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| Auteur : | Sujet: Concours Background Battle | Bas |
| Pakacuti Messages postés : 40 Voyageur |
Bon cverte je ne participe pas car deja au quizz stratégique de battle mais quelque question quand meme : est ce que l'on peut poster la liste d'armée de son background?? Ses principaux personnages????? | |||
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| tharivor Modérateur Messages postés : 2538 Empereur |
Un background est l'histoire d'une armée. Pas d'une liste d'armée. Donc parler de votre amrée en général. Mais vous pouvez très bien focaliser votre récit sur un personnage ou plusieurs. | |||
| Elle arrvie aussi furtivement qu'un murmure Elle est aussi dévastatrice que la peste Elle est la meute |
| Pakacuti Messages postés : 40 Voyageur |
Ok Merci c'est tout ce que je voulais savoir | |||
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| Peter von Nebelheim Modérateur Messages postés : 499 Chevalier |
"Comme personne ne se lance, je commence. Je crois que tout le monde sait de quelle armée je dresserai le fluff ici, pas la peine de le remettre (pour ceux qui ont eu la chance de demeuer l'ignorance, l'armée du Nordland...vous voilà affranchi pauvres mortels^^). Ce qui suit est une lettre qui dresse un premier tableau de l'évènement charnière de toute mon histoire, une sorte de paroxysme de l'intrigue. Voici donc une des versions possibles de la bataille de Grafentag. ***************************************************************** fait à Salzenmund le 17e jour de Sonnengang Mes chers enfants, Je prends aujourd'hui la plume, car je sens et sais que mes jours touchent à leur terme. Vous trouverez joint à cette présente missive mon ordre de succession et les instructions ratifiées du partage de mes maigres possessions matérielles. J'aurais voulu vu revoir et vous embrasser une dernière fois, mais ce pli vous trouvera bien après mon trépas, aussi n'entreprenez point de voyages. Je ne vous ai jamais rien caché de ma vie passée avant votre venue, mais il est un point que vous n'avez jamais sollicité connaître, et qu'à présent, je dois vous livrer. Puisse cet aveu m'apporter une paix finale. Voici que, du fond de ma mémoire, ressort un ancien souvenir. J'étais jeune alors, et je me croyais plus fort que la terre, plus rapide que l'onde, plus léger que le vent. Nulle crainte ne ceignait mon front rayonnant, et je me jetais dans bien des péripéties. C'est ainsi que j'étais de ceux qui virent se lever le jour de l'équinoxe sur les ramures verdissantes des futaies de Brunnenmond, il y a trente années. Je fus témoin et acteur de la plus grande bataille de notre terre, celle où rêves et réalité se rejoignirent enfin. De toute l'histoire, je ne savais guère, hormis ce que mes oreilles avaient cru bon de glaner. Aujourd'hui, vous saurez tout ce que je sais, et puissiez vous en tirer la leçon que je n'appris que dans les tourments durant ce jour. Il régnait ce matin là sur la plaine humide de rosée une sourde et latente tension. Le chant des oiseaux me semblait plus lointain, le souffle de la bise plus mordant que la veille, mais je me levais tout de même et me préparais à joindre le champ. J'avais rejoint l'armée quelques jours plus tôt, et, par une sorte de pulsion de bravade, m'étais joint à la foule des conscrits. Quelle allure alors était la mienne dans les crevés azurs et les chemises ensoleillées! La suffisance gonflait mes muscles, et je ne sentais ni le poids de mon fourreau empli de fer, battant mon côté, ni le fardeau de mon écu me barrant le dos. Il avait fallu marcher sur des lieues, vers une scène et pour une pièce qui m'échappaient, je peux le dire à présent, totalement. Que la jeunesse est un vin fort qui tourne les têtes, et ne se dissipe que dans le fait accompli! Car à la vue de la sombre forêt , théâtre