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| Auteur : | Sujet: Wordrantz: chapitre1 "En marchant vers notre perte" | Bas |
| Wordrantz Modérateur Messages postés : 605 Seigneur |
Alors que j’avance, je ne peux m’empêcher de penser. Dans la nuit, nous avons rejoint le camp, à bout de force, paralysés par le froid. Seule notre détermination nous a permis de faire avancer nos corps sans flancher. Le chef m’a immédiatement convoqué. J’allais me faire réprimander sérieusement, pour n’avoir amené que quarante guerriers, alors que mes effectifs étaient sensés être parmi les moins affectés par l’attaque des démons. Il n’allait tout de même pas me tuer. Ce serait stupide ! Pourquoi se priver d’un bon combattant à la veille d’une bataille ? Mais alors que je soulevais la toile d’un vert profond contrastant avec la blancheur de la neige, pour entrer dans sa tente, je remarquais une marre de sang à terre. Progressivement je découvrais le corps meurtri du général... Et son agresseur. Mais j’étais toujours affamé, à bout de force, en manque de sommeil, et ma lame était bloquée par le givre. Ainsi désarmé comment pouvais-je me battre ? Je devais le tuer par derrière comme un lâche. Ramassant une dague sur la petite table, je m’approchais en silence, quand… « Général vous devriez venir boire avec nous, c’est sans doute notre dernier repas…quoi ??!! » Cet abruti n’aurait-il pas pu choisir un autre moment pour faire son mariole ?? Le guerrier, surpris, se retourna. Il me projeta d’un simple coup de manchette. Je regardais l’autre idiot à moitié ivre tenter de se battre, …non ce pathétique boulet n’en aurait jamais eu le courage, disons plutôt qu’il tentait de se défendre. Mais alors que j’observais je ne vis pas une touche passer au travers de son armure. A croire que l’armure était sa propre peau. Finalement la stupidité de ce faible m’aura sauvé. Si j’avais attaqué le guerrier ainsi protégé avec ma faible dague... Mon attaque n'aurait eu aucun effet. Je me serais retrouvé sans défense devant lui et je serais mort. Je contemplais ses attaques, pour finalement entrevoir un temps mort, dans les enchaînements du guerrier. Il m’aurait été facile de prendre l’avantage, avec une arme puissante, sans quoi je ne pourrais jamais réussir à le blesser. Une lame découpa la toile derrière moi. Alerté par le bruit, je me retournais pour voir un deuxième guerrier. Maniant lui une immense hallebarde que moi je n’aurais jamais pu soulever. Envahi par la peur je me suis senti faible. Pétrifié, devant cette apparition, mon corps refusait de bouger. C'est alors qu'une sensation étrange me parvint de ma main gauche. Le sang du général, se répendant à terre été arrivé jusqu'à ma main. Mon visage se reflétait dans le sang. Je reconnu immédiatement cette expréssion. Petit, lorsque je faisais des cauchemards, je me réveillais avec la même expression sur le visage. Alors ma mère, venait me réconforter. Mon père m'a dit un jour: "Tu fait partie de la noblesse elfe noire, l'élite de ce monde. Rester pétrifié, n'est pas une attitude digne de toi. Tu ne peux mourrir comme un faible. Peux importe sa cause, la peur n'apporte rien d'autre que la faiblesse." "A la fin de ta vie, on se souviendra de chaque fait noble que tu auras accomplie, cette liste sera effroyablement courte si tu te laisses dominer par tes peurs." Ajouta-t-il. C'était aussi le discours de mon camarade: Leronaïn. Le précepteur nous avait apris, ce jour là, que la peur pouvait faire perdre minimum soixante-dix pour cent des capacités d'un combattant. Lero fanfaronna, en expliquant que son destin était déjà écrit selon lui. Sachant celà, chercher à fuir était inutile. Il mourrut deux ans plus tard, en relevant un défi face à plus fort que lui. A ce moment je m'étais moqué de lui. La peur lui étant inconnue, il avait été incapable d'évaluer la force de son adversaire, me dis-je. Je me revois encore, du haut de mon arrogance de nouveau-né: "Je veux devenir le meilleur combattant du monde!" Moi qui suis l'élite, quitte à en mourrir je ne perdrai pas ainsi. Le souvenir de ces moments, chacun de ces instants qui laissent une cicatrice, certes invisible, mais immuable, sur votre âme ; Ce souvenir éveilla en moi un désir inassouvi et indescrïptible, le désir de survivre. Un désir profond et bestial de prouver au monde entier que j’étais fort, et qu’aucun faible n’aurait ma peau si facilement. Soixante-dix pour cent de mes capacités, hein? Aujourd'hui je vais compter sur les trente pour cent qu'il me reste!! Niii!Un sourire du coin des lèvres transparait sur mon visage. J’aurais sans doute dû penser à l’honneur