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forum Index du forum forumVos créations, background et récits... forumLe royaume est menacé

Auteur : Sujet: Le royaume est menacé  Bas
 hadeth
 Messages postés : 262
 Chevalier
 hadeth
  Posté le 29/01/2006 14:23:04
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Voici la courte suite ... Je posterai l'autre partie plus tard. Mais j'aime faire régner le suspense ! (nan en fait j'ai pas le temps de tout écrire !!)


                                        Visions


    La nuit était fraîche. Un petit vent s'était levé et les deux bretonniens dormaient l'un contre l'autre. Le sommeil de Drella était agité. Les traits de son visage se contractaient par moment. Cela se produisait souvent. A chaque fois qu'une vision lui parvenait en rêve.
        Une immense plaine, des milliers d'hommes et d'elfes. Et du sang. La bataille faisait rage. Les trébuchets bretonniens lançaient d'énormes rocs qui écrasaient sous eux des unités entières de druchiis. Les chevaliers, sur leur pur-sang, avaient déjà chargé. Les lignes ennemies s'étaient enfoncées. Mais les sang-froid ennemis étaient de redoutables adversaires. Ils mordaient à la gorge les destriers bretonniens. Les déchiquetaient et se repaissaient de leur chair. Malgré cela, les elfes ne semblaient pas avoir l'avantage. Les fantassins elfiques éliminaient habilement des dizaines d'hommes d'armes pendant que ces derniers n'en touchaient que ou deux. Mais les charges des nobles chevaliers renversaient les druchiis à pied avec facilité. L'esprit de Drella passait entre tous ces soldats. Mutilés ou mutilants. L'horreur des combats … songeait-elle. Tout était confus. Les images se bousculaient, s'enchaînaient trop vite pour qu'elle puisse bien les distinguer.
           En arrière plan, une forteresse s'élevait. Bretonnienne sans aucun doute. Les murs de roc, les donjons et les fermes qui s'étendaient autour étaient assurément bretonniens. Des paysans fuyaient les combats en abandonnant leurs maisons et leurs champs. Ils étaient des centaines à courir se réfugier derrière le château.
        Mais de quel château s'agissait-il ? L'esprit de Drella essaya de s'en rapprocher mais plus elle avançait et plus l'image devenait floue. Impossible de connaître le lieu de cette bataille.
         Une ombre passa dans le ciel. Un grand monstre ailé, immense, effrayant. Il rugit et cracha un souffle démoniaque sur des chevaliers dont l'armure fondit aussitôt. Ils tombèrent au sol. Ils se tenaient la gorge comme s'ils essayaient de faire entrer de l'air dans leurs poumons. Ils s'écroulèrent les uns après les autres. Dans les airs, d'autres formes blanches s'élevaient. Des créatures bénies semblait-il. Des pégases peut-être.
          En arrière des combats, un grand homme donnait des directives. Il semblait diriger tout le combat. Il envoyait des cavaliers informer de ses décisions les chefs d'unités qui étaient sur le champ de bataille. Lorsqu'il aperçut le Dragon, il monta sur le dos d'un hippogriffe et décolla dans les airs. Drella ne vit pas de qui il s'agissait. Plusieurs seigneurs du royaume se battaient avec ces monstres au bec d'aigle.
       Drella n'avait jamais assisté à une guerre et elle découvrait comment cela se passait. Son attention fut attirée par un groupe de chevaliers qui n'avait pas encore bougé. Toujours en surplombs du combat, les hommes étaient à genoux, les mains jointes. L'un d'eux se releva. Drella crut déceler autour de lui une faible aura magique. Il mit son heaume. Les autres se levèrent à leur tout, empreint de la même atmosphère magique. Ils montèrent à cheval. L'étendard qu'ils brandissaient représentait un Graal. L'homme qui s'était levé le premier se plaça à l'avant et tint quelques mots à ses hommes. Puis ils avancèrent lentement. Ils se formèrent habilement dans une formation qui fit penser à Drella à la forme d'une lance. Puis ils accélérèrent. Maintenant à un galop rapide, ils baissèrent leur lance. Devant eux, des chevaliers sur sang-froid déjà aux prises avec quelques chevaliers errants. Les druchiis eurent juste le temps de tourner la tête. Les lances les atteignirent avant les cris de guerres des chevaliers. Une dizaine d'elfes noirs furent empalés. Les chevaliers du Graal tirèrent l'épée et s'enfoncèrent dans les lignes ennemies avec force.
     A l'arrière des troupes elfiques, l'océan s'étendait. De nombreux navires étaient en train d'accoster. Des guerriers et des sang-froids en sortaient par centaines. Les bretonniens allaient être submergés par le nombre si cela continuait.
    Drella se rapprocha de la côte. Des corsaires descendaient des navires noirs et se formaient des unités. La bataille était visible d'ici. Elle était à à peine un kilomètre. Ils sont trop nombreux, songea Drella, en volant de navire en navire.
    Son esprit s'éleva dans l'air pour mesurer l'ampleur des forces elfiques. Derrière elle, venant de l'horizon, par-delà la mer, une lumière blanche, intense jaillit. C'était une lumière aveuglante. Elle essaya de distinguer quelques formes mais rien de bien précis. Quelque chose approchait.
     Puis le noir. Tout redevint sombre. La pensée de Drella s'égara dans les méandres des dimensions. Le sommeil, apaisant et protecteur, l'entoura.
     
