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forum Index du forum forumConcours 40.000 forumConcours de nouvelle de MAI

Auteur : Sujet: Concours de nouvelle de MAI  Bas
 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 01/05/2006 12:40:59
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Meme reglement que d'habitude c'est a dire une histoire avec un debut et une fin, longeur que vous voulez, par je suis actuellement en train de reflechir a un nouveau systeme de note, ptet plus compliqué mais plus elaboré.
Participans...A VOS PLUMES (ou vos claviers ^^).

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...
 Wargen
 Messages postés : 74
 Voyageur
  Posté le 01/05/2006 14:31:13
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Bon, ben, j'inaugure.
Je sais, je me suis pas foulé, mais bon, c'est le texte que je voulais mettre pour le dernier concour qui a fermé trop tôt^^

****************************************************************

-Raclure !

J’enlevai son casque d’un noir luisant et malveillant qui reflétait une image déformée de mon visage. Un heaume bardé de pics et de lames tranchantes s’élevant vers le ciel tels des insignes défiants encore dans la mort ses meurtriers, découvrant ainsi un visage oblong d’une beauté mortelle et d’une pâleur morbide. Ses traits fins, presque cadavériques, et ses oreilles allongées en pointe dénotaient sa nature xénos, et une longue natte de cheveux de la même couleur menaçante que son armure et son casque sortait du sommet de son crâne pour plonger sous son corps maintenant inerte. Un fin filament de sang rouge et sombre glissait de ses yeux révulsés sur ses paupières creusées et de son petit nez effilé pour s’engouffrer dans la bouche entrouverte, laissant apparaître une dentition taillée en pointe. Mon regard baissa et se porta alors sur la plaie béante qui ornait le ventre du cadavre. Le sang avait envahi la partie du sol visible par le trou, et quelques bouts de viscères calcinées et déchiquetées pendaient hors du corps. L’armure avait fondu et s’était partiellement enfoncée dans la peau de son porteur tant la chaleur qui avait été dégagé lors du tir avait été forte et concentrée.
Dans sa main droite encore crispée se tenait son arme. Un canon cracheur de mort, finition d’un long tube noirâtre garni de pointes sur le dessus et d’une lame acérée maculée de sang au dessous. Un manche aussi finement créé que preuve de la volonté démente de son concepteur était lui aussi affublé d’une lame ténébreuse et tranchante. Une œuvre fécondé dans le seul but de blesser et d’affaiblir, sans forcément tuer.

