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forum Index du forum forumVos créations, background et récits... forumSeuls dans les ténèbres

Auteur : Sujet: Seuls dans les ténèbres  Bas
 Nagash666365
 Messages postés : 52
 Voyageur
 Nagash666365
  Posté le 21/04/2006 23:51:03
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Dans un coin de l’auberge, Valnar, emmitouflé dans son épaisse cape, tremblait de froid.
A l’autre bout de la table, Arboraz jouait au dés avec Belz, ils semblaient ne pas craindre l’affreux climat.
Il n’y avait pas grand monde dans la misérable taverne, hormis les trois mercenaires et l’aubergiste.
L’endroit crasseux et détérioré avait absolument besoin d’un bon entretien. Les murs était lézardés par d’énormes fissures, de telle sorte qu’on dirait qu’un enfant en colère pouvait le fait tomber. Le sol n’était pas très stable du fait de ses innombrables cratères et bosses. On trébucherait à chaque recoin de la salle.
D’irréparables tables et chaises jonchaient les lieux dans un désordre inhabituel.
Le propriétaire, un corpulent homme âgé nommé Elric, avait hébergé le groupe depuis trois jours durant. Assis derrière le bar, il se servait une pinte de bière.
Hormis les brutes paroles échangées par les joueurs, un silence pesant encombrait la pièce.
Sur la vitre à demi cassée, Vanar contemplait son visage. Ses traits était fins, ses yeux de doux rêveurs miroitait d’un vert foncé.  Lisses et souple, ses longs cheveux noir étaient retenus par un bandeau.
Un bruit inquiétant attira son attention. Belz avait poussé un effroyable rot, faisant trembler les mur de l’auberge. Le guerrier au corps imposant avait le visage rougit par l’alcool.
_ « Un autre ! » Aboya-t-il, à l’attention de l’aubergiste.
L’épéiste Arboraz jeta un regard rassurant à l’homme proche de la fenêtre.
_ « T’inquiète pas, le Nouveau, le Gros a toujours été comme ça quand il est bourré. »
Pendant qu’Elric versait un nouveau verre à l’ivrogne assoiffé, il ajouta :
_ « Même pas moyen de finir notre partie. Il ne sais même plus ce qu’il fait. »
Valnar acquiesça sans rien dire et tourna la tête.
_ « Dis, t’est pas très causant, le nouveau. T’aime pas cette région ? » Repris Arboraz.
_ « On raconte des tas de choses inquiétantes sur le Nord… » Marmonna le jeune mercenaire, le visage toujours orienté vers la fenêtre.
_ « C’est pourtant la première fois que tu y vas. Et puis, plus il y a de risques, plus c’est mieux payé. »
L’épéiste exultait. Il caressa sa courte barbe noire. Un balafre qui lui arpentait le visage du menton jusqu’au front lui donnait un air de vétéran aguerri. Il avait eut l’oreille gauche arrachée lors d’une escarmouche.  L’autre était ornée d’une grossière boucle en bronze. Dans ses yeux luisait une détermination acharnée.
_ « Avec toute cette somme gagnée, dans trois mois, je pourrais sûrement m’acheter mon propre domaine. Une grande maison avec pleins de jeune femmes… » Fantasma-t-il.
Arboraz allait continuer de parler mais la porte de la taverne s’ouvrit dans un énorme craquement. Un vent glacial provoqua une rafale de neige qui s'introduisit dans la moitié de la salle.
L’homme qui venait de rentrer referma vigoureusement la porte. Il retira la capuche de son épais manteau de laine.
Il avait la quarantaine d’années. Une barbe poivre et sel mal rasée lui couvrait le tiers du visage. Sa chevelure grisâtre et crasseuse lui tombait entre les omoplates.
De ses yeux perçants, il scruta les clients un par un :
_ « On voit bien que ce n’est pas vous qui faites le tour de garde. Vous avez l’air de bien vous amusez sans moi. » Déclara-t-il de sa voix rocailleuse.
Sa vue tomba finalement sur Valnar :
_ « Hey le nouveau ! T’as encore jamais fais le guet. Faudrais peut-être t’y mettre si tu tiens à recevoir ta part. » Cracha-t-il.
_ « Ne sois pas trop dur avec lui. » Suggéra Arboraz.
_ « J’en ai rien à foutre ! S’emporta le rôdeur. Vous ne savez pas ce que c’est de rester dans ce froid pendant des heures d’affilées. Il est toujours assis dans son coin à rien faire, et ma paye est réduite à cause de lui ! Je me demande pour quelle raison le Chef a eut l’idée de le recruter. »
