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forum Index du forum forumVos créations, background et récits... forumConcours de nouvelles Février 2006

Auteur : Sujet: Concours de nouvelles Février 2006  Bas
 Wordrantz
 Modérateur
 Messages postés : 605
 Seigneur
 Wordrantz
  Posté le 02/02/2006 15:23:09
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Il a été établi que la mise en œuvre de règles contraignantes nuirait à la convivialité de ce concours, et risquerait de produire un effet « rédaction de français ». Il serait surtout déplaisant de diminuer le nombre de participants : c’est pourquoi le projet de règle est abandonné (donc pas de limitation du nombre de ligne, présence de descrïption,…et encore moins d’un thème spécial : récit de duel, compte rendu de la bataille à un autre général,…)

Je ferme cette parenthèse, pour vous annoncer donc que ce mois-ci encore le concours de liste sera No-Limit. ^^Thème libre donc.
Amusez –vous bien.

--Message edité par Theobald le 2006-03-05 12:36:20--

http://img234.imageshack.us/img234/7569/bannire1xa.jpg
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http://img154.imageshack.us/img154/9012/wordrantz7tw.jpg
 hadeth
 Messages postés : 262
 Chevalier
 hadeth
  Posté le 02/02/2006 18:33:40
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Allez, je perds pas de temps, j'y vais ! Alors voila une petite histoire rapide, avec peu de combats, c'est pour changer. Il ya surtout des petits dialogues. Je pense que je la continurai, ce début m'inspire !



         Le montant de bois claqua que l'homme poussa la porte du pied. Il entra dans la taverne. Tous les buveurs attablés se turent et le regardèrent marcher tranquillement vers le comptoir. Il n'était pas d'ici, ça se voyait à son allure et à sa démarche. Les bretonniens sont d'ordinaire des gens larges d'épaules, et robustes. Fermiers ou chevaliers. Lui il était différent, étrange. Un long drapé noir lui recouvrait les épaules et s'enroulait autour de son tronc. A la taille, une large ceinture de tissu pourpre tenait le tissu. Sa silhouette était fine et élancée. De longs cheveux blancs tombaient dans son dos, attachés par un lien juste derrière la tête.
    "Tavernier, dit-il
    Sa voix avait quelque chose de calme et d'effrayant à la fois. Il chercha dans sa ceinture quelques pièces d'or incrustées d'argent, et les tendit au tavernier. Ce-dernier était un homme avec un certain embonpoint, moustachu et bon rieur. Un tavernier comme un autre. Mais il se tut quand le nouvel arrivant lui parla.
    - Servez-vous de l'ale dans cet endroit ?
    - Bien sûr messire, mais nous ne le servons pas à n'importe qui. Dites-moi votre nom, d'où vous venez, et, s'il vous plait, découvrez votre visage.
    - Comme vous voudrez.
    Le grand homme tira sur l'écharpe mauve qui lui recouvrait le nez et la bouche. Il avait un visage fin, aux traits gracieux.