Mon crachat tomba sur sa joue droite, giclant quelque peu aux alentours, puis glissa doucement vers son menton, avant de se précipiter vers le sol sableux qui l’absorba rapidement. Je me tournai alors vers le reste de mon équipe, dont la plupart était encore affolé par la rapidité de cette attaque et le fait qu’un xénos ait pu provoquer autant de dégâts à lui seul. Fang, Tchi et Zonk étaient morts, les deux premiers criblés de petits fragments des choses, sorte de munitions, qui étaient sorties de l’arme ennemie, le troisième tranché en deux par la lame. Qujing, Muonx, Za et Geng étaient, eux, seulement blessés. Qujing, Muonx et Geng sérieusement, que se soit par les munitions éclatées ou par la lame. Za, quant à lui, avait vu son bras droit transpercé par la baïonnette. Heureusement, il était gaucher, et j’échangeai mon pistolet laser avec son fusil afin qu’il puisse nous rester utile. J’étais quand même inquiet et troublé par la démonstration que venait de nous faire notre adversaire. Il avait usé d’une dextérité et d’une rapidité sans pareil pour utiliser son arme en tirant et en frappant de taille et d’estoc. Il esquivait tous nos tirs, comme prit dans une danse frénétique et sanguinaire, faisant mouche à presque tous les coups et apportant la mort venu de l’ombre. Il avait bien sûr la nuit comme allié, mais il s’était glissé entre nos projecteurs d’une manière inouïe, nous prenant par surprise, et ayant déjà causé deux morts avant que nous puissions réagir. Et il avait fallu un tir bien précis et à puissance maximum de ma part pour le mettre hors d’état de nuire. Je préférai ne pas imaginer ce qui se passerait si plusieurs individus tel que lui nous attaquaient en même temps. Et pourtant, je savais que ce moment n’allait pas tarder à venir. Comme annonciateur d’une mort certaine et inéluc…
-Capitaine ! Capitaine !
Je remontais vivement ma tête vers mon interlocuteur et aperçus Hongli, le radio, se précipiter dans ma direction.
-Capit…
-Ouai ! Vas-y, parle !
-Je…j’ai…je…euh…
-Humm…
Il respira un grand coup, puis repris d’un bloc :
-J’ai fait passer votre message comme vous me l’avez demandé…
-Bien ! Puis je lui demandai, comme il semblait excité et pris des crises de nerfs : Et ?
Sa voix se fit cette fois tremblante :
-Le QG m’a prévenunu de vous dire queque les autres fronts sont dédéjà attaqués !
Je pris note de sa remarque, comprenant enfin ce qu’étaient ces petits bruissements qui surgissaient de derrière l’imposante centrale à plasma dans notre dos. Je me tournai vers les quatorze autres soldats, en comptant Za, et leur hurlai :
-L’ennemi sera bientôt là, devant nous ! Cadets Shinoyens, votre peuple a besoin de vous ! Aujourd’hui, vous n’êtes plus seulement des cadets ! A ce jour, vous n’êtes plus seulement de jeunes soldats, mais de vaillants soldats aguerris et aveuglé par une seule cause, défendre votre planète ! Vous avez tous une famille, des amis à protéger, et c’est pourquoi aujourd’hui vous ne faillirez pas ! L’Empereur, béni soit-il, guidera votre arme et vos tirs, et votre volonté vaincra. Pour l’Empereur, et pour Shinoye !
Mon cerveau rentra en ébullition pendant quelques secondes, sous les vivats et les approbations rageuses de mes cadets. Ils semblaient remontés à bloc, tandis qu’un vertige me prenait, et même Qujing et Geng se proposèrent, malgré la gravité de leurs blessures, de prendre un fusil et de mourir en soldat. J’ordonnai de barder les corps inertes de nos camarades morts de grenades et de les laisser sur la plaine terreuse, sous les projecteurs, afin d’en faire des bombes potentielles si jamais un ennemi passait à côté. Enfin, nous nous plaçâmes dans la tranchée, à attendre ce qui sortirait de l’obscurité. Tous semblaient tendus et nerveux, mais déterminés et prêt à faire feu vers le moindre bruit suspect, malgré le fait que ce soit leur baptême du feu. Hongli, traînant sa lourde radio dans son dos, s’approcha accroupi dans ma direction. Il posa son fardeau à terre, en vint se placer sur ma droite, le fusil posé sur la langue de terre qui nous servait de protection, le regard fixé dans les ténèbres environnantes.