Valnar resta silencieux, avec un calme étrange, il dévisageait le nouveau venu. Celui-ci renifla bruyamment, un bruit écoeurant :
_ « Qu’est ce que tu mate comme ça ? » Beugla-t-il.
L’homme au bandeau l’ignora royalement, il sirota tranquillement un verre d’alcool.
Le barbu se mit à rugir et se courut vers lui, renversant au passage une cruche de vin. Il lui saisit fortement le col de sa tunique, le soulevant légèrement.
_ « C’est quoi ton problème ? Répond-moi quand je te parle ! » Hurla-il de plus belle.
L’épéiste se leva alors et lui mis une main sur l’épaule.
_ « Delmak, sa suffit. Laisse-le. »
Le rôdeur relâcha progressivement sa tension, il lâcha sans précaution Valnar, qui s’écroula sur sa chaise.
_ « J’aimerais bien savoir pourquoi tu lui porte autant d’attention. » Lança-t-il a l’attention d’Arboraz.
_ « Il a vécu une épreuve très difficile, il lui faudra du temps avant de se remettre. »
_ « Nous en avons tous vécu. »
Sur ces mots, il tourna son dos trapu et s’occupa d’alimenter le faible feu, qui éclairait et réchauffait la pièce.
Après un silence tendu, il déclara finalement :
_ « A propose, le Chef Urlad, et la Traqueuse Nessa, ont découvert quelque chose dans la forêt. »
_ « Qu’est ce que c’est ? » Demanda l’homme au visage balafré, visiblement intéressé.
_ « Ils ne me l’on pas dit. Mais Urlad avait l’air à la fois réjouit et tendut. A mon avis il a trouvé ce qu’il cherche. »
Tout à coup une cloche sonna, d’un son grave et primitif, interrompant la discussion. Son gong résonna, par un long écho.
La porte de l’auberge s’ouvrit une seconde fois. Une femme pénétra dans la bâtisse, vêtue de vêtements en peau de loups. Elle paraissait assez jeune, ses cheveux clairs parsemés de neige brillaient à la lumière de la cheminée. Bien qu’elle avait une grande beauté, son air froid et distant la dissipait.
Nessa fut suivit par un vieil homme courbé, dont la cape dissimulait son visage. Il la retira, dévoilant une figure  chauve marquée par d’innombrables rides. On aurait dit qu’il était manifestement trop âgé pour s’aventurer dehors, mais il semblait marcher à l’aide d’une facilité aisée, comme s’il ne sentait pas le froid qu’il faisait. C’était Urlad, il n’avait pas de talents physiques,  mais son regard regorgeait de puissance.
Il sourit malicieusement à la compagnie :
_ « Je vais être direct. Nous avons trouvés ceci. »
De sa main squelettique, il sortit un crâne hideux d’un sac, et le posa sur la table la plus proche. Les mercenaires s’approchèrent, curieux.
Entièrement brûlé, le visage s’avérait d’appartenir à un paysan du coin. Il arborait de nombreuses traces de tortures. D’énormes cicatrices le parcourait. Sa bouche, déformée, affichait une expression horrifiante.
_ « Un avertissement, expliqua Urlad, ce type a été imprudent. »
_ « Les membres du village devront sans doute subirent le même sort. » Annonça froidement Delmak.
Les yeux du tavernier Elric faillirent s’éjecter de leur orbite, il commença à murmurer des propose incohérent sur les sombres légendes du Nord et s’agenouilla pour prier ses bons dieux de lui venir en aide.
_ « Nous avons déjà alertés la communauté. Poursuivit le Chef. Elle décidera quoi faire. Dans tout les cas, nous resterons ici ce soir. »
_ « Et s’ils viennent vraiment ? Ceux dont vous parliez. » Demanda Arboraz.
Le groupe afficha un air inquiet.
_ « Alors nous les accueilleront comme il se doit. Ce ne sont que de pitoyables guerriers protégés par de maudites rumeurs. Ils ne m’impressionnent pas. »
Les mercenaires furent stupéfaits par le courage de leur recruteur, ils s’échangèrent des propos hésitants à voix basse.
_ « Si quelqu’un souhaite quitter la bande, et ainsi, sa promotion ; qu’il le fasse maintenant. » Déclara le vieil homme.
Concluant qu’il n’eut aucuns volontaires, il eut un bref sourire et ordonna :
_ « Que personne ne sorte cette nuit. Restons groupés. »