    - Je me nomme Iludil, et je viens de loin par-delà les mers. Je ne sais plus très bien d'où. Je me souviens juste que le navire sur lequel j'étais à rencontrer des récifs et à coulé. Cela fait trois jours que j'ai échoué sur une des plages de ce royaume. J'ai faim et soif, et j'aimerais que vous me donniez ce que je vous demande. J'ai de quoi payer.
    Il posa la main sur le comptoir et y déposa cinq pièces elfiques. La monnaie elfique était bien plus riche en détails que les simples pièces d'or ou d'argent bretonniennes. Le tavernier fut impressionner de voir ces pièces. Il les prit et les rangea précipitamment dans sa poche.
    - Monseigneur, vous êtes mon hôte. Je vous sers à boire pour toute la soirée.
    - Ce ne sera pas nécessaire. Je veux juste boire et manger autant que j'en ai besoin. Pas plus. Pas moins.
    - Comme il vous sierra.
    L'homme eut toute l'ale qu'il voulait, à peine deux chopines. Il mangea à sa faim et discuta brièvement avec le tavernier. Il posa des questions sur la bretonnie, les rapports avec les elfes d'Ulthuan, le roi, la seigneurie, la chevalerie. Mais ils furent coupés quand la porte fut encore une fois ouverte violemment.
    - Nous savons qu'un elfe se cache dans cette taverne. N'oppose aucune résistance si tu ne veux pas mourir.
    - Qui sont-ils ? Demanda doucement l'elfe au tavernier.
    - La milice. Et le petit homme à coté d'eux, c'est Drigar. Il gagne sa vie en dénonçant les méfaits des autres. Tout le monde le hait.
    L'elfe remit son écharpe et s'avança vers les hommes armés.
    - Je suis "l'elfe", que me voulez-vous ? Je ne fais de mal à personne il me semble.
    Le chef de la milice dégaina et pointa la lame vers les yeux de l'étranger. Il était petit à coté de l'elfe, et plutôt empoté pour un garde.
    - Les elfes ne sont pas tolérés dans notre royaume. Les elfes sylvains nous attaquent au printemps, les druchiis pillent nos côtes et nous ne connaissons que très peu ceux de l'île.
    - L'île ?
    - L'île au milieu de la mer, où vivent des elfes péteux et fiers d'eux.
    - Péteux ? Et bien, vos idées paraissent bien arrêtées. Mais je ne suis pas un de ces elfes péteux, ne vous en faîtes pas.
    - Alors d'où viens-tu ?
    - Je n'en sais rien, je ne m'en souviens plus.
    - Tu te fou de moi enfoiré ?
    - Pas du tout. J'ai perdu la mémoire  quand je me suis cogné la tête alors que mon navire échouait sur des récifs.
    - Nous t'emmenons au seigneur. Ses geôles iront très bien à un être dans ton genre. N'essaie pas d'opposer une quelconque résistance.
    - Je ne sais pas me battre. Je suis désolé, j'ai aussi oublié ça.
    - Très bien, approche.
    Le chef de la milice lui ligota les mains dans le dos et l'emmena de force hors de la taverne. Drigar les suivit. Il pleuvait des cordes dehors. Le ciel était noir et la foudre cinglait le ciel dans des bruits sourds à en percer les tympans.
     - Vous pouvez reprendre vos occupations, messieurs, lâcha le chef avant de claquer la porte.


