, une lueur rouge, vive, dans les yeux. Le groupe était passé devant l'atelier d'un forgeron qui brandissait un marteau et frappait l'arme en fabrication avec autant de force que de souplesse. Trilian se rappela encore une fois qu'il avait été émerveillé en observant le mouvement de l'elfe, et jura, s'il devait sortir un jour de cet endroit inconnu, qu'il s'entraînerait nuits et jours jusqu'à ce qu'il parvienne à manier la lance et l'épée avec autant de puissance et de grâce. Les tours qui surplombaient les simples habitations elfiques étaient immenses. Telles des épées pointées sur le ciel, le narguant et lui lançant des défis, elles étaient effilées, et donnaient l'impression qu'elles étaient aussi tranchantes que l'acier d'une lame. Elles inspiraient la peur. Mais plus que toute autre, la grande tour noire qui avait été construite au centre même de la cité, effrayait de sa simple présence tous les esclaves qui avaient posé les yeux dessus. Au sommet, de longs pics transperçaient la brume qui s'était installée tout autour, et dans laquelle des ombres semblaient voler. Trilian cru apercevoir ce qu'elles étaient, des ailes d'un vert sombre et des corps de femmes nus, leur tête ne correspondait pas à la beauté du reste du corps. Leurs cheveux emmêlés et leurs yeux jaunes, laissaient plutôt penser à des créatures féroces. Mais Trilian ne s'attarda pas plus sur ces horreurs, craignant d'attirer leur attention. Marchant encore quelques centaines de mètres, les esclaves furent alors enfermés dans les cachots d'une des tours noires, tous séparés les un des autres, à part les plus faibles et le mourrant qui avaient été entassés dans une seule et même cellule où gisaient encore les corps d'anciens prisonniers, morts en captivité et laissés à pourrir.

          Trilian se demandait souvent au fond de lui-même si quelqu'un pouvait avoir une idée de la solitude qu'il éprouvait, souffrant en silence, dans une prison déserte, inconnue et insalubre. La mort elle-même ne devait pas se sentir aussi seule, songeait le chevalier du Graal. Ce n'était pas la première fois qu'il songeait à elle, de plus en plus ses pensées écartaient l'espoir d'une autre issue que celle-ci, après cet emprisonnement. Mais les druchiis étaient passés maître dans l'art de faire souffrir leurs victimes assez pour les contenter, au moins pour quelques heures, mais jamais trop, au risque de la mort de leurs jouets préférés. Trilian avait par deux fois subi des tortures physiques depuis qu'il était enfermé. A chaque fois trois elfes étaient venus le chercher, l'avaient emmené au beau milieu de ce qui semblait être un salon, et le maître du navire d'esclave jouait avec lui. Le chevalier s'était maintes fois demandé pourquoi ces êtres allaient chercher des esclaves dans des contrées si lointaines de la leur, si c'était seulement pour s'amuser avec à leur retour. De nombreuses réponses étaient venues à son esprit, parmi elles, le simple bonheur d'avoir des proies différentes de celles habituelles ou encore parce que les bretonniens étaient grands, forts et résistant comparés aux elfes et, bien que moins agiles, ils feraient des serviteurs exemplaires ou des esclaves sans pareil dans tout le vieux monde.