-Capitaine ?
-Un problème, cadet…euh…soldat Hongli ?
-Euh… j’voulais savoir… Vous savez c’que c’était, ce truc que vous avez tué ?
Je souris à sa remarque. Il était normal qu’il se demande ce que nous combattions. Savoir ce que nous allions tuer, ou ce par quoi nous allions être tué, permettait aux soldats de concentrer toutes leurs rancoeurs et leur rage. Malheureusement pour lui, c’était peut être mieux de ne rien lui dire. J’étais tiraillé, mais il fallait quand même le faire :
-Y m’semble que ce sont des Eldars.
Hongli me regarda avec des yeux grands ouverts :
-Des El… Des Zoneilles ?
Il devait sans doute se remémorer tous les contes et toutes les fables parlant de ces grands et mystérieux xénos qu’étaient les Eldars.
-Ouai, y me semble. Mais pas des Eldars comme les autres. Des pirates Eldars dont la seule passion est de capturer des gens et d’en faire des esclaves pour les torturer. Ils sont méchants, cruels, rapides, comme tu as pu t’en apercevoir, et ne cherchent pas forcément à tuer, mais à faire souffrir.
-Ca à rien à voir avec ce qu’on nous a dit ! Comment vous savez tout ça, cap’taine ?
Je le regardai en souriant, cependant prit d’une certaine anxiété :
-C’est pasque je suis capitaine ! Nan, en fait, j’me rappelle d’un récit. Un récit morbide et sanglant…
-Un récit ? Hongli semblait complètement avoir oublié où nous nous trouvions, et buvait chacun de mes mots avec un intérêt grandissant.
-Ca remonte à quelques années…lors de l’invasion de la planète par le Chef de guerre ork Gorak. T’étais pas encore né à cette époque. La fureur de l’attaque nous avait totalement pris au dépourvu, et nous avions du faire appel en urgence à quelques régiments de la Garde Impériale qui stationnaient dans un système voisin. Parmi ces régiments se trouvait le 4ème Francilien, dont faisait parti le colonel Martin.
D’anciens souvenirs me revenaient en même temps que je me remémorai cette période.
-J’ai fait sa connaissance un soir dans un bordel, alors que nous étions tout deux au repos. Ca faisait pas mal de temps que la campagne durait, et je prenais mon premier repos avec mes hommes. Je n’étais que sergent à l’époque. J’avais trouvé une table bien remplie d’alcool, et je décidai de me mettre une de ces tronches, pour oublier tout ce que j’avais vu ces derniers jours. On a alors engagé une partie de poker bien arrosée…
Hongli tourna la tête dans ma direction, troublé :
-Bien arrosée ?
Je le regardai dans les yeux, un sourire aux lèvres :
-Bien arrosée en alcool, éhéhéh ! Ce ne sont pas les maigres soldes de sergent qui m’auraient permis de tenir une grosse partie de poker ! Donc, y avait le colonel Martin, le colonel Yshdagar du 2nd Urian, autrement appelée « La Deathrain », et…euh…ah oui ! un autre jeune sergent de je ne sais plus où qui s’était bien vite endormi. Ehéhéh, trop arrosée pour lui, la partie !
Le jeune cadet à ma droite afficha un sourire jovial sur sa face.
- Et bien sûr, j’étais là aussi. A un moment, alors que qu’on avait arrêté la partie à cause…d’une trop grande ébriété, on s’est mis à se raconter des histoires de guerre qu’on avait vécu. Et c’est là que le colonel Martin nous en parla. Yshdagar et moi-même, on en avait jamais entendu parlé, et il commença à nous raconter une sombre bataille sanglante. Les ennemis étaient partout et nulle part à la foi. Ils jaillissaient de la pénombre, frappaient durement et mortellement pour retourner se cacher dans la nuit…
Un son sec me sortis de ma quasi torpeur narrative, et je vis le jeune radio s’effondrer, le visage criblé de pointes cristallines acérées. Je restai pétrifié devant le cadavre d’Hongli, avant qu’une rafale ne m’érafle la tempe droite. Reprenant mes esprits, je regardai tout autour de moi, sentant des formes se mouvoir dans l’ombre, à quelques mètres à peine devant nous, derrière les ronds lumineux des projecteurs. Un nouveau cadet se mit à hurler de douleur, tombant au fond de la tranchée. J’ouvris alors la bouche :
-Putain ! Bordel ! Ils sont là ! Pour Shinoye ! Feu ! FEU !...