    - Drigar est vraiment une enflure, dit le tavernier à un client qu'il connaissait bien. Cet elfe me paraissait très gentil. Et complètement perdu. J'aurais voulu l'aider.
    - Ouais, mais tu sais bien ce qui s'est passé au printemps dernier, la fille du seigneur s'est fait tuer par des asrais. Alors évidemment, maintenant …
    - Je me demande ce que va faire le seigneur.
    - Oui … je ne sais pas non plus.


        Le groupe de garde marchait à travers une rue pavée, leur prisonnier au centre. Drigar suivait toujours, en boitant. Le chef de la milice, Eroin, le regarda et se souvint qu'il était là.
    - Ah oui ! Tiens pour toi, drigar.
    Il jeta trois pièces de bronze sur le sol. Le petit homme aux vêtements déchirés se jeta par terre pour les ramassa. Puis partit en courant, ses cheveux sales dégoulinant.
    Les hommes continuèrent d'avancer. Le château du seigneur s'élevait sur la colline. Ils arrivèrent à la sortie de la ville et commencèrent à grimper en direction du château. Le chemin état pavé et bordé d'herbe et de boue. La pluie redoublait de force. Des éclairs déchiraient le ciel, éclairant au hasard les visages des hommes qui luttaient contre les éléments. L'elfe restait droit, les mains dans le dos. L'eau ruisselait simplement sur ses habits. Il ne s'abritait même pas le visage.
    - Ah ? Dit soudain l'étranger
    - Qu'y a t-il ? Demanda Eroin, en regardant les yeux de l'elfe
    - Je crois que la mémoire me revient, c'est marrant.
    - Et bien parle. Peut-être as-tu une chance de t'en sortir.
    - Il me semble que je suis … attendez, je vérifie.
    L'elfe sauta avec grâce et tourna sur lui-même. Le garde qui tenait sa corde f'écroula sur le sol la tête en avant. Il sortit, d'un coup de pied, l'épée du fourreau du garde allongé. L'épée glissa sur le sol. D'un coup de pied, il frappa le visage de l'homme le plus proche et sauta, le dos sur la lame. Il coupa ses liens habilement. Puis il découvrit deux longues lames courbes de sous sa tunique. Il les empoigna, les dégaina  et trancha l'air. Deux miliciens eurent la gorge tranchée.
    - Mais … que fais-tu ? Tu es fou ? Dit Erouin, tétanisé.
    - Fou ? Mon peuple m'a qualifié d'hérétique, ça doit changer selon les pays.
     Il courut vers le chef de la milice qui posa la main sur son pommeau. Iludil abattit son genou sur le poignet de l'homme pour rengainer la lame. Puis il passa dans son dos et le transperça. Il tourna sur lui-même pour faire face aux deux survivants. Ils partirent en courant.
    - S'il y a au monde quelque chose qui m'excite, c'est bien tuer les gens quand ils s'enfuient !
    L'elfe courut en avant. Ses pas battirent les pavé aussi vite que les gouttes tombaient. Il rejoint rapidement les fuyards et les décapita avec légèreté.
    Eludil lécha le sang qui s'écoulait sur l'acier de ses sabres. Il les laissa sous la pluie un moment pour les laver. Une fois propre, il les rengaina. L'elfe regarda les corps qui jonchaient le chemin. Il était extatique.
    Mais il reprit rapidement un air grave et revint à la réalité.
    - Je n'ai pas le temps de m'amuser, je dois parler au Roy !
    Il retourna en ville. Dans l'ombre de la nuit, il vola un pur-sang et partit au galop vers le château du roy. Il devra remercier le tavernier pour les précieuses informations qu'il lui a transmit.

--Message edité par hadeth le 2006-02-02 22:34:55--

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

http://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 darksharl
 Messages postés : 950
 Seigneur
  Posté le 02/02/2006 21:18:04
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Excsue moi Wordrantz, mais le fait de mettre un thème au contraire fait fonctionner les esprits de chacuns.Personnellement, j'ai peu envie d'écrire sans thème (mais je le ferai ), aussi je pense qu'il vaudrait mieux en donner un...Donne moi en un, et j'écris, c'est simple non?  

On pourrait donc suivre, selon ce qu'a marqué hadeth (joli texte au passage, bravo, j'ai adoré l'ambiance):
L'assassinat (cependant, cela limiterait aux armées elfes noirs et skavens)
L'amnésie (mais ce serait presque du plagiat, le thème était bien trouvé)
Les elfes (un peu restreint)
L'hérésie (j'adore ce mot *___*)

 Wordrantz
 Modérateur
 Messages postés : 605
 Seigneur
 Wordrantz
  Posté le 02/02/2006 22:27:43
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Il ne s'agissait pas de thème ici mais de technique de récit. Si celà vous plait nous pourrons tenter, éffectivement. Mais pour l'heure,...
Quant au thème je comprend que l'inspiration aie du mal à venir, sans thème pour vous inspirer. Mais bon en réfléchissant un peu(et en lisant le bon texte de hadeth ) tu viens d'en trouver 4. Lorsque le thème est libre, impose toi celui d'une scène d'un film que tu as vu, d'un livre qui t'a plu,...Et sans doute que le concours de mars aura un thème spécifique.

Amicalement Wordrantz, si vous avez des suggestions pour améliorer ce concours, ou de thèmes n'ésitez pas en m'en parler par mp. Dans un de mes messages(jusque là pas trop dûr à trouver ) l'icone le plus à droite.