            La réponse à ses interrogations arriva bientôt. Un jour, alors qu'il était encore une fois perdu quelque part entre le sommeil et l'évanouissement, Trilian fut emmené hors de la tour. Le soleil lui brûlait les yeux, et le froid lui transperçait la peau comme des centaines de lames glacées. Il retrouva devant le tour un petit groupe de prisonniers, dont certains avaient fait la traversée de la bretonnie jusqu'ici avec lui, et d'autres aux visages inconnus. Le flou causé par la lumière de l'astre commençait à se dissiper et Trilian se mit à chercher du regard Drella, en vain. Puis, pressés par une dizaine de druchiis, le groupe fut emmené sur une large place où régnait une activité intense. "Un marché" se dit le chevalier du Graal en observant les vendeurs elfiques qui avaient disposé sur leurs étalages divers objets : de la nourriture, des armes, des crânes d'ennemis vaincus, des amulettes et autres pierres, etc. Mais un des stands attira particulièrement l'œil de Trilian car ce qui y était vendu le concernait tout particulièrement. Des hommes et des femmes enchaînés aux pieds et aux mains attendaient sur une estrade, le torse nu, pendant que d'éventuels acheteurs les lorgnaient dans tous les sens pour juger de la qualité du produit. Trilian comprit alors ce qu'étaient les séances de tortures, des tests. Le maître du navire devait être un marchand d'esclave, sans nul doute, et voulait connaître les capacités de résistance du chevalier avant de le vendre aux enchères. Le groupe juste arrivé fut emmené sur une autre estrade, située un peu plus loin que la première, et les prisonniers grimpèrent les quelques marches de bois noirs pour l'escalader. Quand tout fut prêt, l'elfe à la cape en peau de des mers, celui-la qui avait tué Drago, commença à parler à voix forte dans une langue  qui sifflait aux oreilles de Trilian. Ce-dernier avait enfin retrouvé toute sa vue et vu toute l'assistance se tourner vers l'estrade ou ils étaient, se taisant tout à coup. Alors, d'un grand temple situé non loin, sortit une femme elfique, grande, la silhouette fine et élégante, enveloppé dans un drap noir qui tombait à ses pieds, elle tenait dans la main une sorte de sceptre qui se terminait en haut par un crane d'argent. Elle sortit et s'approcha du lieu ou Trilian se tenait debout, suivie par plusieurs servante. Un sentiment d'horreur traversa la pensée du chevalier. Ces femmes, à demi vêtues, la démarche élégante et à la grâce exacerbée ! Trilian les avaient déjà vu, ou plutôt en avait-il vu une, dans son horrible cauchemar, la nuit de la tempête, sur le navire.

           Les furies traversèrent la place derrière la matriarche qui s'arrêta net devant le marchant d'esclave. Elle lui dit quelques mots, doucement, puis il acquiesça de la tête. Alors les furies firent le tour de l'estrade, admirant les pièces que Zodan, le marchand d'esclave, avaient rapporté d'expédition. A la vue de certains esclaves, certaines souriaient sensuellement, leur caressant le torse puis, de leurs longs ongles, leur faisaient une rune elfique qui laissait jaillir un peu de sang, ce qui paraissait les ravir. Quand l'une d'elle s'approcha de Trilian, il baissa les yeux, trop effrayé pour affronter encore une fois ce regard vil et vicieux. Mais la furie passa, et elles se rangèrent toutes derrière la matriarche, exactement dans l'ordre où elles étaient avant de visiter le magasin de prisonniers. Des assistants de Zodan emmenèrent alors ceux qui avaient reçu la marque, à la suite de ces femmes, jusque dans le temple. Et la vie sur la place reprit son cours comme si rien ne venait de se passer ou comme si cela était plus qu'habituel.

        Un noble druchii s'approcha à son tour et regarda rapidement les esclaves. Il avait fait son choix avec vitesse. Il s'approcha de Zodan, lui glissa quelques mots, celui-ci lui répondit vivement jusqu'à ce qu'ils eurent dans leurs yeux, tous les deux, la même lueur rouge, qui semblait signer un accord. Trilian et Drella, ainsi que cinq autres prisonniers furent alors emmener. En quittant l'estrade, Trilian tourna lentement la tête vers la grande entrée noire du temple d'où les furies étaient apparues, une grande lune couchée la surmontait.Un cri de douleur comme le chevalier n'en avait jamais entendu, même lors des combats les plus sanglants, venant de l'intérieur, retentit alors dans l'air et fit tressaillir le serviteur de la Dame jusqu'au plus profond de son âme. Les oiseaux ne s'envolèrent même pas.