de ma famille, à la protection de ma sœur, à cette furie qui a élue domicile dans mes songes,… Ces quelques pensées ne constituent même pas des remords, j’ai eu le bon réflexe pour rester en vie : voilà tout! Pourquoi devrais-je regretter celà? Empoignant la lourde hallebarde du garde qui venait d'apparaître, j’utilisais l'élan de celle-ci pour fendre le crâne de son compagnon. Effectivement les attaques du premier guerrier présentaient un temps mort entre le troisième et le quatrième coup d'épée. Le guerrier fut surpris que je m'empare de son arme de la sorte. La carcasse du meurtrier du général gisait désormais à terre. Leurs sangs se mêlaient. Je demaurais en admiration. Avec cette hallebarde, j'aurais pu trancher un elfe en deux, et lui avait juste le casque enfoncé jusque au plus profond du crâne. Leurs armures étaient effectivement très solides. Mais la force qui est notre est infinie, car nous la puisons dans une haine qui l’est tout autant. Je m’éloignais vers l’autre côté de la tente, là où se tenait le stupide elfe de seconde classe, encore stupéfait que j’ai réussi à anéantir ce guerrier d’un seul coup. Le second guerrier récupéra sa hallebarde. Puis l'imbécile chercha à faire quelque chose comme me témoigner de la gratitude, et trébucha en cherchant à me faire face, réalisant ainsi que son pied était coincé sous la lourde carcasse de ma première victime. Lourde carcasse,… lourde… Le guerrier restant chargea voyant mon allié à terre. J’eus tout juste le temps de faire tomber la planche qui, posée sur deux chevalés, tenait lieu de table. Le guerrier dans sa charge glissa dessus, la neige sur ses chaussures, ne favorisant pas son équilibre. Alors que dans la continuité de mon mouvement je lançais mon couteau je pus deviner un sourire sous le casque de mon adversaire. Oui, je l’avais raté. Mais son cœur était déjà empalé sur la garde pointue lorsqu’il s’aperçut que ce n’était pas lui que je visais. C'est sur la planche que le poignard s'est planté, en s'écroulant dessus de tout son poid la garde pointue à percée jusqu'à son coeur. Ma précision a toujours été mon point fort. Suite à cela moi qui devait récupérer la plus mauvaise réputation de commandant, j’avais récupéré le poste de général. Les récits de mon bruyant « allié » eurent tôt fait le tour de l’armée: Il s'empressa d'aller boire une autre chope, et de raconter tout ce qu'il s'était passé à qui voulait l'entendre..."un térrifiant monstre de 12m de haut ...un courageux elfe, plus vif et plus précis qu'un éclair..." Alors que je remettais de l’ordre dans la pièce, m’apprêtant à passer enfin une bonne nuit de sommeil bien mérité, mon attention s’arrêta sur les documents disposés sur la table de fortune. L’attaque de cette nuit n’était pas un cas isolé, une horde marchait vers nous. Serait-ce possible qu’il ne s’agisse que d’éclaireurs. Si c’est le cas il faut faire vite. Nous ne pouvons nous permettre de nous faire surprendre, ni de nous battre si près de notre campement. J’analysais les cartes de la région jusque tard dans la nuit. Dès mon réveil j’ordonnais que l’armée se mette en marche. S’il fallait se battre autant choisir le terrain. Nous marchons donc vers la « plaine de la mort douce ». J’ai demandé à un autre noble, ce que signifiait ce nom, il m’a répondu qu’une armée elfe noire fut retrouvée morte dans cette plaine, mais curieusement il se seraient tous suicidés, et leur cadavres souriaient. Personne ne su jamais ce qu’il s’était passé. Affaiblis, sans cavalerie, nous allions au devant de notre mort, et affronter la peur de cette légende en plus n’est pas pour nous favoriser. Peut-être devrais-je encourager les autres. Mais que leur dire ? J’ai déjà des difficultés à me convaincre moi-même que je fait le bon choix. Texte édité! alors est-il mieux?? --Message edité par wordrantz le 2006-03-01 23:48:00-- | |||
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| Firiond Messages postés : 1259 Roi ![]() |
désolé Wordrantz mais tu n'a pas encore le niveau de meph ,peter ou de notre maitre a tous le grand Archicon ^^. Ton texte est correctmais un peu lourd a des moment .Le style est aussi a amelioré . Autre mauvais point ,le manque de descrïption de ton personnage ,on n'apprend rien de sa vie a part qu'il est noble et que sa mÔman le reconfortait quand il etait petit (pas terrible pour la reputation d'un druchii ça ^^).Le manque de détail lors du combat est aussi dommage car tu aurrais pus le rendre tres attrayant . bon aller faut que je lise tous les txt que archicon a posté je suis en retard | |||
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