       Les traits de la sorcière se relâchèrent. Elle dormit paisiblement, ses cheveux aux reflets dorés emmêlés sur le sol.      La tête sur ses genoux, Trilian dormait aussi. Il avait demandé à Drella de quoi elle voulait parler en disant : "c'était vous" mais elle n'avait pas voulu répondre. Il la harcela de question tout l'après-midi mais elle faisait mine qu'elle ne savait rien.
     - Ne me faîtes pas croire que ces mots sont sortis de votre bouche par inadvertance damoiselle.
     - Je ne me rappelle plus ce que je voulais dire. Peut-être un souvenir mais il s'est envolé.
     - Je ne vous crois pas.
     - Vos questions m'insupportent ! Et vous devriez vous reposer maintenant. J''ai moi aussi sommeil, se déroba t-elle.
      - Très bien. Gardez vos pensées pour vous-même, avait répondu Trilian irrité.
      Puis le chevalier du Graal s'était assoupit. Ses nuits avaient été assez perturbées depuis qu'il avait été emmené en esclave sur ce territoire maudit. La nuit dernière fut la seule ou il dormit d'un sommeil de plomb.
        Mais ce soir-là, des souvenirs rejaillirent des profondeurs de son esprit ...

--Message edité par hadeth le 2006-01-29 16:52:02--

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

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 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 29/01/2006 16:26:33
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très bon texte
un peu brouillon et confus toutefois surtout lors des batailles, mais ça rend plus réaliste l'histoire par la suite, après tout c'est un rêve...
j'attends la suite avec impatience

note; 17/20

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 hadeth
 Messages postés : 262
 Chevalier
 hadeth
  Posté le 30/01/2006 20:06:17
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  La suite du texte précédents. Ces deux derniers ne forment en fait qu'un seul et même chapitre que j'ai coupé en deux pour le poster.

                       Souvenirs

    Mais ce soir-là, des souvenirs rejaillirent des profondeurs de son esprit.