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 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 13/12/2005 12:25:12
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De superbes descrïptions...j'avoue...
Un bon récit avec guère de fautes de grammaire/conjugaison et encore moins de frappe^^( toi tu tapes sur un pc fixe^^)
Un bon suspen.
Un récit agréable a lire (désolé mais actuellement, si je met du temps pour répondre, c'est que je n'ai plus beaucoup de temps.)
THE NOTE: allez, 19/20

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 hadeth
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 Chevalier
 hadeth
  Posté le 13/12/2005 22:56:21
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  Un grand merci ! Et oui, je l'avoue, j'ai un pC fixe ! Et un correcteur de fautes efficaces. Mais j'estime qu'un texte qu'on donne comme ça se doit d'etre sans fautes, ça fait désordre sinon. Enfin merci beaucoup !

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 Leralec
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 Paysan
 Leralec
  Posté le 14/12/2005 13:54:25
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Que dire, tout a été dit. Hé bien c'est agréable lire (sans fautes, quoi), bien rédigé, avec du suspens, et des bonnes coudées entres bretons et druchiis^^
Pour la note je dirais 19 parce que tu t'attardes sur les descrïptions mais pas sur le reste. J'attends une suite

--Message edité par Leralec le 2005-12-14 14:00:44--

Leralec, membre de l'équipe Eavy'metal française, illustrateur pour le magasine White Dwarf et vétéran des Games Day depuis 1995.
 hadeth
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 Chevalier
 hadeth
  Posté le 14/12/2005 14:52:35
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Bien sur que je fais des descrïption, mais une histoire avec seulement de l'action c'est pas une histoire. Toujours est-il que le suite arrivera bientot, avec un peu plus d'action !

la suite :

     Il faisait nuit noire. Lorsqu'ils furent sortis du navire, Trilian et Drella sentirent sur leur visage un vent glacial, paralysant, qui avait quelque chose de funèbre. D'ailleurs tout ce continent sentait la mort. Le goût du plaisir, de la joie, du bonheur, ils l'avaient oublié, ne restaient que les sentiments les plus tristes qu'ils gardaient au fond d'eux. Et les elfes noirs semblaient adorer ça. Le port était petit, rien à voir avec celui avant d'arriver à Naggarond. Les vagues se déchiraient contre les digues installées là avec une violence sans pareille. Les esclaves avancèrent sur un petit chemin pavé qui traversait le village, cet endroit n'était qu'une petite cité portuaire. Aucune tour comme Trilian avait pu en voir avant d'être enfermé puis vendu, sauf un pic noir que l'on pouvait distinguer au loin, s'élevant au-dessus des cimes des arbres, perdus dans un brouillard épais. Le petit groupe sortit du village et continuèrent d'avancer, en direction d'un petit bois situé juste à la sortie. Avant de pénétrer dans la forêt, plusieurs prisonniers, dont ne faisaient pas partis Trilian et Drella, furent placés en avant, forcés à avancer en tête.

