Gwilern Sorn Messages postés : 57 Voyageur |
Posté le 27/09/2005 10:47:09 | | Bon, petite Fanfic pas encore achevée prenant place dans l'univers de Warhammer 40.000. J'ai vu dans le forum qu'on pouvait un peu dépasser ce stade, donc si ça plaît, je posterai d'aut' trucs ! Histoire d'avois des avis, des commentaires et, forcément, des critiques ! Je préviens toutefois, je ne suis pas respectueux plus particulièrement du background officiel et j'aime à le "compléter" selon l'envie histoire d'avoir une certaine marge de liberté !
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1.
« … Afin de servir à nouveau pour l’Empereur tout puissant et… »
« … puisse-t-il à nouveau trouver la force d’honorer la Parole… »
« … et jouir plus parfaitement de cette Faveur de l’Empereur… »
« Technoprêtres, faites votre office… »
Le couvercle d’acier se referma dans un grincement sinistre, et fus soigneusement verrouiller par deux technogures qui vissèrent les épais boulonnages au châssis puis reculèrent. Les câbles d’alimentation du champ de stase furent branchés dans les fiches du cadre du sarcophage, plongeant mon corps dans les ténèbres. Le Technoprêtre tira sur un chaîne, brisant l’ultime sceau du Dieu Machine et le moteur se mit à vibrer et à toussoter doucement, une fumée noire s’arrachant des deux cheminées. Les Technoprêtres se regroupent en deux rangs distincts, ouvrant la marche à l’infernal marcheur de combat.
Moi.
L’automatisation des systèmes de guidage, basé sur l’harmonisation statique de mes émissions psychiques permet à la lourde machine que je suis de se déplacer sans même que je sois éveillé. Je dors. Et dans mes rêves, je hurle.
Je m’éveille. Il fait froid ici. C’est silencieux, glacial. Mes senseurs s’illuminent, rayonnent et reconstituent ce qui m’entoure : le hangar-mausolée de notre forteresse-cathédrale. Je perçois les larges arcs se croisant en lourdes voûtes ouvragées. Je vois les statues des martyrs de l’Empereur, nichées dans leur alcôves, couronnées d’un faucon bicéphale au regard sévère. Et aujourd’hui, j’ai l’impression que ce regard est braqué sur moi, il me perce de sa vertu. Il sait. Lieu de pèlerinages pour les plus jeunes d’entre nous, venus récolter la sagesse des anciens survivant dans leur gaine de plomb, le Mausolée est un lieu vaste, dont le haut plafond semble parfois se perdre dans les ténèbres, à peine éclairé par quelques braseros. Mais ses habitants ont-ils besoin de lumière ?
Mes senseurs m’apprennent aussi la présence d’ombres papillonnant autour de moi. Tâtant le métal boulonné, les fiches, vérifiant le câblage des poings d’acier, les vérins hydrauliques, le moteur tonitruant dans mon dos. Psalmodiant des prières au Dieu Machine. Révérant ma structure blindée. Ne répondant pas à ma voix grinçante qui les supplie de me débrancher.
Je sais à présent quelle est l’horreur innommable que j’ai vue en rêve. Elle est noire, silencieuse et glaciale. Elle est portée par des yeux bioniques surplombant des porte-voix greffés à même la mâchoire et grinçant d’une voix lancinante et pleurnicharde à la gloire de leur Dieu qui avait voulu, dans sa toute-puissante volonté, que puisse exister des créatures telles que moi.
A nouveau le silence. Pendant un instant, je crois que tout va bien, il y a juste ma conscience et le noir. Pendant un instant, je crois que c’est la mort, mais me rends compte que c’est impossible… puisque je suis conscient que ce n’est pas le cas. Bientôt apparaît sous mes yeux un ciel acre, couleur rouille, strié de nuages noirâtres surplombant les ruines d’une cité impérial. A perte de vue les bâtiments gothiques en flammes rougissent l’horizon. Dans l’air j’entends vibrer le bruit des bolts crachés en tout sens.
Je suis nu.