http://img234.imageshack.us/img234/7569/bannire1xa.jpg
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 darksharl
 Messages postés : 950
 Seigneur
  Posté le 03/02/2006 19:59:41
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Dans la citadelle de Malefosse, Khagat marchait nerveusement.Ou plutôt se collait au mur.Ces murs infestés par la moisissure, sombres, illuminés d'une torche tous les dix mètres environ.Les ombres étaient omniprésentes, semblant vouloir engloutir toutes les créatures passant par là.
Oui, les créatures.Les maîtres corrupteurs du clan Moulder faisaient dans cette citadelle leur plus terribles éxpériences.Des rats ogres, jusqu'au golems zombies, monstrueuses créatures de chair morte, animées par la volonté d'un puissant technomage...
Le silence qui emplissait les lieux était parfois troublé par le rugissement de quelque créature corrompue à grands coups de malepierre et de scalpels.
Un rugissement plus fort que les autres se fit entendre.Une porte, seul objet solide dans cette tour de la décomposition, vola en éclats.Khagat se fondit un peu plus dans le mur, ses yeux pleins de pus et de croûtes cherchant à discerner les mouvements dans les ombres alentours. Une chose difforme passa un bras par ce qui fut un temps une porte.Puis sa tête monstrueuse suivit, et enfin son corps démesuré.Le rat ogre fut suivi par ses congénères.L'assassin tapi dans le renfoncement du mur se tendit brusquement: affronter un rat-ogre, voire deux ou trois, était une chose.Mais une dizaine...Il ressentit en lui l'envie de fuir.Les rats ogres le repéreraient à l'odeur, et il valait mieux pour lui périr de leur griffes, plutôt que de survivre pour se faire capturer par les maîtres corrupteurs de Malefosse.S'il était découvert, son contrat tomberait à l'eau.Les rats-ogres reagrdèrent dans sa direction.Et se trainèrent, lentement d'abord, puis plus rapidement.Khagat sortit ses lames de malepierre.Il se prépara à bondir, lorsqu'un râle épouvantable et une odeur de brûlé se firent entendre: les gardes de Malefosse arrivaient pour contenir les rats ogres, à grands renforts de canon à feu.Or, ce dernier venait de réduire en cendres son cinquième ennemi, lorsqu'il explosa, emportant deux autres rats-ogres, et une bonne dizaine de skavens.Les créatures n'étaient plus que quatre.L'action se figea un instant: les skavens parlaient entre eux:
"Vas-y, toi d'abord!
-Non, toi, et je te suis
-Non!
-Vas-y!
-Ou je te tue!"
Profitant de la dispute, les rats-ogres chargèrent les pauvres guerriers, qui furent massacrés à la chaîne, mais eureent tout de même le temps d'en noyer deux sous la masse.
Une fois les guerriers depecés, les rats-ogres se tournèrent vers Khagat.La concentration assombrissait son visage.Il n'avait pas le droit à l'erreur.
Les deux rats-ogres s'élancaient. Khagat lanca dans leurs yeux ses couteaux de malepierre, et leur ouvrit le dos à grands coups de lames.


Trop mal à la tête pour continuer, je ferai ca demain ou un autre jour.

--Message edité par darksharl le 2006-02-10 23:23:54--

 Mengil
 Messages postés : 850
 Seigneur
 Mengil
  Posté le 10/02/2006 22:19:03
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Il existait une légende à Nagaroth, celle d’un homme, Kalak, un assassin comme il en existait tant à l’époque des guerres d’Argarith. Il fit la connaissance de son amour pour le sang vers l’âge de dix ans ; un jour, alors qu’il jouait avec ses camarades, l’un d’eux se moqua de lui, Kalak, encore inconscient de la mort pris un couteau et asséna son camarade d’un coup de couteau en plein cœur. Encore à ce moment il ne trouvait rien de choquant à cela, ce qu’il venait de faire lui paraissait amusant, c’était comme un nouveau jeu qu’il venait de découvrir, c’est pourquoi il recommença sur ses autres amis. Naïf, Kalak attendait qu’ils se relèvent, mais lorsqu’il comprit qu’il attendait en vain, il se mit à pleurer. Considérant qu’il n’avait plus sa place dans ce village Kalak partit errer dans des terres inconnues. En grandissant, Kalak dû survivre à de nombreux dangers, les voleurs, les bêtes sauvages, le climat… Ainsi, en grandissant Kalak devint mercenaire et l’on dit que c’est lui qui a commis le plus de meurtres durant la Grande Guerre d’Argarith.
Ainsi naquit la légende de Kalak l’assassin.

