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forum Index du forum forumArchives V2 forumPar delà les Etoiles

Auteur : Sujet: Par delà les Etoiles  Bas
 Barildor
 Messages postés : 66
 Voyageur
 Barildor
  Posté le 20/11/2005 14:29:21
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Bon pas grand chose à dire sur ce passage assez court. Et tu a corrigé ce que je t'ai dis.

La suite.

"Le vice fomente la guerre; la vertu combat. S'il n'y avait pas de vertu il n'y aurai pas de guerre."
 Gwilern Sorn
 Messages postés : 57
 Voyageur
  Posté le 26/11/2005 02:45:46
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( suite )

La Nuit écarlate tombait sur les piques de KoronCity alors qu’Ysial en remontait une des artères d’un pas pressent, chaque nappe de brouillard entre lui et ce petit appartement où il dormait depuis le début de sa quête formant dans son cœur un frisson pénible autant que rassurant. L’appartement et Cilla qui y dormait encore. Il ferma les yeux en se concentrant puis les leva sur le ciel sans étoiles qui dominait la vue depuis les replis sur la panse métallique de la cité, dont la pointe culminait dans les nuages à plus de 4km du sol. Les étoiles… quand reverrait-il le Vaisseau-Monde ? Il n’était même pas sûr que ce dernier lui manquât. On lui avait tant parlé de la difficulté qu’éprouvaient les eldars à vivre en dehors de leur navires interstellaires que cette impression soudain de liberté était déconcertante. Le Vaisseau-Monde demeurait le repère qui éclairait la voie qu’il s’était choisi des lumières de la légitimité. Et il en avait eu besoin. Mais à présent, son esprit se perdait dans les méandres complexes de la ville dans les cités-ruches. Il sentait qu’il pouvait devenir l’une des ombres qui parcouraient les arcades soutenant les vitraux du palais d’administration de l’Adeptus Ministorum. Il sentait l’odeur des hydrocarbures, des métaux lourds emplissant l’atmosphère d’un nuage noir et nauséabonde. Mais il savait qu’il pouvait s’y faire. La vie s’adapte.
Il ne désirait qu’une chose, présentement. Comprendre. Sa main effleura la gemme fichée dans la garde de sa lame-sorcière, un léger frisson naissant à la base de sa nuque à ce simple contact alors qu’il laissa ses sens s’obstruer de la passion de la mort, une passion qu’il avait découvert dans les bas-fonds, poursuivant ceux dont l’empreinte psychique empestait tellement qu’elle était facile à traquer. Oh et cela avait rudement fonctionné. Le sang, la langueur psychique de l’agonie alors que leur âme sombrait dans le warp, se dispersait dans l’immatériel écheveau du temps et de l’espace. C’était donc cela, le réel plaisir conféré par la lame. Le droit à la vie et à la mort, le jugement de ce qui est et de ce qui ne doit pas être. Voilà la réelle puissance ! Pouvoir jauger de la valeur d’une existence, la tenir au creux de sa main et la reprendre tel un dieu vengeur.
Et soudain, il y avait eu Cilla. Et il ne comprenait plus. Elle était venue à lui, les paumes ouvertes vers le ciel, les yeux assombris d’une étrange gaieté mêlée de tristesse et la bouche pleine d’un chant de traîtrise. Elle le lui avait dit. Elle était espionne de Maelian. Mais quelque chose l’avait empêché de la tuer. Son châtiment ne s’appliquait pas à elle. Il ne comprenait pas. Il l’aurait sans doute tué, mais son regard l’en avait dissocié. Il y avait songé. Même alors, quand plus tôt, il se glissât hors de la couche qu’ils partageaient, il songea à la tuer. Ce besoin hurla en lui, soudainement, venu des entrailles de son être comme un besoin indispensable, une faim féroce venue le noyer de sa douleur furieuse. Mais il n’avait pas pu s’y résoudre. Cilla ne se soumettait pas à son jugement. Pas dans sa façon de lui parler. Elle parlait peu. Elle laissait ses grands yeux gris exprimer ce qu’elle avait à communiquer. Sa bouche était toujours tordue dans une moue affligée, ses cheveux baignaient la plus grande partie de son visage et son maintien, discret, la faisait paraître pour plus petite qu’elle ne l’était. Une espionne certes parfaite. Et pourtant, elle lui avait révélé le plan de Maelian.
Ysial n’était pas assez stupide pour ne pas s’être douté par avance de ce que mijotait l’Eldar Noir. Mais l’ampleur stupéfia son cœur d’effroi, à mesure que les mots, bien nets, bien marqués, s’écoulaient de la bouche de Cilla, qui  le regardait sans le voir, comme toujours, ailleurs, mais résolument présente. Maelian projetait de noyer la capitale dans les Limbes entourant la cité des Déchus. Et pour se faire, il voulait ouvrir un portail, tissé dans le malheur de la cité, dans l’émanation de la souffrance de dizaines de millions d’habitants. Il utilisait comme catalyseur de ce malheur spectral des psykers ayant échappé à l’Ordo Hereticus. Ysial se souvint avoir regarder Cilla, se demandant à nouveau pourquoi il la gardait en vie, alors qu’un puissant sentiment de mépris étreignait son âme, considérant la pauvre petite chose qui lui faisait face. Mais non, il ne put s’y résoudre. Et elle demeura là, à regarder fixement ce point au sol. Dans le silence. Le silence.