     Vingt ans plus tôt, Trilian devait avoir une trentaine d'année. Il était un fier chevalier du royaume de Parravon ayant abandonné sa lance pour débuter sa quête du Graal. Ses traits étaient plus fins, son visage portait moins de rides, et il n'avait pas encore sa courte barbe blanche. Son cheval noir portait un caparaçon qui arborait toujours les mêmes couleurs : le blanc et le bleu.
     Trilian était au sud du royaume de bretonnie depuis quelques jours. Il venait d'arriver dans un petit village alors qu'il était attaqué par une dizaine de brigand.
    " Où est votre chef raclures ! Avait crié le chevalier
    - Ohoh, un chevalier de la quête rien que pour nous. Et bien sûr de beaux trésors dans ses bagages.
    Celui qui avait parlé était un grand homme à forte carrure. Il avait un bandeau sur l'œil gauche, une énorme balafre en dépassait. Ss vêtements étaient rapiécés, certainement cousus à la main. Il avait un aspect sale. Dans ses mains, une jeune femme se débattait.
    - Lâche-la tout de suite !
    - Sinon ?
    - Sinon tu ne pourras pas te vanter ce soir d'avoir la tête sur les épaules ordure.
         - Je ne savais pas les chevaliers si impolis. Utiliser un tel langage ! Mon dieu …
           Les brigands se mirent à rire. Trilian n'aimait pas qu'on se moque de lui. La fierté est une des principales vertus du chevalier. Défendre son honneur est également vital.
       - Je me présente, continua le chef des voleurs, je suis Ardred de Moussillon. J'ai quitté ma belle cité parce qu'on a été rejeté mes gars et moi. Dans cette partie du royaume, j'aime faire la loi. Les gens ont l'habitude. Vois-tu, c'est eux qui m'ont offert cette magnifique créature.
Il embrassa de force la damoiselle qui se débattait.
     - Ecoute-moi bien. Peut-être que dans ce coin les paysans ont peur quand tu rotes, mais moi, les montagnes s'écartent quand je crie. J'ai aussi pour habitude de faire tomber les têtes des gens que je ne supporte pas.
     - Voyez-vous ça ! Un chevalier qui fait de l'humour. C'est ridicule.
     - Ce qui est ridicule, c'est que tu ne te rendes pas compte que tu as déjà un pied dans la tombe. En fait, tu étais déjà mort au moment où j'ai posé les yeux sur ta misérable tête. Dis-moi, ça fait quoi de ne pouvoir voir que la moitié des choses, borgne ?
     - Espèce d'insolent ! Je vais te montrer  ce qui arrive à ceux qui ne respectent pas Asdred le Grand.
     - Asdred l'estropié serait plus approprié non ?
    - Grrr ! Je vais te torturer jusqu'à ce que tu pleures ta sale mère enfoiré.
       - Ahaha ! La colère ! C'est bien une arme de faible. Comme tes menaces. Et maintenant, je te conseille de te retourner, si tu veux voir ta mort en face.
        Asdred et tous ses hommes se retournèrent. Une flèche déchira l'air et s'enfonça profondément dans le front du chef des voleurs. Un jeune paysan l'avait tirée à une quinzaine de pas. Trilian les avait occupés pour que le tireur se rapproche. Les voleurs regardèrent leur chef s'écrouler lourdement en arrière. Puis il y eut un son de heaume que l'on met en place, et celui violent de sabots. Un premier brigand fut écrasé par le destrier de Trilian avant qu'il n'ait put faire volte-face. L'épée lourde du chevalier virevolta dans les airs. Il pourfendit la tête d'un brigand, pendant que son cheval en piétinait un autre. Il enfonça sa lame dans la poitrine d'un autre et trancha le visage d'un troisième. D'un revers, il acheva un homme derrière lui. Les quelques survivants s'enfuirent. Le chevalier du Graal eut tôt fait de les rattraper pour les mettre à mort.
       Il revint lentement vers le village et descendit de sa monture. Il ordonna de brûler les corps et alla parler au tireur.
    - Bonjour paysan, dit-il d'un ton supérieur. Tu manie bien l'arc dis-moi ! Et j'ai aimé la façon dont on s'est compris d'un simple regard. Ces armes sont des affaires de lâche et indigne de mon sang bleu mais nous avons besoin d'homme comme toi dans l'armée. Je suis un chevalier de Parravon. Va voir le Duc et annonce lui que Trilian t'envoie. Tu pourras ainsi entrer comme archer à son compte. Le salaire est bien au-dessus de celui de fermier.
    - Merci messires. Z'êtes trop bons pour moi.
    Le paysan se mit à genoux et baisa les solerets du chevalier.
    - Assez ! Il faut que je parte maintenant. Mais d'abord …
    Il se rapprocha de la jeune damoiselle prise en otage.
    - Je dois avouer que cela me brise le cœur qu'un si joli visage ne soit pas celui d'une noble Dame. Assurément, j'aurais adoré passé ma vie à vos cotés. Quel dommage ! Et bien … Il faut que je m'en aille. J'ai des affaires importantes. Au revoir.
Trilian, malgré son origine, baisa la main de la paysanne avant de remonter sur son cheval.
    - Allez Hednar, en avant !
    Trilian pénétra dans un petit bois, proche du village, où coulait un petit cours d'eau. Il y abreuva son cheval. C'est alors qu'une forme se dessina à la surface. Le liquide s'éleva dans les airs et prit une apparence humaine. Un femme splendide. Elle continua de s'élever. Elle avait de longs cheveux noirs et des iris bleus. Elle parla au chevalier sans détour.
     "Chevalier Trilian. Tu es à la recherche du Graal. Je me nomme Estriana. Les légendes parlent de moi comme étant la fée enchanteresse. Ton cœur est pur. La Dame du Lac veut te voir. Suis-moi."