Quelques années plus tard, dans une petite auberge perdue au fin fond de la nature, un homme à capuche rentra :
« Tavernier sert moi ton meilleur vin !
-Oh, inconnu, qui es-tu  pour me donner des ordres ainsi ?
-Je suis un inconnu et il vaudrait mieux que je le reste si tu ne veux pas avoir d’ennuis, répondit l’homme tout en rajustant sa capuche comme pour se cacher… Alors ce vin il vient ? »
L’aubergiste servit l’inconnu sans rajouter un mot et salua en souriant un vieil homme qui venait rentrer :
« Salut Régis ! Ca fait belle lurette qu’on ne s’est pas vu ! Tu nous amène le beau temps j’espère !
-Salut ! Je ne sais pas si j’amène le beau temps mais ce que je sais c’est que j’amène de mauvaises nouvelles.
-Ah…, ajouta l’aubergiste en perdant sa joyeuse mine."
Le vieil homme, Régis, s'approcha de l'aubergiste et lui murmura à l'oreille:
« Je peut te le dire parce que tu es mon ami mais ne le répète pas : l’assassin Kalak est toujours en vie et il paraîtrait qu’il se trouve dans les environs. Non, non, ne t’inquiète pas il n’a pas fait parler de lui depuis la Grande Guerre tu ne risques rien, et de toute façon il ne gagnerait rien à tuer des gens en cette période de paix sinon se faire repérer par la garde du royaume. »
L’inconnu se tourna vers l’homme et lui demanda :
« Alors comme ça l’assassin Kalak n’est pas mort ?
-Euh oui, dit-il après un temps d’hésitation, mais qui êtes vous ?
-Je suis un voyageur errant qui ne sait pas où il va, qui va là ou le mène le chemin qu’il emprunte, répondit l’homme calmement, sans regarder le vieil homme.
-Hm, je n’aime pas spécialement les vermines vagabondes telles que vous, laissez moi  vous fouiller.
-En quel honneur, rétorqua t-il avant d'avaler cul sec son bol de vin ?
-Vous voyez cette tunique, lança t-il en désignant son habit du pouce, c’est celle de la Garde Royale, alors vous feriez d’obéir si vous ne voulez pas avoir d’ennuis, d’ailleurs si vous n’avez rien à vous reprocher vous devriez pas vous révolter.
-Dois-je en déduire de ces mots que vous doutez de mon honnêteté, Monsieur le « Garde Royal » dit l’inconnu d’un ton narquois tout en souriant ?
-Assez ! Tu vas payer pour ton insolence pauvre gueux ! »
Régis sortit son sabre et attaqua l’inconnu d’un coup rapide. L’aubergiste tremblait de peur :
« Dit, Régis,  ne penses-tu pas que tu y es allé un peu fort ? Tu viens de faire un mort dans mon auberge…
-Ne t’inquiètes pas, de toute façon une ordure comme ça ne méritait de vivre, je lui ai même fait l’honneur de périr par un sabre de grande valeur.
-Ré…Régis, bégayait l’aubergiste.
-Je te le dit et te le redit : ne t’inquiètes pas !
-de…derrière toi ! »
L’inconnu se releva, le ventre en charpie.
« C’est donc tout ce dont est capable un Garde Royal, c’est déplorable. Enfin bref, reprenons notre discussion à propos de Kalak. »
Régis prit son épée à deux mains et assaillit Kalak d’un premier coup d’épée que celui-ci esquiva avec une grande facilité, la même scène se reproduit deux fois et Kalak annonça :