        Les arbres étaient serrés, leur tronc sombre à peine visible dans l'obscurité oppressante qui s'était renforcée. Au loin, les tumultes d'une ville parvenaient faiblement aux oreilles du chevalier du Graal, et Trilian compris que c'est là-bas qu'ils étaient menés. Un kilomètre fut parcouru et il semblait qu'ils étaient arrivés au centre même des bois, là où l'atmosphère était la plus lourde. Les forêts de bretonnie étaient bien loin de cette ambiance funeste. Le noble, qui portait une longue cape rouge, flottant près du sol, tournant soudain la tête à sa droite et leva le poing en l'air pour faire stopper la marche. Tous les elfes qui escortaient les esclaves pivotèrent alors eux aussi vers la droite, certains empoignèrent le pommeau de leur arme. La tension monta d'un cran. Aucun des elfes ne donnait l'impression d'avoir peur. Trilian sentait même au contraire une sorte de sentiment d'extase envahire leur esprit en regardant leurs yeux qui observaient le noir. Ils étaient immobiles mais prêts à l'action. Pourtant, ni Trilian, ni Drella n'entendaient le moindre bruit. Après quelques secondes un bruit lent se fit entendre dans la direction vers laquelle était tournée tous les druchii. Des pas bruissaient les feuilles, au loin. Le son s'amplifiait et les pas devenait plus nombreux, plus rapide. Puis ils accélérèrent tout à coup. Le noble tira sa lame hors de son fourreau en un seul geste rapide et tous les elfes l'imitèrent. Les esclaves à l'avant du groupe furent mis en première ligne devant ce qui venait maintenant à une allure impressionnante. Le son redoubla encore, et encore. Le rythme des pas qui martelaient le sol faisait penser à un galop très rapide. Un son de sabot devint alors très distinct et avant que Trilian n'ait le temps de comprendre quoi que ce soit, il vit quatre chevaux à quelques mètres de lui, leur fonçant dessus. Lui et la sorcière bretonnienne plongèrent sur le sol, sur leur droite. Les bêtes passèrent très près. Quand ils se relevèrent, deux des prisonniers avaient disparu, et les chevaux faisaient demi-tour entre les arbres, tirant chacun sur les deux corps qui volaient de gueule en gueule. La robe de ces animaux était noire, leurs yeux d'un rouge scintillant. Ils finirent de dévorer avidement leurs victimes, regardèrent vers le groupe toujours aux aguets, puis disparurent dans la forêt aussi vite qu'ils étaient apparut. Le noble druchii essuya lentement son épée tachée du sang, la tête d'un des esclaves morts aux pieds. Trilian compris pourquoi celui-ci n'avait pas pu éviter l'assaut. Tous les elfes noirs rengainèrent et ils se remirent en route avec un calme retrouvé.

     Plus d'une heure après avoir quitter le navire, la ville était enfin en vue. La tour centrale ressemblait aux petites de Naggarond, mais elle était la seule érigée en cette cité. L'entrée était délimitée par un large et haut portail noir, surmonté de statues de lézard géant, difformes, aux dents imposantes dont Drella avait entendu parler lors de ses études en sorcellerie.
     - Le symbole de cette cité semble être le sang-froid. Murmura-t-elle à Trilian d'une voix calme et posée.
     La plupart des autres bâtiments étaient soit des habitations, soit des forges, soit des bestiaires d'où montaient des voix et des rugissements féroces. Trilian se demanda lesquels des deux lui paraissaient le plus angoissant.

       Le groupe entra dans la ville, tourna quelques rues avant d'arriver devant une grande demeure, sans doute celle du propriétaire des prisonniers. Ces-derniers furent tous conduits derrière la maison, descendirent un petit et étroit escalier de pierre, qui menaient dans un autre cachot. Cela devait être un endroit indispensable à toutes les demeures de la noblesse elfe noire, songea Trilian. La même odeur putride qu'il y avait dans ceux de Naggarond régnait ici. Ils passèrent devant plusieurs cellules, avant d'arriver devant d'autres, vides. Avant d'entrer à l'intérieur, le chevalier du Graal eut le temps d'apercevoir, a travers une grille une espèce de petite arène dans laquelle se reposait un sang-froid d'un bleu presque aussi sombre que la nuit, les écailles blanches.

       Plusieurs jours avaient passé, Trilian et Drella étaient seuls dans leur cellule, fixés au mur, le troisième occupant était mort la veille. Des druchiis étaient venus le chercher et l'avaient mené par un escalier qui conduisait à l'intérieur de la demeure. Puis quelques éclats de voix, de nouveaux cris, et le corps mutilé de l'homme qui tombait dans l'arène. Le sang-froid avait été ravi de cette viande fraîche.