           Trilian n'eut pas le temps de prononcer le moindre mot. Il fut si surpris qu'il regarda sans bouger la femme s'éloigner. Elle flottait à une coudée au-dessus du sol. Sa silhouette fine, son galbe, tout était parfait.
          Trilian reprit ses esprits et commença à avancer. La fée avançait toujours. Elle était à une centaine de pas devant lui. C'est alors qu'il aperçut, entre les arbres, une vieille ferme. Devant la bâtisse, se tenait une petite fille. Elle tenait dans les mains un sceptre étrange. Autour d'elle, les feuilles s'envolaient en une spirale. Ses cheveux flottaient comme un étendard d'or. Une aura blanche entourait la petite fille. Trilian essaya de voir ce qu'elle fixait. Son regard était rivé sur la fée qui lui tournait le dos. Elle brandit soudainement les mains en avant et poussa un petit cri aigu. Trilian comprit aussitôt ce qui se passait, elle voulait s'en prendre à la fée. Il se jeta alors entre la cible et la petite fille. Un éclair bleu jaillit du sceptre. Trilian le reçu dans le dos. Son corps fut projeté contre un arbre. Il perdit connaissance. La cicatrice laissait échapper une fine fumée blanche.
      Ce fut le vide, le néant. Plus aucune image ne parvint au chevalier. Plus aucun son. Le monde disparut. Il s'évanouit.
    Ses yeux se rouvrirent lentement. Le son des oiseaux qui chantaient lui parvint aux oreilles. Il était toujours dans la même forêt, allongé sur le sol. Mais on l'avait amené devant un lac d'eau claire. La fée enchanteresse avait disparut, et plus aucune trace non plus de la petite fille. Derrière lui, une voix douce l'appela :
    - Bonjour, chevalier.
    Trilian se retourna en se mettant sur ses jambes. Il plaça rapidement sa main au pommeau de son épée.
    - Du calme. Je ne te veux aucun mal. Tu me cherchais, et me voici.
    - Vous …, Trilian ne pouvait pas articuler, il tremblait. Etes-vous la Dame du Lac ?
    - Je le suis, en effet.
    Son visage était radieux. Sa beauté dépassait toute les autres que Trilian avait put voir dans ce monde. C'était une beauté divine. Elle lui souriait gentiment et lui proposa de boire. Elle lui tendit une coupe remplit d'eau fraîche. Il l'accepta et but quelques gorgées avant de se rendre compte de ce qu'il faisait.
    - Est-ce que c'est …
    - Le Graal ? Oui. Tu tiens entre les mains l'objet de ta quête.
    Trilian tendit aussitôt l'objet sacré a la Dame. Il n'était pas digne d'un tel honneur. Il le sentait.
    - Tu es humble, chevalier Trilian. Mais plus que tout, tu dois me faire confiance. Parce que moi, j'ai confiance en toi. Tu es parfaitement digne de boire au Graal.
    La Dame lisait dans ses pensées.
    - J'ai ressentit en toi un cœur pur et un grand courage. Mais plus que cela encore. Il y a un toi quelque chose d'exceptionnel. Sais-tu que tu me fais penser à quelqu'un ?
    - A qui vous fais-je penser, ma Dame ?
    - Je te le présenterais, il arrive. Mais pour le moment, je dois te bénir de ma grâce.
    Elle leva ses bras vers le ciel. Ils étaient fins et gracieux. Des paillettes d'argents jaillirent de ses doigts. Ils enveloppèrent Trilian comme un drap. Le chevalier sentit ses forces se décupler. Son esprit n'était soudain plus embrumé par le doute. Tout était clair. La vérité du monde se présenta devant ses yeux. Ses questions trouvèrent des réponses, ses peurs disparurent. Il était bien. Le chevalier se laissa porter dans ce monde de paix.
    Après quelques minutes. Le voile se leva. Il regarda la Dame du Lac qui lui souriait toujours. Il sourit à son tour. Il tira son épée et la déposa devant lui en s'agenouillant.
    - Je jure, ma Dame, que je protègerait le Bretonnie contre tous les malheurs. Je mets ma vie au service du royaume. Et je mets mon âme au service de votre bonté. Je vous appartiens.
    - Relevez-vous chevalier. Ils font tous la même chose ! Je sais tout cela. Je ne vous aurais pas béni si tel n'était pas le cas. Un jour, je vous le dis, vous serez d'une grande aide à la bretonnie. Un jour Trilian, vous sauverez le royaume. En toi, il y a l'âme d'un grand guerrier et ton cœur est pur. Il restait quelques peurs mais je les ai balayées. Fais de ton mieux. Je crois en toi.
    - Vous êtes trop bonne ma Dame. Trilian inclina la tête et mis son bras droit sur son cœur. J'espère ne pas vous décevoir.
    - J'espère aussi ! Ah ! Voici celui que je voulais te présenter. Tu es le premier à lui parler mais j'ai tenu à ce que vous vous voyez. A vrai dire, lui et toi êtes les seuls qui peuvent se vanter d'avoir aider Estriana.
    - Hein ? Je voulais vous poser une question, puis-je ?
    - Vas-y
    - Cette petite fille. Qui était-elle ?
    - Oh ! Elle ne voulait pas tuer la fée si c'est ce que tu penses. Mais c'est assez long à expliquer. Et les chevaliers ne peuvent comprendre pas ces choses là.
    Un cheval arriva devant le lac, au pas. Il avait des yeux vert émeraude. Son caparaçon resplendissait. Celui qui le montait avait un heaume d'argent surmonté d'une coiffe verte.
    - Chevalier de Sinople, je te présente Trilian. Chevalier du Graal du dûcher de Parravon.
    - Bonjour à toi, mon ami. Salua le chevalier éthéré.
   