« Tu ne comprend donc pas, tu n’es pas de taille face à moi. Le premier coup que j’ai reçu, je n’ai pas cherché à l’éviter, j’ai juste voulu tester ta force, mais figure toi que tu es bien faible. Cela fait quelques semaines que j’ai cherché à me confronter à un garde phénix pour évaluer leur force et toi tu es venu à moi, je t’en remercie.
-Mais pourquoi ?!, cria Régis, désemparé.
-Il faut vraiment tout t’expliquer… »
L’inconnu ôta sa capuche pour faire place au visage d’un jeune homme dénué de toute expression, on se doutait par ce visage que ce garçon avait du avoir une vie difficile, sans joies.  
« Je suis Kalak. »
Ces mots résonnaient dans la tête de Régis avant qu’il ne soit écrasé par un violent coup d’épée. Le tavernier se mit à pleurer :
« Par pitié, laisser moi la vie sauve ! Je ne veut pas laisser mon enfant seul ! Je … »
Kalak ne laissa pas le temps à l’aubergiste de terminer sa phrase, il le décapita avant. Alors dans une folie meurtrière, Kalak tua tous les clients de l’auberge, prit son temps de fouiller toute la maison à la recherche d’un témoin à tuer. Quelques temps après, alors qu’il s’apprêtait à sortir, un enfant rentra dans l’auberge. Kalak n’y prêta pas attention, bien qu’il aimait tuer, c’était contre sa morale de tuer les enfants. L’enfant courait et s’arrêta net à la vue des deux cadavres. Des larmes coulèrent alors de ses yeux, il se rua sur le corps de l’aubergiste et cria : « Papaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! ». Puis il vit le cadavre de Régis et marmonna « Monsieur Elm aussi … »  Entendant cette dernière parole, Kalak eu comme un déclic, il questionna l’enfant :
« Petit, tu peux comment s’appelle le Garde Royal qui gît sur le sol ?
-Il s’appelle Régis Elm. »
Une larme coula de l’œil de Kalak :
« Moi je m’appelle Kalak Elm, et Régis Elm, c’est le nom de mon père, son rêve était de faire parti de la Garde Royale mais elle ne voulait pas de lui à l’époque où j’avais encore ton âge, alors j’ai voulu le venger en décimant tous les Gardes. »
Le visage de Kalak avait changé, certes c’était toujours la même personne, mais quelque chose en lui avait changé : alors qu’il paraissait insensible jusque là, Kalak pleurait et avait l’air triste.
« Ce que j’ai fait est impardonnable, j’ai cherché à me faire oublier si longtemps pour que ma sortie de l’ombre soit grandissime mais tout ce que j’ai réussi à faire c’est tuer la seule personne qui m’était chère. Je vais maintenant partir à la recherche de la vérité. Un dernier mot, petit, ne cherche pas à venger la mort de ton père, ce n’est pas un bon moyen. Dans une ville que j’ai traversé, un dicton dit que les hommes forts qui tiennent vraiment à la vie arrivent à survivre même dans les pires situations, si ton père t’aime vraiment il ne mourra pas, alors reste à ses côtés. ».
Kalak s’en alla.