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 andurinel
 Messages postés : 162
 Homme d\'arme
  Posté le 03/05/2006 18:04:38
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Frère Marius, sergent scout, fit monter ses homme avec discrétion  par l’escalier menant à la passerelle. Les apprentis guerriers se déployèrent, préparant leurs armes lourde et visant leur ennemi. Frère Marius pris son auspex et y souffla quelques mots.
« Xenos en vue, attendons les prochaines instructions. »
Dans les ruines du complexe industriel  le sergent Remus se préparait à attaquer les kroots qui, étant donné la faible largeur du couloir, ne pourrait profiter de leur avantage numérique. Pendant ce temps l’unique escouade tactique qui avait été envoyée par le chapitre commencé son avancée en plein terrain découvert.
L’autre escouade de scout, menée par Frère Pupulus, sortit des ruines dans lesquelles elle était tapie et chargea un groupe d’exo armure s’étant postée la en attendant l’avance des troupes ennemies. Dans leur charge les Scout ouvrirent le feu de leurs pistolets bolter, l’un de leur tir perçant un point plus faiblement protégé de la solide armure d’un des tau qui s’effondra au sol dans un ralle de douleur. Les lames des jeunes guerriers s’abattirent à l’unissons sur les lourdes armures des guerriers et un tau suplementaire périt. Dans la confusion du combat le Shas’ui parvint à se débarasser de l’un de ses assaillants.
A ce moment la les combat commencèrent réellement. L’escouade tactique ouvrit le feu sur les guerrier de feu tau à l’unisson avec les scouts de frère Marius. Les rafales de bolter, de bolter lourd ainsi que les tirs précis de snipers et autres fusils vinrent à bout de nombreux tau. Estimant que les pertes étaient trop importantes pour continuer le combat leur Shas’ui préféra les faire battre en retraite. Néanmoins les spaces marines n’étaient pas tirés d’affaire, loin de la. Un flot de kroots se déversa depuis le couvert des ruines tandis que deux Exo-armures XV-8 Crisis s’avançaient lourdement. Ces deux dernières ouvrirent le feu. Les marines se jetèrent à terre mais frère culigus fus moins rapide et il s’effondra, son casque transpercé de par en par. Frère Cedeus qui commandait l’escouade sortit son auspex
« Ici Frère Cedeus à commandement. Cela risque d’être plus difficile que prévu, les Xenos ont déployé des troupes contre lesquelles nous risquons de ne pas pouvoir luter ! »
Tandis que les kroots continuer d’avancer dans l’ombre d’un bâtiment impérial en ruine un groupe de vétéran bondit en traversant les fenêtre du rez-de-chaussée. Pris par surprise les kroots n’ures pas le temps de se défendre et nombre d’entre eux périrent sous les coups des épées énergétiques des guerriers surhumains. Dans la confusion les Exo-armures se surent pas quoi faire et un des space marines s’étant precedement jeté à terre profita de ce moment pour épauler son lance-missiles. La première des carcasses de métal explosa dans une gerbe de flamme. Le second tau pivota et ouvrit le feu. Un space marine au sol ne se relèvera jamais. Le sergent ordonna à ses hommes de se mettre à couvert. Courants sous un feu nourris les survivant de l’escouade furent massacrés. Les scouts à l’abris de la passerelle ouvrirent le feu. Les balles des snipers traversèrent le faible blindage et tuèrent le pilote.
A l’autre bout du champ de bataille un combat sans fin opposait sleath et scouts. Une ombre se détacha des ruines. Un tau de grande taille maniant une lance à double lame fondit sur les scouts. Il trancha le cou de celui lui faisant face et dans une passe de main parfaite transperça l’un d’entre eux tentant de le contourner. Les sleath en profitèrent pour enfin se dégager de leurs adversaire. Rapidement le tau massacra les scouts. Frère Pubulus recula et pointa son pistolet bolter sur le nouvel arrivant …vide…Il saisit son auspex.
« Pubulus à commandement…on a la quelque chose de pas… »
Il n’eut jamais l’occasion de finir sa phrase. Le tau le chargea et d’un geste rapide et sec, mais néanmoins plein de panache, il décapita le malheureux sergent. Les deux sleath survivants s’aprocherent de lui .
« Ethéré…vous arrivez à temps…
-ces impériaux qui vénèrent les reliques de leur passé sont plus coriaces que je ne l’aurais imaginé… »
Il se retourna vers eux et leur désigna le bâtiment impérial en ruine.
« Vous y trouverez refuges. Attendez que nos renforts arrivent.
-qu’allez vous faire éthérée ? »
Les yeux brillèrent
« accomplir mon destin… »
Puis il partit en courant vers l’endroit ou se déroulaient la majeure partie des combats.
Pendant ce temps les vétérans avaient achevé le massacre des kroots. Un vrombissement régulier commençait à se faire entendre. Les impériaux levèrent les yeux. Un develfish survolait le champ de bataille. Il se posa et plusieurs cribleurs tau débarquèrent. Le sergent régla la fréquence de son auspex
« Remus à scouts, abattez ces xenos et détruisez leur technologie !!! »
Un cri se fit entendre derrière lui. Il se retourna vivement et vit l’éthérée qui venait d’abattre froidement l’un de ses hommes. Il pointa son pistolet bolter mais l’éthérée d’un coup de lance attrapa un des space marines et le plaça sur la trajectoire des balles. L’officier ressortit son auspex et hurla dedans
« Remus à haut commandement nous avons besoin d’aide !!! C’est urgent !!! »
L’éthéré se rapprocha du sergent, parant les coups des vétérans. Sa lame transperça sans mal les armures énergétiques. Il se retrouva seul face au sergent. Ce dernier chargea. Son épée tronçonneuse fut parée avec aisance par le tau qui d’un coup latéral envoya l’officier à terre. Le tau leva sa lame qui vint achever frère Remus.
Tandis que les cribleurs se  déployaient les scouts de la passerelle ouvrirent le feu. Par une chance extrodinaire les tirs de bolter lourd vinrent à bout de l’engin.
Soudain dans le ciel une silhouette commença à se dessiner, descendant de plus en plus rapidement vers la surface de la planète. Un module d’atterrissage atterrit à quelque mettre des cribleurs tau. Les portes s’ouvrirent avec fracas et un Space Marine entourée de quelques guerrier en sortit. Arcanum Caligulae, maître des White Templar était la en personne. Ses hommes ouvrirent le feu sur les tau qui tombèrent au sol, criblés de balles. Le maître aperçu l’éthéré tau entouré des cadavre des guerrier de l’adeptus asartres. Les deux grands guerrier coururent l’un en direction de l’autre. Le tau sauta vers son adversaire et l’une des lames de sa lance transperça l’une des épaulières de l’armure sainte. Le marine riposta et sa hache énergétique décrit un arc latéral et blessa le tau au ventre. L’éthérée tenta une seconde ataque mais cette fois ci l’impérial fut plus rapide. La riposte fut dévastatrice et le tau s’abattit au sol. Mort. Les space marines arrivèrent vers lui et l’apothicaire s’occupa de ses blessures.
« Nettoyez le secteur et brûlez-moi les carcasses de ses damnés xenos ! »