     Les yeux de Trilian S'ouvrirent doucement. Les quelques rayons du soleil l'éblouissaient. C'était le matin. A coté de lui, Drella dormait paisiblement. Le ciel était bleu, une magnifique journée s'annonçait.

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

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 hadeth
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 Chevalier
 hadeth
  Posté le 05/02/2006 19:10:31
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La suite :

                                        Dilemme

            Les premiers rayons du soleil venaient illuminer l’horizon quand Drella sortit lentement de son sommeil. Elle s’étira et ouvrit les yeux. Machinalement, elle se tourna sur le coté pour prendre Trilian sous son bras, mais elle ne sentit que le sol. Le chevalier n’était plus là. Elle se redressa vivement pour observer les alentours. Un des deux chevaux avait disparut, les armes aussi. Du bois avait été regroupé en un petit monticule comme pour préparer un feu. Aucune trace de l’homme nulle part. Drella n’en croyait pas ses yeux. Comment pouvait-il l’avoir abandonné alors que la veille il lui avait dit qu’il l’aimait ? Il lui avait sauvé la vie et elle s’était occupé de lui ensuite. Les chevaliers n’ont-ils donc aucune reconnaissance ? La rumeur disant qu’ils aimaient seulement leurs chevaux devait être vraie. La sorcière enragea. Elle serra les dents et frappa du poing sur le sol.
     - Je te déteste, jura t-elle entre ses dents, salaud !
     Ses cheveux passaient sur son visage endormi dont les traits exprimaient la colère. Mais en elle, c’était surtout la déception qui régnait. Elle pensait que cet homme était sincère. Finalement, il était comme tous les autres. Tous ceux dont on nous met en garde.
     - C’est de moi que tu parles, damoiselle ?
     La voix qui lui avait répondu venait de derrière. Trilian était à cheval, deux lapins pendaient à sa ceinture épaisse. Il portait l’épée et il avait recouvert son corps d’une large peau de bête, elle devait être énorme. Drella se demanda comment il l’avait chassé. Il descendit lestement et se dirigea vers le feu, sans embrasser Drella, sans même la regarder. Il détacha et posa les lapins à coté du feu. Il sortit d’un sac des baies et diverses graines trouvées sur le sol. Il en jeta quelques-unes unes au milieu des branches. Il versa un peu d’huile de lanterne qu’il conservait dans une petite fiole, et fit des étincelles en frappant deux pierres l’une contre l’autre. Le feu prit rapidement. Les graines faisaient crépiter le brasier. Il dépeça les lapins tandis que Drella s’asseyait en silence face à lui. Trilian ne la regarda toujours pas. Il mit la viande au-dessus des flammes, embrochée sur de courts bouts de bois. Quand elle fut prête, il la retira des flammes et attendit qu’elle refroidisse quelque peu. La femme remarqua que ses blessures s’étaient refermée très rapidement. Le sang ne coulait plus. Etrange … Mais après tout, il était sous la bénédiction de la Dame. Elle chassa ces idées et fixa le chevalier.
     Ni l’un ni l’autre parlait, l’atmosphère était tendue. Drella se sentait mal à l’aise. Elle l’avait injurié, il l’avait entendu. Etait-ce pour cela qu’il ne lui adressait pas la parole ? Elle ne savait pas très bien. Elle avait eu tord de douter de lui, la culpabilité la gagna. Mais il y avait autre chose. Même en colère, Trilian aurait dû la regarder. Elle semblait être une étrangère tout à coup. Que s’était-il passé ?
     Trilian ouvrit enfin la bouche pour parler, tout en gardant les yeux vers les flammes qui ondulaient :
     « Ces lapins seront suffisants pour ce matin, nous devrions pouvoir tenir jusqu’à ce-midi.
     - Trilian …
     Drella aurait voulu lui demander ce qui n’allait pas, mais les mots ne sortaient pas. Elle sentait qu’elle ne devait pas parler. Ce n’était pas le moment. Elle retint alors ses mots et le laissa continuer.
     Trilian, dans un geste presque imperceptible, posa sa main sur l’épée elfique, la tira du fourreau et la pointa vers la gorge de la sorcière.
     - Qui es-tu ? Il regardait toujours les flammes, pourtant la lame pointait exactement la trachée de la femme, prise au dépourvue.
     - Qu’est-ce qui te prends ? Tu le sais, je suis Drella …
     - Je m’en fou de ton nom ! La coupa t-il. Ce que je veux savoir c’est qui tu es pour la bretonnie ! Une sorcière au service de le Dame, c’est ce que tu m’avais dit. Mais c’est faux. Cette nuit je me suis souvenu de toi. Quand je t’ai rencontré, il y a de ça des années.
     - Alors c’était bien toi que j’ai blessé dans le dos.
     - Tu avoues ? Traîtresse ! Je vais te faire payer ton affront !
     Trilian se leva en gardant la pointe dirigée vers Drella. Il la fixa dans les yeux. Il y avait dans son regard quelque chose de terrifiant. La colère se lisait au fond de lui. Il semblait lutter pour ne pas déchaîner sa rage sur la femme qu’il aimait tant. Ses iris brillaient, les larmes envahissaient ses yeux.
     - Comment peux-tu espérer que je t’aime alors que tu trahis la bretonnie ! Je vais te tuer ! Ici et maintenant !
     - La fée m’avait dit que les chevaliers ne comprenaient pas certaines choses de la magie. Et elle avait raison. Tu ne sais rien de ce que je faisais. Mais je vais essayer de t’expliquer. Te faire voir que tu te trompes gravement à mon sujet.
Trilian ne pouvait pas baisser sa lame. Le soleil brillait sur l’acier étincelant qu’il venait d’aiguiser.
     Ce rêve avait réveillé en lui d’anciens souvenirs qu’il avait oubliés. Et avec eux, certains détails, dont la petite fille, et le sceptre qu’elle tenait. Le même que Drella avait utilisé contre les cavaliers noirs. Ce même corps de pégase argenté, et le manche sertit de joyaux rouges. Quand il s’était réveillé, le matin, et l’avait vu, ce fut comme si de l’eau glacée lui transperçait le corps et emportait son âme. Il s’était rendu compte que la petite fille et Drella était la même personne, c’est de ça qu’elle voulait parler la veille. Les sentiments s’étaient bousculés en lui, en l’espace de quelques secondes. Le capharnaüm de ses émotions s’amplifiait à chaque seconde où il la regardait. Il ne savait plus quoi faire. La trahison de cette femme et l’honneur de son rang défiait l’amour et le bonheur qu’il ressentait. Ce même amour qui avait fait fuir la solitude qui assombrissait son cœur. C’était dur de réfléchir correctement et si vite. Alors il était partit en forêt, pour chasser et ramasser des fruits. Sur le chemin il avait eu le temps de réfléchir. Le code chevaleresque et le serment du Graal étaient strict, aucun sentiment ne dois écarter le chevalier de son but premier : servir le royaume et la Dame. Il ramassa une pierre assez polie et commença à aiguiser l’épée volée, puis, après une heure de balade, il revint au campement. Mais ses sentiments étaient bel et bien présents et il ne pouvait pas tuer cette femme sans lui demander des explications auparavant.