Et le tonnerre de l’acier. Le hurlement de la lame. La clameur des vivants contre le souffle des morts, dans le hululement du vent d’outre-tombe venu prendre ses partisans dans l’autre côté. Maelian l’avait amené ici. Maelian avait joué cela depuis le début. Même Cilla n’avait été qu’une étape dans cette guerre qu’ils s’étaient livré depuis le premier jour, depuis qu’Ysial avait posé un pied sur KoronCity, depuis qu’il avait pris la décision de retrouver l’eldar noir. Et Maelian avait gagné.
L’Archonte était couvert de sang. Le sang des psykers. Ils étaient tous morts. Tous jugés. Et condamnés. Ils ont été prompts à mourir, faibles, couards. Et Ysial les méprisait pour leur lâcheté, alors qu’il abattait le dernier, qui s’effondrait dans un gargouillis grotesque. Il avait émergé du ciel griffé de blessures bleutées et était tombé sur eux comme un noir fléau, sur la large terrasse gothique de la pointe effilée abritant les bureaux administratifs de KoronCity. Il s’était glissé dans la noirceur de la nuit pour plonger sa lame dans le cœur des traîtres, puis avait rampé sur la barge antigrav qui prenait son essor. Devant la force de sa fureur, les hommes avaient faibli. Leurs hurlements s’étaient noués dans les airs comme la sombre toile de la mort, dans un fil d’un vert assombri, d’un éclat du Styx. Le grondement des cieux avait frappé à chaque coups de lames, accompagnant leur cris d’agonie. C’était la fin. La pluie a commencé à tomber sur la plate-forme qui s’élève entre les pointes effilées surplombant la capitale. Les nuages s’étaient réunis, célébrant la messe de la destruction, attendant leurs tributs de têtes. Le tonnerre roula alors que l’Archonte se relevait et faisait face à l’Eldar Noir, à la gemme brillant d’un rouge sang sur le plastron de son armure aux lames de noirceur. « Cilla n’est pas morte. Tu le sais, non ? Elle est vivante. Tu ne sais même pas ce que tu défends. Tu viens ici pour réclamer le sang. Tu t’en abreuves, expliqua Maelian de sa voix calme.
- Tu fais honte à notre peuple, répliqua Ysial, durement.
- Ils savent s’attirer la honte sans mon aide. Tu es pathétique. Un guerrier sans cause, tâtonnant dans le noir. » Ysial s’élança, mais au fond de lui, il savait. Il avait tourné le dos à Cilla pour la haine. Elle n’était pas morte. Mais à l’étrange ronflement qu’il éprouvait en sa poitrine face à elle, il a préféré la froide et douce humeur déversée par la destruction. Ce duel n’en était plus un à présent. Ysial savait que chaque coup qu’il porte à Maelian est un coup qu’il se donnait à lui-même. Etait-il prêt à mourir ? Etait-il prêt au dernier sacrifice ? Que valait sa vie ? Quel serait son châtiment ?