        On apercevait par une persienne que la nuit était tombée. Trilian était encore une fois perdu dans ses pensées, songeant aux chevaux de la forêt. Lui qui en côtoyait tous les jours, jamais il n'en avait vu d'aussi sauvage. D'ailleurs il n'en avait non plus jamais vu de carnivores. Qu'est-ce qui avait pu les rendre ainsi ? Drella, dont le visage maigrit restait toujours d'une beauté féerique, le coupa dans sa réflexion :
        " Entendez-vous quelque chose, messire, venant de la maison ?
        - Euh … non, je ne perçois aucuns sons, ils doivent dormir en rêvant tranquillement des douleurs des morts d'aujourd'hui, répondit Trilian avec un léger sourire de dégoût.
        - Parfait. Je crois que nous ne devrions pas rester ici.
        - Qu … pardon ?
      Mais au lieu de répondre, Drella ferma les yeux et se concentra. Les chaînes auxquelles elle était attachée éclatèrent soudain. Puis elle recommença et Trilian sentit l'étreinte se desserrer autour de ses poignets, comme si quelque chose écartait les bracelets de fer, avant qu'ils ne se rompent à leur tour et tombèrent sur le sol dans un fracas assourdissant.
        - Faites semblant d'être encore attachée ! Dit alors Trilian ramassant les bracelets, les posant sur ses poignets qu'il leva au-dessus de sa tête. Un garde, portant une simple armure légère noire, un dragon d'or gravé dessus, sans casque, vint alors. Il regarda à travers la grille et observa quelques fragments de fer restés au sol. Les prisonniers feignirent le sommeil. L'elfe tourna une clé dans la serrure, entra dans la cellule et mit un genou à terre pour observer ce qu'il avait vu de l'extérieur. A ce moment, Trilian lui jeta ses bracelets au visage. Le druchii se protégea de ses deux mains. Le chevalier en profita pour tirer l'épée du garde de son fourreau et lui abattit la lame dessus, lui fendant le crâne en une gerbe de sang qui éclaboussa les murs. Drella se précipita alors derrière le corps qui tombait pour amortir sa chute. Elle le posa lentement sur le sol sans faire de bruit. Trilian eut l'idée d'enfiler son armure mais elle était bien trop étroite pour qu'il puisse rentrer à l'intérieur. Il détacha alors le fourreau, se le mit à la ceinture, détacha les épaulières et les jambières pour se les mettre, et fila avec la damoiselle du Graal hors de la pièce lugube.
       Alors qu'ils passaient devant les cachots des autres prisonniers, ceux-ci levèrent la tête et les regardèrent avec étonnement. Puis l'un d'eux dit à voix haute.
       "Libérez-moi, je vous en pris.
       - Trilian, interpella Drella, va chercher les clés du garde ! Je ne peux pas faire sauter les serrures sans faire de bruit.
      Mais il était trop tard, le tapage que les autres esclaves faisaient avait éveillé les soupçons des gardes qui venaient à présent vers eux. Trilian s'adossa au mur, pour se cacher, La sorcière fit la même chose. Les gardes entrèrent en trombe, cherchant du regard ce qui avait pu causer ces troubles. Le chevalier fondit alors sur eux, essayant de faire preuve d'autant de force et de vitesse que ses ennemis. La lame qu'il maniait était étonnamment légère et tranchante, facile à manier. Mais il était fatigué et les elfes noirs évitèrent facilement le coup, et l'un d'eux le fit tomber sur le sol d'un simple coup de pied. Il s'approcha du chevalier, le fixa, et mis la main à son fourreau. Drella fit alors un geste brusque des mains, et une couche de givre entoura la lame du garde qui ne put la tirer. Trilian empoigna la sienne et transperça la tête de son adversaire. Quand il regarda ce que faisait le second, il vit la sorcière, la lame de son adversaire dans les mains, la tête de son adversaire sous le pied.
        L'alerte avait été donnée, on entendait au dehors une agitation soudaine.
        - Partons vite ! Dit Trilian qui montait déjà les marches à toute allure, Drella sur les talons.