     - Je te laisse une chance, parce que tu comptes pour moi. Mais sache que nombre d’ennemis seraient déjà décapités à ta place. Profite de ta chance. Parle !

--Message edité par hadeth le 2006-02-05 22:16:06--

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

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 hadeth
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 Chevalier
 hadeth
  Posté le 09/02/2006 21:06:08
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Encore un bout ! Régalez vous de ça et donez moi vos avis !


                                  L'honneur du chevalier

     Drella se leva alors que Trilian baissait son arme. Les yeux du chevaliers brillaient de rage et de tristesse. Drella voulut s'approcher de lui.
     - Reste où tu es, sorcière !
     - Tu ne comprends pas. Asseyons-nous, que je t'explique calmement.
     - Je n'ai aucune envie de m'asseoir. Convint-moi ou tu mourras.
     - Comme tu voudras. Je ne sais pas si tu sais comment son élevées les jeunes filles qui montrent des prédispositions à la mantique et à la magie. Leur potentiel magique est détecté très tôt par la Dame du Lac qui demande à la Fée enchanteresse d'aller quérir la jeune sorcière. Souvent, les fermiers renient les enfants qui ont de tels dont, parce qu'ils en ont peur. Certains vont jusqu'à les tuer. C'est pourquoi elles sont arrachées à leurs parents et initiées aux secrets des arcanes. Après quelques temps on les envoie en Empire pour qu'elles complètent leurs connaissances.
     - Qu'est-ce que ça a à voir ?
     - Attends, j'y viens. Même s'il y a peu de sorcières en bretonnie, leur initiation est soumise une sorte de test d'entrée. La Dame veut être sûre que nous sommes assez douées pour défendre son royaume. Quand Estriana …
     - Tu connais son nom ? La coupa Trilian.
     - Evidemment. C'est Estriana elle-même qui …
     La sorcière fut à nouveau interrompu. Un bruit venait d'attirer l'attention de Trilian. Le vent faisait bruisser les feuilles des quelques arbres alentour mais ce qu'il venait d'entendre était différent. Ca n'était pas coordonné avec le sens de la brise. Il fit signe à Drella de s'accroupir, elle obéit aussitôt sous la menace de la lame.
     Trilian resta debout. Il scruta les alentours en silence. Les ormes argentés s'inclinaient doucement quand l'air passait dans leur feuillage. Il n'y avait rien sur les branches, mais ces jours en ces terres noires lui avaient appris à se méfier de tout. Y compris de la nature. Il tenait toujours l'épée vers le sol. Un autre bruit, derrière. Il se retourna mais il n'y avait toujours rien. Drella voulut se lever pour observer mais il l'en empêcha.
     - Reste au sol. Ca vient …
     Au-dessus de lui, une branche claqua et une ombre s'abattit sur lui. Il para l'attaque et recula hors de portée de son adversaire. C'était un elfe noir habillé d'une tunique sombre, la tête cachée sous une épaisse capuche. Dans sa main droite, une lame elfique légère, et à son poignet, un ruban de soie rouge. Dans l'autre main, il tenait une arbalète de poing. Comment Etait-il arrivé ici sans que Trilian s'en aperçoive ? Incroyable, pensa t-il, on dirait une ombre. Trilian réagit subitement quand un bruit de corde retentit derrière lui. Il se plongea sur le coté et un carreau vint de s'enfoncer dans la terre à l'endroit où il était un instant plus tôt.
     - Et merde ! Jura le chevalier.
     Il bondit en avant et engagea le combat contre le druchii devant lui. L'elfe maniait la fine lame d'une seule main et paraît toutes les attaques de Trilian. Le chevalier empoigna le pommeau à deux mains mas cela ne changea rien. Quand le druchii ne pouvait pas parer, il esquivait simplement l'attaque. Trilian le fit reculer en taillant l'air de coups puissants. Mais aucun de toucha la cible. Soudain, un roc perçât le corps de l'elfe, Drella se tenait derrière, son sceptre à la main, sa puissance magique en action. Trilian n'avait rien vu, il ne put s'empêcher de penser que s'il avait été la cible, il n'aurait pas pu esquiver. La mort avait été foudroyante, imparable et silencieuse. La capuche de l'adversaire tomba en arrière pour découvrir un visage effilé aux traits fins, un sourire malfaisant laissait échapper un filet de sang. Il tomba en avant.