de tant d'horribles fables, je me trouvais soulagé de cet air crâne et fat qui flottait auparavant sur ma figure. La nuit passa dans le regret et le doute. Je crus souvent ouïr sonner la plainte du loup dans la montagne boisée, reprise par instants par des bêtes dont je terrai la gent. Enfin, une aube écarlate vint accompagner l'ascension du soleil printanier, annonciatrice des flots de sang qui abreuveraient la terre noire. Peu parmi nous savaient que bientôt le ciel allait s'embraser. Au son du tambour, les régiments réguliers s'assemblèrent, et j'étais dans l'un d'eux. Alors, que l'azur et l'or de ma livrée me parurent funestes! J'étais un condamné dans un linceul écartelé aux armes de ma province. Ainsi, me voilà équipé pour le métier des armes, au premier rang de ma capitainerie. À mes côtés se tenaient un sergent farouche à l'oeil barré d'un bandeau de cuir, et un homme semblable à nul autre. Une hache dans la dextre, une épée dans la sénestre, et une longue cape bleutée flottant sur ses solerets. La sérénité qui se lisait sur son visage réussit à m'apaiser quelques instants. Il faut cependant que je vous dise combien notre force était grande ce matin de printemps. À perte de vue, du bleu et du jaune, fleurs de lin et pétales de jonquilles, un parterre d'hommes. Par centaines, par milliers, des lames scintillaient dans la lumière. Hallebardes, lances, épées, plaques, mailles et cuirasses, sur chacunes dansait le spectre hideux des combats. Des noms célèbres me viennent, à la renommée glanée au cours de la bataille. La vieille garde Schöndorf, l'escorte des rois, la garnison du pays perdu, toutes ces illustres compagnies, rassemblées dans la plaine étaient prêtes à combattre. Pour ma part, je luttais contre la nausée parmi les Chiens de Krull, vétérans spadassins à qui leur capitaine insufflait un courage de lion. Des chevaliers rutilants sur les destriers tenaient les flancs. Les templiers d'Ulric, menés par Andersen, moulinaient déjà l'air limpide. Un ordre secret et à l'héraldique voilée, positionné à l'autre extrémité, gardait notre flanc est. Les pieux cantiques du prêtre autant que guerrier Markus Deusmeister s'élevaient vers le ciel, vibrants de dévotion. Au centre de nos lignes, les austères Joueurs d'Epées menés par leur champion Konrad Eisenhelm encadraient la silhouette du comte Peter von Nebelheim. Ses deux fils combattaient ensemble sur l'aile gauche, Nils et ses Pistoliers, Ethel comme à son habitude juché sur Marred. Derrière nos lignes figées dans l'attente s'affairaient les suivants des antiques machineries. Canons et mortiers étaient poussés en position dans des hahannements d'efforts, pendant que les fûts des arquebuses étaient bourrés et les empennages des carreaux, lissés. Un frôlement d'aile me caressa la joue. Levant la tête, je vis les plumes immaculées du pégase froufrouter dans la brise, son cavalier masqué brandissant un bâton couvert de glyphes. L'animal se posa avec grâce devant le comte engoncé dans ses plates, et ce dernier blanchit en entendant les paroles du sorcier. Et puis la merveilleuse bête emporta de nouveau le magicien. Soudain une corne émit une longue note animale, qui se répercuta longuement dans la forêt. Le silence tomba comme la nuit d'hiver de la veille sur nos rangs. On n'entendait plus que les gonfanons battus par le vent et le cliquetis des mailles oscillantes. Même les chevaux ne renâclaient plus, figés dans une crainte primale. La trompe sonna encore, comme un défi moqueur à nos forces muettes. Descendit alors du coteau boisé une forme humaine, seule. La vue des mutations engendrées par le Chaos ne m'avais pas choqué ainsi depuis ma prime nefance, mais cette créature me plongea dans un profond malaise. Le visage, autrefois noble et altier, n'était plus humain que par endroits. Des longs cheveux noirs cascadaient