Les noms des persos, de la guerre ainsi que le nom de la garde ne sont pas définitifs je les ait chosit comma ça par commodité je les changerai plus tard.

--Message edité par Mengil le 2006-02-11 11:06:49--

http://img309.imageshack.us/img309/1127/circuscopier3ae.jpg
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 14/02/2006 14:56:24
Send a private message to Peter von Nebelheim
Saviez vous que le comte Peter von Nebelheim avait un frère? Il partit combattre le Chaos avec Volkmar le Sévère, dans les désolations du Grand Nord...
Vous connaissez la grande histoire, en voici une petite....

               Seul:
             
Elias rêvait. Cauchemardait serait plus approprié, au vu de sa mine tourmentée et des spasmes nerveux qui agitaient parfois son corps. Plongé dans un sommeil agité causé par les drogues que ses geôliers avaient, à son issu, glissés dans sa nourriture, il revivait avec horreur la bataille qui l'avait mené jusqu'ici.
Il les revoyait, les sombres rangs de l'armée de l'Elu, s'amonceler dans la steppe encore et encore, bouchant l'horizon jusqu'aux limites de sa vision. Il vit le combat inégal s'engager entre tous ces hommes, impériaux et kislevites luttant désespérément, non plus pour vaincre, mais bien pour survivre à la marée chaotique qui menaçait de les engloutir. Il revécut sa charge insensée, aux côtés des généraux survivants, vers le Champion des Dieux Sombres, entourée de ses meilleurs guerriers. Enfin, il contempla, impuissant, la lame démoniaque d'Archaon plonger dans le torse de Volkmar le Sévère, éventrant les plates avec facilité. Et puis le regard de braise du vainqueur se posa sur lui, et un coup violent sur la nuque l'envoya dans les limbes.
Elias se réveilla en sursauts, et se cogna aux passages aux barreaux humides de sa cage. Sa cage...
Depuis une semaine horrifique, il était parqué comme une bête par d'immondes hommes-rats, skavens, comme ils se nommaient eux-mêmes, avec les autres blessés survivants de la défaite du Grand Nord, le jour où l'Elu avait envoyé dans la tombe le représentant de son ennemi divin, le jour où la foi en Sigmar des impériaux avait vacillée...
Quand Elias était sorti de l'inconscience, il était déjà enfermé ici, désormais esclave des rats bipèdes. Il lui avait fallu plusieurs jours pour se convaincre que son esprit n'avait pas sombré dans la démence.
Se relevant sur un coude, Elias tenta tant bien que mal de distinguer où il se situait maintenant. Ses derniers souvenirs avant qu'il ne soit drogué faisaient état d'une foule piaillante et crasseuse qui se pressait devant les immenses portes de fer, des portes quigémissaient... Il se rappela également de la rivière grise, de la barque de roche et du passeur démoniaque, dont les yeux brûlaient d'un feu vert maléfique. C'est également là que Piotr, son compagnon d'infortune, malade depuis une paire de nuits, avait rejoint ses dieux nordiques. Elias avait prié pour que son âme ne voit pas le sort que ses geôliers réservaient aux cadavres, à la viande fraîche...
Il s'adossa contre les barreaux glacés, mais il ressentit immédiatement une gêne au niveau de son épaule. Il se tourna et inspecta de la main les tiges de métal corrodé, sans rencontrer de grosses aspérités.
Il voulut se ré appuyer pour soulager son dos fatigué, mais de nouveau, la douleur jaillit à la rencontre de la cage froide, son omoplate droite le lançant violemment.
Elias tordit son bras pour masser son épaule endolorie, mais à son horreur, ses doigts rencontrèrent une plaie sale et poisseuse de sang, suturée à gros points, masquant une bosse dure sous sa peau. Ces démons l'avaient opéré pendant son sommeil!
Il n'eut guère le temps de s'interroger sur la nature ni les effets attendus de cette greffe, ni de s'apitoyer sur son sort, car soudain, une grande troupe de skavens déboula dans la salle. Ils étaient tous armés, et couinaient fiévreusement en rythme avec les cloches en bronze que certains agitaient frénétiquement. Derrière eux, Elias vit s'avancer une foule misérable et hétéroclite, dont les membres pathétiques étaient poussés en avant par la caresse des fouets des rats. Alors que le cortège le dépassait, un massif skaven à la fourrure noire et portant armure et hallebarde s'approcha de sa geôle. Ses petits yeux fouineurs scrutèrent avidement Elias, en même temps que son museau humide s'assurait de la vitalité toute relative de son prisonnier.
"Toi-toi, piailla t'il méchamment en défonçant la serrure d'un revers de son arme ternie, chose-esclave! Toi te battre pour clan Moulder! Toi mourir pour que lui gagne-gagne! Sors vite-vite!"
Elias fut brutalement expulsé de sa cage, et conduit vers les autres esclaves sous la menace de la lame du tueur à fourrure noire, qui repartit alors en quête d'autres "combattants".
L'homme s'assura d'être hors de portée des fouets, et emprunta le goulet suintant qui s'élevait vers la surface. Il arriva enfin sur la plaine venteuse, et l'éclat du soleil l'éblouit.