Je suis… non, ils n’auraient pas osé. Je suis un héros de guerre ! Pas un vulgaire soldat tombé au champ d’honneur ! J’ai guidé des hommes à la bataille, les ai gagné au nom de l’Empereur. Je tombe à genoux, observant cette destruction à perte de vue. Le somnio simulatio, le Simulateur de Rêves. Le Vallhala pour tout les guerriers de l’Empereur destinés à devenir fou dans leur sarcophage blindé et envoyé dans un rêve sans fin, une guerre éternelle, sans but ni victoire. Ils m’ont envoyé là. Là où l’on envoie les décédés dont les relevés encéphalographiques montrent des déviances neurales dû à l’emprisonnement dans leur corps de Marcheur de Combat. Pas de pensées ici. Du combat. De la mort. Jusqu’à la fin des temps. Non, pas pour moi.
Une colonne de guerriers apparaît sur l’arête d’un relief, descendant dans la cuvette qui mène au petit promontoire où je me trouve. Ils sont têtes nues, portant de lourdes armures d’époque, tel qu’on en voit encore sur les gravures et les fresques décorant les Forteresses-Cathédrales de tout le Chapitre. Ils sont tous armés comme des Champions Sacrés, le bouclier de défense avec bolter et la lame énergétique. Et les gouttes de sang sur leur épaulettes et sur la garde de leurs armes. Parmi eux, je vois des compagnons d’armes que je croyais mort… partageant cette absurdité, souriant, heureux. Ils me saluent. Je vois… Empereur ! Faites de moi un homme de courage… Gordick Kalendar, mon mentor de l’époque. Il s’approche de moi, posant une main gantée sur mon épaule. « Je suis heureux de te voir ici, tonne-t-il de sa voix forte.
- Je… je suis heureux de vous revoir enfin, Gordick. Tellement heureux.
- J’ai su pour Varillias.
- Nous sommes tombés tout deux. A la même bataille. Je l’ai vu mourir, j’ai essayé de le venger. J’aurais tellement voulu…
- Tu as sonné la retraite.
- Qu’allez-vous donc pensé, Gordick ?
- Que tu es lâche », fait-il, une colère sombre venant briller soudainement dans ses yeux. D’un coup d’épaule, je me dégage de sa prise, une lame énergétique apparaissant dans mes mains, alors que mon corps se caparaçonne soudainement. « Je demeure votre Capitaine, Gordick ! lui hurlé-je en pointant son visage du fil de mon épée.
- Tu n’en as jamais été digne, grince-t-il, se mettant en position défensive. Pour me feinter, car, me mettant en garde médiane, il change d’appui et me charge, avec ce grognement bestial qu’il a toujours eu dans ce genre de cas. Nos lames s’entrechoquent brutalement, dans un crissement puissant d’énergie. Il me repousse, abat à nouveau son bras meurtrier, que je pares d’un coup horizontal. Nos coups sont lents et destructeurs. Il frappe plusieurs fois sur ma défense et, alors qu’il lève à nouveau la main, j’en profile pour bondir de côté, ma lame changeant de main pour frapper son flanc. Echec, d’un coup de poing, il me plaque au sol. « Varillias n’aurait jamais tenté quelque chose d’aussi stupide ! Varillias aurait dû se trouver ici, à ta place.
- Et alors ? qu’y puis-je ? Varillias n’était pas capitaine ! j’ai mérité cet honneur !
- Comment peux-tu te mentir à toi-même ? » lâcha-t-il finalement, me tournant le dos. D’un claquement de doigts, les hommes se rangèrent derrière lui, sans un regard sur moi et tous repartir vers la cité gothique. « Il traite tout les nouveaux ainsi », murmure une voix derrière moi. Un guerrier à la mante noir, l’épée en travers des genoux, le regard posé sur la colonne s’éloignant. « Je suis sûr qu’il vous estime encore beaucoup. Vous étiez un soldat de valeur, sinon, que feriez-vous ici ? il n’était pas sur les champs de bataille que vous avez dirigé, que sait-il de vos talents ? allez, ne vous en faites pas. L’Empereur vous protège, non ?
- Oui, soufflé-je. Je crois que l’Empereur me protège encore. »
C’était ma première rencontre avec l’Emissaire du Chaos.
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