dans son giron, ses yeux étaient d'un bleu profond, mais de grandes cornes escaladaient son crâne, et des crocs effilés lui dépassaient de la bouche; partout la bête le disputait à l'homme. Il était vêtu à la manière impériale, portant chausses et crevés frappés de nos armes, mais un sang noir maculait effets et armure. Il s'arrêta hors de portée des balles, et son regard humain balaya l'armée. Son rire partit à l'assaut du ciel, glaçant mon coeur et mon âme. Une troisième fois, la corne hurla sourdement et cette fois, son appel sauvage fut repris dans la forêt. Un grand tumulte me parvint, et des bandes disparates de mutants se déversèrent face à nous. Des chars grinçants tirés par des bêtes grotesques, des minotaures aux cornes empourprées, des fauves torturés et écumants furent alignés en une ligne crasse face à la digue azurée et dorée. Même un immense géant cornu jaillit des frondaisons, un arbre mort à la main. Mon regard se porta alors sur mon suzerain: il était d'une blancheur mortuaire, ses phalanges exsangues broyaient la garde de son espadon. Cependant, il fit un geste au tambour de sa garde, qui commença à battre une marche lente et solennelle. Le roulement gagna toute la ligne impériale, jusqu'à mon régiment. Le capitaine croisa ses armes au dessus de sa tête, avant de les pointer vers la masse braillante. Mon unité s'ébranla alors vers l'ennemi, les visages graves de mes comparses d'infortune reflétant à l'infini la terreur qui me nouait les entrailles. Le tonnerre des mortiers débuta la bataille qui passa à la postérité sous le nom du jour des Comtes. Plus d'une fois, je crus périr, mais à la toute fin, lorsque que pour la dernière fois une lame plongea dans un coeur, je me tenais debout, sans blessures mortelles hormis pour ma joie de vivre te mon bonheur. Des morts prostrés et silencieux parsemaient le champ, leurs corps à jamais immobiles figés dans une éternelle agonie. Les cris des blessés et des moribonds se répondaient sans fin, mais seuls les charognards prenaient attention à eux. Les vivants tels que moi, debouts et hagards, avaient laissés tombé de leurs mains craquelées de sang leurs outils de mort et déambulaient erratiquement à travers le charnier. Car si la victoire avait été notre, le poison de la trahison, instillé dans nos veines, élançait nos âmes trop lourdes d'une peine indicible. En cette journée, et par deux fois, le frère avait combattu le frère, et les figures rayonnantes des héros de la matinée n'étincelaient que pour trop dans nos souvenirs. Enfin, nous dressâmes un bivouac, sans rires et sans chansons. Quand le sommeil me prit, une partie de moi-même s'éteignit à jamais. À mon réveil, je ne pouvais plus vieillir. Depuis quarante ans, je suis usé comme un vieillard débile, et ce n'est que depuis peu que mon esprit et mon aspect se correspondent. N'oubliez jamais mes enfants, combien le fiel est une ciguë persistante, une éternelle amanite qui ne s'arrache qu'avec grand-peine, et toujours pour repousser à nouveau. Ne vous haïssez jamais et ne vous tenez rigueur aucunement. Que le regard des dieux de notre terre ne vous quitte jamais. Gasparetti Philealis ***************************************************************** Cette lettre fut retrouvée dans la maison de l'auteur à sa mort, affranchie correctement et posée sur la margelle de la cheminée. Elle fut envoyée à l'adresse indiquée, celle des deux fils de l'illustre conteur. Les biens mobiliers furent partagés, les immobiliers, vendus. (annotation annexe du notaire Gliederrabe) Peter von Nebelheim, archives poussiéreuses " | |||
| Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit. Johann Krull |
| tharivor Modérateur Messages postés : 2538 Empereur |
Récapitulatif des participations Peter von Nebelheim (Taverne des empreurs)
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