      Trilian eut juste le temps de voir Drella qu'il entendit derrière lui d'autres elfes descendre des arbres se relever de sous leurs capes posées au sol, invisibles. Ils étaient une dizaine, tous armés de la même façon que le premier. Trilian se mit en garde face à eux, l'épée au niveau des yeux. L'assaut fut donné. Drella fit sortir du sol plusieurs pals rocheux mais les druchiis sautèrent, plongèrent, tournoyèrent, pour les éviter avec grâce. Trilian frapper d'estoc vers le premier elfe qui était devant lui. L'adversaire tourbillonna et passa dans le dos du chevalier. Trilian eut juste le temps de parer le coup qui venait de l'arrière avec se garde. Il frappa à nouveau mais l'elfe sauta dans les airs. Il fut stopper dans sa chute par un projectile violent qui lui arracha la tête des épaules. Drella mitraillait les assaillant grâce à ses pouvoirs. Trilian retourna se battre. Deux elfes étaient face à lu. Il ne pouvait attaquer, les parades et les esquives étaient bien trop rapides a exécuter. Il sentit le froid d'une lame passer sur son bras droit, mais la blessure n'était pas profonde. Un des deux druchiis plaça soudain son bras sur l'épaule du chevalier qui le fixa dans les yeux. Il ne comprenait pas ce que voulais dire cet air machiavélique sur le visage blanc de l'elfe. Quand il compris, c'était trop tard. La flèche fut décochée derrière la nuque de Trilian et Drella la reçut de plein fouet.
     - Drella ! Cria Trilian.
     Dans sa rage, sa force se décupla. Il repoussa le tireur et l'éviscéra violemment. L'elfe à coté de lui voulu parer l'épée du chevalier du Graal mais il eut le crâne fracturé au lieu de ça. Trilian couru vers la sorcière, allongée sur le sol.
     - Tr … Trilian, balbutia t-elle.
     - Je suis désolé. Trilian pleurait, les ombres les encerclèrent.
     - Si j'ai attaqué la Fée, c'est que c'était le test … elle …. me l'avait demandé …
     La tête de Drella bascula en arrière, ses yeux restèrent grand ouverts. Trilian passa une main sur son corps où la flèche l'avait atteinte. Le poumon avait dû être transpercé. Elle était morte. Les larmes coururent sur les joues de l'homme qui ne voulait pas croire ce qui arrivait. Le chevalier se releva, abandonna le corps de la femme sur le sol, fixant ses ennemis avec la plus grande haine possible. Il venait de perdre ce pourquoi il aurait voulu mourir. Il n'avait jamais vraiment douté d'elle, il voulait juste des explications. C'était le code de chevalerie qui lui dictait ses actions et ses pensées. Il savait, au fond de lui, qu'elle n'était pas mauvaise mais l'une des dernières choses qu'il lui ait dite était une insulte. La douleur était profonde et omniprésente. Ses bras tremblaient de rage. Un des elfes, certainement le chef, leva son arbalète en avant et décocha une flèche. Trilian écarquilla les yeux. La flèche lui passa à quelques centimètres de l'oreille, il entendit l'air se déchirer. Le crâne de la sorcière explosa sous l'impact.
     - Tu vas mourir, humain. Dit calmement le tireur en le défiant du regard.
     Trilian ne put se retenir. Il courut en avant sans savoir ce qu'il faisait. Son bras était guidé par la colère. Il décapita d'un geste l'elfe aux cheveux blancs, qui venait de tirer. Le cercle d'ennemis se referma sur lui. Il ne se protégeait plus, il voulait tuer. Tuer le plus d'ennemis possibles!
     - Assassins ! Hurla t-il.
     Sa lame frappait l'air mais ne rencontrait jamais la moindre chair. Il s'épuisait rapidement, ses ennemis se rapprochèrent encore.