--Message edité par hadeth le 2005-12-14 16:39:48--

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 hadeth
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 Chevalier
 hadeth
  Posté le 30/12/2005 17:39:18
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Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit mais voici la suite des aventures du chevalier bretonnien Trilian, en terres elfes noirs.




              Drella et Trilian coururent aussi vite qu'ils purent sans regarder derrière eux. Des hurlements venaient de retentir du lieu où ils ont tué les gardes. Puis des ordres. Des bruits de pas. L'agitation se ressentait partout dans la cité.
          Les deux bretoniens tournèrent dans une petite ruelle pour reprendre leur souffle. Ils se regardèrent mais n'échangèrent aucuns mots. Soudain, Trilian plaça sa main devant la bouche de Drella, lui insinuant de retenir sa respiration. Une troupe d'elfes noirs passèrent en courant devant l'allée sombre. Les muscles tendus, les prisonniers ne firent plus un seul mouvement. Les drucchis continuèrent leur course, le danger étais passé … pour le moment.
          "Il faut sortir de la ville, dit Trilian à voix basse. Vous qui êtes sorcière, connaissez-vous un moyen de nous transporter hors des remparts.
         - J'ai bien peur que non, répondit Drella, scrutant l'entrée de la ruelle, je ne peux pas voler, ni disparaître pour réapparaître en un autre lieu. Je ne suis pas un être éthéré.
         - Hum … Trouvons une autre solution alors.
         Trilian prit alors la main de la damoiselle, observa les alentour et couru le long de la rue.

         Cela faisait bientôt une heure que cette chasse à l'homme durait. Les druchiis ne semblaient pas vouloir abandonner leur proie. Se cachant derrière des maisons, dans des recoins sombres, le chevalier et la sorcière arrivèrent bientôt devant les hauts rempart noirs qui encerclaient la cité elfique. On entendait toujours vers le centre de la ville les exhortations des nobles qui orientaient les recherches. Au somment des murs d'enceintes, étaient postées des sentinelles. Leurs yeux perçants sondaient l'obscurité, épiaient les moindres recoins, nul part où se cacher pour approcher la sortie.
         Trilian s'adossa à un autre bâtiment pour se camoufler dans l'ombre projeté sur le sol par la lune claire. De l'intérieur, on entendait des cris sourds, des grognements, mêlés à des voix elfiques. Puis des claquements de fouets. Drella décida de s'approcher pour observer ce que c'était. Une lumière rougeoyait à l'intérieur et s'immisçait hors des lieux par une large porte de bois légèrement entrouverte. Une chaleur provenait aussi de cet endroit. Les mains des deux fugitifs étaient glacées, souvent Trilian sortait sa lame pour l'empêcher de se givrer dans le fourreau. Ce refuge était une aubaine pour se cacher et se réchauffer, ils entrèrent discrètement et se cachèrent derrières des bottes de foins empilées près de l'entrée, le sol était en terre battue. Ils s'assirent dans un coin et se frottèrent les mains pendant quelques minutes sans dire mot. Le son des fouets était plus perceptible, ils claquaient dans l'air avec force pendant que des druchiis criaient.
        Des pas se firent entendre, ils approchèrent de l'endroit où se trouvait les deux bretoniens. Drella et Trilian  se blottirent dans un coin et attendirent l'assaut qui paraissait inévitable. Ils entendirent alors une fourche s'enfoncer dans une botte puis se retirer. Les pas s'éloignèrent. La sorcière ne put s'empêcher d'aller voir ce qui se passait. "Sa curiosité causera sa perte" si dit Trilian, résigné.
        Elle vit alors un grand elfe de dos, filiforme, maigre, élégant mais habillé avec des crânes à sa ceinture. Il tenait une longue fourche avec un tas de foin piqué au bout. Il partit dans un couloir plus loin, dont les murs étaient en bois. On aurait dit que l'endroit ressemblait à la caverne d'un monstre que l'on aurait aménagé.
        "Je veux aller voir ce qu'il y a là-bas. Dit Drella en fixant Trilian dans les yeux, je sens que ça peux nous être utile.
        - Je pense que nous ne devrions pas rester trop longtemps à la même place. Vous avez raison, allons-y.