nous les combatrons par le fer et par le plomb, par le feu du courage et par le sang(empire)
on va lé' kasser pa' ke gork é' avé' nou' é kon é' dé boss'!(orks)
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 20/05/2006 20:44:28
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                   La clameur de l'ennemi

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Une longue clameur descendit de la tour de Shi'ik sur les niveaux inférieurs de la ruche. L'appel était chargé d'une douleur et d'une détresse palpable, renforcée par les derniers rayons sanguins du soleil qui disparaissait à l'horizon. Comme les millions d'êtres qui s'affairaient à la surface de St Vurtin, Felk leva la tête vers le pinacle nacré par l'astre couchant, la mine défaite. C'était le signe qu'ils redoutaient tous depuis trois jours et trois nuits. Au plus haut de la cité, une âme venait de rejoindre l'Empereur, et cette âme était celle du Colonel Heliman, commandant en chef des armées de défense de St Vurtin.
À la plainte de la corne vint s'ajouter un concert de gémissements des avenues et places de la ruche. Partout, des miliciens s'effondraient à genoux, les yeux brouillés, des civils amaigris s'affaissaient lourdement sur le sol poussérieux, des enfants faméliques réapprenaient à pleurer après des semaines de combat. Un milliard de voix se mêlèrent dans le creuset d'une unique douleur, faisant vibrer sourdement les murs de plasbéton. Au milieu de cette détresse Felk se dressait, trop las pour hurler et trop abattu pour rejoindre son poste. Il le fallait pourtant, c'était son devoir en temps que défenseur de la ruche. Protéger ses frères et ses soeurs impériaux pour la plus grande gloire de l'Empereur. Il sourit amèrement à cette pensée: que cette période lui semblait lointaine... Il n'avait compris son engagement qu'au début de l'assaut des envahisseurs, quand un peloton entier avait été fauché par le feu ami, alors qu'il se débandait vers le niveau suivant, l'ennemi sur ses talons. Il s'était vu hésiter un moment, paniqué par cet ordre insensé. Il avait vu Lloyd s'écraser au sol, tué par le Commissaire pour avoir jeté son fusil laser à terre en signe de déni. Puis épauler, viser, tirer, sans une pensée. Lire l'incompréhension dans les yeux de ses frères alors que leur course était stoppée nette par un rideau de feu. Croiser leurs regards juste étonnés, même pas haineux, et puis les voir tournoyer dans le sang, tomber au sol et ne plus bouger. Recharger enfin, et "venger" les pertes en criblant de balles les hordes qui suivaient les morts. C'était de leur faute, de leur faute...
Ce soir-là, Felk avait sombré dans un sommeil profond comme la nuit, sans rêves et sans espoir. Il ne pouvait plus dormir depuis.
Il reprit sa marche avec lassitude, croisant toujours des groupes faméliques et désespérés qui sombraient petit à petit dans la démence. La mort d'Heliman était la goutte de sang qui avait déséquilibré la coupe, et l'entraînait dans une chute morbide. La goutte qui avait noyé l'espoir. Felk passa, indifférent, devant un attroupement de badaud qui entourait un amas de corps. Il cru comprendre qu'une femme s'était jeté du haut de la basilique des Larmes de l'Empereur avec ses trois enfants pour éviter de tomber entre les griffes de l'ennemi. Quelqu'un arriva, dispersa les charognards et couvrit la scène d'un drap crasseux. Seul dépassait un bras enfantin désarticulé, pendant que le tissu buvait lentement le sang.
Felk marcha encore pendant deux cent battements de coeur avant de déboucher sur l'endroit où il était assigné. Lors de la progression de l'ennemi, il avait défendu des fortifications de céramite, les portes qui délimitaient les niveaux de la ruche, des bâtiments stratégiques même. À présent, il devait tenir une barricade de poutres d'acier, de gravats de plasbéton, de barbelés tordus et de corps enchevêtrés.