     Tout à coup, un éclair jaillit sur la droite. Deux pointes brillantes apparurent à travers la poitrine d'une des ombres. Le sang ruisselait le long de l'acier et le corps tomba. Trilian fut surpris de ce qu'il vit derrière. Un elfe, vêtu d'une tunique noire et d'une ceinture pourpre. Il ne laissa aucun temps de surprise aux ennemis surpris. Il se jeta sur le premier et lui trancha les jambes de ses deux lames. Il passa au suivant tel un tourbillon de tempête. Il était agile et destructeur, rapide et précis.
     Quelques minutes lui suffirent pour mettre fin aux vies de tous les druchiis venus pour tuer le couple bretonnien. Il enleva le foulard pourpre qui lui cachait le visage et parla à Trilian.
     - Je sais qui tu es, chevalier Trilian. Ces hommes étaient à ta recherche, d'autres vont venir. Dépêchons-nous.
     - Mais … qui êtes-vous ?
     - tu m'as déjà vu, il y a deux ans il me semble. Tu ne te souviens pas.
     Trilian chercha dans ses souvenirs les plus profonds mais il était sûr n'avoir jamais rencontré d'elfe noir auparavant.
     - Tu es une vermine, tout comme ces elfes. Je devrais te tuer.
     - Alors que je viens de te sauver la vie. Les chevaliers bretonniens n'ont-ils donc aucun sens de la justice ?
     - Tu aurais pu la sauver, elle ! Cria Trilian.
     - Drella est morte, et c'est triste. Mais tu es un chevalier de bretonnie. "Qu'importe tes sentiments, tu dois servir ton royaume". N'est-ce pas une phrase du serment du chevalier ?
     - Comment connais-tu cela ? Les paysans ne le connaissent pas … Comment un elfe noir pourrait-il savoir quelque chose de cela ?
     - je t'expliquerai tout ça. Mais nous devons partir.
     - Comment te faire confiance ? Les gens de ta race poignarderaient leurs frères dans le dos pendant leur sommeil par pur plaisir.
     - Hmm, c'est vrai. J'ai moi-même assassiné mon père. Mais cela n'a aucune importance. Je ne suis pas un elfe noir, je viens de la même contrée que toi, puisque je suis né en Athel Loren. Bien que je n'y suis pas resté plus de dix ans. Je pense que ceci devrait te rafraîchir la mémoire. Je connais l'existence du joyau de Yleusis Edrel que tu portes en toi.
     - Qu … Iludil ?
     - En personne. Et maintenant en route.
     - Je ne peux pas abandonner le corps de Drella.
     - Il le faut pourtant, nous devons aller sur le bord de l'île. La bretonnie a besoin de toi.
     - et pourquoi ?
     - J'ai vu les troupes elfes noires se rassembler. Ceux qui t'ont emmené ici étaient de simples éclaireurs chargés de recueillir des informations sur le Royaume. Bientôt ils attaqueront et les chevaliers ne seront pas prêts.
     - Pourquoi m'aides-tu Iludil ? Je ne t'ai jamais porté dans mon cœur et tu n'es pas du genre à suivre les règles. Alors qu'as-tu à faire de la bretonnie ?
     - Je n'aime pas les règles mais je recherche un trésor que tu détiens. Je veux ce joyau et je vais te ramener en bretonnie pour l'avoir. Là-bas, un chirurgien t'opérera.
     - Je n'accepterai pas.
     - Tu me dois ça, je viens de te sauver la vie. Et tu sais que le joyau d'Yleusis pourrait sauver la mienne.
     Trilian savait de quoi voulait parler l'elfe sylvain. Il accepta car il n'aurait pas été digne d'être un chevalier s'il refusait. Il devait ce service à cet assassin qu'il haïssait tant et qui venait de lui sauver la vie. Quelle ironie, pensa t-il.
     Iludil nettoya ses lames courbes et les rangea. Il sortit aussi un long drap noir et une ceinture cloutée d'argent qu'il donna à Trilian. Le chevalier s'habilla rapidement, il avait l'air d'un sage-guerrier ainsi vêtu. Ils partirent vers l'ouest à cheval, Iludil avait dit que les falaises étaient à à peine un jour de route.

--Message edité par hadeth le 2006-02-20 20:44:57--

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

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