        Les deux humains avancèrent, recroquevillés sur eux-même pour ne pas que leur ombre soit trop grosse sur les murs. La source de lumière était un énorme feu d'où provenait aussi cette chaleur agréable. Il brûlait vivement dans un grand antre surmonté d'une hotte pour l'évacuation de la fumée. Il arrivèrent dans le couloir en bois et observèrent l'intérieur. Sur le coté gauche, d'immenses entrées étaient visibles, d'où sortaient les mêmes lueurs qu'ils avaient vues avant d'entrer, certainement d'autres feux. Puis vint un rugissement du premier endroit. Cette fois-ci, Trilian reconnu le même son qu'il avait entendu quand il était enfermé dans les cachots, sans nuls doutes des sang-froids se trouvaient ici. Quel était cet endroit ? Aucuns barreaux aux entrées. "Ils sont en liberté …" pensa Trilian en entendant le son rauque.
        Drella avait déjà pénétré dans le couloir pour voir de plus près ces bêtes. Trilian lui intima de revenir mais elle n'en fit rien. Il n'eut pas d'autres choix que de la suivre.

--Message edité par hadeth le 2006-01-05 02:24:17--

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

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  Posté le 30/12/2005 17:55:22
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"d'exploser" Un hurlement n'explose pas, mais retentit^^

"recroquevillé"
"d'immense entrée"
Tu as oublié des S^^

"pénétré"
e^^

A la la ces femmes!!! faut toujours qu'elles fassent ce qu'il faut pas mdr

bon texte;
note 18/20

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 hadeth
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 hadeth
  Posté le 05/01/2006 02:28:25
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Ah ! le femmes, elles sont capables du meilleur comme du pire ! mdr !

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            Adossée au mur, la sorcière jeta un œil dans la pièce puis se cacha aussitôt. Surpris de cette réaction, Trilian lui demanda du regard ce qu'elle avait vu, elle lui répondit en lui faisant un signe de la main lui signifiant de partir. Elle passa devant et retourna se cacher dans le coin où ils étaient avant.
    "Il semble qu'il y ait un élevage ici, Dit Drella à voix basse
    - Un élevage de quoi ? Demanda le chevalier du Graal.
    - De toutes sortes d'animaux. J'ai vu derrière des barrières de bois une dizaine de ces gros lézard immondes. Un elfe leur donnait à manger du foin. Plus loin un enclos avec des chevaux sombres et longiligne. Pas comme nous en trouvons par chez nous, ceux-ci sont elfiques de toute évidence. La lueur dans leurs yeux … de la haine et de la crainte, je l'ai ressentit au font de moi.
    - Vous avez vu tout ça en quelques secondes ?
    - Oui, mais c n'est pas tout. Plus loin, j'ai vu d'autres destriers … bretoniens c'est sûr.
    Le regard de Trilian se perdit dans le vide, il réfléchissait déjà à un plan.
    - C'est notre seule chance. Avec ces milices qui nous cherchent nous ne pourront nous cacher longtemps. Une heure tout au plus. Il nous faut ces chevaux.
    - Je pense que je pourrais nous faire sortir de l'enceinte avec ces montures, dit la sorcière. J'ai étudié le domaine des animaux en magie, je pourrais leur donner assez d'élan pour passer les murs qui cerclent la ville.
    - Très bien.
    Quelques minutes suffirent à mettre au point une stratégie pour s'emparer des chevaux pur-sang et s'échapper.
    - Il faudra faire vite, rappela Trilian.