Il y avait là une dizaine de miliciens, adossés aux débris. Felk ne salua personne, et de toutes façons, il savait qu'il n'aurait pas eu de réponse. Les oreilles étaient sourdes, les yeux fixaient dans la poussière les débris d'une vie révolue et les bouches étaient remplies de sable, comme si la vie s'était retirée de lassitude des corps dispersés. Felk se dirigea vers le milieu de la barricade, apposa son arme contre une tôle pliée puis s'assit sur un bloc granuleux. La plainte s'abattit sur lui comme une chape de plomb, et l'accompagna jusqu'à tard dans la nuit. Quand elle s'éteignit complètement, la nuit flottait sur la ruche depuis des heures, mais personne n'avait bougé aux alentours de la barricade.
Enfin, la radio grésilla, ses crachotements déchirant l'air moite de St Vurtin. La voix d'un jeune homme annonça avec une anxiété tendant vers l'hystérie que l'ennemi lançait une nouvelle offensive, puis se tut soudainement, laissant retomber un mur de silence. Lentement, les corps se mirent en mouvement et s'avancèrent vers l'amas de débris qui barrait la rue. Un à un, les miliciens escaladèrent la barricade, leurs yeux scrutant l'obscurité. Felk avait calé ses bottes contre une poutrelle vrillée, et la crosse de son arme était logée au creux de son épaule. Un moment passa, sans que rien ne s'avance hormis le vent sifflant qui caressait les visages tirés. Finalement, le bruit d'une course sur les graviers se fit entendre, gagna en intensité, alertant enfin la milice. Aucun cri d'alerte ne fut poussé, mais dans un même mouvement, les bouches des fusils laser furent braqués vers les ténèbres. La course se rapprocha, pour finalement amener les assaillants dans la lumière blafarde des néons. L'ennemi était là. Des rayons lumineux fusèrent, carbonisant le sol ou touchant une silhouette fugitive. Des corps étaient déjà étendus, alors que les survivants commençaient à prendre pied sur l'obstacle défendu.
Felk visait, son fusil suivant la course de l'ennemi, puis appuyait sur la gâchette sans peur et sans haine aucune. Ses tirs stoppaient l'adversaire dans son approche et l'envoyait dévaler la barricade dans un fracas pierreux. Viser, tirer, viser, tirer, la guerre était une activité simple.
Soudain, il perçut une chute sur sa droite. Un ennemi avait atteint le haut de la barricade, et venait d'égorger un milicien d'un revers de lame. Le vaincu bascula en arrière avec une lenteur voluptueuse, savourant sa propre mort, si bien que son assassin eut le temps de le transpercer à trois reprises, sans pouvoir arracher au futur cadavre un spasme supplémentaire. Le corps inerte roula dans la pente comme un pantin suintant, puis s'immobilisa enfin. Sa poitrine cessa de se soulever, mais ses yeux ne purent se refermer avant que la mort ne l'emporte.
Felk pivota vivement, il lui fallait venger le mort. L'ennemi victorieux était en train de chercher un nouveau combat quand le tir lui fora un tunnel noir à la tempe. Hébété, ce dernier porta la main à sa blessure, comme pour tenter de retenir sa vie qui filait, comme si il tenait à elle. Trop tard. Avant de pouvoir ressentir l'horrible douleur, il était parti.
Felk se retourna alors vers le bas de la barricade, et continua son immuable rituel: viser, tirer, viser... Enfin, l'assaut perdit en vigueur et l'ennemi fit volte-face. Le milicien cessa alors le tir, pendant que ses compagnons s'échinait à faire cesser la course des fuyards. Felk s'était juré de ne plus jamais tirer sur ceux qui s'enfuient après sa dernière nuit de sommeil.