/////////////////////////////////////////////////////////////////

Les impressionnants ronflements de Belz faisaient vibrer le plancher. On aurait dit un ours en train d’hiberner. Les hommes s’étaient allongés en cercle dans la salle principale ; hormis Elric, qui s’étaient enfermé dans sa chambre en fermant la porte à double tour.
Pour Valnar, il était impossible de s’endormir avec son armure. Il n’avait pas fermé l’œil de la nuit.
Par un mince trou au plafond, il scrutait la lune, qui luisait faiblement, cachée par d’énormes nuages noirs.
La nuit était dangereusement calme, comme celui avant la tempête. Il entendait seulement le bruit régulier du vent soufflant ses plaintes glaciales.
Ils avaient barricadés les fenêtres et renforcés l'ouverture d'entrée, craignant l’arrivée de l’ennemi que mentionnait Urlad.
Tout en observant la salle, Valnar constata que Arboraz était également éveillé, il l’appela à voix basse.
_ « Quoi ? » Murmura son interlocuteur, visiblement fatigué.
_ « As-tu une idée de qui ils s’agit ? »
_ « Le Chef les surnomme les Chasseurs des ténèbres, répondit-il en se frottant les yeux. Il raconte qu’ils surgissent la nuit pour sacrifier la vie de paysans afin d’offrir leur âmes aux sombres dieux. On n’a jamais su à quoi ils ressemblaient, ils ont toujours dissimulés leur apparence. »
_ « Tu les as déjà combattus ? »
_ « Non, mais j’en ai aperçus un, une fois. Tu as l’air bien curieux pour un Veldinien. » Remarqua l’épéiste.
_ « Je voulais juste savoir à qui on a affaire. C’est important de connaître son adversaire. »
Ils continuèrent à discuter à voix basse pendant un moment. L’homme au visage balafré révéla qu’il avait été soldat auparavant. Il avait servit dans l’un des bataillons de l’Empire, sous les ordres du Capitaine Fenryd. Il ne raconta pas la raison de son exil. Il se contenta juste d’affirmer qu’il n’est plus qu’un mercenaire à la recherche de fortune, et que tout le reste était de l’histoire ancienne.
_ « Valnar, tu ne m’a jamais dit ce qui était arrivé aux tiens, les Veldiniens. On n’en entend plus parler. Pourtant, j’en avais rencontré, il y a assez longtemps. Delmak pense qu’ils font partis d’un mythe, mais je crois à leur existence. »
Il s’apprêta à répondre, mais un craquement le fit sursauter. Le rôdeur se leva, tout ses sens en alerte.
_ « Delmak ? C’est toi qui as fais ça ? »
_ « Ta gueule ! Plus un bruit ! »
Les trois hommes ne bougèrent pas, attentif au moindre son. Le bruit se fit se plus en plus intense. Il se répéta.
Une ombre bougea. Urlad et Nessa s’étaient eux aussi réveillés. Chacun des combattants se préparaient silencieusement à un affrontement.
Dégainant doucement son épée, Arboraz secoua Belz. Le géant fut tiré de son sommeil en grognant.
_ « Je crois que nos amis sont arrivés… » Fit Valnar, sa main tremblante saisissant la garde de son arme.

--Message edité par Nagash666365 le 2006-04-22 00:16:00--

Que les os fendus s'extraient de leurs linceuils. Que les doigts froids saissisent les armes usées par le temps, et que les yeux qui ne voient plus admirent les lieux des massacres à venir.
Que les morts marchent à nouveau.
 Archicon
 Messages postés : 3116
 Empereur
 Archicon
  Posté le 22/04/2006 00:01:32
Send a private message to Archicon
faire pas fait
"trébucherait" trébuchait
"D’irréparables tables et chaises jonchaient les lieux dans un désordre inhabituel. "= y a mieux. Vi enfin, normalement ça devrait être debout, et pas trop en bordel, pusique visiblement l'auberge est encore habitée^^
"brutes" vilaines, cruelles, déplaisantes, viles...
...
...
...
...
vi ba, tu selectionne tout ton texte et tu fais F7...bon alors
oué, pas mal, relativements bonnes descrïptions
Bon n'oublie pas les S^^
Ba euh la note; 16/20



http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Nagash666365
 Messages postés : 52
 Voyageur
 Nagash666365
  Posté le 22/04/2006 00:12:14
Send a private message to Nagash666365
Tu oublis que mon correcteur orthographique de Word ne marche pas. Et celui du site ne corrige pas les accords et la conjugaison des verbes.
Et essaye de trouver plutôt + de points positifs que négatifs, lorsque tu donne un commentaires, c'est plus appréciable pour le morale de l'auteur. Merci.

Que les os fendus s'extraient de leurs linceuils. Que les doigts froids saissisent les armes usées par le temps, et que les yeux qui ne voient plus admirent les lieux des massacres à venir.
Que les morts marchent à nouveau.
 Fiffou
 Messages postés : 1009
 Roi
 Fiffou
  Posté le 22/04/2006 00:15:15
Send a private message to Fiffou
Moi je trouve cela bien ecrit , enfin si tout le monde faisait des monoligne comme moi et bien personnes ne s'en sortirait donc ne t'etonne pas si tout le monde ne donne pas d'apreciation " bien" , en effet les appreciation " negative" permettent d'amélioré ton texte...

Et voila comment on evite de faire un monologne tout en disant pratiquement rien

Aprenti assassin skaven qui rôdent dans mordheim..

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