Devant lui, une autre armée d'hommes-rats. Ceux-là portaient au combat d'étranges machines pétaradantes et fumantes, projetant scories et vapeurs dans le ciel déjà lourd.
Un grognement de colère et de douleur. Sur sa gauche. Elias tourna la tête, et put apercevoir la plus grande fierté de ses gardiens: un troupeau de rats monstrueux, d'au moins dix pieds de haut, se tenant sur deux pattes, et horriblement mutilés, cousus, déchirés et recousus à nouveau, tels de grotesques poupées de chiffon rapiécées.
Les fouets claquèrent derrière lui, et Elias vit son unité partir en courant vers les lignes ennemies, seule. C'était du suicide, ils n'étaient même pas armés! Elias contempla avec effarement les créatures qui couraient, l'entraînaient, vers une mort certaine. D'autres skavens, des gobelins, des hommes, des nains, des elfes, en aucun d'entre eux, il ne décela la moindre étincelle de rébellion face à leur sort horrible. Ils étaient déjà morts, des morts courant vers leur destinée...
Elias voulut faire demi-tour, mais il vit les traînards et les récalcitrants se faire égorger par les tueurs à fourrure noire, avant d'être déchiquetés par les immenses mutants hommes-rats.
Ils se rapprochaient toujours plus des rangs adverses, quand tout à coup, Elias vit ces derniers s'ouvrir, et un étrange équipage en sortir. Deux skavens, harnachés à un canon à six fûts, posés sur un axe rotatif. L'un des deux tourna alors une manivelle qui dépassait de son arme, et Elias vit le premier rang de son régiment s'effondrer dans des gerbes de sang. Il devait s'échapper!
Par chance, la charge insensée des esclaves les menait à proximité d'une rivière qui clôturait le champ de bataille. Faisant mine de trébucher, Elias plongea dans l'eau glacée, en compagnie de quelques autres prisonniers, à qui sa tentative de fuite réveillait l'instinct de survie.
Malheureusement pour ces derniers, au lieu de se laisser emporter par le courant sous la surface comme Elias, il se mirent à nager vers la berge opposée. Elias les vit se faire transpercer par les balles des tireurs d'élites skavens, et leurs corps partirent à la dérive, colorant l'eau alentour de leur sang.
Après avoir dépassé tous les rangs des bataillons hommes-rats, Elias se dirigea vers le bord de la rivière. Frissonnant de tous ses membres, il émergea du torrent glacé. Il se retourna alors vers la bataille, pour voir les derniers esclaves se faire incinérer par les grandes traînées pyrotechniques d'un lance-flammes...
À présent, il était libre! Il s'enfonça dans la forêt qui jouxtait la rivière, et marcha autant qu'il pu droit devant lui. À bout de forces, il s'abattit au milieu d'une clairière, et sombra dans un sommeil tourmenté. En rêves, il revit l'Empire, sa province bien-aimée du Nordland, ainsi que sa famille et son frère cadet, Peter. Étrangement, il vit ces visages réconfortants et familiers se perdre tristement dans la brume, se détourner de lui. Il voulut leur crier de rester, mais il bascula dans une forêt noire et sauvage, et constata avec dégoût qu'elle était emplie d'hommes-bêtes. Il vit le plus grand d'entre eux s'approcher dévotement de lui, et lui passer un collier de crocs autour du cou, tandis que les autres mutants scandaient un nom qu'il ne comprit pas. Elias voulut arracher l'immonde trophée et attaquer les bêtes qui hurlaient, mais il ne réussit qu'à se réveiller.
Il s'assit sur l'herbe drue, et essaya de se calmer. Il se prit la tête entre les mains, et il lui sembla que son cauchemar se poursuivait encore.
Deux petites cornes... Deux petites cornes, il pouvait les sentir sous ses doigts fiévreux, tandis que son épaule le brûlait intensément, avaient poussé pendant la nuit sur son front. Oh, elles n'étaient pas aussi grandes et recourbées que celles des trophées de son père, mais étaient assez présentes et visibles pour faire de lui un mutant, et lui interdire le retour parmi les siens, parmi les hommes. Désormais, il était seul sur terre...
Elias hurla longtemps dans la forêt, effrayant les animaux, avant de se taire et de se résigner. Il se remit en marche vers le Sud-Ouest, vers le Nordland.

Peter von Nebeheim, qui hait les skavens

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-02-28 08:57:31--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 Mengil
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 Seigneur
 Mengil
  Posté le 04/03/2006 00:11:39
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Bon vous le négligez ce topic, le vote aurait du être fait fin février et le mois de mars est déjà bien entamé. Allez bougez vous au lieu de faire des trucs inutiles comme changer le nom des sections...

http://img309.imageshack.us/img309/1127/circuscopier3ae.jpg
 Theobald
 Modérateur
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 Roi
 Theobald
  Posté le 04/03/2006 14:22:46
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4 jours c'est pas la mort non mais ! =)
J'attends un peu pour pas que ce soit le bordel partout, mais je m'en occupe ce soir ou cettte après midi.


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