Il se tourna vers le côté intérieur du mur de gravats, et désescalada lentement. Arrivé au niveau du milicien tué, il se baissa et lui ferma les paupières avant de reprendre sa place précédent l'assaut. La nuit passa avec froideur, et l'aube revint, tout comme la clameur. Mais si le jour qui se levait était le même que celui de la veille, l'appel avait changé. Le désespoir s'était mué en une joie folle, une joie de dément. Les grands haut-parleurs désactivés depuis le début du siège, confirmèrent bientôt la nouvelle: l'ennemi s'en repartait. On parlait d'assaut désespéré, de problèmes de logistique, ou encore de renforts inattendus. Peu importaient les raisons, une liesse s'était emparée de St Vurtin, et les rues parcourues par des ombres hier étaient à présent fourmillantes de personnes qui pleuraient, chantaient, s'embrassaient. Les squelettes affamés dansaient et leurs voix éraillées montaient vers le ciel indifférent.
Un par un, les compagnons de Felk se levèrent, et, laissant leurs armes derrière eux comme un passé trop lourd à porter, tournait au coin de la rue. Ils se muaient à la foule compacte, étaient avalés par sa joie et sa folie communicative, et soudain, s'effondraient en larmes au sol. Felk fut bientôt seul sur la barricade. Il se mit debout, empoigna son fusil et grimpa en haut de cette dernière. À la lumière du jour nouveau, il pouvait contempler les corps de l'ennemi, et il se sentit étrangement vide. Ce n'était pas des xenos ni des mutants qui jonchaient la rue, pas même des hérétiques pour la plupart d'entre eux. Des hommes, des frères de St Vurtin, qui s'étaient insurgés contre les privilèges dont jouissaient les dirigeants de la ruche pendant qu'eux se nourrissaient de sable. Felk revit la journée qui avait précédée sa dernière nuit de sommeil. Il se revit ajuster les fuyards, et son doigt pressa une gâchette invisible pendant qu'il voyait son tir transpercer un corps. Le regard étonné de son frère le traversa également avec une force titanesque, avant que le regard de ce dernier ne se brouille et qu'il s'effondre avec les autres dans une mare de sang. Même ainsi, le questionnement silencieux de ces yeux à jamais ouverts continua à le torturer. Felk voulut hurler que ce n'était pas sa faute, qu'il n'avait pas eu le choix et qu'il regrettait, il savait que ce n'était pas vrai. La bouche du fusil pénétra à l'intérieur de la bouche de l'humain, et pour la dernière fois, Felk pressa la détente.
Il sentit son crâne exploser et le sang chaud dégouliner sur son cou, puis tout fut indistinct. Basculant en arrière, il pensa au milicien mort pendant la nuit, à son frère qu'il avait tué, et à tous ses autres frères qu'il avait également fauché. Tirer, viser, la guerre n'est pas difficile. Ses pieds quittèrent terre, et l'air siffla à l'intérieur de son crâne. Il faut venger les pertes, l'ennemi est seul fautif. Son dos rencontra enfin un débris métallique, et il rebondit de gravats en gravats. Le colonel Heliman a été touché, il faut faire payer l'ennemi...
Sa respiration se ralentit brusquement, et un grand froid se logea dans sa poitrine. Il voulut fermer les yeux, mais la mort fut trop rapide. Pardon mes frères, je vous demande par...
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Peter von Nebelheim, no comment

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 Mortyaris
 Messages postés : 1406
 Roi
 Mortyaris
  Posté le 20/05/2006 21:29:46
Send a private message to Mortyaris
bon, merci peter de t'être inscrit... je ne fais pas de topic de vote chronic, je te laisse expérimenter ton système de note ^^

un truc genre :
_orthographe sur 5pts
_respect du fluff sur 5pts
_histoire interressante sur 10pts
_...



 chronic
 Modérateur
 Messages postés : 1880
 Roi
 chronic
  Posté le 21/05/2006 11:09:04
Send a private message to chronic
de toute facon les votes c'est pas tt de suite.

strenght and honor

et ils sauront pourquoi mon nom est l'éternel quand sur eux s'abattra la vengeance du tout puissant...

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