    Ils passèrent tous les deux dans le couloir et se retrouvèrent encore une fois devant l'entrée. Trilian allait donner le signal à Drella d'attaquer mais un druchii apparut de l'entrée suivante. Il était habillé comme le premier. Un autre maître des bêtes. Il poussa un cri qui fit rappliquer deux autres elfes derrières lui. Soudain apparut celui que les bretoniens voulaient attaquer. Sans hésiter, Trilian le prit par le coup et menaça de l'égorger avec sa lame qu'il eut vite dégainé. Les Trois autres maîtres brandirent alors de longues lances en avant et coururent sur le chevalier. Drella dressa ses mains devant elle et en fit jaillir un éclair bleu dans une spirale lumineuse éblouissant. Un des elfes tomba à terre, le ventre percé d'un trou net, on pouvait voir à travers. Mais les deux autres continuèrent leur course. Voyant que l'otage ne les ralentissaient pas, Trilian le balança en avant au moment où l'un d'eux aller le frapper, et sa tête fut fendue en passant par l'oreille droite jusqu'au menton. Le chevalier profita de ce petit instant pour faire une roulade devant lui en tranchant le flanc du druchii dont la moitié du corps tombait sur le coté. Il arriva accroupit devant le dernier, pris une impulsion et enfonça profondément sa lame sans la gorge elfique. La victime poussa un léger gargouillement. De la bave lui monta aux lèvres. Il regarda le plafond et tomba en arrière.
    Il ne fallait pas perdre de temps. Drella et Trilian coururent jusqu'à l'enclos des chevaux bretoniens. Les sang-froids paraissaient agité par tant de sang. Leurs écaillent d'un bleu sombre reflétaient les lueurs des flammes ardentes d'un brasier qui se consumait dans un autre antre identique à celle de la première salle. Ils montèrent à cru sur deux chevaux, un blanc pour le chevalier et un gris pour la damoiselle. D'un coup de talon, les chevaux partirent aux galops. Ils passèrent le couloir, entrèrent dans la grande salle, puis sortir en poussant violemment les portes de bois. Un groupe d'elfes se trouvait à la sortie, ils les renversèrent avec tout autant de rage. Ils tournèrent dans une rue pavée et galopèrent tout ce qu'ils pouvaient. Des naseaux des destriers sortait une fine fumée blanche, des perles de sueur mouillaient déjà les poils de l'encolure, les muscles des pattes se contractaient avec force, la tête des montures tiraient le corps vers l'avant dans un rythme précipité. A vive allure, ils tournèrent une autre rue et arrivèrent à une vitesse fulgurante devant les murs noirs de la cité elfique.
    - Drella, c'est à vous !! Cria Trilian voyant que la sorcière se tenait à la crinière pour ne pas tomber.
    Elle tendit les doigts sans lâcher prise et les yeux des chevaux devinrent jaunes vifs. Dans une impulsion, les pur-sangs s'élevèrent dans les airs bien au-dessus des remparts. Quelques carreaux d'arbalète les frôlèrent sans jamais les atteindre.
    Ils atterrirent de l'autre coté des murs et talonnèrent de plus belle les flancs de leurs montures pour s'empresser de s'éloigner de cet endroit sinistre. Ils passèrent devant le bois mais tournèrent pour ne pas entrer dedans, le souvenir des chevaux carnassiers les hantaient trop. Plus loin, quelques collines s'élevaient. Ils les passèrent mais entendirent derrière eux des bruits de piétinement. Des cavaliers noirs étaient à leur poursuite. Ils redoublèrent d'effort pour accélérer le rythme. Drella se retourna et les vis au loin, quelques collines de retard sur eux. Elle s'arrêta alors brusquement. Trilian n'en croyait pas ses yeux.
   - Mais vous êtes folle ? Ils sont une quinzaine et nous ne sommes que deux.
   - Vous les combattants ne jurez que par le nombre. Heureusement que les clés de la victoire sont cachées ailleurs, répondit la sorcière avec un petit rire.
              Elle sortit de son vêtement un petit sce