« Un monstre. »
Ysial observa son frère, son visage mouillé par la pluie avait subi les assauts de sa folie, sa beauté d’antan s’était muée en un masque de démence souillé de sang. Les émanations de haine, de souffrance et de douleur formaient un écran circulaire presque opaque autour d’eux, crépitante de flux nouveaux qui venaient la nourrir davantage. La lame d’Ysial était glissée sous la gorge de Maelian, retenant ce dernier immobile au sol, attendant le coup de grâce. Et l’Archonte leva la tête. «  On voit les étoiles, d’ici, Maelian. Cilla aurait aimé les apprendre. Père s’y trouve peut-être encore. » C’était cela, le message porté par Cilla. L’erreur de Maelian. Le destin des Eldars. Tout cela se trouvait dans le regard de Cilla alors tel que son souvenir la peignait encore dans son esprit. Il se pencha, la lame glissa de la gorge de l’eldar noir à son plastron et délogea la Pierre-Esprit qui s’y trouvait. « Père doit retrouver la paix. C’était cela, mon but. Je ne suis pas un guerrier, Maelian. Jamais. Un défenseur. La vie, Maelian. Tu pensais que j’apprendrais la haine dans les bras de Cilla ? Je sais ce que j’y ai découvert. La vie, tout simplement. Suis-moi, mon frère. » Ysial rengaina sa lame. L’air lui semblait meilleur à cette attitude, sur la large barge où devait se dérouler le rituel d’ouverture du portail. L’image de Cilla s’installa dans son esprit, et il s’en enivra tout en avançant vers le tableau de commande de la plate-forme. Ses doigts pianotèrent sur le moniteur, affichant les mesures mon-keigh. Il sentit cette présence chaude et rassurante contre lui et comprit soudainement l’étendue du sacrifice pour la race. Cette béatitude ne quitta plus son visage, même quand la dague torsadée de Maelian se figea dans son dos. Son corps vacilla, tituba, il semblait que le sol se dérobait sous lui jusqu’à la chute. Ce n’était pas un sacrifice à la vérité, c’était le don d’empathie.


( Fin du chapitre 4 )

Difficile à accoucher, peut-être remanier par la suite, je viens de faire du lâcher brute, là, donc oui, ça méritera peut-être d'être retravaillé. Accouchement difficile parce que je voulais essayer de donner une complexité à Ysial, qui découvre la haine et le sang et l'empathie dans un mouvement étrange, axé autour de Cilla. Enfin bref, j'ai voulu donner du relief à ce perso ! J'espère que ça plaira quand même !

Gwil'

--Message edité par Gwilern Sorn le 2005-11-26 19:38:20--

"La Chute fut source de Grands Maux. Tout autant que de Grands Savoirs. Jamais plus nous n'oublierons ce que nous avons perdu. Pour que les générations suivantes n'aient pas à subir le poids de la Honte."
 Barildor
 Messages postés : 66
 Voyageur
 Barildor
  Posté le 27/11/2005 10:45:00
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Toujours aussi bien malgré des fautes dû au fait que tu ne t'es pas relu je pense.

Citation :

chaque nappe de brouillard entre lui et ce petit appartement où il dormait depuis le début de sa quête formant dans son cœur un frisson pénible autant que rassurant.



Formaient au lieu de formant.

Citation :

Et il en avait eu besoin. Mais à présent, son esprit se perdait dans les méandres complexes de la ville dans les cités-ruches.




Je pense que tu veux parler de la vie et non de la ville.

Citation :

Le droit à la vie et à la mort, le jugement de ce qui est et de ce qui ne doit pas être.




Je crois qu'on parle plutôt du droit de vie ou de mort.

Citation :

L’air lui semblait meilleur à cette attitude, sur la large barge où devait se dérouler le rituel d’ouverture du portail.




Altitude et non attitude.

Sinon relis toi je n'ai pas tout relevé.

Allez à la semaine prochaine bye.

"Le vice fomente la guerre; la vertu combat. S'il n'y avait pas de vertu il n'y aurai pas de guerre."
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